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 I'm not a fool anymore. ∆ Pandomus #2

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MessageSujet: I'm not a fool anymore. ∆ Pandomus #2   Sam 19 Mar - 19:43



I'm not a fool anymore


« Sometimes you need to open your heart even if it hurts, even if no one agrees. »

Déjà deux semaines qu’ils avaient reprit le chemin des cours, dernière ligne droite avant d’entrer dans la vie active, de devoir affronter le monde adulte et compliqué. La jeune Serdaigle n’avait pas vu le temps passer. A peine avaient-ils eu leurs emplois du temps qu’ils s’étaient trouvé submergés de travail. Les professeurs avaient décidé de commencer l’année sur les chapeaux de roue et même la fête de rentrée censée se faire en toute discrétion n’avait pas eu le succès escompté. Pandora s’y était rendue, mais était rapidement retournée dans son dortoir pour retrouver Morphée. Ses journées ne se résumaient qu’à très peu de choses ces derniers temps. Petit-déjeuner, cours, déjeuner, cours, devoirs, dîner, devoirs, dodo. Elle était tellement débordée de travail qu’elle n’avait pas réussi à passer plus d’une heure avec son petit-ami, Remus. A tel point que des rumeurs circulaient déjà sur le fait qu’ils avaient rompu pendant les vacances.
Ils ne s’étaient certes quasiment pas vus pendant la pause estivale, mais certains Gryffondors savaient pertinemment qu’elle était venue passer trois jours dans la maison louée par les maraudeurs et qu’ils étaient bel et bien toujours ensemble, aussi surprenant que cela puisse être.

La jeune femme n’avait jamais connu de relation aussi longue que celle là et elle-même était assez étonnée de voir qu’elle ne restait pas avec lui par dépit, puisqu’elle aurait de toutes manières pu trouver quelqu’un d’autre aussitôt, mais bien parce qu’elle aimait passer du temps en sa compagnie.
Le soleil brillait dans le ciel et malgré la chute des températures, l’automne tardait à arriver et il faisait assez chaud ce samedi après-midi. Suffisamment pour que la moitié de l’école se donne rendez-vous dans le parc. Chacun avait eu la brillante idée de profiter du beau temps tant qu’il voulait bien être là.
La jolie blonde avait passé sa matinée à la bibliothèque ruminant à l’idée qu’elle pourrait s’allonger dans l’herber et bronzer un peu, mais il lui restait un paragraphe à écrire et elle préférait faire cela au calme.
Ce n’est qu’une fois le déjeuner avalé qu’elle avait décidé d’arrêter ses révisions pour profiter de l’air extérieur.

Assise sous un arbre en train de lire, Pandora n’arrivait cependant pas à se concentrer. Elle n’avait pas croisé Remus de la journée, pas même de la semaine, sauf au cours de potions qu’ils avaient en commun, mais ce n’était pas son binôme aussi ne s’étaient-ils pas vraiment adressés la parole. Et à présent, elle aurait voulu le voir, mais elle ne savait pas où il était. Très certainement en compagnie de ses amis à faire une quelconque bêtise. Il n’était pas à la bibliothèque ce matin, il était tout bonnement introuvable. Elle n’avait de cesse de se demander s’il ne l’évitait pas intentionnellement. La dernière fois, dans leur chambre, elle avait été curieuse, s’interrogeant sur cette blessure qui ne guérissait pas et depuis, son cerveau moulinait à toute vitesse. Il lui cachait quelque chose, elle en était sûre et il semblait que ses amis le forçaient au silence. C’est du moins ce qu’elle déduisait de ces regards lourds de sens qu’ils s’échangeaient chaque fois qu’il venait la voir. Elle avait tâché de mettre ses questions de côté lors de leur dernier soir ensemble, mais elle devenait de plus en plus impatiente de savoir. Elle bouillonnait et sentait par la même occasion sa colère envers son petit ami monter de plus en plus. Six mois qu’ils étaient ensemble et il lui cachait ce qui semblait être le secret de sa vie. Ce qui n’était pas pour rassurer la jeune fille qui espérait de tout coeur ne pas avoir deviné.

Il ne pouvait pas être un loup-garou, il était bien trop gentil, attentionné, calme pour se transformer en bête sauvage tous les mois. Depuis la rentrée, elle avait enfin décidé d’accepter ce terme, après avoir potassé un peu sur le sujet. Elle ne pouvait pas fermer les yeux sur l’évidence. Mais tant qu’il ne lui aurait pas confirmé ses doutes en personne, elle tâchait de faire comme si elle était folle et s’inventait des histoires.
Elle avait besoin de lui parler donc, et il n’était pas là. Nul part. Il ne venait pas à elle. Pourtant, elle avait essayé de se mettre en avant, sous le seul arbre à côté du lac, elle ne manquait donc pas d’être vue.
Une bande de Serpentards de troisième année, du moins c’est ce qui lui semblait, passa en pouffant et elle leur jeta un regard noir, même si rien ne lui disait qu’ils se moquaient d’elle. Un mois qu’ils n’avait pas vraiment parlé, un mois qui semblait s’écouler aussi doucement que possible lorsqu’elle n’était pas occupée à travailler. Elle n’aurait jamais cru penser ça un jour. Mais il lui manquait. Ce fichu rouge et or au sourire ravageur lui manquait.
Elle ferma brusquement son livre et leva la tête au ciel, le soleil commençait déjà à descendre dans le ciel, les journées devenaient de plus en plus courtes et bientôt elle ne saurait plus définir l’heure qu’il pouvait être. Un long soupire se fraya un chemin entre ses lèvres et elle ferma les yeux, le visage exposé à l’astre solaire.
Elle ne les rouvrit que lorsqu’une ombre sembla se dessiner devant elle. Un sourire immense se dessina sur son visage. « Salut toi ! » Il semblait enfin avoir trouvé la sortie.

