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 [Flashback] L'attente est la rouille de l'âme. || Pandomus

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MessageSujet: [Flashback] L'attente est la rouille de l'âme. || Pandomus   Mer 21 Déc - 18:25


Pandomus
L'attente est la rouille de l'âme.

D'ordinaire, le mardi à treize heures, Remus allait chercher Pandora après son cours de métamorphose et ils allaient ensemble à la Grande Salle récupérer quelques petites choses à manger, pour aller les grignoter sur un banc en pierre dans un couloir abandonné de l’aile Ouest du château. Souvent, ils ne mangeaient pas grand-chose, se contentant de se regarder dans le blanc des yeux et de se bécoter comme les adolescents normaux qu’ils étaient. Or, ce dimanche, Remus avait avoué sa lycanthropie à Pandora, et depuis, il ne l’avait pas revue. Il avait passé tout le lundi – pour continuer sur les jours de la semaine – à harceler les Maraudeurs pour connaître leur avis sur la question : « je peux aller lui parler, ce n’est pas trop tôt ? », si bien que Sirius avait fini par lui répondre que s’il n’allait pas lui parler, c’était lui qui allait le faire, argument bien suffisant pour que Remus se décide. La patience n’était pas une des qualités premières des Gryffondor et Remus n’échappait pas à la règle. Quitte à ce que Pandora lui dise que c’en était finit de leur relation, il préférait ne pas trop attendre pour arracher le pansement.

Le mardi et leur heure de retrouvailles habituelle étant donc arrivée, Remus s’était dirigé vers la salle de métamorphose. Sa cravate n’aurait pu être mieux ajustée, sa robe plus dépoussiérée, ses cheveux mieux peignés. Il s’était mis en tête qu’il devait apparaître sous son jour le plus normal, éloigné le plus possible de celui de loup-garou que Pandora avait pu se mettre en tête. James avait plusieurs fois essayé de lui ébouriffer les cheveux mais Remus les avait systématiquement replacés :  n o r m a l i t é. C’était ce que sa mère lui avait appris. Tout bien ajusté, des cheveux jusqu’aux orteils, c’était tout ce qu’il fallait pour être un petit garçon tout ce qu’il y a de plus normal. En plus d’un enfermement mensuel dans une cave humide et froide. Faible prix à payer pour une des pires damnations que les sorciers avaient eu la merveilleuse idée d’inventer – dixit Hope Lupin, jeune moldue mariée à un sorcier dont elle était malencontreusement tombée amoureuse.  

Remus se demandait si Pandora se douterait qu’il serait là. Le mois d’octobre était bien entamé, ça faisait donc presque un mois et demi que cette habitude entre eux avait été installée. Il la chérissait et ne souhaitait pas la manquer, ni cette semaine ni les autres qui viendraient. C’était entre les mains de la jeune fille que la décision reposait, maintenant. Lui était prêt à tous les compromis pour elle, mais peut-être ceux-ci ne seraient pas suffisant face à la réalité de son état. Il y avait quelque chose qu’il ne pourrait jamais changer chez lui, ou en tout cas, pas tant qu’un remède contre la lycanthropie ne serait pas inventé. Ça, c’était à elle de juger si elle était prête à faire ce genre de compromis. Elle sortait avec un sang-mêlé, gryffondor qui fréquentaient beaucoup de moldus et qui, pour couronner le tout, s’était fait mordre à cinq ans par un loup-garou. Elle avait toutes les raisons de partir en courant, Remus espérait simplement qu’elle ne le fasse pas. Il l’aimait trop, maintenant. Ce n’était pas comme Jules, qui était partie en courant après qu’il lui ait annoncé. Ils sortaient ensemble depuis peu, et elle lui avait sorti un tel visage d’horreur qu’il avait su dès que les mots étaient sortis de sa bouche qu’elle ne resterait pas. S’il avait été blessé, c’était plus dans son estime qu’autre chose. Si Pandora le quittait, ça serait son cœur qui se briserait.

Bientôt, la cloche sonna, et un léger brouhaha se laissa entendre. En sortant, aucun élève ne s’étonnerait de le voir là, sauf peut-être une jeune fille qu’il espérait distinguer rapidement au milieu de la foule. Bien vite, il repéra ses cheveux blonds dont il avait l’impression de connaître l’odeur par cœur, perdus dans une masse d’autres élèves. Elle ne l’avait pas vu, et un instant, Remus hésita. Peut-être l’avait-elle vu, mais elle avait préféré l’éviter ? Ou peut-être que c’était mieux ainsi, que le destin ne tenait pas à ce qu’ils se remettent ensemble … Mais Remus ne croyait pas au destin, et il était un peu trop têtu pour laisser filer l’occasion, même si Pandora l’avait véritablement évité. Les Maraudeurs l’auraient tué, de toute façon, s’il avait tourné le dos à son tour. Remus perça donc la foule pour atteindre Pandora, qu’il attrapa doucement par le coude pour l’arrêter et l’attirer vers lui. Un instant, le temps que tous les élèves avancent pour les laisser seuls à l’arrière, Remus plongea son regard dans le sien. Elle était si belle.

« Je … On peut se parler, s’il te plaît ? »


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MessageSujet: Re: [Flashback] L'attente est la rouille de l'âme. || Pandomus   Lun 27 Mar - 17:18


❝ Pandomus ❞L'attente est la rouille de l'âme.Insomnie aurait pu être le second prénom de Pandora. Elle s’était tournée et retournée entre ses draps sans jamais pouvoir vraiment fermer les yeux et les rares fois où elle était tombée d’épuisement c’était pour revivre en boucle sa réaction minable et sa fuite face à Remus. Elle s’était sentie piégée par l’arrivée de Sirius, trahie par celui qu’elle pensait connaître. Elle s’était attendue à un tout autre genre d’annonce et non à découvrir la lycanthropie de celui qu’elle commençait tout juste à aimer. Elle regrettait sa réaction mais il lui était de tout façon impossible de remonter le temps, persuadée que leur relation avait pris fin, elle s’était enfuie ; il n’y avait aucune raison valable pour que Remus veuille encore d’elle après tout ça.

