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36 résultats trouvés pour C0BBBB

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Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [Flashback] Family portrait - Sirius Black
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Londres Moldue   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [Flashback] Family portrait - Sirius Black    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyDim 14 Mai - 2:20



Family portrait
feat. Sirius Black


et j'abdique, j'abandonne, j'en ai brûlé ton drapeau blanc




Ça avait été une fin plutôt subite, pour une dispute qui aurait dû prendre une semaine de plus. Au fond de toi, tu savais que tout avait été dit, plutôt deux fois qu’une même, que toutes les mains qui avaient pu se lever l’avaient fait envers une autre personne, mais tu ne pouvais pas t’empêcher d’en vouloir à ton père pour autant, qui n’avait pas réussi à apaiser la dispute et avait plutôt décider de donner tout le crédit du monde à Sirius en vous envoyant tous les deux contre le premier mur et en fermant la porte sur eux-mêmes, comme si Walburga allait soudainement se transformer en torche humaine et tout embraser sur son chemin. Pourtant, elle avait ses raisons d’être en colère, et tu avais mal au cœur pour elle aussi. Orion n’était pas en train de perdre son héritier, il n’avait pas de royaume sur lequel régner.

Tu pris quelques instants pour revenir à tes esprits après la violence du choc, qui vous laisserait sans aucun doute de grosses courbatures le lendemain sans plus de dommages malgré tout, et choisis de rester à terre quelques temps, pour t’éviter le tournis ou de reconnaître tout autre douleur dont tu ne serais pas au fait avant. Aussi, peut-être, parce que tu avais vu Sirius déguerpir d’emblée pour dévaler les escaliers quatre à quatre, et que la simple vue de ceci te fit rechuter dans l’instant. Tu n’étais plus d’humeur à courir après tout le monde, tu ne ferais qu’attirer tout le monde vers le renégat, et en attendant tu te prendrais quelques insultes à la volée sans que l’auteur sache même ce qu’elles veulent dire. Tu aurais voulu t’évanouir ici-même, et être réveillé dans quelques longues heures, par Kreattur de préférence, puisque tu te devais d’admettre que tu ne voulais plus voir personne.

Tu finis pourtant par te lever comme si tu avais pris soixante ans en seulement quelques secondes, abandonnant toute idée de grâce, physiquement et émotionnellement éteint, et te dirigea tout de même vers ces fameux escaliers que l’aîné avait emprunté, certainement appelé par le devoir de la médiation que tu t’étais toi-même infligé par la force des choses. Tu ne t’attendais pas à grand-chose sinon rien, mais tu n’arrivais pas à avoir la conscience tranquille pour autant ; la situation avait été trop grave pour que tu t’enfermes dans ta chambre, et tu savais très bien que tu n’arriverais pas à y rester en attendant que Sirius vienne t’ennuyer avec des bêtises. Parce que Sirius n’avait pas fait un pas vers toi depuis au moins un an, que tu ne différais en rien du reste de la famille.
La chambre était tellement immanquable qu’un étranger aurait pu la reconnaître endormi. Sur la porte, très étrangement encore ouverte, ce que tu mettais sur le compte du feu de l’action, puisque Sirius avait déployé un muscle spécial certifié Black à force de la claquer le plus fort possible, - alors que tu te contentais du plaisir de savoir que quelqu’un allait devoir se lever pour fermer la porte, si tu ne la claquais pas, et que cela t’emplissait de contentement –, un gigantesque drapeau Gryffondor était collé magiquement, jurant de façon obscène avec le reste du couloir, et une porte qui avait souffert de tous les contre-sorts possible, que tu pouvais compter au nombre de brûlures magiques sur tous les contours de celui-ci - alors qu’il fallait être tordu pour coller un drapeau, dont la première utilité était de se déployer sous le vent. Le reste de la chambre était un spectacle au moins aussi désolant ; chaque endroit pouvant recueillir du rouge et de l’or avait été victime d’un odieux vandalisme, comme si une armoire centenaire avait sa place dans la politique de reconstruction de la salle de Gryffondor de Sirius, au Square Grimmaurd. Collées contre le mur, pour prouver qu’il y avait toujours pire, des photos moldues, figées, à moitié floues et en noir et blanc, avaient été collés sur les murs, représentant divers moyens de transport inutiles et qui faisaient tousser quiconque s’en approchait, montés par des femmes aux allures suggestives. Tu n’avais jamais, ô grand jamais, voulu regarder ces photos, et ton regard partait directement vers une direction opposée lorsque quiconque y apportait de l’attention.