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MessageSujet: Re: I'm not a fool anymore. ∆ Pandomus #2   Ven 1 Avr - 0:55


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Deux semaines que la rentrée était passée. Deux trop longues semaines pendant lesquelles Pandora avait été absente de sa vie. C'était sa volonté à lui, il fallait l'avouer. Il s'était souvent retrouvé « trop occupé » pour la voir, et n'avait pas trouvé de temps pour elle. Il s'était trouvé des excuses pour gagner du temps, parce que d'un côté, il n'arrivait pas à trouver le moyen de lui dire « je suis un loup-garou », et en même temps, il ne savait pas comment il était censé la regarder en face tout en continuant de lui mentir. Surtout que maintenant, plus aucune barrière ne se tenait entre Pandora et la vérité : les Maraudeurs avaient dit oui. Remus n'avait plus qu'à prendre son courage à deux mains et à croire en leur relation.
Le premier septembre, alors qu'ils venaient d'entamer leur dernière année à Poudlard et qu'ils s'installaient pour la dernière fois dans leur dortoir, Remus avait exposé l'idée à ses meilleurs amis. Il allait avouer à Pandora qu'il était loup-garou. Plusieurs arguments avaient alors été utilisés : ils étaient en couple depuis longtemps, il était sûr que ça durerait encore, elle était tolérante, et il lui faisait confiance. Le principal argument avait certainement été de dire qu'il n'arrivait plus à lui mentir, qu'il ne pouvait plus la regarder en face tout en continuant de faire semblant. Mais ils avaient dit non. Pas comme ça, évidemment, puisque Remus ne leur avait pas exactement demandé leur autorisation, seulement leur avis, alors James, Sirius et Peter l'avaient donné : ils ne trouvaient pas que ce soit une bonne idée. C'en étaient suivies deux semaines de discussions qui ne tournaient quasiment qu'autour de ce sujet, discussions que Remus chérissaient autant qu'elles l'épuisaient. Il aimait voir ses Maraudeurs se préoccuper autant de ce qui serait le mieux pour lui et pour eux. Ils ne voulaient que son bien, et il ne parvenait pas à leur en vouloir de tout ce temps qu'ils prenaient à se décider. Mais il craignait trop de perdre Pandora, et avec les jours qui s'écoulaient il voyait sa relation s'effriter. A force de persuasion, Peter avait fini par se ranger de son côté, et partager son avis : ça ne pouvait être que mieux, qui lui en parle. Sirius et James, évidemment, restaient les deux plus compliqués à convaincre ; il n'en aurait pas attendu moins d'eux. Mais petit à petit, il était parvenu à leur faire voir les choses du même point de vue que lui, et ils avaient fini par lui confirmer qu'en effet, c'était peut-être la meilleure idée – Mais si elle balance, j'la bouffe. Remus s'était réjouit quelques heures, des troisièmes années l'avaient même questionné sur les raisons qui le poussaient à sourire d'une manière aussi béate au milieu de la bibliothèque – des petits insolents – avant de déchanter au moment où il avait réalisé que maintenant, il n'avait plus le choix. Après avoir fait preuve de la légendaire force de persuasion du Gryffondor, il devait sortir de son éventail une autre qualité de lion : celle du courage.

Remus était allé chercher la Carte du Maraudeur dans la malle de James, et l'avait parcourue rapidement pour trouver sa petite amie. Il avait cherché dans les endroits où il était le plus plausible de la trouver – dans son dortoir, dans la bibliothèque … – mais il l'avait finalement repérée dans le parc, près du lac. Espérant qu'elle y reste, il avait laissé la carte dans leur dortoir – encore un autre secret qui celui-ci n'était pas prêt d'être révélé – et avait rapidement descendu les escalier du château jusqu'à atteindre l'extérieur. C'était bien, qu'elle soit dehors : personne ne risquerait d'entendre leur conversation, ils seraient tranquille. Il tenta de se changer les idées alors qu'il avançait dans le parc en se disant qu'il faisait beau, que septembre leur offrait de belles journées, mais irrémédiablement, ses pensées revenaient vers Pandora et vers la proximité de la fameuse révélation. Il la trouva au même endroit que celui qui était indiqué sur la carte : elle était assise sous un arbre, en train de lire. Sous cette lumière de fin de journée, elle était encore plus belle. Il avait l'impression de se dire cela à chaque fois qu'il l'a voyait, qu'elle était encore plus belle. Mais il valait mieux cela que l'inverse, n'est-ce pas ?