Ils ne s’étaient pas revus depuis l’annonce, pas qu’elle l’ait évité ou peut-être était-ce le cas, elle n’était plus sûre de rien. Elle s’était noyée dans ses grimoires pour ne pas penser à Remus, son visage, sa voix douce et chaude puis ses lèvres surtout ses lèvres. Elle était incapable de se concentrer, il la hantait. Pando avait eu l’impression de le voir partout où elle se trouvait, au détour d’un couloir et même dans sa salle commune ce qui était bien impossible. Au fond, elle se fichait bien de sa lycanthropie, le problème était tout autre.

Ses parents n’auraient jamais décemment accepté que Pandora fréquente un sang-mêlé encore moins un loup-garou. Même si à l’origine elle ne s’était intéressée à Remus que pour torturer ceux-ci, en réalisant qu’elle développait des sentiments pour le Gryffondor elle avait décidé de faire de cette relation son secret. Sa petite rébellion c’était vite dissipée pour les beaux yeux gris d’un loup. Elle voulait juste protéger ce qu’ils avaient et à cet instant présent elle ignorait ce qu’il leur restait…

Mardi, potions et puis métamorphose, aucun cours en commun avec Gryffondor, elle marchait tel un zombie d’une salle de classe à une autre incapable de se focaliser sur quoi que ce soit. Elle revoyait sans arrêt le visage de Remus, ses lèvres bouger formant le mot lycanthrope et elle, tourner les talons, le planter-là. Elle pouvait blâmer Sirius Black autant qu’elle le souhaitait, c’était sa faute, elle aurait dû rester, lui dire qu’elle se fichait bien qu’il crie à la lune. Que si l’astre lunaire avait de l’emprise sur lui, c’était à elle qu’il appartenait et à elle seule. Non, elle l’avait planté-là.

Elle s’était installée dans le fond de la classe ignorant complètement la présence d’une autre personne assise à côté d’elle. Pandora était absente, physiquement présente mais son esprit était ailleurs. Le cours n’avait été qu’un brouillard de mots, la jeune femme en général participative en classe et impliquée dans son travail scolaire n’était plus que l’ombre d’elle-même, hantée… Elle avait attrapé son sac et l’avait balancé machinalement sur son épaule quittant la salle de cours. Invisible ou presque dans une foule d’élèves.

Pandora ne pensait pas un seul instant que Remus serait à la sortie à l’attendre, c’était leur habitude, la cloche sonnait et elle se précipitait pour se jeter dans ses bras, pas cette fois ; elle n’y croyait plus vraiment. Elle marchait au milieu d’un groupe d’élève, ses yeux rivés sur ses pieds à ressasser sans arrêt. Qu’elle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle sentit qu’on lui agrippait le coude et qu’on l’attirait en retrait des élèves continuant leur route. C’était lui… Il avait plongé ses yeux dans les siens, elle était épuisée et s’était appuyée contre la muraille.

« Je … On peut se parler, s’il te plait ? »

Elle se sentait ridicule d’être aussi faible, ce n’était pas elle. Si ce n’avait été pour Remus, elle se serait déjà remise de cette histoire et aurait déjà balancé au placard tout souvenir de cette relation avortée. Mais c’était Remus, la première fois qu’elle laissait son cœur ressentir la douce caresse de l’amour et bordel ça faisait mal. Si elle avait su que cela lui ferait aussi mal, elle ne lui aurait jamais adressé la parole. Elle n’aimait pas toutes ces fichues émotions, se sentir vulnérable et fragile…

Panda le regardait, la représentation physique de sa culpabilité était en face d’elle. Elle tentait de reprendre de la contenance, passa une main dans ses cheveux en espérant ne pas avoir l’air trop en morceaux devant lui. Elle voulait qu’il lui parle, qu’il lui pardonne. Elle plongea à son tour son regard dans le sien et d’une petite main maladroite frôla sa main ne serait-ce que pour se rappeler l’espace de quelques secondes volées la sensation de sa peau contre la sienne.

« Je… Voudrais d’abord te dire quelque chose. Je suis désolée, je n’aurais pas dû te fuir. »


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MessageSujet: Re: [Flashback] L'attente est la rouille de l'âme. || Pandomus   Mer 29 Mar - 23:09


Pandomus
L'attente est la rouille de l'âme.

Leur discussion ne s’était même pas terminée. Remus avait avoué à sa petite-amie sa lycanthropie, Sirius avait débarqué, et elle était partie. Pauvre Sirius, certainement n’avait-il pas cherché à ce que Pandora ne fuie son meilleur ami. Parmi tous les Maraudeurs, il était celui qui appréciait le plus la jeune femme, quoi que ça ne soit pas bien compliqué, puisqu’aucun d’eux ne lui faisaient véritablement confiance. Remus avait refusé de parler à Sirius pour le reste de la journée, et le même traitement fut également subit par James et Peter. Il n’était pas vraiment d’humeur, puisqu’il tentait de se faire à l’idée que sa relation avec la Serdaigle était peut-être terminée, ce qui était absolument insupportable. Dès le lendemain, la langue déliée, il avait partagé son désarroi avec les Maraudeurs, Sirius y compris : qu’avait-il vu, sur le visage de la demoiselle, quand il était arrivé ? Etait-elle décemment en train de le fuir, terrifiée, ou y’avait-il encore un espoir ? Evidemment, aucun n’avait été très optimiste, car ils connaissaient la situation de Remus, et savaient que sa vie amoureuse risquait d’être compliqué, pour ne dire que ça. Tous s’étaient néanmoins accordés sur un point : s’ils n’appréciaient pas particulièrement la jeune femme, ils refusaient de voir Remus si malheureux. Il devait aller lui parler.

