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 C’est ça qui est génial dans l’univers ; son côté imprévisible ★ Azrael

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MessageSujet: C’est ça qui est génial dans l’univers ; son côté imprévisible ★ Azrael   Mer 27 Avr - 14:29

So what we get drunk, so what we smoke weed. We’re just having fun. We don’t care who sees. So what we go out. That’s how its supposed to be. Living young and wild and free.
La musique vibrait dans tout son être et prenait possession de ses membres qui se mouvaient sur la piste en rythme. Ses lèvres chantaient chaque parole comme si elles avaient toujours fait partie d’elle. Quelquefois des corps retrouvaient le sien pour partager une danse. La fête de la rentrée était obligatoire et la brune s’était sentie obligée d’y participer malgré la menace de voir son poste de préfète lui être retiré si elle était retrouvée dans l’une de ces réjouissances. Elle devait s’y rendre tout d’abord à cause de sa réputation mais aussi parce qu’elle était incapable de rester sagement dans sa Salle Commune en sachant que ses amis s’amusaient. De plus, elle prenait tellement de plaisir à danser et à boire avec sa meilleure amie qu’elle était devenu accro aux fêtes de Poudlard. Ce serait sûrement ce qui lui manquerait le plus une fois l’année scolaire terminée. Cela devait faire trois heures qu’elle se déhanchait sur la piste et qu’elle avait peut-être pris trop de verres de whisky pur feu. Monique sentait que sa tête commençait à tourner et la fête perdait en nombre et en ambiance. Ses jambes titubaient un peu alors qu’elle cherchait la sortie. Quelqu’un eut la gentillesse de lui ouvrir la porte et elle lui lança un léger merci alors qu’elle retenait un rot ce qui dessina une grimace sur son visage. En sortant et se retrouvant dans les couloirs de l’école elle s’arrêta pour réfléchir un moment à ce qu’elle était censée faire, où devait-elle aller ? Son dortoir, sa salle commune, cinquième étage. Elle était à l’extérieur de la salle sur demande donc au septième étage. Elle commença à marcher, un pas devant l’autre à la recherche des escaliers. Elle commença à descendre les marches mais les escaliers en question étaient des farceurs et ils participèrent à lui faire perdre ses repères alors que tête réussissait déjà à tourner toute seule. Elle se retrouva plusieurs fois au septième étage comme si elle n’avait jamais bougé mais finit après maintes tentatives par arriver au sixième. Encore un étage et elle était sauvée. Elle fut ensuite prise d’une étrange envie. Elle voulait des sardines. Oh pourquoi des sardines ? Elle soupira en s’assurant qu’elle était incapable de descendre jusqu’aux cuisines pour demander gentiment aux elfes de maison de lui offrir du poisson. Mais elle en avait très envie. Elle voulait des sardines à l’huile d’olive, à la tomate ou au citron dans leurs petites boites de conserve. Wow le whisky lui était vraiment monté à la tête, elle n’aimait pas trop les sardines à la base pourtant elle avait l’impression qu’elles étaient devenues son péché mignon et qu’elles étaient la seule chose à pouvoir la rendre heureuse. Elle avança en se promettant qu’elle mangerait des sardines le lendemain pour ne plus ressentir ce besoin à la suite d’une fête. Sa tête la suppliait de descendre aux cuisines pour pouvoir manger quelques sardines, pas beaucoup, ça prendrait quelques minutes. Donc sa tête tournait autour de cette idée entêtante de sardines. Ces poissons n’étaient même jolis à voir, qu’est-ce qu’il lui prenait ? Elle essaya de retrouver sa raison mais c’était plutôt compliqué vu qu’elle était pas mal bourrée. “Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson.” disait Confucius. Son cerveau trouva que c’était une excellente idée. Et si elle allait pêcher ? Non, non Monique revient à la réalité ! Elle lança un petit rire dans l’atmosphère, amusée par ses idées et ses pensées embuées par l’alcool et obnubilées par les sardines. Oups, elle espérait que personne ne l’avait entendue. Vite, il fallait qu’elle rejoigne son dortoir.

Mais elle entendit des bruits de pas qui se dirigeaient vers l’endroit où elle se trouvait. Son cerveau lui hurlait de se cacher, de se mettre à l’abri et son esprit priait pour qu’il s’agisse d’un élève tout aussi soûl qu’elle. Non, ce n’était pas un élève, elle reconnaissait cette silhouette. Il était beau même quand elle était bourrée. Elle essaya de s’enfuir du regard de son professeur d’étude de runes. Elle l’avait rencontré à une réunion des grandes familles de sang-pur et avait tout de suite craqué pour son côté mystérieux et sombre. Elle avait été tellement étonnée de le revoir, surtout en tant que professeur à Poudlard et heureuse d’avoir choisi les runes comme option. Alors qu’elle tentait de s’éloigna elle sentit ses jambes trembler et se dérober sous son poids. Des bras entourèrent sa taille et l’empêchèrent de tomber et de s’aplatir sur le sol. Monique avait l’impression d’avoir été sauvée par son prince charmant sauf qu’elle n’avait rien d’une princesse sur le coup. Elle leva les yeux vers lui et son regard se posa instantanément sur ses lèvres pleines qui semblaient seulement attendre d’être embrassées. Pourquoi les faire patienter ? Monique se sentait envelopper par un désir de se laisser aller à montrer son intérêt grandissant à son professeur. Habituellement elle aurait freiné ses ardeurs et se serait contentée de lui faire des compliments ou d’engager la conversation en lui souriant à chaque fin de phrase. Mais son frein semblait avoir été effacé par le whisky. La bouche d’Azrael, enfin de monsieur Silaïev, lui faisait même oublier sa précédente envie de sardines. Mais elle avait l’impression que c’était mal, très mal de vouloir l’embrasser, quoique sa raison avait du mal à lui expliquer pourquoi sur le coup. « Bonsoir je euh… me suis perdue ? » Son affirmation ressemblait plus à une question et il était totalement idiot de prétendre qu’une élève de septième année qui n’avait connu que Poudlard était incapable de se retrouver dans un château où elle avait pratiquement grandi. Mais elle n’avait pas toute sa tête et était fascinée par son professeur qui la tenait toujours. Elle ne voulait plus jamais qu’il la lâche, elle se sentait tellement bien dans ses bras. « Je veux dire que… ‘fin perdue c’est pas le mot Azrael euh… monsieur, professeur. » Quelqu’un pourrait-il lui donner une claque pour qu’elle arrête de raconter n’importe quoi ? Il allait sûrement la prendre pour une folle et ne plus jamais l’apprécier et ses chances d’être avec lui – qui étaient déjà minimes – allaient complètement disparaitre. En plus il avait des lèvres tellement magnifiques qu'elle avait l'impression qu'elle ne pourrait s’en passer, elle s’en sentait incapable. Oh et puis merde ! Elle se redressa brusquement et posa ses lèvres sur celles d’Azrael juste… jute pour le goût, pour savoir à quel point c’était agréable.