Il s'approcha de sa petite-amie qui ne semblait pas encore l'avoir vu, jusqu'à ce que son ombre la recouvre et qu'enfin, elle lève la tête. Toute l'angoisse qu'il éprouvait à l'idée de lui dire s'évapora au moment où il vit son sourire. C'était la bonne chose à faire. C'était ce qu'il y avait de plus juste pour elle, pour lui, et pour leur couple, quelles que puissent être les conséquences de cette conversation.
Pandora le salua, et Remus cru lire sur son visage un air assez soulagé. Il lui sourit, plongeant ses yeux dans les siens, et fit :

« Je peux m’asseoir ? »

Sans vraiment attendre sa réponse, il se pencha et s'assit à côté d'elle. A peine furent-ils au même niveau qu'il tourna sa tête vers elle pour l'embrasser, caressant sa joue de l'une de ses mains. Un moment hors du temps, un baiser pour dire bonjour qu'il espérait ne pas être le dernier. S'écartant d'elle, sa main retombant sur le sol, il sentit battre son cœur dans son thorax de plus en plus fort, de plus en plus vite. Sa gorge se coinça un instant, et il dut se la racler pour pouvoir prononcer cette phrase qu'il avait préparé depuis des jours.

« Je crois qu'on est arrivé au moment de notre relation où il faut que je te le dise, hein ?  » Avant de dire ces mots à haute voix, il ne s'était pas rendu compte de l'autre sens qu'ils pouvaient avoir, au vu du fait que justement, il n'avait pas non plus dit ce qui se dit normalement après six mois de parfaite relation. Bravo, Remus. « Enfin, je veux dire … Je pense que tu le sais déjà, tu es assez intelligente pour l'avoir deviné, mais peut-être … peut-être ne veux-tu pas te l'avouer. » Maintenant, il sonnait prétentieux, et l'autre sens pouvait toujours être entendu. Dans quoi s'embarquait-il ? Son regard retomba vers ses chaussures alors qu'il combattait l'envie de se frapper le crâne contre le tronc de l'arbre. « Merlin, je … j'aurais plutôt dû passer des heures à réfléchir à la manière dont j'allais te le dire à la place d'avoir passé des heures à convaincre les Maraudeurs que c'était une bonne idée de te le dire ... » Voilà que maintenant, il ramenait les Maraudeurs dans son affaire. « Pas que ça les concerne. Enfin… Si, ça les concerne, quand même, mais pas directement. Tu … Enfin … Merlin ! »

Il s'exaspérait. Il fallait que ça sorte. Ça en devenait ridicule, et Pandora allait s'impatienter. Son cœur battait de toute ses forces, ses mains suaient, et ses yeux ne parvenaient à s'arrêter sur un point fixe. Il sentait que s'il ne le disait pas d'une manière correcte d'ici les prochaines secondes, ça allait sortir de sa bouche de manière incontrôlée, ou alors – pire – Pandora lui volerait les mots de la bouche. Elle le savait forcément. Elle l'avait évidemment compris compris. Elle l'avait irrémédiablement démasqué. Pas qu'il l'aimait, ça, c'était évident. Non, elle savait qu'il était un loup-garou. Il en était certain, mais c'était lui qui devait le dire. C'était sa tâche, son fardeau, pas le sien.
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MessageSujet: Re: I'm not a fool anymore. ∆ Pandomus #2   Ven 29 Avr - 15:16



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Là, assise à l’ombre de cet arbre Pandora avait compris que le moment était enfin venu. Lorsque la silhouette de son petit ami s’était dessinée, une boule avait prit place dans l’estomac de la Serdaigle. Elle se rendait compte qu’elle attendait cet instant depuis longtemps. Après tout ils étaient ensemble depuis plus de six mois et même avant de lui parler elle s’interrogeait déjà sur ses secrets. Elle n’était pas sortie avec lui dans le but de les connaître, mais pour tant d’autres raisons qui la faisait sourire bêtement le soir quand elle se retrouvait avec elle-même, et dans un sens elle avait presque laissé tomber tout ça. Sa curiosité ne s’était pas éteinte, mais elle restait patiente, se disant qu’il finirait par lui avouer, d’autant que leur relation se passait bien.
Mais avec les vacances, l’histoire de sa plaie, toutes ses interrogations avaient fini par la rendre folle. Elle voulait savoir, être sûre de ce qu’elle avait déduit.
Cependant Remus ne l’aidait clairement pas aujourd’hui. Après s’être assis à côté d’elle et avoir augmenté son rythme cardiaque en un frôlement de lèvres durant lequel elle avait put apprécier le contact de sa main chaude contre sa joue, relevant silencieusement le fait qu’ils ne s’étaient pas touché depuis trop longtemps, il s’était lancé dans une explication laborieuse qui ne faisait qu’amplifier cette boule de stress dans son ventre. Que voulait-il lui dire au juste ? Elle le regarda incertaine. Il avait beau être un des meilleurs élèves de leur promotion, un des meilleurs de sa maison, être un jeune homme réfléchi et ouvert, il lui arrivait parfois de se mélanger les pinceaux.

Remus était la relation la plus longue que la Lockhart n’ait jamais eu. Elle même avait beaucoup de mal à croire que cela dure encore. Rien n’était évident dans leurs rapports, leurs idéaux opposés, leurs amis que rien ne reliait, leurs caractères, rien ne semblait pouvoir les rapprocher et pourtant ils s’étaient joué des apparences et semblaient sur la même longueur d’onde, à tel point que ses amis avaient presque fini par accepter la blonde. Tout allait pour le mieux donc, sauf ces derniers temps où Pandora commençait clairement à souffrir du silence qu’imposait le rouge et or à leur relation.
Elle l’écoutait parler silencieusement, le regardant se mettre dans l’embarra sans vraiment réussir à choisir entre le rire, la gène et la colère. Chacune de ses mots cachait un double sens. Après tout, jamais ils ne s’étaient avoués clairement leurs sentiments. Et si elle aurait aimé qu’il lui dise ces trois petits mots, elle doutait fortement qu’il souligne son intelligence pour les lui dire. Non, malheureusement elle voyait venir gros comme une maison que ses doutes et ses quelques cauchemars étaient bien le reflet de la vérité.