Pandora avait presque l’air étonnée de le voir, là, devant la classe où ils se retrouvaient tous les mardis. Mais surtout, Remus remarqua l’œil triste qu’elle affichait. Pas de peur, pas de colère, simplement de la tristesse, ou en tout cas, telle était son impression. Alors que son regard croisa le sien, le temps sembla s’arrêter. Les autres élèves continuaient d’avancer et il était bloqué là, à savoir qu’ils défilaient tous à côté de lui sans qu’il ne puisse les voir. Il n’avait d’yeux que pour elle, comme si c’était la dernière fois qu’il la voyait. Il lui glissa quelques mots qu’il ne s’entendit même pas prononcer, et ne reprit vie qu’en sentant le contact de la main de Pandora sur la sienne. Une caresse furtive, qui lui redonna contenance, confiance peut-être même. Il refusait de croire que ce geste était mauvais signe. Elle faisait un pas vers lui, et vu ce qu’il lui avait annoncé, il ne pouvait que lui en être reconnaissant.

« Je… Voudrais d’abord te dire quelque chose. Je suis désolée, je n’aurais pas dû te fuir. »

Remus ne réalisa d’abord pas très bien ce qu’elle lui disait. Etait-elle véritablement en train de s’excuser ? Et de quoi ? D’avoir … fuit ?! Remus écarquilla légèrement ses yeux gris épuisés de fatigue, se répétant la phrase dans sa tête, pour être certain de bien l’avoir comprise. Le couloir était vide, maintenant, mais il ne tarderait à se remplir à nouveau, quand les élèves du cours suivant arriveraient. S’ils voulaient parler tranquillement, il leur faudrait trouver un endroit qui ne risquait pas de se repeupler d’ici les cinq prochaines minutes. Quittant le regard de la jeune fille, Remus lui indiqua d’un coup de menton le bout du couloir, qui menait vers un de ces escaliers abandonnés dont on ne connaissait ni le point de départ ni la destination, mais qui était pourtant bien pratique pour différents us et coutumes.
Silencieusement, ils marchèrent donc dans la direction de cet escalier en colimaçon, et Remus en grimpa quelques marches, de sorte à ce qu’on ne les voie plus si on ne se tenait pas juste en-dessous. Une fenêtre éclairait la pierre un peu abimée, les vitraux diffusant une lumière colorée quoi qu’informe sur nos deux jeunes gens. Installé plus haut qu’elle, Remus s’assit sur les marches et la regarda à nouveau, admirant sa beauté. Il pouvait passer des heures à faire ça, ce que James trouvait particulièrement benêt, mais lui ne s’était-il certainement pas vu, à baver sur Lily Evans pendant six ans d’affilée sans que celle-ci ne lui montre le moindre signe d’intérêt – époque certes révolue depuis peu.

« Je t’avoue que … je ne comprends pas bien pourquoi tu t’excuses … Je t’annonce que je suis plus ou moins un monstre et toi tu t’excuses ? C’est le monde à l’envers. »

Remus adressa à la Serdaigle un sourire triste, pour terminer sa réplique. Plutôt convaincu que Pandora en avait fini avec lui, et qu’après ces excuses, elle lui tournerait le dos, il faisait bonne figure, souriait. Derrière ce masque, il n’en menait néanmoins pas large, et attendait simplement que la sentence tombe, véritablement. Mais avant cela, il avait quelque chose à lui dire.

« Enfin … Comme tu n’as pas l’air trop terrifiée, que je ne suis toujours pas viré de Poudlard, et que tu ne fuis pas ma présence … Je dois dire que je suis heureux de t’avoir fait confiance. D’avoir partagé ça avec toi. Quoi qu’il advienne de … enfin … nous deux, je crois que c’était important que tu le saches. »

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MessageSujet: Re: [Flashback] L'attente est la rouille de l'âme. || Pandomus   Ven 31 Mar - 16:24

❝ Pandomus ❞L'attente est la rouille de l'âme.Pandora avait toujours tenté de maintenir les apparences, ne jamais montrer ce qu’elle pouvait ressentir et particulièrement si cela la blessait. Dans ses relations passés cela n’avait jamais été un problème car au fond, elle le savait, elle n’y avait jamais vraiment été très attachée mais Remus c’était différent. Elle ne s’était pas du tout attendue à s’attacher autant à lui, il avait su trouver son chemin vers son cœur pour s’y attacher. Elle se sentait plus forte, tout était exacerbé et maintenant sa peine s’en trouvait décuplée. Elle n’avait jamais vraiment cru au « grand amour », au vrai coup d’foudre et si son premier instinct avait été de choisir Remus pour faire enrager sa famille son cœur lui en avait décidé tout autrement.

Elle s’était enfin excusée, ces mots elle les avait tournés dans tous les sens possible car si d’apprendre Pandora semblait être égocentrique voire hautaine elle n’avait jamais réussi à maintenir cette apparence face au Gryffondor, il avait rapidement vu clair dans son petit jeu, il l’avait trouvée.  Les mots avaient traversé ses lèvres, il l’avait entendue et pourtant elle ne sentait pas soulagée, encore dans le flou quant à l’avenir de leur relation, était-ce vraiment la fin ? Elle ignorait s’ils pourraient revenir en arrière, s’il serait prêt à remonter le temps ou à simplement continuer d’avancer avec elle.

Sans un mot, d’un coup de menton il lui avait indiqué un endroit plus calme et dans un silence presque pesant ils avaient marché maladroitement côte à côte. Il l’avait emmené à l’écart dans une cage d’escalier que personne ne prenait jamais ou seulement pour se perdre dans les méandres du château aussi immense soit-il. Il monta quelques marches de l’escalier, les quelques rayons de soleil traversant un vitrail abîmé s’étaient attardés sur eux, entourant Remus d’une douce aura de lumière, il était parfait. Il s’était assis, elle en avait fait autant s’appuyant contre le mur pour pouvoir garder un visuel sur le Gryffon. Pandora était toujours surprise d’à quel point elle pouvait se perdre dans ses yeux gris, ils étaient comme un jour de pluie ; de ceux durant lesquels on enfile des bottes en caoutchouc pour sauter dans les flaques se moquant bien d’être malade le lendemain. Elle était malade, de ses yeux, de ses lèvres, du souvenir de l’odeur de sa peau et de la chaleur de son contre le sien. Elle avait l’impression d’être une adolescente attardée, incapable de se comporter comme à son habitude en sa présence.