Tu cessas de te désoler du spectacle pour avachir ta tête dans le cadre de la porte, espérant que dans un énième accès de Siriuserie, ton frère ne viendrait pas te la coller en plein nez, avant de te concentrer sur l’éternel fauteur de troubles, qui s’agitait comme un lion en cage, et retournait sa chambre toute entière sans que tu y prêtes plus attention.

« J’espère que tu es fier de toi, et que du coup ça nous vaudra une semaine de calme, même si tu m’as appris à ne plus y croire. » finis tu par souffler alors que tu étais convaincu une fois de plus que tu ne pourrais plus jamais parler tant ta gorge se trouvait nouée, puisque tu ne pouvais pas rester éternellement à juger silencieusement ton frère du seuil de sa chambre, et que tu n’étais même pas sûr qu’il t’ait vu avant ça – tu avais sans le moindre doute ce talent. Tu ne t’attendais pas à une réponse positive, ni même à une réponse tout court, mais tu étais tellement, tellement en colère contre la situation sans pouvoir le blâmer lui tout seul. Tu aurais voulu lui dire que tu étais désolé d’avoir demandé à ce qu’il vienne, que pour une fois qu’il t’avait écouté il aurait eu raison de penser qu’il avait eu tort, mais que tu lui en voulais tellement, tellement fort, de ne pas être capable de se retenir quelques malheureuses heures, de piquer la mouche à chaque instant, quelle que soit la situation, et de ne jamais s’excuser pour tout le mal qu’il avait pu faire, en le niant fièrement. Tu aurais voulu lui cracher, que pour quelqu’un qui dénigrait autant sa mère, il en était la copie conforme en matière des colères, qu’il ne savait rien, rien du tout, parce qu’il avait décidé de ne pas savoir, de ne rien apprendre, et s’était quand même persuadé qu’il avait raison dans chaque sujet, tu étais sûr que tu avais les mots pour le blesser, tu le fréquentais bien depuis quatorze ans après tout.  Mais tu étais tellement fatigué que tu ne dis rien, une fois de plus, en te promettant de le garder pour plus tard. Après tout, cette fois-ci ton grand frère t’avait défendu auprès d’autres personnes, et la chose était aussi imprévue que bouleversante à ton avis, même si tu n’en dirais rien. C’était certainement bien différent lorsque les personnes médisantes étaient ses amis ou que tu n’étais tout simplement pas là, et tu le soupçonnais d’être à l’origine de bien des rumeurs.
Ce fut suite à l’absence de réaction violente à ta présence que tu te rendis compte que quelque chose se tramait sous tes yeux, et réalisa que les tournoiements de Sirius dans tous les coins de la grande pièce avaient finalement un sens, sans pour autant souhaiter les prendre au sérieux.

« Sirius, qu’est-ce que tu fais ? », l’interrogeas-tu cette fois-ci le ton bien plus haut sous l’effet de la peur, le cœur déjà au bord des lèvres d’entendre la réponse de sa bouche, les oreilles vrombissant au rythme de ton cœur tremblant avant même qu’il vienne te la dire. Non. Tu étais trop épuisé pour tenter encore de le raisonner, et tu savais très bien que tu étais inefficace depuis bien longtemps. Et alors que ton appel n’avait rien changé à sa détermination, tu vins toi-même au centre de sa chambre, poser une main sur sa valise et te positionner entre l’objet et son possesseur. « Sirius, arrête toi deux minutes s’il te plaît, est-ce que ça ne peut pas attendre demain ? Il va faire noir dans trois heures en plus, je sais que tu réagis vite et avec beaucoup de passion et c’est tout à ton honneur, mais tu n’as pas toujours un plan derrière, tu veux bien te calmer s’il te plait ? » tentas-tu, les lèvres tremblantes, les mains levées, baguette dans la droite, comme si tu arrêtais un sorcier qui avait promis de faire exploser quelque chose. Tu étais sûr que si Sirius te donnait une seule chance de tout rattraper en une seule nuit tu la prendrais, et la nuit lui porterait conseil, ou au moins lui donnerait l’occasion de calmer sa colère. « Ne fais pas de bêtises. » parvins-tu à dire sans trop savoir ce que tu pouvais dire, sachant déjà que rien ne pouvait se mettre en travers du Gryffon et d’une idée stupide. Dommage, parce que cette nuit de sommeil, tu l’aurais très volontiers prise.
by NYXBANANA
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Archives de vos RPs   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyJeu 3 Nov - 16:33