Plusieurs fois, Pandora s’était demandée ce qu’elle ferait si ses soupçons étaient vrais, si son petit-ami se transformait réellement en créature sanguinaire sous la lueur de la pleine lune. Rien que d’y penser, des frissons lui parcourraient l’échine. Toujours silencieuse, elle continuait à le dévisager, se demandant comment cela pouvait être possible.
D’abord, elle avait eu peur. Après tout, si cela était vrai, il pouvait donc devenir violent et complètement incontrôlable. Puis il avait eu la période du déni. Dumbledore ne laisserait certainement pas un tel danger se promener librement dans Poudlard et Remus ne pouvait pas avoir tant d’amis avec un tel secret. Par la suite, et après un certain temps de réflexion, elle avait fini par accepter l’idée. Tout démontrait qu’elle ne pouvait pas se tromper. Ses absences et fatigues mensuelles, ses changements d’humeur liés au mouvement lunaire, la chaleur de son corps, les nombreuses cicatrices sur son corps… Pandora n’avait pas rejoint les rangs des érudits pour rien. La colère s’était alors emparée d’elle, ne lui disait-il pas parce qu’il n’avait pas confiance en elle ? Ou bien parce qu’il ne l’aimait pas ? Puis petit à petit la colère s’était dissoute. Il finirait par lui dire s’il le voulait bien. Et sinon, leur relation finirait par se noyer sous ces secrets. Un peu comme pour un deuil, elle s’était douloureusement fait à cette idée.

Aujourd’hui, elle pouvait confirmer que Remus n’était pas seul responsable de ce silence. Sa bande entière y était pour quelque chose, ce qui signifiait qu’ils étaient bien tous au courant. Une pointe de jalousie vint s’ajouter au reste tandis qu’elle continuait à le laisser galérer, un sourcil arqué en signe d’incompréhension et d’agacement. Finirait-il par le dire oui ou non ?
Elle aurait aimé pouvoir jouer l’idiote, voir l’être vraiment sur le coup. Mais elle se voyait mal faire genre de ne pas savoir où il voulait en venir.
« Me dire que tu m’aimes ou que tu es un... »
Sans le vouloir sa voix était sortie aiguë et mal-assurée. Elle n’avait pas réussi à prononcer le dernier mot et surtout n’avait rien contrôlé de ce qu’elle venait de dire. A aucun moment elle n’avait voulu lui poser la première question, mais elle s’était perdue entre ses essais mentaux et tout le reste.
Elle poussa un petit « oh ! » de surprise et sentit le rouge lui monter aux joues. Pandora perdait toute sa superbe et une fois de plus, c’était de sa faute à lui. Elle avait envie de se lever.
« Aller accouche ! Puisque tu as enfin le droit de me le dire ! » Son ton était plus agressif, sarcastique aussi et elle se sentait coupable de réagir de la sorte alors qu’elle devinait les efforts que cela demandait au jeune homme. Elle aurait préféré garder son calme, tout comme elle aurait finalement aimé qu’il n’ait jamais à lui annoncer quelque chose dans le genre.

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MessageSujet: Re: I'm not a fool anymore. ∆ Pandomus #2   Jeu 5 Mai - 19:43


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La dernière fois qu'il avait fait ça, la dernière fois qu'il avait avoué à une fille avec qui il sortait qu'il était un loup-garou, ça s'était très mal passé. Au combien Jules avait juré qu'elle ne dirait rien – et en effet, elle n'avait rien dit – elle avait arrêté de sortir avec lui sur-le-champ, et n'avait après ça plus jamais réussi à le regarder avec autre chose que des yeux remplis de dégoût et de peur. Outre la tristesse qu'il avait d'abord ressenti, il avait surtout été extrêmement déçu par la réaction de la jeune fille. Il l'avait crue meilleure que ça, plus tolérante, plus gentille, plus juste. C'était une Poufsouffle, par Merlin ! Les Maraudeurs avaient craint qu'à la suite de cette rupture, Remus se morfonde à nouveau sur son sort, après tous les efforts qu'ils avaient fait pour lui faire comprendre qu'il ne devait pas avoir honte de son petit problème de fourrure. Mais ça n'avait pas réveillé ce sentiment de honte, au contraire : il était en colère contre Jules et surtout contre cette société magique qui faisait passer tous les loups-garous pour des monstres dangereux, et surtout qui ne cherchait pas plus que ça de solution à ce qu'ils appelaient une damnation. Ce n'était pas avec son regard apeuré que Jules allait changer le monde, et c'était ça que Remus avait décidé de rechercher : une petite-amie avec qui changer le monde, puisqu'après tout, toutes les fleurs de l'avenir sont dans les semences d'aujourd'hui. Remus s'était alors débrouillé pour se trouver – pas vraiment intentionnellement, certes – une nouvelle copine complètement différente de la première ; Pandora avait la langue plus pendue, elle avait un regard transperçant et surtout, elle n'avait pas l'air d'être le genre de fille à avoir peur pour un rien. Mais pour autant, se montrerait-elle plus tolérante que Jules ? Parce qu'on n'empêche pas la venue du printemps, et qu'évidemment, ce moment était revenu : il devait lui dire, remettre en jeu cette relation qu'il aurait pourtant voulue voir acquise – dans le bon sens du terme. Il était alors question de lui faire confiance : malgré sa famille connue pour son intolérance, elle s'élèverait au-dessus d'eux et le regard qu'elle posait sur lui ne changerait pas.