« Je t’avoue que … Je ne comprends pas bien pourquoi tu t’excuses… Je t’annonce que je suis plus ou moins un monstre et toi tu t’excuses ? C’est le monde à l’envers. »

Il portait sur ses parfaites lèvres un sourire empreint de tristesse et Pandora en eut le cœur fendu en deux, il semblait aussi mal qu’elle si ce n’est pire. Il semblait pourtant maintenir mieux les apparences, elle se détestait d’être aussi faible, autant influencée par ses émotions. Elle aurait aimé pouvoir dire tout ce qui lui passait par la tête, son crâne bourdonnait ; elle en avait presque le tournis.

« Enfin… Comme tu n’as pas l’air trop terrifiée, que je ne suis toujours pas viré de Poudlard, et que tu ne fuis pas ma présence… Je dois dire que je suis heureux de t’avoir fait confiance. D’avoir partagé ça avec toi. Quoi qu’il a advienne de… enfin… nous deux, je crois que c’était important que tu le saches. »

Jamais elle n’aurait divulgué son secret, elle était trop bien placée pour savoir que certains secrets doivent le reste à tout prix. Si celui de Remus venait à se savoir cela créerait un mouvement de panique dans l’école et la simple idée qu’il soit expulsé et qu’elle ne puisse plus jamais le revoir la rendait malade. C’était égoïste, sans aucun doute mais elle fonctionnait comme ça, c’était tout ce qu’elle avait connu jusqu’à présent. Elle n’avait aucune envie qu’il disparaisse et même si une part d’elle ressentait une pointe de peur quant à sa lycanthropie ses sentiments, eux n’en avait pas soufferts pour autant.

« Jamais je ne trahirais ton secret, tu as ma parole. »

Lui avait-elle dit les yeux perdus, comme dans un autre univers, elle imaginait un monde sans Remus, elle en avait presque la nausée. Cependant, elle lui en voulait ne serait-ce qu’un peu, comme s’il avait attendu d’habiter complètement son cœur pour y enfoncer le clou d’une révélation à laquelle elle ne se serait jamais attendue. Elle avait envie d’être honnête avec lui, après tout c’était tout ce qu’il leur restait.

« Je me suis enfuie, parce que j’ai vu Sirius arriver et j’ai paniqué. Je sais que ça m’ressemble pas trop mais j’ai perdu mes moyens. Je m’attendais juste pas du tout à ça, pour être honnête avec toi, je pensais que tu t’étais juste lassé de notre relation, des secrets et non que tu allais m’annoncer ça… »

Elle avait sincèrement pensé qu’il allait lui annoncer qu’il ne supportait pas le secret entourant leur relation et non sa lycanthropie et pourtant ils s’en retrouvaient au même point, à ne pas savoir s’ils étaient encore ensemble comme perdus dans les limbes. Pandora vivait très mal cette situation, s’il voulait mettre fin à leur relation elle espérait qu’il le lui dise, qu’elle puisse être libérée et commencer à faire son deuil car la blessure était encore ouverte et la douleur vive.

« J’ai besoin de savoir ce que ça signifie, … Pour nous. Je ne vais pas te mentir, une part de moi est blessée va savoir pourquoi. Il faut que je sache, ça m’fait juste trop mal. »

Panda avait détourné complètement le regard, fixant les lignes et crevasses se dessinant dans la pierre, si elle avait pu passer un doigt sur son cœur elle aurait senti le trou béant laissé par ces trois jours dans l’absence de sa présence. Elle ne voulait pas le regarder c’était trop douloureux, elle n’aurait pas su se comporter correctement, elle aurait enroulé ses bras autour de son cou et y aurait enfoui son visage. Elle lui aurait peut-être dit ce qu’elle arrivait à peine à s’avouer à elle-même : Elle était tombée complètement et irrémédiablement amoureuse de lui.
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MessageSujet: Re: [Flashback] L'attente est la rouille de l'âme. || Pandomus   Lun 12 Juin - 1:01


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L'attente est la rouille de l'âme.

Cacher un secret était terriblement courageux, autant que mentir était horriblement lâche. En tout cas, c’était ainsi que Remus voyait les choses, si bien qu’il questionnait perpétuellement la décision du Choixpeau de le placer chez les Gryffondor. Evidemment, sa plainte ininterrompue ne cessait d’ennuyer ses camarades de chambrée, qui pointaient du doigt le fait que cette plainte fut exactement la raison pour laquelle il avait été classé parmi les Rouge et Or : seul l’un d’eux était capable de se réprimander de n’être pas suffisamment courageux. Remus était arrivé au bout de son mensonge, avec Pandora, et c’était précisément ce qui l’avait poussé à tout lui avouer. Le mélange de sentiments dans lequel il se trouvait maintenant n’était que la conséquence de six mois de relation tourmentée, où il n’avait cessé de se questionner sur la confiance qu’il pouvait lui accorder, mais aussi sur la confiance qu’elle lui donnait, au vu de qui il était.
La promesse qu’elle lui fit alors, dans ces escaliers en colimaçon près de la salle de métamorphose, ne purent résonner autrement en Remus que comme un immense soulagement. Il avait bien fait, justement, de lui faire confiance avec ce secret. Elle ne le trahirait jamais, lui disait-elle, et il n’avait aucun mal à la croire. Un poids disparaissait soudainement, rendant Remus plus léger, et un peu plus sûr de lui. Il osait la regarder d’un regard plus certain, et peut-être même plus rassurant, alors qu’elle continuait de parler :

« Je me suis enfuie, parce que j’ai vu Sirius arriver et j’ai paniqué. Je sais que ça m’ressemble pas trop mais j’ai perdu mes moyens. Je m’attendais juste pas du tout à ça, pour être honnête avec toi, je pensais que tu t’étais juste lassé de notre relation, des secrets et non que tu allais m’annoncer ça… »