oh well, what’s life without a few dragons ?
feat. Toustes les meilleur.e.s <3




Lorsque le vieil hibou que tu reconnaissais déjà de loin se présenta à toi, tu avais une très certaine idée de la teneur du contenu de la lettre qu’il apportait, plus par habitude que par réelle confiance en la place que tu occupais dans les élites de ta Maison, et était par conséquent assuré que tu l’ouvrais avec beaucoup moins de hâte que d’autres qui l’attendaient encore, et qui seraient peut-être déçus ce soir dans la Salle Commune ; plus que de l’avoir intégré très jeune puisque tout juste entré à Poudlard, sans véritablement le mériter à tes yeux, tu avais même osé en avoir un mauvais souvenir au point de les appréhender, plus parce qu’elles duraient bien trop longtemps et que ton regard tombant vers ton assiette en témoignait gravement à partir de vingt-trois heures, et parce que tu n’avais bien entendu à l’âge de onze ans aucun intérêt à préparer une quelconque orientation dans le monde du travail, ce qui t’avait le plus souvent conduit à terminer seul dans un coin, à envier une pile de manteaux et capes comme un lit agréable en puissance, que parce que tu y étais de loin le plus jeune, même sans compter les adultes des réunions, ce qui ne t’avait jamais réellement posé problème. Le souvenir avait fini par s’estomper à mesure que de véritables connaissances plus proches de ton âge avaient commencé à rejoindre le Club, et tu estimais par conséquent que chaque réunion d’autant d’élèves devenaient de moins en moins pire, voire même peut-être meilleure, sous un certain angle. Et pourtant, la lecture de celle-ci eut le don de faire monter en toi une vague d’angoisse. Tu tentas de te rassurer en te disant que peut-être avais-tu mal compris, peut-être n’y avait-il pas à aller voir une personne pour lui proposer une telle chose, attendre une réponse positive de sa part au risque de ne jamais pouvoir s’en remettre – tu en étais presque sûr –, et imposer ladite présence à d’autres personnes, mais tes espoirs furent vite étouffés quand en arrivant seulement dans la Salle Commune des vert et argent tu vis déjà certaines personnes demander avec une facilité affolante à un autre de les accompagner, et finis par rentrer directement dans le dortoir que ta classe occupait sans demander ton reste à quiconque, saisissant ton chat au vol pour le prendre avec toi sur ton lit, alors qu’assis sur celui-ci tu commençais à le brosser méticuleusement et à démêler chacune de ses bourres une à une pour qu’il n’ait pas à le faire et que cela pose le moindre risque pour sa santé, et qu’Anatoli finisse par rentrer lui aussi, potentiellement pour éviter toute l’élite de Serpentards, alors que tu espérais qu’il accepte de les rejoindre une soirée entière, dans quelques jours. Tu n’y croyais pas beaucoup, et c’est sans conviction et avec un rougissement sans pareil que tu l’invitas du regard à le rejoindre sur ton lit, et tentas de lui demander avant de rapidement te rattraper en te justifiant, et en justifiant son possible refus, que tu comprendrais sincèrement. « Si tu  ne peux pas je comprends, c’est vrai que c’est une réunion un peu originale dans sa conception, qu’elle dure longtemps, et puis qu’il y a beaucoup de monde, et beaucoup d’adultes. Enfin s’ils sont ici c’est qu’ils sont intéressants voire même quelque fois sympathiques, mais ça reste beaucoup de monde, et peut-être que tu comptais faire autre chose de ta soirée, avant tout, honnêtement ce n’est pas grave si tu as un empêchement et tu ne peux pas. »  Tu statuerais de l’efficacité de ta méthode d’invitation plus tard, ne sachant réellement pas comment allait le prendre le jeune Russe en face de toi, et dont le sourire continuait de s’étendre, contrairement à toute l’étendue de scénarii catastrophiques que ton imagination galopante avait déjà élaboré toute la soirée, dans lesquels non seulement Anatoli refusait, mais en plus prenait mal la question toute entière – et il était vrai que ton choix pouvait se révéler selon des personnes extérieures très peu judicieux ; seulement dans l’espace d’une seule journée, Anatoli avait réussi à adresser un geste impoli dans le dos d’Avery, à ignorer superbement Augusta alors qu’elle lui adressait la parole, et à adresser des regards noirs à tous les élèves qui, selon la place qu’ils occupaient à table, semblaient tout à fait tenter de rejoindre l’Elite que certains d’entre vous formiez, et tu savais que tu n’avais pas tout vu.  « Après peut-être que tu as été invité, c’est fort probable aussi, surtout que tu es doué en Potions. Le thème sera celui des Dragons cette année, tu crois que tu vas pouvoir ? » La réponse fut à ton grand soulagement tout à fait positive, ce qui ne manqua pas de t’étonner malgré le fait que tu en sois tout à fait ravi, et celui-ci s’étant fait rapide et ferme, tu ne sus qu’ajouter de plus pendant quelques instants, dans lesquels tu avais initialement prévu au mieux de dire que ce n’était pas grave du tout, au pire de défendre l’organisation de la soirée face à la personne la moins convaincue de toute la Maison des cachots, alors tu lui adressas un sourire toi aussi, et lui confias ton Fléreur ravi de voir tout le monde heureux en le posant sur ses genoux.