De loin, on aurait pu croire à deux tourtereaux roucoulant sous un arbre où ils avaient gravé leurs initiales pendant la saison des amours, bercés par leurs hormones adolescentes qui faisaient bourgeonner leur amour. Mais Remus avait beau écraser quelques pâquerettes, c'était ce qui le rapprochait le plus de cet idéal vu des yeux de l'autre. En réalité, si ses mains étaient moites et si son coeur battait aussi vite, ça n'était pas – seulement – parce qu'il se trouvait en compagnie de la plus merveilleuse créature du sexe opposé qu'il connaissait, qui se trouvait être sa petite-amie par un concours de circonstance qu'il n'arrivait pas encore bien à saisir. Si ses mains étaient moites et si son coeur battait aussi vite, c'était parce qu'il faisait ce qu'il pouvait pour faire confiance à Pandora quant à la réaction qu'elle aurait quand il lui dirait. Il devait admettre avoir un peu de mal, sûrement parce qu'il avait déjà été déçu auparavant …
Remus s'embrouillait dans ses paroles et elle semblait le remarquer, puisqu'un air un peu énervé semblait poindre sur son visage alors qu'elle l'interrompait. Le Gryffondor s'était attendu à ce qu'elle le fasse, il n'arrivait pas à aller droit au but et c'était normal qu'elle s'impatiente. Si l'idée qu'elle prononce le mot « loup-garou » lui traversa l'esprit, il ne s'imagina néanmoins pas qu'elle pourrait lui demander si il était amoureux d'elle. La personnalité est à l'Homme ce que le parfum est à la fleur, et Merlin savait que si Pandora plaisait autant à Remus, c'était parce qu'elle était sûre d'elle, parce qu'elle était fière de qui elle était, et toutes ces autres choses que Remus n'était pas, ou qu'il aspirait être. La respiration du jeune homme s'arrêta un instant tandis que son coeur manquait quelques battements, et son regard tomba sur l'herbe, alors qu'il écoutait Pandora s'étonner de sa propre audace d'un petit « oh » qu'il ne put s'empêcher de trouver charmant. Voilà qu'il se retrouvait maintenant avec deux choses à avouer, deux choses toutes aussi vraies et irrémédiables l'une que l'autre. Il était loup-garou, et il était amoureux d'elle. De loin, il pouvait presque entendre Sirius ricaner de la situation dans laquelle il s'était embourbé. Sa petite-amie le mentionna d'ailleurs, quoi qu'indirectement, en lui ordonnant de tout avouer, maintenant qu'il y était autorisé. Il fallait absolument, quand toute cette affaire se calmerait, qu'il fasse en sorte que les Maraudeurs et Pandora s'entendent ; ça ne pouvait plus continuer comme ça.

« Ne sois pas injuste envers eux … Ils veulent me protéger, à tout prix, et je ne leur en serait jamais assez reconnaissant pour ça. Ils ont été injustes envers toi, je le sais, mais finalement, ce n'était que parce qu'ils croyaient me protéger. Si tu veux blâmer quelqu'un pour son injustice, c'est moi. C'est moi qui vous impose tout ça, à tous, alors que j'ai promis à Dumbledore que j'y ferai face seul. »

Remus arracha quelques bruns d'herbe a côté de lui avant de porter à nouveau son regard sur Pandora. Il lui sourit doucement, alors qu'il songeait à cette discussion qu'il avait eue avec Dumbledore, il y avait maintenant sept ans. Il pourrait rentrer à Poudlard, mais personne ne devrait être au courant de sa lycanthropie. C'était une de ses conditions, mais si Remus faisait le compte de toutes les personnes qui savaient, et parmi elles, de toutes celles à qui il l'avait volontairement avoué, il avait clairement faillit au commandement donné par son directeur. Une dizaine de personnes savaient, et parmi elles, seule la moitié avait deviné. Pour les autres, on le leur avait dit. Dumbledore risquait toute sa carrière pour lui, et malgré ça, il n'arrivait pas à garder sa promesse. Quand Rogue avait failli être blessé, la déception que Remus avait lu dans les yeux de cet homme qu'il admirait tant l'avait profondément touché : il n'avait pas su être à la hauteur du geste qu'avait fait Dumbledore pour lui, et il le regrettait amèrement. Pourtant, il se retrouvait à nouveau à avouer son secret à une étudiante de Poudlard, sans réussir à s'en empêcher. Mais au moins, il le ferait en la regardant dans les yeux.