Un instant, Remus cru qu’il allait éclater de rire, jusqu’à ce qu’il lise le sérieux dans les yeux de Pandora. Il s’était imaginé une dizaine de scénarios, qui contaient tous plus ou moins la même histoire : elle lui disait qu’elle ne révèlerait jamais son secret, mais qu’elle préférait qu’ils en restent là, trouvant cela trop compliqué de sortir avec un loup-garou. Mais qu’elle croit qu’il se soit lassé d’elle … Comment avait-elle pu supposer ça ? A vrai dire, puisqu’il se posait la question, il pouvait le deviner : il avait été très distant pendant tout le début d’année, alors évidemment … Certainement, si la situation avait été inversée, aurait-il penser la même chose. Et s’il voulait désormais l’interrompre pour lui dire qu’elle se trompait complètement, et qu’il était loin d’être lassé d’elle, elle reprit la parole avant qu’il ait eu le temps de le faire.

« J’ai besoin de savoir ce que ça signifie, … Pour nous. Je ne vais pas te mentir, une part de moi est blessée va savoir pourquoi. Il faut que je sache, ça m’fait juste trop mal. »

Blessée ? Merlin, non, surtout pas ! Remus commençait à s’agiter sur la marche sur laquelle il était assis, tant cette discussion lui était intenable. La dernière chose qu’il avait voulue, dans toute cette histoire, était de lui faire du mal. Dans son esprit, elle était cette jeune fille forte, belle, intelligente, qui l’avait accepté tel qu’il l’était avant de savoir qui il était, et qui semblait prête à l’accepter à nouveau, même connaissant sa condition. Elle en devenait ainsi intouchable, et plus encore, à protéger coûte que coûte. Il ne lui trouvait d’ailleurs aucun défaut, faisant de toutes ses sales habitudes des moyens de le faire sourire plus que de raison, bêtement et béatement. Il voulait capter son regard, plonger ses yeux dans les siens, tenter d’y lire ce qu’elle pensait. Il voulait la rassurer d’un coup d’œil, lui dire que tout irait bien, et qu’il n’avait pas voulu la blesser.
Pandora regardait le sol, il entreprit alors de tendre le bras, hésitant un instant, pour laisser sa main se poser sur sa joue. Ainsi tentait-il de la faire hausser un peu la tête, pour qu’elle le laisse enfin la regarder. Elle était si belle, s’en était impressionnant. Parfois, il se surprenait à se questionner : l’était-elle vraiment ? Ou n’était-ce qu’une vision améliorée par les sentiments si puissants qu’il éprouvait pour elle ? Sûrement un peu des deux. Il ne pouvait s’empêcher néanmoins de demander confirmation à Sirius et Peter – il était fort inutile de demander à James si une autre fille que Lily était belle, puisque la réponse était toujours la même : « c’est ma nana qui est la plus belle du monde ». Remus était pourtant certain que James se trompait : c’était sa nana à lui, la plus belle du monde. Mais l’était-elle encore, sa nana ?

« Ce que ça signifie, Pando, c’est que j’étais trop amoureux de toi pour te le cacher encore plus longtemps … Enfin, étais, je veux dire, je le suis toujours. – alors qu’il commençait déjà à bafouiller, Remus s’arrêta un instant, le temps d’avaler sa salive et de reprendre, avec un peu plus de contenance : je veux être avec toi, Pandora, et parce que …. Parce que je t’aime je ne pouvais plus te mentir. Je ne cherchais pas à te blesser en t’évitant, je te demande pardon puisque c’en a été la conséquence. Je cherchais juste le meilleur moyen de te le dire … excuse-moi. »

Il ne lui avait jamais dit, qu’il était amoureux. Il l’avait toujours su, depuis les premiers instants où ils avaient décidé qu’ils tenteraient quelque chose. Depuis la première fois qu’ils s’étaient embrassés, depuis la première fois qu’ils s’étaient retrouvés en cachette dans une salle de classe vide, depuis la première fois qu’il avait parlé d’elle aux Maraudeurs. Au début, il avait mis les papillons qu’il avait dans le ventre à chaque fois qu’il la croisait sur le compte des hormones adolescentes, mais il avait bien vite saisi qu’il s’agissait plutôt là d’un très lourd cas d’amourachement. Il avait refusé de partager cette pensée avec quiconque, sachant très bien qu’une fois qu’il l’aurait dit, il ne pourrait revenir en arrière. C’était précisément pour cela qu’il avait choisi ce moment pour lui dire, enfin : il ne voulait plus revenir en arrière, maintenant que tous les deux avaient passé cela. Il espérait maintenant, qu’ils pourraient, ensemble, le surmonter.

« Je veux être avec toi, plus que tout, Pando, mais je ne pouvais plus l’être si je continuais de te mentir. Maintenant, tu as les cartes en main, et c’est à toi de me dire si tu veux bien de moi »

A vrai dire, Remus était désormais plus sûr de lui. Il la connaissait un peu, maintenant, et si elle n’avait pas eu peur du loup-garou qui se cachait en lui, elle ne refuserait pas un peu plus d’aventure, au bras d’un Gryffondor auprès duquel elle n’était définitivement pas censée être vue…

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MessageSujet: Re: [Flashback] L'attente est la rouille de l'âme. || Pandomus   Jeu 29 Juin - 19:20

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Ils n’avaient pas le monopole des souffrances adolescentes et pourtant Panda avait l’impression que rien ne pourrait égaler la souffrance de ces quelques derniers jours, ses insomnies et encore moins ce film qu’elle se refaisait en boucle dans son esprit. Elle ne se reconnaissait pas, elle n’était pas cette fille noyée dans un trop plein d’émotions, non, elle ne s’embarrassait pas de ce genre de relations et si elle avait déjà eu un petit ami auparavant elle n’était jamais tombée amoureuse. Par merlin, la chute était douloureuse. Elle l’avait peut-être choisi pour provoquer ses parents mais elle l’avait finalement caché pour protéger ce petit bout d’amour naissant et maintenant il emplissait tout son cœur, brûlait son être. Pandora était irrémédiablement amoureuse, incurable de ce sentiment qu’elle découvrait tout juste. Rien ni personne ne pourrait leur retirer ça et pas même une stupide malédiction et quand bien même ses instincts lui criaient de fuir, son cœur, lui vibrait à la simple idée de pouvoir à nouveau battre à l’unisson du sien.