Ce fut pour cette raison que quelques jours plus tard, vous vous retrouviez tous les deux devant la Salle de Potions, bien en avance par rapport aux autres pour vous éviter l’afflux prochain d’élèves qui se bousculeraient pour entrer car ayant quelques minutes de retard, comme chaque année, et avant tout de ne pas avoir à saluer tout le monde, ce qui te paraissait tout à fait positif – sans être asocial ou même avoir cette réputation auprès des autres, t’éviter d’avoir à discuter de choses banales par la force des convenances avec chaque personne qui te ferait face serait très loin d’être un problème, à toi qui chérissait le silence s’il ne s’agissait pas de conversations qui valaient la peine d’avoir lieu. L’entrée de certains élèves t’intéressa cependant, et tu ne pus que te réjouir de l’entrée d’Aïleen, à qui tu adressais un petit sourire, dans ce cercle fermé, elle qui avait tant compté sur son admission dans le Club pour le maintien de ses relations et la création de nouvelles ; et si pour l’instant, de ce que tu en avais entendu, elle était invitée, elle ne tarderait pas à se faire remarquer elle aussi, peut-être même avant le rétablissement tu espérais prochain des tournois de Quidditch. Les Serpentards bien qu’étant majoritaires par rapport aux autres Maisons n’avaient pas tardé à laisser place à d’autres couleurs de Poudlard, et un nombre important de nouvelles têtes – et pour avoir été ici depuis tes onze ans, tu reconnaissais que cette fois-ci, il avait été bien moins élitiste qu’il avait pu l’être certaines années précédentes ; peut-être était-ce que son thème donnait l’air d’avoir été très soigneusement travaillé depuis bien longtemps – dont tu avais tout de suite pensé qu’il avait dû faire plaisir à Svetlana, qui serait une des rares à savoir si les Dragons présents étaient bel et bien figurés, à ta connaissance - et que l’on racontait que certaines des plus grandes figures internationales montantes seraient présentes, et qu’ils pourraient trouver plus positif qu’il y ait plus de monde. Mais tant que tu avais le droit d’emmener Anatoli avec toi, tu ne ferais pas cas du nombre hallucinant de personnes qui l’étaient elles aussi. Tu finis par chercher du regard Remus, dont tu supposais la présence pour savoir qu’il était sûr que celui-ci était loin d’être méritant, étant de loin le meilleur Préfet que tu connaissais, et un excellent élève - même si ce n’était pas quelque chose que tu assumerais à haute voix -, et aussi parce que tu estimais ne pas avoir croisé son chemin depuis assez longtemps maintenant. Ce fut sans compter sur la perspicacité sans faille de ton ami, qui mit quelques secondes à peine non seulement à analyser une situation, mais à en tirer toutes les conclusions les plus alarmantes soient elles, et que tu réagis avec la même vitesse à ses propos, te retournant immédiatement et précipitant vers lui pour le retenir, et après quelques instants d’hésitation tu finis par lui saisir doucement le poignet, dans l’espoir qu’il puisse un tout petit peu à ce que tu tenais à lui dire pour le rassurer – et tu t’en voulais qu’il soit si peu confiant sur votre amitié qu’il prenne mal le moindre regard, alors que tu donnerais tellement plus pour être suffisant si tu savais exactement quoi faire.

« Mais non Anatoli, je n’allais pas aller le voir, de toute façon tu sais que c’est impossible là.  Je t’ai invité toi et je veux rester avec toi, si tu veux bien ! Et puis j’ai compris que tu avais un petit peu de mal avec Remus, ce n’est pas grave tu sais ! »
En vérité ce n’était certes pas grave, mais à peu près incompréhensible ; tu ne savais pas comment Anatoli pouvait à la fois ne pas supporter la moindre figure classique verte et argent, et rejeter celui qui se situait aux antipodes mêmes de ceux qui se voyaient gratifiés de ses œillades assassines sans pour autant le savoir, et si tu ne pouvais pas être déçu de lui alors qu’il avait fait autant ce soir, que ton meilleur ami s’oppose avec la même véhémence au moindre lien que tu pouvais créer avec un autre te rendait tout à fait incertain contre ces amitiés naissantes ou encore fragiles ; tu ne pouvais de toute façon pas laisser Anatoli Slezniov de côté, et savais que tu le choisirais toujours lui par rapport à un autre, et peu importait de qui il pourrait éventuellement s’agir.