« J'ai été mordu par un loup-garou à l'âge de cinq ans, Pandora. Depuis, je me change tous les mois en monstre sanguinaire, et malgré ça, Dumbledore a accepté de me faire rentrer à Poudlard. Il a tout organisé pour mon arrivée, je lui dois tout, je lui dois plus que j'en dois aux Maraudeurs, et crois-moi, eux aussi ont tout fait pour moi. »

C'était sorti, tout était sortit, et Remus se sentait aussi allégé qu'alourdit. Cette révélation était nécessaire pour leur couple, autant qu'elle risquait de le saboter. Et au combien il devait toute son adolescence à Dumbledore, maintenant, il devait aussi quelque chose à Pandora. C'était trop injuste envers elle de la maintenir dans le secret au vu de la relation qu'ils entretenaient ; elle avait le droit de savoir, si bien que c'était devenu le devoir de Remus de le lui dire, même si elle avait déjà deviné.

« Tout ceux à qui je tiens le savent, et tu … tu n'étais pas prévue dans ce compte, Pandora … Je n'avais pas prévu de te rencontrer, je n'avais pas prévu de tomber amoureux de toi, et pourtant, me voilà à nouveau, à trahir la promesse que j'ai faite à l'homme que je respecte le plus au monde parce que je refuse de te perdre … »

Les fleurs poussent aussi parmi les ruines, et Remus espérait que celle de leur amour pourrait resurgir après cette déclaration. Il donnerait tout pour elle, pour leur relation sans laquelle il ne semblait plus capable d'imaginer sa vie. Pandora devait le pardonner, une fleur devait pousser du château qu'il venait de dévaster.
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MessageSujet: Re: I'm not a fool anymore. ∆ Pandomus #2   Ven 27 Mai - 21:01



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Tel un papillon, Pandora avait longtemps batifolé de bras en bras. Elle ne se lassait pas de l’effet qu’elle pouvait faire à ceux du sexe opposé. Même si elle se fichait un peu de ce genre de relations, il était amusant de n’avoir qu’à claquer des doigts pour trouver quelqu’un avec qui aller à une soirée ou pour regonfler un peu son ego. Parfois, elle avait cependant dû faire rentrer son meilleur ami dans l’équation pour se sortir de passes peu agréables. Du moins, les choses se déroulaient ainsi jusqu’à ce qu’elle rencontre Remus. Elle qui avait déjà du mal à croire pouvoir devenir gaga face à un garçon aurait sûrement ri au nez de la personne qui lui aurait soufflé que ce jeune homme serait le gryffon. Le petit papillon de nuit qu’elle était alors avait été attiré par la lumière, cette lumière pourtant sombre et gonflée de secrets. Et le filet s’était refermé sur elle sans même qu’elle n’essaye d’y échapper.
« Ca va ! Je m’amuse un peu, laisse moi tranquille ! » S’était-elle même entendue dire à Esos lorsqu’il avait apprit leur relation. Il ne la voyait d’ailleurs pas d’un bon œil. Mais ces paroles rassurantes, prononcées au détour d’un couloir n’avaient pas même un jour frôlé la vérité. Ce qu’elle pensait être un petit jeu sans danger s’était vite transformé en addiction. L’amour lui était tombé dessus, même si elle détestait cette expression sortie tout droit d’un livre moldu à la noix. Oui, elle avait besoin de croiser Remus, son sourire, son regard, de sentir ses doigts sur sa taille, ses lèvres dans son cou. Combien de jalouses faisait-elle au sein du château ? Cette idée la faisait jubiler, même si au fond elle se fichait pas mal de ce genre de détails et qu’elle ne sortait pas avec le mystère Lupin dans l’optique de devenir populaire. Elle l’était déjà et n’avait pas besoin de la satisfaction de rendre jalouses plein de midinettes pour se sentir vivante. Encore moins depuis qu’il était là, assis à côté d’elle.
Elle l’observait s’acharner sur l’herbe verte sur laquelle ils reposaient, attendant plus ou moins patiemment qu’il se décide à avouer enfin. Elle ne comptait plus les nuits blanches qu’elle avait pu passer à lire de gros ouvrages portant sur les créatures de la nuit, sur les blessures magiques et les comportements lunatiques. D’abord dans la bibliothèque du manoir familial qui l’avait protégé de bien d’après-midi pluvieux durant son enfance, celle-là même où elle avait eu la confirmation qu’un jour elle intégrerait Poudlard. De ses nombreuses lectures, Pandora avait commencé à dessiner un portrait peu rassurant et très éloigné du jeune homme assis à ses côtés. Les loups-garous étaient décrits comme des bêtes sanguinaires, imprévisibles et dangereuses, or Remus était prévoyant, attentif et calme. Pleine de doutes, la Serdaigle avait continué ses recherches à la bibliothèque de l’école, délaissant quelque peu ses cours et devoirs au profit de ce qui la hantait de plus en plus chaque jour. Et lui gardait son silence, fermant les yeux face à l’obsession grandissante de sa petite amie, qui faisait tout pour lui cacher ses soupçons, espérant qu’il disperse de lui-même le brouillard lorsqu’il en aurait envie.
C’est l’esprit embrumé qu’elle s’était mise à parler, le coeur battant, ne prenant pas conscience de ses paroles. Elle même surprise de son audace, elle se rendit compte par la même occasion qu’elle n’était pas allée au bout de sa pensée. Elle n’avait pas pu. Devenait même agressive, comme pour cacher sa faiblesse. Pandora Lockhart, la jeune femme que l’on enviait pour son bagout et son intelligence, perdait ses moyens face à un Gryffondor aux yeux tristes et au sourire rieur. Il était devenu sa faiblesse, elle qui ne pensait pas un jour en avoir d’autre que ses frères ou Esos.
Détournant le regard pour le porter loin devant elle, dans le vague, elle l’écoutait se jeter la pierre, mentionnant le directeur de l’école, ce qui n’était clairement pas pour la rassurer. S’il l’avait prise dans ses bras, lui murmurant des mots doux, elle aurait pu se traiter d’idiote et se demander comment elle avait pu se monter la tête de la sorte. Mais elle aurait également été déçue de savoir qu’il ne voulait pas lui dire la vérité. Parce qu’il avait réussi à obtenir sa confiance et qu’elle voulait la sienne.
Cependant, et même si elle s’y attendait vraiment, son coeur loupa un battement lorsqu’il fini par prononcer ces quelques mots qui expliquaient tout. Il le faisait presque contre l’avis de tous aussi ne devait-elle pas se mettre en colère. Mais elle ne put s’empêcher de bondir sur ses jambes et de faire quelques pas en arrière pour lui faire face. Les mots ne trouvaient pas encore leur sortie et elle le dévisageait tandis qu’il semblait se délester d’un poids important, pour venir en porter un autre. Elle lisait la peur dans son regard. La peur du rejet. Et son palpitant qui faisait à présent n’importe quoi dans sa poitrine se remplit aussitôt d’une douceur qu’elle même ne croyait pas avoir.
Pandora resta interdite un long moment, le regardant fixement. Un instant, elle se dit qu’il se moquait d’elle, qu’il l’avait vu lire un de ces bouquins et qu’il lui faisait une blague avec ses amis qui allaient débouler en riant. Mais non, cela ne se produirait pas et au vu de l’air grave dessiné sur son visage, elle comprit qu’il ne mentait pas. Une pointe de fierté avait prit place dans son ventre, l’aigle en elle la félicitait d’avoir touché juste. Cependant, elle devait réagir, dire quelque chose. Elle ne pouvait pas le regarder indéfiniment comme ça, pas alors qu’il venait de lui faire l’honneur de lui révéler son plus grand secret.
Nonchalamment, elle tapa dans une feuille de l’arbre, elle hésitait entre montrer sa vexation, sa déception ou sa joie. Elle lui en voulait de ne pas s’être confié plus tôt comme elle lui était redevable de lui prouver ainsi son amour.
« Pourquoi tu me l’as pas dis plus tôt ? » Quelque part, elle savait que cela le ferait se sentir encore plus coupable, mais elle ne pouvait s’en empêcher. Elle se détourna un instant avant de revenir s’asseoir silencieusement à ses côtés. Elle ne lui en voulait aucunement et pour le rassurer, vint poser sa main sur son avant-bras.
En réalité, maintenant que la barrière était cassée, elle avait surtout envie d’en savoir un maximum, de lui poser vingt mille questions. « Je t’aime tu sais ? » Elle ne lui avait pas dit ça en réponse à sa propre déclaration qui n’avait d’ailleurs fait qu’accélérer la cadence intérieure, mais parce qu’elle voulait lui dire qu’elle ne partirait pas en courant. Pas pour ça.