Elle luttait contre elle-même, persuadée d’être atteinte de double personnalité. La logique de Pandora était sens-dessus-dessous ; Il lui était évident que si Remus avait quelque chose à annoncer ce serait la fin de leur relation et bien que l’idée la rende tout simplement malade elle avait par le passé fait subir le même sort à d’autres garçons, se lasser c’était un symptôme normal des relations sentimentales ou en tout cas c’est ce qu’elle avait pensé jusqu’à croiser le regard du loup et à ce qu’ils ne se quittent plus des yeux.

Il l’écoutait et elle pouvait voir sur son visage défilé un cortège de réactions, il semblait tout aussi perdu qu’elle et Pandora ignorait si elle devait se sentir soulagée de ce trouble dans lequel ils semblaient se trouver ensemble, enfin ensemble. Elle se sentait toujours aussi troublée en sa présence persuadée qu’elle pourrait passer sa vie à contempler son visage, ses yeux et ses lèvres qu’elle rêvait de retrouver. La simple idée de passer ses doigts dans ses cheveux, de s’enivrer du parfum de sa peau et de ressentir le frisson de ses mains sur son corps. Panda se sentait presque rougir et elle ne réalisa pas tout de suite que ce qui l’avait fait sortir de ses rêveries n’était autre que la douce main de son amour sur sa joue. Son cœur manqua un battement, il était tellement différent de tous les autres garçons. Si on attendait d’elle de se lier à un sang-pur son cœur lui avait pris sa décision et hurlerait à la pleine lune avec Remus s’il le fallait.

« Ce que ça signifie, Pando, c’est que j’étais trop amoureux de toi pour te le cacher plus longtemps… Enfin, était, je veux dire, je le suis toujours. »

Son cœur se serra dans sa poitrine et elle ne put retenir plus longtemps un sourire étrangement étonné car si elle s’était sue amoureuse de Remus elle ne l’avait jamais entendu prononcer ces mots. Elle aussi l’aimait, plus qu’elle-même et c’était foutrement étonnant car elle était plutôt vue comme une jeune femme égoïste et centrée sur elle-même, il l’avait changé ; il était la meilleure moitié d’elle-même et elle n’avait aucune intention de le laisser s’échapper. Contre toute attente elle attrapa la main qu’il avait posé sur sa joue pour entrelacer ses doigts aux siens.

« Je veux être avec toi, Pandora, et parce que… Parce que je t’aime je ne pouvais plus te mentir. Je ne cherchais pas à te blesser en t’évitant, je te demande pardon puisque c’en a été la conséquence. Je cherchais juste le meilleur moyen de te le dire… Excuse-moi. »

Elle gardait sa main dans la sienne, elle ne lui avait jamais dit je t’aime et elle se sentait à présent idiote car c’était tellement évident, elle l’avait aimé dès l’instant où elle l’avait pressé de garder leur relation secrète et où elle avait eu recours à de nombreux stratagèmes afin de le voir sans que ses parents le sachent. A présent si elle ignorait comment survivrait leur relation elle était persuadée qu’elle serait capable de lutter pour eux. Il l’aimait et c’était tout ce qui comptait, elle ne voulait plus que ce soit un secret, elle lui appartenait.

« Je veux être avec toi, plus que tout, Pando, mais je ne pouvais plus l’être si je continuais de te mentir. Maintenant, tu as les cartes en main, et c’est à toi de me dire si tu veux bien de moi. »

Sans plus attendre Pandora lâcha la main de Remus et se leva puis, sans quitter les yeux de Remus elle monta la ridicule marche les séparant et s’installa à côté de lui. Elle posa sa tête dans le creux de son épaule et ferma les yeux quelques secondes profitant encore un peu du silence qui avait suivi la déclaration de Remus, elle ignorait si elle serait capable de lui offrir une aussi jolie déclaration d’amour. Elle n’avait jamais été très douée avec les sentiments, Pandora n’était pas spécialement expansive et si elle éprouvait un attachement envers qui que ce soit elle ne l’exprimait jamais.

« On est deux beaux idiots. »

Furent les premiers mots qui traversèrent ses lèvres. Ils étaient là à s’aimer à la folie et pourtant à se faire souffrir et s’ils n’avaient passé que très peu de temps séparé l’un de l’autre elle avait le sentiment que c’était du temps qu’ils avaient à tout jamais perdu à se torturer. Pandora releva alors la tête et tourna son visage vers celui de Remus, elle posa sa main droite sur la joue de Remus et attira son visage afin qu’elle puisse se perdre de ses yeux orageux.

« Tu me connais, plus que quiconque je pense d’ailleurs… Tu sais à quel point ce que je vais te dire est difficile pour moi quand bien même c’est une évidence depuis qu’on s’est embrassé pour la première fois, je suis amoureuse de toi Remus John Lupin et je ne peux pas imaginer qu’il en soit autrement. Je n’ai pas la moindre idée de notre avenir et ça me terrifie mais je resterais à tes côtés pour le découvrir… »

Elle ne voulait plus cacher leur amour, il ne méritait pas ce genre de relation. Il était celui pour qui on traverse des flammes sans avoir peur de se brûler, celui pour qui on lutte jusqu’à son dernier souffle et peu importe si leur chemin serait parsemé d’obstacles, elle savait qu’ils pourraient y arriver, ensemble. Alors, sans plus attendre elle approcha son visage du sien tout en fermant délicatement ses yeux et restant quelques instants si proche de ses lèvres, dans l’entre deux.