©Pando
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MessageSujet: Re: C’est ça qui est génial dans l’univers ; son côté imprévisible ★ Azrael   Mar 31 Mai - 21:07

Azique


La plume griffonne furieusement sur le parchemin déjà noirci de signes divers et de lettres élancées, lancée dans une danse au rythme endiablé. Elle s'arrête parfois, quelques instants durant, le temps d'étancher sa soif dans l'encrier ou de changer de feuille sous le coup d'une inspiration soudaine. Déjà, ses annotations reprennent de plus belle. Quasi silence, à peine dérangé par la pointe qui gratte l'épiderme du papier, par le froissement des pages des grimoires, par ces réflexions qui te viennent et qu'à mi-voix tu grommelles. "Non, ça n'est pas ça.", "Plutôt comme ça.", "Où est passé ce foutu syllabaire glyphes lunaires encore ?" Les sourcils sont froncés, et entre eux se creusent de vagues sillons d'une concentration parsemée d'une touche de frustration. Les manches retroussées de ta chemise dévoilent les avant-bras tatoués et témoignent de ton travail obstiné. Ca n'est pas facile, même pour toi. Evidemment que ça ne l'est pas. Ca se saurait si un quelconque assemblage de runes et d'enchantements permettait déjà de restreindre l'influence du loup-garou sur le sorcier qui l'abrite, ou encore de l'enfermer dans un périmètre donné. Et si c'était aussi aisé... eh bien la lycanthropie n'aurait plus été un problème aussi majeur. Les sorciers atteints seraient probablement moins méprisés, moins pestiférés. Mais ce n'est pas le cas. Et en tant que professeur, spécialiste de magie runique, c'est bien sûr à toi que le vieux Dumbledore a demandé d'essayer de trouver un moyen d'assurer avec plus de fiabilité la sécurité des élèves lorsque pleine lune règne dans le ciel nocturne. Puisque évidemment, tu as eu l'excellente surprise de découvrir que Poudlard accueille en secret un loup-garou entre ses murs, et que -oh surprise!- un accident a failli avoir eu lieu il y a tout juste quelques mois. Et on le dit être le plus grand sorcier de son ère, craint même par certains de tes pairs. Et certes, il a été celui à mettre fin à une guerre. Certes, il est celui à avoir mis un terme à la vie de Grindelwald et à sa sombre magie. Mais le temps a filé et l'événement bientôt se perdra dans la toile du passé. Et lorsque l'on sait ce qu'il permet, il est aisé de voir que le Damoclès qui plane au-dessus de sa tête porte le doux nom de sénilité. Sans compter que si la personnalité est à l'homme ce que le parfum est à la fleur, il aurait certes une odeur -contrairement à une affligeante majorité de gens-, mais d'une telle excentricité qu'elle en devient pestilentielle et ne semble qu'empirer davantage avec l'âge.

Qu'on ne se fourvoie pas cependant. En vérité, tu es ravi de pouvoir relever ce défi. Fasciné par l'opportunité. L'occasion d'étudier les interactions entre les anciennes magies et une créature pareille. Les intrications qui existent entre elle, la lune et les runes, ces fils invisibles qui se tissent et puis s'emmêlent. Ca n'est pas tous les jours qu'on a un lycanthrope identifié sous la main, forcé de se plier à tes exigences, de se prêter à tes expériences. Alors certes, tu pourrais t'offrir la participation de n'importe quel lycanthrope pour peu que tu saches qu'ils le sont, mais bien que ce ne soit là ta première priorité du moment, tu n'es pas de ceux à dédaigner une telle opportunité. Tu déposes la plumes sur la table comme pour qu'elle s'y repose, prenant le temps d'étirer ton dos et ta nuque ankylosés, tes bras et tes doigts fatigués de la tension qui les a habité. Et la saille des omoplates tend le blanc de la chemise, les muscles roulent sous le diaphane de la peau, effaçant les maux éparses lorsqu'ils jouent cette silencieuse mélodie cause de leur démise. Le vairon des yeux clairs se perd sur les tables de ta salle de classe, rassemblées d'un coup de baguette pour n'en former qu'une sur laquelle s'étalent les piles de grimoires et maints parchemins enchevêtrés, couverts de ton écriture liée. Une main qui passe sur le visage, masse l'arrête du nez entre les yeux, là où se loge un début de migraine indésirée. De t'être trop concentré, d'avoir trop travaillé, trop forcé pour percer la semi-pénombre qui s'est installée malgré les boules de lumières dérivées d'un lumos que tu as fait flotter dans la pièce. Tu soupires lentement, estimant ton avancement. Dans tous les cas, tu en as assez fait pour aujourd'hui, assez travaillé sur le sujet pour cette nuit. Et tu as définitivement besoin d'un peu d'air frais. Et de griller une nouvelle cigarette. On n'empêche pas la venue du printemps disait An Min Yong, et c'est aussi le cas pour ton besoin en nicotine. Et certes, la fumée âcre n'a pas un parfum aussi doux et délicat que de foutues fleurs fragiles, mais elle est en l'occurrence bien plus utile que le parfum de renouveau et toutes ces niaiseries ridicules qui accompagnent la venue de ce dit printemps.