- Adrenalean 2016 pour Bazzart

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MessageSujet: Re: I'm not a fool anymore. ∆ Pandomus #2   Mer 3 Aoû - 13:51


I'm not a fool anymore
Un secret vaut ce que valent les personnes qui doivent le garder. L'Ombre du Vent - C.R.Z.

Pandora s’était levée, brusquement, alors qu’il terminait sa tirade. Tout ce que Remus trouvait à faire, de son côté, c’était arracher un peu plus l’herbe qu’il trouvait autour de lui, alors qu’il attendait, tête baissée, la sentence.  Il avait soutenu son regard grave aussi longtemps qu’il avait pu, mais il avait fini par baisser la tête. Il avait dit tout ce qu’il avait à dire, et peut-être même plus. Si ça se terminait maintenant, au moins, il aurait été honnête. Il rentrerait la queue entre les jambes dans la Tour des Gryffondor et passerait une semaine enfermé dans son dortoir, Peter lui apportant du chocolat et James lui jurant « je te l’avais dit », mais au moins, ça serait derrière-lui. Il avait tout donné pour leur relation. Si, à l’image de Jules, elle préférait le quitter, il s’en remettrait, se jurant à nouveau qu’il ne s’embarquerait plus jamais dans une relation pareille. Ça avait si bien marché la dernière fois qu’il s’était dit cela, après tout.
Remus la suivit des yeux alors qu’elle se déplaça autour de l’arbre pour aller jeter un coup de pied gracile dans une feuille ; à un tout autre moment, il aurait trouvé la scène comique. Personne ne tape dans une feuille d’arbre ; on tape dans l’arbre, directement, si on veut avoir l’effet escompté. Quel effet recherchait-elle, d’ailleurs ? Etait-elle en colère ? Contre lui ? Voilà une émotion à laquelle il ne s’attendait pas, mais en même temps, Pandora était une jeune fille assez inattendue. Il attendait, alors que les secondes s’étiraient, interminablement, une réaction. Il s’imaginait différents scénarios, comme il s’en était imaginé d’autres quand il avait annoncé sa lycanthropie à ces quelques amis qui n’étaient pas encore au courant. Mary était certainement celle qui avait eu la réaction la plus … visible. Elle s’était brusquement écartée de lui, lui avait posé des questions saugrenues (qui n’avaient pas manquées de le faire rire), et pendant quelques instants, il avait pu lire la peur sur son visage. Mais il n’avait jamais vraiment douté de la conclusion que prendrait cette confession. Elle lui avait promis le silence et leur relation n’avait depuis pas vraiment changé – sinon qu’elle était encore plus protectrice envers lui qu’à l’ordinaire. Remus ne voulait même pas s’essayer à tenter de déchiffrer les expressions de visage de sa petite-amie. Il la connaissait trop bien, maintenant, et ne voulait pas voir inscrit sur ses traits la peur de le savoir loup-garou, ou pire, la pitié. Par Merlin, ça, c’était ce qu’il redoutait le plus. Le personnel médical et quelques professeurs lui jetaient des regards remplis de désolation et lui annonçaient qu’ils le plaignaient, et ça, c’était ce qui lui donnait véritablement envie de vomir. A ça, il préférait l’indifférence de Peter, la bienveillance de Lily ou le mépris de Rogue. Mille fois.