Pandora pouvait sentir sur ses lèvres le souffle de Remus et son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine suppliant pour sa libération, elle fut comme noyée par une vague de chaleur lorsqu’enfin leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau. Elle se sentait chez elle, en sécurité si proche de Remus, la douce brûlure de sa peau sur la sienne faisant frémir chaque cellule de son corps.




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MessageSujet: Re: [Flashback] L'attente est la rouille de l'âme. || Pandomus   Mer 12 Juil - 20:21


Pandomus
L'attente est la rouille de l'âme.

Remus voyait le visage de Pandora prendre des nouvelles couleurs, et un sourire se dessiner sur ses lèvres. Lui-même se sentait rosir, sous son regard brillant. Elle bougeait, lâchait sa main pour venir s’assoir près de lui, et poser sa tête contre son épaule. Remus frissonnait de ce rapproché. Il n’en revenait pas d’avoir dit ce qu’il venait de dire, et pourtant ne le regrettait pas le moins du monde. Il lui pensait, du plus profond de lui, il l’aimait. De cet amour dont on parle dans les plus beaux romans de la littérature, cet amour auxquels croient tous les adolescents. Remus l’avait lu mille fois, il l’avait vu dans les yeux de James, pour Lily, et il avait longtemps attendu de le sentir, dans son cœur. Finalement, il ne s’était pas attendu à ce que ça arrive si vite, et si fort, après avoir rencontré Pandora. Il ne savait même plus comment ça avait commencé, entre elle et lui. Par des regards, en février dernier ? Ou par ces embrassades langoureuses, à sa soirée d’anniversaire en mars ? Ou alors quand il lui avait envoyé cette lettre, qui disait plus ou moins « j’aimerais qu’on parle de ce qu’il s’est passé », quelques jours après cette soirée qu’il avait tenté d’oublier ? Elle lui était tombée dessus.


« On est deux beaux idiots. »

Remus rit doucement. Elle avait raison. Ils s’étaient tenus éloignés l’un de l’autre pendant quelques jours, chacun persuadé que l’autre ne voulait plus le revoir. Stupidité adolescente, certainement, mais cela donnait certainement du cachet à leur relation. Ils avaient seize ans, après tout. La guerre qui planait au-dessus de leur tête les poussait vers la maturité un peu trop vite, un peu trop tôt. Ils pouvaient s’autoriser de tels enfantillages en amour. Surtout si ça se finissait aussi bien, avec Pandora qui attrapait le visage du garçon qui était amoureux d’elle, pour plonger ses yeux dans les siens. Remus ne pouvait s’empêcher de remarquer, sans cesse, sa beauté. Elle l’impressionnait. Il était tout fin, sa peau était grisâtre, et son corps, particulièrement, était recouvert d’atroces balafres. Il la connaissait suffisamment pour savoir que tout était vrai – certaines sorcières, en effet, usaient de la magie pour améliorer certaines de leurs caractéristiques. Même au réveil, la tête encore pleine de sommeil, elle l’époustouflait. Penser à l’idée de se réveiller avec elle troubla un instant le garçon. Il avait envie d’y être. Partager à nouveau ce moment d’intimité – la savoir prêt de lui à tout moment, même quand il se réveillait. C’était de cela, foncièrement, dont il avait besoin. De quelqu’un qui serait là, prêt de lui. Quelqu’un qui l’accompagnerait dans sa solitude. Peut-être que c’était ça, qui faisait de lui un Lion, un Gryffondor. Il avait besoin d’être entouré, en permanence, pour lutter contre cette solitude, dans laquelle il se plongeait rapidement quand on n’y regardait pas de plus près. Et si cet entourage pouvait être constitué par une fille dans son lit … Il en serait le plus heureux du monde.

« Tu me connais, plus que quiconque je pense d’ailleurs… Tu sais à quel point ce que je vais te dire est difficile pour moi quand bien même c’est une évidence depuis qu’on s’est embrassé pour la première fois, je suis amoureuse de toi Remus John Lupin et je ne peux pas imaginer qu’il en soit autrement. Je n’ai pas la moindre idée de notre avenir et ça me terrifie mais je resterais à tes côtés pour le découvrir… »

Alors que le visage de Pandora se rapprochait du sien, Remus laissait ses mots faire écho dans son crâne. Il l’avait envisagé, ce scénario : qu’elle lui dise elle aussi qu’elle l’aimait. Il l’avait toutefois écarté rapidement, l’estimant trop improbable. Ça paraissait aussi improbable que vrai. Il l’aimait, et elle l’aimait en retour ; qu’y avait-il de plus beau ?
Remus ne pensait plus trop, alors qu’il sentait le visage de Pandora se rapprocher du sien, et qu’il fermait les yeux. Il n’avait osé attendre ce moment, de peur d’être déçu. Evidemment, il ne le fut pas. S’il pouvait passer tous ses jours et toutes ses nuits à embrasser la jeune fille, il le ferait, aisément. Leurs lèvres se rencontraient, leurs souffles se coupaient, leurs corps se rapprochaient. Remus avait passé une main dans le cou de la jeune femme, comme pour l’attirer encore plus vers lui, dans l’endroit si étriqué qu’était cet escalier.
Il ne savait pas bien combien de temps dura ce baiser. Il était allé explorer son cou, désespéré par sa cravate trop serrée qui l’empêchait d’aller plus loin. Il avait passé sa main le long de sa cuisse, il lui avait murmuré à l’oreille combien elle lui avait manqué, et il lui avait répété, plus hésitant, qu’il l’aimait. Sa langue n’était pas habituée à ces mots, qui sonnaient pourtant si bien. Il s’était alors entraîné, les murmurant plusieurs fois à son oreille, profitant de ces occasions pour s’enivrer de l’odeur de sa chevelure. Bientôt, ils étaient tous les deux essoufflés et échaudés. Remus s’écarta un peu, et puis un peu plus, pour finalement venir s’appuyer contre le mur, les yeux fixés dans ceux de Pandora. Il passa ses mains dans ses cheveux, pas pour les ébouriffer comme le faisait son meilleur ami, mais plutôt pour tenter d’y remettre de l’ordre. Un sourire ne quittait pas ses lèvres.