Quelques sorts plus tard, la salle a retrouvé son état antérieur. Les parchemins, les tiroirs scellés de ton bureau, les grimoires les étagères, et les tables leur place initiale. L'instant suivant, tu te retrouves dans le couloir du cinquième étage. Désert, au vu de l'heure déjà avancée de la nuit. Le couvre-feu est passé et, sauf élèves indisciplinés dès la rentrée, tu ne devrais en croiser aucun. Tu n'y crois pas vraiment, à vrai dire. Contrairement aux autres professeurs qui semblent encore croire que les chimères caracolent dans de jolis champs plein de pâquerettes et autres fleurs en bourgeons sous un ciel bleu outremer, sans nuages pour voiler le soleil et ses arc-en-ciels sortis de nulle part puisqu'il n'y a pas une goutte d'humidité, tu es encore jeune et ta mémoire ne souffre guère des maux causés par l'âge et le temps passé. Et tu te rappelles très bien de tes années passées à Durmstrang. Que les couvre-feu n'avaient aucun effet si ce n'est d'améliorer les aptitudes de furtivités et de discrétion des élèves dont l'objectif premier était souvent de trouver un coin tranquille pour retrouver leur tourtereaux et roucouler comme si c'était constamment la saison des amours. Et qu'on soit bien d'accord. Les termes sont des putains d'euphémismes. Ils étaient tous bien loin de se prendre pour de stupides oiseaux amoureux, et toi encore moins que les autres. D'ailleurs tes infractions quasi quotidiennes au couvre-feu avaient des motifs bien plus divers que la simple satisfaction de tes hormones adolescentes. Alors bien sûr, tu étais loin de ne pas en profiter de cette manière, mais tu avais aussi d'autres choses à faire -à savoir occuper tes nuits d'insomnies, t'entraîner, manipuler, ou encore régner sur cette école qui était un tienne durant ta dernière année. Et le fait que ce soit tout juste la rentrée ne change pas grand chose à tout ça, si ce n'est pour les plus jeunes élèves, encore effrayés par la nouveauté et l'idée de rompre les règles instaurées.

Mais si tu gravis les escaliers menant au sixième étage et que tu prends la direction de la tour d'astronomie, ce n'est pas dans l'objectif de coincer quelque élève dissident. A vrai dire, tu t'en fous un peu. Qu'ils s'amusent tant qu'ils le peuvent, qu'ils fassent la fête ou ce qui leur plaît s'ils le souhaitent, c'est leur problème. Non, c'est simplement que la tour d'astronomie et l'accès qu'elle permet à l'air frais nocturne est plus proche que l'immense parc du château. Aussi, c'est complètement par hasard que tu entendais des bruits de pas et qu'en t'engageant au détour d'un couloir tu apercevais justement la silhouette féminine chancelante à quelques pas de toi. Et la lumière des torches avoisinantes caressant son visage te révèle son identité sans tarder. Elle a beau essayer de fuir, tu sais qu'il s'agit de Monique Strout. Sang-pure répartie à Serdaigle sept ans auparavant, que tu as déjà eu l'occasion de rencontrer quelques fois. Si elle t'a été présentée dans une de ces réceptions au début de l'été, c'est aussi l'une des élèves de ton cours de runes. Plutôt appliquée, si la manière dont elle semble boire tes paroles et venir discuter avec toi -comme plus d'un de tes élèves- à la fin des cours en est un indicateur. Enfin, tu es loin d'être dupe de ses réelles motivations, et tu as bien compris que son intérêt n'est pas tant porté sur les runes que sur ta personne. Tu lui plais, et tu le sais. Malgré la relative subtilité de ses tentatives pour te draguer, ses regards ne trompent pas, pas plus que vos dialogues ponctués de ses sourires. A vrai dire, ça t'amuse un peu. Tout comme de voir les innocentes rivalités qui naissent entre certaines de tes élèves. Il est vrai que tu es plutôt populaire, particulièrement chez les héritiers de ces grandes familles de sang-purs anglaises. Celles qui savent que le nom de Silaïev, bien qu'étranger à leurs terres, n'est pas à prendre à la légères. Celles qui savent que derrière la douceur des syllabes, se cache un danger véritable, une pureté incontestable.