« Pourquoi tu me l’as pas dis plus tôt ? »

Le regard de Remus se remplit soudainement d’espoir alors que son palpitant reprenait du service. Les mots se bousculaient dans son crâne alors qu’il préparait sa réponse, et il ne fut que plus surpris quand Pandora choisit de s’assoir de nouveau à côté de lui, posant au passage une main sur son bras. Ce simple geste lui asséna une nouvelle série de frissons qui lui secouèrent l’échine – foutus hormones – alors qu’un sourire un peu tordu naissait sur son visage. Tordu, parce qu’il n’était pas sûr de pouvoir sourire, pas sûr de ce qu’il avait entendu, pas sûr de ce qu’il pouvait en comprendre. Une réaction de Serdaigle vexée de ne pas avoir su plus tôt, c’était une bonne nouvelle, non ? ça valait bien un sourire, non ? Cette fois, Remus osa plonger son regard dans celui de la jeune fille, dans l’espoir de l’analyser, de le comprendre. L’émotion était lisible sur le visage du lion alors qu’il se perdait dans sa recherche analytique pour se laisser aller à la simple admiration de sa petite-amie. Elle l’était toujours, n’est-ce pas ? Elle ne s’échapperait pas, elle resterait là, avec lui, dans ce moment, éternellement ?

« Je t’aime tu sais ? »

Cette fois-ci, le cœur de Remus s’arrêta complètement, et il dû secouer la tête, décrochant un instant son regard de celui de Pandora pour se rappeler de respirer. Il inspira et se rendit compte qu’il avait chaud : il devait être en train de rougir. Pendant un instant, il eut envie de regarder autour de lui, voir si un Maraudeur n’était pas en train de les espionner, pour lui gueuler : « T’as entendu ça ?! ». Avaient-ils entendu cela ? Le monde avait-il entendu cela ? Et lui, Remus John Lupin, avait-il bien entendu cela ? Il n’y croyait pas vraiment, et pourtant, il n’avait pas d’autre choix. Pandora était là, contre lui, la main sur son bras, les yeux dans les siens, à lui murmurer qu’elle l’aimait. Elle ne partirait pas. Il avait été mordu à cinq ans par un loup-garou, récupérant cette damnation à son tour, il lui avait dit, et elle était toujours là. Littéralement à son bras. Il en avait envie de pleurer – mais il ne le fit pas, au risque qu’effectivement, un Maraudeur soit à côté d’eux en train de les espionner, et qu’il doive supporter leurs moqueries pendant les trois prochains mois. Au lieu de cela, il se décala un peu, de sorte à faire un peu plus face à la jeune fille. Une main, hésitante, vint se poser sur son visage, délicatement, doucement, pour venir écarter une mèche rebelle de son regard qu’il dévorait des yeux avec ardeur. Son autre main vint caresser sa joue avant de descendre effleurer ses lèvres puis son cou. Il cherchait quelque chose à dire mais se retrouvait perdu dans l’admiration de Pandora. Chaque tâche de rousseur, chaque grain de beauté, il voulait passer ses journées à les compter. La douceur de ses cheveux et de sa peau laiteuse, il voulait les caresser jusqu’à la fin des temps. La forme de ses traits, ses pommettes, sa mâchoire, son front, son nez, il voulait les apprendre par cœur. Ses lèvres rosées, il voulait les embrasser encore et encore, jusqu’à ne plus pouvoir respirer. Son visage se rapprochait du sien alors qu’il se rappelait de la question qu’elle lui avait posée. Il lui devait une réponse, n’est-ce pas ?

« Je suis désolé, Pandora. J’avais peur, je suppose. Peur de te perdre, parce que je t’aime de plus en plus chaque jour, et que je ne sais pas si je le supporterais, si tu partais. J’avais peur. »

Pour s’assurer qu’elle ne partirait pas, pas tout de suite, du moins, Remus passa une main sous la cascade de cheveux de la jeune fille pour l’accrocher sur sa nuque et définitivement approcher son visage du sien. Il l’embrassa d’abord avec douceur, incertain de là où ça le mènerait. Puis, la danse changea, un peu. Si Pandora y prêtait attention, elle lirait dans ce baiser beaucoup de désir, un peu de soulagement, mais aussi de la douleur, et surtout, par-dessus tout, de l’amour.

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