Remus avait faim, et d’ordinaire, le mardi, tous deux récupéraient à manger dans la Grande Salle, pour l’emmener ailleurs et manger ensemble, à l’abri des regards. Aujourd’hui, si Pandora le voulait elle aussi, Remus avait envie d’être, précisément, sous ces regards. Pas par provocation, mais plutôt pour rendre tout cela bien réel. Ils s’aimaient, et ils se l’étaient dit. Ils ne pouvaient plus revenir en arrière, maintenant, les dégâts étaient faits. Autant les exposer au monde.
Attrapant la main de Pandora et mêlant les doigts aux siens, Remus se redressa, et se leva. Descendant quelques marches, mais sa main toujours accrochée à celle de la jeune fille, il lui adressa un regard appuyé, avant de lui dire :

« J’ai faim. On va s’installer dans la Grande Salle ? »

Ce serait à elle de décider. Après tout, elle risquait beaucoup plus que lui à se montrer à son bras. Il était habitué à être celui dont tout le monde parle, le balafré au sang-mêlé qui traîne avec Sirius Black et James Potter. Elle, par contre, pourrait y perdre beaucoup. Si elle ne le voulait pas, Remus ne l’y forcerait pas, au combien il aurait voulu crier du haut de la Tour d’Astronomie qu’il l’aimait, assez fort pour que le monde entier l’entende.

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MessageSujet: Re: [Flashback] L'attente est la rouille de l'âme. || Pandomus   Mer 2 Aoû - 3:22

J
❝ Pandomus ❞L'attente est la rouille de l'âme.

Près d’lui, elle l’était enfin et elle n’avait aucune envie de le lâcher, prendre le risque qu’il s’échappe car s’il venait à disparaître, elle le savait ; ce serait avec la moitié de son cœur. Pandora était terrifiée à l’idée de le perdre à nouveau, la séparation n’avait pourtant pas été longue mais la douleur, l’absence avait la vilaine tendance à transformer les secondes en minutes. La chaleur de son épaule contre sa joue, de tout son corps contre le sien, le rire qui s’échappait de ses lèvres, son cœur se serra dans sa poitrine. Elle l’aimait comme ça Remus, pour son doux rire, ses yeux de pluie et la petite fossette qui se formait sur sa joue quand ses lèvres s’étiraient pour laisser apparaître un doux sourire. La peur qu’elle ressentait à nouveau à l’idée de le perdre n’était pas uniquement due à une séparation adolescente mais à la guerre qui s’était lentement mais surement infiltrée dans leur vie et sur le papier ils ne faisaient pas forcément partie du même camp, d’autant plus maintenant qu’elle le savait loup-garou en plus d’être un sang-mêlé. Une part d’elle savait que s’il le fallait, elle ferait barrage de son corps pour le protéger. C’était ça Pandora, les extrêmes s’affrontant en permanence dans son esprit. Remus c’était le sens qu’elle avait enfin trouvé à sa vie et elle n’y renoncerait plus jamais.

Elle lui avait alors ouvert son cœur, lui disant les mots qu’elle n’avait jamais quiconque auparavant, rien que pour lui. C’était réciproque et son cœur battait la chamade tandis que de ses lèvres elle s’était lentement approchée. Pandora avait rêvé ce moment et s’il avait été une torture, persuadée que cela ne se reproduirait jamais, c’était aussi parfait que dans son esprit. Le parfum de sa peau s’insinuant en elle, ses yeux s’étaient lentement fermés, confiance infinie. Pandora avait alors senti la main de Remus se glisser derrière sa tête comme pour s’approcher un peu plus d’elle, elle se laissa emprisonner encore un peu plus passant un bras dans le cou de Remus et l’autre dans le bas de son dos espérant ne pouvoir ne former plus qu’un seul être avec le Gryffondor.

Remus lui murmurait à l’oreille tous les mots qu’elle ne pensait jamais entendre avant ce jour, ses joues prenant une teinte légèrement rosée tandis qu’à son tour elle lui répéta ces trois mots qu’elle n’avait jamais dit à personne. Ils n’appartenaient qu’à Remus John Lupin, pour toujours. Son souffle était saccadé tandis qu’ils s’éloignaient un peu l’un de l’autre, elle garda malgré tout la main du Gryffondor dans la sienne refusant de rompre complètement le contact. De sa main libre il tenta de remettre un peu d’ordre dans ses cheveux et elle lâchha la sienne pour y mettre le désordre qu’elle aimait tant.

PANDORA – « Je t’aime sauvage, Remus. »

Il lui reprit la main et mêla ses doigts aux siens, elle était extatique, persuadée qu’elle ne se lasserait jamais du contact de sa peau sur la sienne. Il se leva et l’entraina dans sa suite, ils étaient à nouveau face à face et si son cœur la suppliait de se jeter à nouveau au cou de son loup pour l’embrasser à nouveau son bon sens la rappela à l’ordre. Ils avaient la vie devant eux pour s’embrasser dans des escaliers et où bon leur semblait après tout.

REMUS – « J’ai faim. On va s’installer dans la grande salle ? »

Pandora releva les yeux, surprise, sous-entendait-il ce qu’elle pensait. Il était prêt à sauter l’pas avec elle et s’afficher aux yeux de tous au risque que ça leur cause quelques soucis, surtout à elle sans doute. Ses parents finiraient bien par apprendre sa relation et une part d’elle s’inquiétait réellement de leur réaction mais l’autre partie les regardait d’un air hautain comme pour les tenter d’oser se mêler de sa relation. Elle s’assiérait à la table des Gryffondors à côté de celui qu’elle aimait et qu’importe les commentaires.

PANDORA – « Je meurs de faim aussi. »

Elle se pencha une dernière fois avant de prendre la route de la grande salle avec sa moitié retrouvée pour poser sur ses lèvres un chaste baiser promesse de longues étreintes plus tard.

Hey toi :3:
 



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[Flashback] L'attente est la rouille de l'âme. || Pandomus
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