A quelques pas de toi, tu vois ses jambes osciller, tu la vois prête à vaciller Clairement bourrée, pour espérer t'échapper lorsque la distance entre vous est si risible que l'on peut commencer à parler de proximité. Si bien que lorsqu'elle s'apprête à tomber, tu as déjà couvert les quelques mètres qui vous séparait encore. Machinalement, ton bras s'enroule autour de sa taille pour la retenir et lui rendre son équilibre. Non pas mu par simple gentillesse, mais comme il se dit parfois, celui qui veut les fruits ne doit pas couper les fleurs. Et, indépendamment du fait qu'elle te veuille d'une manière bien particulière, tu sais qu'avoir Monique de ton côté pourrait s'avérer utile, et cela pour des raisons qui pourraient être bien plus nombreuses que la mission confiée par celui qui se fait appeler le Seigneur des Ténèbres, ignorant dans un élan arrogant que dans les ombres rodent d'autres menaces tout aussi funèbres. Parce que ceux que tu rallieras à sa cause, tu t'octroieras d'abord leur loyauté avant que lui n'utilise la terreur pour s'assurer de les faire abdiquer. Et tu vois les vices de sa méthode, la manière dont elle pourrait lui porter préjudice. Alors bien sûr, tu es bien loin de parler de confiance, parce que tu n'as jamais cru à ces conneries qui disent que l'amitié sans confiance, est une fleur sans parfum. Parce que dans ton monde, l'amitié est un concept qui n'existe pas et que tu refuses de donner ta confiance à qui que ce soit. Mais tu sais comment diriger. Tu sais qu'une certaine loyauté est nécessaire pour créer des alliances. Et que comme celle-ci reste d'une fragilité dont tu n'as que trop conscience, les dettes ne doivent jamais être sous-estimées, au même titre que les autres redevances. Jamais il ne faut les laisser se faire oublier. C'est ainsi que l'on compose dans les hautes sphères des sang-purs, la raison pour laquelle c'est avec précaution que l'on danse. Mais vraiment, régner par la peur ? Si on était toujours au Moyen-Âge, pourquoi pas. Mais de nos jours, toutes les spécificités ont été vues et revues. C'est d'un manque total de subtilité. D'un manque cruel de modernité. Comme mettre des motifs floraux sur des robes au printemps. Groundbreaking. Personne ne s'y serait attendu, bravo. Tu lui mettrais presque un O pour l'originalité.

Toujours est-il que lorsque Monique te salue et annonce qu'elle s'est perdue, presque comme si elle t'en demandait la confirmation, tu arques un sourcil narquois quant à son mensonge. Est-elle si bourrée qu'elle ne sait plus se trouver d'excuse ? Sachant qu'elle a passé sept ans dans le château, il est certain qu'elle manque totalement de crédibilité. Même un première année crédule et tout juste arrivé aurait sans doute du mal à la croire. Aussi, tu ne la relâche pas immédiatement, incertain quand à la coopération de ses jambes. Tu n'as pas vraiment envie qu'elle s'écroule à tes pieds, il ne manquerait plus qu'elle se fasse mal et que tu ais à l'amener jusqu'à l'infirmerie. Parce que non, tu ne la porteras pas alors qu'elle est bourrée. Et il n'est pas vraiment dans tes plans de faire un détour jusqu'au troisième étage au milieu de la nuit. ''Perdue, vraiment ? En pleine nuit, sans pouvoir tenir debout ? Tu devrais trouver une autre excuse, je crains que ce ne soit pas très crédible. Et il ne faudrait pas que l'on imagine que tu reviens d'une soirée complètement saoule, n'est-ce pas ? Ca pourrait être dangereux pour ta place de préfète...'' Un rythme particulier que tu donnes à tes paroles, une lenteur légère, presque hypnotique alors que le velours de la voix suinte de nuances aussi sournoises que narquoises. Une menace que tu sous-entends, que tu n'es même pas certain que son cerveau embrumé par l'alcool comprenne, mais que tu ne mèneras pas jusqu'à la fin. Simplement un autre moyen de manipuler, de rappeler le pouvoir que tu as sur elle en la surprenant là, comme ça.

Elle se reprend, et la commissure de tes lèvres qui tremble une seconde laisse deviner le rire que tu retiens à la voir tenter de se rattraper et ne faire que s'enfoncer davantage. Tu laisses filer l'utilisation de ton prénom immédiatement corrigé, amusé par la situation, relâchant lentement ton bras autour d'elle pour ne pas lui refaire perdre l'équilibre, surveillant d'un œil son regard qui se perd sur tes lèvres. ''Si 'perdue' n'est pas le terme, quel est-il dans ce cas ?'' que tu rétorques sans te départir de tes intonations moqueuses. En guise de réponse cependant, pas de paroles. Elle se redresse trop soudainement pour que tu réagisses ou tente de reculer sans perdre toi aussi l'équilibre. La fraction suivante, ses lèvres sont pressées contre les tiennes. Machinalement, tu fermes les yeux, percevant l'odeur du whisky dans sa respiration, des atomes la saveur de l'alcool sur ses lèvres, du fantôme de leur chaleur. Et une seconde durant, tu serais presque tenté de lui rendre son baiser. De glisser une main dans ses long cheveux bruns, de lui faire incliner légèrement la tête pour pouvoir l'embrasser. Nul besoin de dire que ça n'est pas vraiment à Poudlard que tu pourras assouvir tes besoins en endorphines. Les autres professeurs ne sont pas vraiment intéressants pour toi -soient trop âgés, soient d'idéaux complètement opposés- pour que tu n'aies ne serait-ce qu'envie d'y penser, et si tu devines sans présomptions que certains de tes élèves se dévoueraient bien... tu doutes que ça passerait si cela venait par hasard à ce savoir. Le même problème se pose aussi avec Aleksandra et le côté physique qu'avait votre relation s'avère plutôt peu adaptée à la situation. Aussi, après quelques fractions de secondes de trop à pondérer ton léger étonnement et à te raisonner, tes mains trouvent ses bras pour l'éloigner doucement et la dégager de tes lèvres. Le sourcil qui s'arque à nouveau, l'air plus sérieux cette fois alors que tu l'observes avec attention. ''J'espère que ce n'est pas une de tes habitudes d'embrasser le premier venu, Monique. Tombe sur la mauvaise personne et il pourrait t'arriver toute sorte d'histoire peu enviables. Qu'ils en profitent, t'attirent des ennuis, ou qu'ils s'en servent disons... pour te manipuler.'' La dangerosité qui perle doucement dans les nuances plus grave contraste avec la mèche de ses cheveux que tu dégages de devant son visage. Elle est jolie, Monique. Si trop de fleurs s'épanouissent sans être vues, ça n'est pas son cas. C'est un fait qui se sait. Mais ça n'est pas que pour ça que tu la préviens, mais parce que toutes les fleurs de l'avenir sont dans les semences d'aujourd'hui et qu'il ne faut pas les négliger : si l'occasion t'es donnée de pouvoir tourner les événements de la soirée en ta faveur, de s'assurer de sa reconnaissance à ton égard, autant en profiter. Malgré tout, tu dois bien avouer être toujours amusé par la tournure des événements et de cette situation plutôt inattendue.


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MessageSujet: Re: C’est ça qui est génial dans l’univers ; son côté imprévisible ★ Azrael   Dim 3 Juil - 23:27

So what we get drunk, so what we smoke weed. We’re just having fun. We don’t care who sees. So what we go out. That’s how its supposed to be. Living young and wild and free.
La même chanson accaparait son esprit, alors qu’elle revoyait Reyna chanter à tue-tête et les gens lever leurs verres. Tous les visages se mélangeaient dans ses souvenirs, elle se rappelait de la masse, des corps se mouvant en rythme mais aucun détail ne lui apparaissait. Quelle était cette musique qui apportait avec elle une vague d’images et d’émotions ? Elle ne savait plus. La Bleue entendit presque Aristote lui susurrer : Savoir, c'est se souvenir. Quelques paroles lui revenaient, repassant en boucle dans ses pensées sans jamais aller jusqu’au refrain. Monique se demandait quelles étaient les chances pour qu’elle oublie un titre de chanson mais se souvienne de la citation d’un philosophe grec en étant bourrée. L’alcool devait avoir un effet spécial sur son cerveau, peut-être décidait-il de garder ce qui lui serait utile ? Ou peut-être pas. Pourquoi l’art de marcher lui était soudainement devenu inconnu ? Cela n’avait pourtant pas l’air si compliqué quelques heures auparavant. Elle se demandait à quel moment ses amis avaient bien pu partir et s’ils l’avaient prévenue. Ils étaient nuls de l’avoir laissée dans cet état surtout qu’elle ne les aurait jamais abandonnés… quoique si. Il lui suffisait de rencontrer un élève assez mignon pour la raccompagner ou trouver Evan. Elle repensa à ses yeux magnifiques et ne comprenait pas pourquoi elle ne l’avait pas cherché. Ah oui, elle était fiancée, merde. Être saoul ne lui réussissait pas du tout en fait. Mais si son fiancé méritait qu’on se rappelle de lui, il pourrait être là, l’empêchant de se casser la gueule à chaque pas. Attendez, où était-elle ? Elle regarda autour, encore au septième étage. N’avait-elle pas descendu les escaliers ? Si, deux fois même. La brune soupira alors qu’elle comprenait enfin le petit manège des escaliers. Néanmoins la troisième tentative était la bonne, parce qu’elle atteignit l’étage suivant saine et sauve. Les sardines vinrent occuper ses pensées un bon bout de temps alors qu’elle avançait comme si elle marchait sur la lune ou posait les pieds sur un nuage. Elle se dit que le lendemain matin sa gueule de bois risquait de bien lui faire regretter sa longue escapade. Est-ce qu’elle avait cours d’ailleurs ? Pitié que la réponse soit non. Elle ne pouvait pas choisir d’être absente alors que les cours venaient à peine de commencer. En plus elle n’avait pas encore eu la chance de terroriser les petits nouveaux. Ils étaient tellement mignons ces Serdaigles, elle allait très bien s’occuper d’eux et leur apprendre comment se comporter.

Ensuite tout s’était déroulé rapidement. Des bruits de pas, ses jambes qui perdaient leur équilibre et des bras qui la rattrapaient. Wow, heureusement qu’elle n’était pas partie avec Evan, elle aurait perdu la chance de voir son professeur de runes dans toute sa beauté. N’était-il pas parfait ? Cette rencontre était plus intéressante que leurs conversations à la fin des cours car elle avait l’impression de ne l’avoir que pour elle. Et puis il la tenait dans ses bras puissants, ce qui la faisait rêver. Elle désirait poser sa tête au creux de l’épaule d’Azrael et y passer le reste de la nuit. Mais elle était trop hypnotisée par ses lèvres pour réfléchir à changer de position. Monique chercha tout de même à expliquer sa présence dans les couloirs du sixième étage aussi tard dans la nuit. La phrase qui sortit de sa bouche était tellement ridicule qu’elle aurait voulu se frapper la tête contre un mur. Elle continuait de fixer les lèvres d’Azrael alors qu’elles s’ouvraient pour laisser un flot de paroles s’en échapper. Même sa voix était envoûtante et grave, ce qui la faisait fondre. Il démontra en deux mots que son excuse était très peu plausible. Il évoqua une soirée et la Serdaigle se dit qu’en plus d’être bourrée elle devait avoir l’air d’être bourrée. Est-ce que son cerveau était plus lent que d’habitude ? A la fin de la phrase de son professeur elle entendit le mot préfète. Elle eut, l’espace d’un instant, l’impression d’être en danger. Mais le danger pouvait-il être aussi plaisant ? Elle devait se rendre à l'évidence: elle était vraiment en mauvaise posture. Elle ne pouvait pas perdre sa place, elle aimait trop avoir de l’autorité et obliger les gens à l’écouter. Et puis tant qu’elle y était, elle continua sur sa lancée en ajoutant qu’elle employait peut-être le mauvais terme. Elle s’emmêla un peu les pinceaux quand elle tenta de trouver une dénomination pour appeler son interlocuteur. Heureusement qu’il ne releva pas son manque de tact. Il était plutôt moqueur et extrêmement beau. Elle l’entendit parler sans vraiment comprendre ce qu’il disait même si sa phrase semblait être une question. Au final, le courage que lui donnait l’alcool eut raison de sa réserve et elle se redressa brusquement pour embrasser Azrael. Une odeur de savon et de fatigue se dégageait de lui, se mêlant à la senteur de l’encre. Elle se délecta des quelques secondes offertes par l’effet de surprise, essayant de deviner précisément la texture de ses lèvres. Pourtant M. Silaïev finit par la repousser lentement et leurs lèvres se détachèrent. Quel dommage…

Le professeur eut cette fois-ci l’air plus sérieux, mais Monique était encore trop heureuse de la situation pour vraiment s’y intéresser. Elle posa un moment ses yeux sur le sol pour essayer d’effacer le sourire qui s’était dessiné sur son visage. Elle venait d’embrasser Azrael et avait cette impression délicieuse d’avoir rempli son désir le plus cher. Le bonheur, tu sauras que c'est la simplicité ! La Bleue et Bronze avait toujours trouvé que cette citation ne lui correspondait pas, car à son avis, plus c’était mieux. Mais le simple fait d’embrasser son professeur l’avait rendue heureuse, quoiqu’en y réfléchissant ce qu’elle venait de faire n’était pas si facile que ça. Elle pensa subitement à tous les problèmes qu’elle risquait d’engendrer par cette réaction impulsive. Comment Azrael allait-il le prendre ? Elle releva la tête vers lui alors qu’il prenait la parole. Pourquoi le danger semblait-il toujours percer dans sa voix ? La jeune fille se dit que cela faisait sans doute partie de sa recette pour toujours être mystérieux. Par ailleurs, beaucoup de Sang-Purs étaient connus pour la crainte qu’ils suscitaient chez les autres. Elle était presque mariée à l’un d’eux. Néanmoins, les paroles du professeur exprimaient une sorte d’inquiétude et la mettaient en garde. Bien sûr qu’elle n’embrassait pas le premier venu… sauf quand elle était bourrée, elle aurait pu embrasser une sardine quelques minutes auparavant. Une chance qu’il ne lise pas dans ses pensées. Enfin… peut-être. L’important était d’abord pour Monique d’essayer de tenir en équilibre sur ses deux jambes. Réussi. Maintenant, il fallait qu’elle reprenne un peu ses esprits. C’était quoi cette chanson déjà ? OK, autant laisser cela pour plus tard. Il fallait qu’elle trouve quelque chose à dire pour sa défense. Elle venait de briser la règle du couvre-feu et d’embrasser son professeur. Comment était-il possible de s’en sortir dans ce genre de situation ? « En fait, je… je suis peut-être allée à une soirée. Mais vous savez c’est la rentrée et puis on m’y a entraîné de force, je vous promets. » Elle ne mentait pas complètement, ses amis l’avaient suppliée et mise au défi de venir. Elle était vraiment incapable de dire non à un défi. « Et puis j’ai peut-être bu, donc désolée pour… vous savez. » Autant tout avouer, elle était en trop mauvaise posture pour raconter des bobards. Mais elle n’était pas vraiment désolée pour le baiser, elle était même plutôt contente. Néanmoins, elle se dit que mettre Azrael au courant n’était pas nécessaire. « Je sais que je dois être punie, mais est-ce qu’on peut oublier la partie où je suis allée à une fête parce que… » Elle ne termina pas sa phrase, prise par un léger mal de tête. Elle posa une main sur son crâne et soupira pour rajouter un peu de pathétique. Elle voulait rester préfète.

Monique ne savait pas si être sortie plus tôt de la fête lui aurait permis d’éviter de se faire attraper. Mais autant que ce soit Azrael plutôt que quelqu’un d’autre. Il était le seul qu’elle avait envie d’embrasser et une chance comme celle-ci ne serait jamais reproduite. Elle espérait seulement que les représailles n’aillent pas jusqu’à lui faire regretter son geste. Elle devrait d’ailleurs faire une liste de toutes les actions qui risquaient de se retourner contre elle. Son premier point comprendrait sûrement Evan. Ne pouvait-elle pas mieux choisir qui elle embrassait ? Elle n’avait vraiment aucun contrôle. Ce qu'il venait de se passer avec son professeur viendrait sûrement en deuxième position. Ses souvenirs avaient du mal à remonter plus loin. Elle savait pourtant qu’Augusta ne devait jamais apprendre ce qu’il venait de se passer. Elle ignorait encore pourquoi mais l’important était de garder ce baiser secret. Une autre question occupait son esprit. Il s’agissait d’une rumeur que la Greengrass lui avait racontée à propos du professeur de runes. Bon elle se doutait qu’elle était sans doute fausse, mais quel était le mal si elle demandait ? De toute façon ce n’était pas comme si elle pouvait tomber plus bas. « Euh… professeur, je voudrais vous demander quelque chose. On m’a raconté que vous étiez marié avec deux enfants. Vous faites très jeune pour avoir des enfants, vous en avez ? » Elle l’imaginait lui répondre qu’il était marié et qu’il l’avait repoussée parce qu’il aimait sa femme. Beurk. Il ajouterait ensuite qu’il avait une fille et un garçon et qu’ils se chamaillaient souvent. Et là Monique se mettrait sûrement à pleurer face à tant de niaiseries. Heureusement qu’il n’avait pas du tout l’air de ce genre de personne et qu’il s’agissait là de la pire des situations possibles. « Et aussi, est-ce qu'il y a cours demain ? »

©️Pando


HS : j'ai changé de couleur pour les paroles parce que ça faisait un peu mal aux yeux coeur .
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MessageSujet: Re: C’est ça qui est génial dans l’univers ; son côté imprévisible ★ Azrael   Mar 23 Aoû - 6:21

Azique


Dire que tu ne t'attendais pas à la situation serait un euphémisme. Quand tu avais quitté ta salle de classe, les douze coups de minuit avaient cessé de sonner depuis bien longtemps déjà, et tu partais simplement fumer une clope en haut de la tour d'astronomie pour profiter de l'air frais et de la vue et ainsi te remettre de la fatigue intellectuelle qui commençait à embrumer ton esprit dans son insupportable lassitude. La possibilité de croiser un élève bravant le couvre feu t'avait certes effleuré l'esprit, mais tu n'avais en revanche pas vraiment songé à croiser une Monique Strout complètement bourrée. Et encore moins à ce que, vacillante au point de ne plus être capable de marcher dans sa ridicule tentative de fuite, tu n'aies eu à la rattraper par la taille pour éviter de la voir faire plus intime connaissance avec les dalles de pierre. Littéralement tombée dans tes bras. Et sachant pertinemment que tu es loin de lui déplaire - encore un euphémisme - , tu n'as pas besoin de beaucoup t'avancer pour penser avec une certitude quasi inébranlable que la perspective l'enchante. Quant à toi... tu ne peux nier la trouver divertissante. Amusement bienvenu, qui te tire du fil de tes réflexions trop poussées pour ton état de fatigue et rappelle à ta mémoire bon nombre de souvenir de ta propre scolarité. Le pays et le château qui abritaient Durmstrang étaient certes bien différent du Royaume-Uni et de Poudlard, mais les différences s'arrêtent là. Il te semble que c'était hier que tu arpentais les couloirs de l'institut en prince d'abord, puis en roi, et à vrai dire, ça n'est pas vraiment faux. Aussi occupé que tu as été depuis que tu as quitté Durmstrang, il ne s'est écoulé que quelques années depuis lors.Et tu te souviens parfaitement de ces années où le couvre-feu n'était rien de plus qu'un terme -comme c'est d'ailleurs toujours le cas-, rien de plus qu'une règle idiote instaurée à une heure tout à fait subjective. Autant dire qu'avec les tendances insomniaques qui te suivent depuis l'enfance, tu ne l'as jamais vraiment suivi. Tes nuits ont toujours été bien occupées, que ce soit à lire ou t'entraîner, planifier diverses manipulation, ou comme Monique ce soir, à participer toi aussi aux fêtes organisées par les élèves. Instants volés à l'interdit, où l'alcool coulait à flot et envahissait les organismes adolescents, peignant des tableaux de corps qui se mouvaient dans le flou. Les mains encore timides qui s'effleuraient, les anatomies qui se frôlaient lorsque la musique résonnait, quelques baisés volés comme...

Comme Monique vient justement de le faire, profitant de ces quelques instants d'une inattention coupable. La pulpe de ses lèvres qui se pressent contre les tiennes te laisse en deviner la courbure délicate, et leur douceur, satinée d'une chaleur comme éthérée, suffit à te donner envie de glisser une main dans ses cheveux pour prolonger le baiser. Ton cerveau se remet trop vite de sa surprise cependant, et tes... responsabilités -plus que ton sens moral quasi inexistant- , sans lesquelles tu n'aurais sans doute pas hésité, te rattrapent déjà. Tu es son professeur, et à ce titre, tu n'es pas exactement censé flirter ou batifoler avec tes élèves -aussi attirants, plaisants à regarder soient-ils. Alors tes doigts s'enroulent autour de ses bras, et tu la repousses doucement, jusqu'à ce que vous vous retrouviez à une distance plus acceptable. Tu ne la relâche pas tout à fait cependant, incertain quant à sa stabilité, et tu n'as pas vraiment envie d'avoir à te fatiguer à la ramasser si elle devait s'étaler à tes pieds. Et si sa nuque se courbe et qu'elle observe le sol, tu aperçois néanmoins son sourire. A-t-elle seulement conscience des conséquences potentielles de son acte ? D'entre tes lèvres pourtant, ce sont des paroles mettent en garde contre son imprudence alcoolisée qui s'écoule lorsque tu te décide à parler, et ce malgré les nuances dangereuses dont ta voix s'est parée. Qu'on ne se méprenne pas : bien que l'on puisse presque comparer ton rôle de professeur à un gendarme dans le château, tout prêt à distribuer des heures de colles en guise de contraventions pour tout manquement à ce règlement que tu es censé faire respecter et qui tient pour loi suprême, ça n'est pas vraiment ce que tu cherches à faire ici. Non. Il s'avère simplement que tu vois de nombreuses opportunités d'utiliser, disons, une dette de la part d'une préfète sang-pure de Serdaigle, quelques faveurs qu'elle sera forcée de faire en échange de ton silence. Mode de réflexion totalement Serpentard, te dirait-on sûrement bien que tu n'y ais jamais mis les pieds ; ce à quoi tu rétorquerais probablement, un sourire melliflue qui s'accroche aux lèvres et se perd dans la voix, que pire qu'un vert et argent, les Wasser étaient ton peuple et le coeur de ton empire.

Toujours en proie à ton regard dont les prunelles vaironnes étudient ce langage silencieux que murmurent ses gestes et ses expressions, Monique te répond, peinant visiblement à construire des phrases pour s'expliquer. Tu camoufles un sourire amusé, tout juste trahit par la manière dont tressaillent les lignes de ta bouche, préférant arquer les sourcils d'un air qui se veut quelque peu dubitatif lorsqu'elle laisse ses phrases en suspend sans plus les préciser. Tu ne peux empêcher la courbure de naître sur tes lèvres, cependant, lorsqu'en bonne sang-pure -nul besoin de nier que vous êtes des pros du théâtre et de la mise en scène, après tout- , elle ne manque pas d'agrémenter son repentir d'un soupir et d'une main sur la tête, comme pour manifester un début de migraine. Tes doigts relâchent alors l'un de ses bras, et c'est sous son menton qu'ils viennent se glisser pour la faire te regarder, laissant ton pouce suivre une fraction de seconde la ligne de sa mâchoire. Et si tu laisses filtrer un peu de ton amusement dans ton sourire, c'est un mélange étrange que tu lui donnes, ravageur et pourtant sournois, entre-deux fragile et un peu carnassier. Les graves veloutés de ta voix s'élèvent et l'interrogent, après avoir répété son prénom d'une intonation faussement réprobatrice. "Monique, Monique... Tu commences par m'avouer que tu es effectivement allée à une soirée, puis tu ajoutes que tu as même bu -mais tu dois être assez maligne pour te douter que ce n'est pas une surprise, il faudrait vraiment être aveugle pour ne pas se rendre compte que tu es ivre- , puis tu me demandes... quoi, de ne pas te punir trop sévèrement ?" Les mots roulent sur ta langue et dansent sur tes lèvres, flot d'une qualité presque sémillante alors qu'ils se teintent d'une pointe de sarcasme. La pause est courte, question rhétorique qui ne laisse pas de place à sa réponse puisque déjà, tu enchaînes, relâchant son menton pour lever un doigt qui impose la patience dans l'espace restreint qui existe entre vous. "Cela dit... Même si tu n'échapperas pas à une retenue dans la semaine, il y a peut-être un moyen pour que... disons que j'omette de mentionner au reste du corps professoral ta petite incartade et que je garde le silence sur notre entrevue nocturne, qu'en penses-tu ? Après tout, j'imagine qu'il a été terriblement éprouvant pour toi d'être forcée d'assister à la fête alors que tu sais ton insigne sur la sellette. Tout ce que tu aurais à faire... c'est m'accorder un petit service." Légèrement, tu te penches vers elle, rivant encore davantage tes yeux aux siens pour t'assurer de te faire comprendre tandis que ta main retourne à son bras et que tu lui accordes le lent sourire melliflu d'un serpent. "Tu penses que tu pourrais faire ça ?"

Pour l'instant, tu ne précises rien. Parce qu'elle est bourrée, déjà, et qu'attendre te permet d'être sûr du service que tu comptes lui demander, bien que tu as déjà une idée nette derrière la tête. Et puis aussi un peu pour le suspens ; s'il y a une chose qu'il faut bien avouer, c'est que toi aussi tu as un goût certain pour la mise en scène et les jeux d'acteur. La conversation suit son cour cependant, lorsque Monique reprend peu après la parole et change de sujet de façon... relativement radicale. Et si la situation te divertissait déjà, la rumeur qu'elle mentionne et te demande de confirmer -ou plus probablement d'infirmer- te fait cligner des yeux par deux fois, court temps de latence causée par cette surprise inattendue, avant que l'amusement ne te ravage. Instants de calme avant qu'un orage estival ne craque, juste au-dessus de la mer et de sa plage ; ta mâchoire se relève de quelques millimètres, et de tes lèvres, c'est l'éclat d'un rire franc qui s'échappe. Oh, ce ne sont que quelques secondes, quelques instants hors du temps, mais tu les apprécies pour ce qu'ils sont. Déjà, les éclats qui secouaient ton torse se calment pour te laisser retrouver le fil de ta respiration entrecoupée par les bribes de ton rire. Non, vraiment, c'est d'un comique qui frôle l'ironie, mais c'est peut-être pour cette raison exacte que tu trouves cette rumeur particulièrement drôle. Les lignes de ta bouche persistent à trahir ta liesse, éclaboussant tes prunelles de lueurs inhabituelles qui irradient à leur tour sur ton visage, chassant la fatigue las de tes traits. "Non, je n'ai pas d'enfants et ne suis pas marié. Qui a bien pu te raconter ça ?" Parce qu'il faut bien avouer que tu es quelque peu curieux de savoir d'où peut bien venir cette rumeur, à peine arrivé à Poudlard. D'ailleurs, bien que tu nies être marié, tu es néanmoins fiancé, mais tu ne prends pas vraiment la peine de le préciser. Après tout, quel sang-pur, héritier principal qui plus est, ne l'est pas ? Le nombre doit-être si peu élevé qu'il est risible de le mentionner. Le fait, en outre, ne change que peu de choses concernant les personnes extérieurs, et ni toi ni Svetlana n'êtes vraiment du genre à le crier sur les toits. Elle encore moins que toi, puisque depuis qu'on vous l'a annoncé, elle semble s'être fait un devoir de te détester -à sa guise ; tu n'es pas dupe quand à l'attirance maladive qui subsiste entre vous. Encore une fois, la voix de la Serdaigle s'élève, et si elle ne déclenche cette fois aucun éclat de rire, elle t'arrache néanmoins un souffle amusé, empêchant ton sourire railleur de quitter tes lèvres. "Et qu'est-ce que tu ferais, si c'était le cas ? Personne ne serait très dupe de tes activités de la soirée, si tu séchais ou affichais une gueule de bois. Enfin, heureusement pour toi, non, il n'y a pas cours demain."


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