Tu saisis assez rapidement qu’il était temps pour vous deux de passer à autre chose avant que la situation ne s’embourbe, et l’invita alors à rejoindre Nekkar qui rentrait dans la salle, dans l’objectif qu’il puisse un tout petit peu se changer les idées – tu n’avais aucune idée de la présence du jeune homme car celui-ci s’était montré silencieux à ce sujet pendant plusieurs jours, mais tu pensais que peut-être il avait eu de résultats suffisants, ou qu’il s’était vu inviter par un autre, même si la première solution paraissait, compte tenu de l’absence de personne à ses côtés, que tu saluas poliment, sincèrement heureux que tu reconnaisses assez de personnes sympathiques pour ne pas te sentir trop seul ce soir, et parce qu’il était une des rares personnes qui ne posaient pas de problèmes à Anatoli, qu’il estimait beaucoup, avant de voir derrière lui, alors que tu t’avançais encore dans sa direction, une figure bien trop reconnaissable, malgré six mois entiers brillamment passés à s’éviter en redoutant d’ingéniosité pour ne pas en voir ne serait-ce que l’ombre, et t’épargner diverses émotions peu utiles et finalement qui n’avaient aucun sens lorsque tu les rationnalisais. Mais bien entendu, Sirius ne pouvant que contredire tout le monde, quitte à même se contredire lui-même s’il le fallait pour trouver un tort à quiconque, avait fini par s’inviter jusqu’au cœur même de l’élite des élèves, sans aucun doute parce qu’il aurait été capable de se rendre malade de ne pas apporter un malaise une fois de plus alors qu’il en avait l’occasion. La vision de ton grand frère, suivie de celle de McKinnon, fut tellement inattendue qu’elle te bloqua quelques instants alors que tu jurais que ton cœur venait de rater un battement, avant que tu te décales sur le côté, bientôt rejoint de tes deux amis, qui heureusement comprirent la situation très vite, et tu les remerciais du fond du cœur pour cela.
« En fait Sirius est un peu comme une méchante allergie, » expliquas-tu alors que tu le regardais passer le regard fier, comme si la salle venait tout juste de lui appartenir, « tu ne saisis jamais toute la chance que tu as de respirer librement avant d’avoir le nez bouché et de tousser, sauf que dans ce cas de figure c’est ta patience qui devient bouchée et ta foi en l’humanité qui tousse. » confias-tu le regard démesurément excédé et d’un ton théâtralement renfrogné, tourné vers le Gryffondor qui se préparait certainement à faire n’importe quoi pour attirer l’attention sur lui et sa bande quasiment réunie et accompagnés d’autres Gryffondor de leur âge guère plus calmes qu’eux, sachant déjà pertinemment que sa seule présence mettrait tes aînés de mauvaise humeur et que tu en paierais le prix de façon directe ou non, et qu’il te faudrait plus d’une semaine pour regagner l’estime et la confiance de tes proches, qui s’éteignaient presque magiquement à chaque fois qu’ils avaient accès à la vision de celui-ci leur rappelait peut-être une version de toi qui pouvait encore tourner mal et n’était pas digne de confiance – ou du moins tu les excusais de la sorte. Tu avais vite appris que si tu ne montrais pas de façon assez importante à quel point tu n’avais pas envie de le voir, cela finirait tôt ou tard par te retomber dessus, et que le vol dans tes affaires d’Augusta avait bel et bien marqué que, passé un an, ils ne toléreraient plus de comportement déplacé sur ce point.
by NYXBANANA
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: If they cancel Quidditch, we riot ♦ Regulus & Aileen
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Le Lac   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: If they cancel Quidditch, we riot ♦ Regulus & Aileen    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySam 29 Oct - 1:00



if they cancel Quidditch we riot
feat. Aileen Rosier





« it’s who we are, does it matter if we’ve gone too far »

Tu avais passé un bon bout de temps avec Anatoli pour te remettre de toutes les émotions du repas, où ta présence malgré ton manque d’entrain incroyable devait tout de même se faire. Tu n’avais juste pas envie d’apprendre ce qu’il s’était passé, ou pire encore, qui était le coupable. D’une certaine façon la chose était faite, et toutes les paroles alarmistes de votre Directeur n’y changeraient rien du tout. Interdire le terrain de Quidditch était une décision qui n’avait du sens que le temps que les dégâts soient réparés en soi, mais guère plus sur la durée, ou alors autant tout interdire. Si Dumbledore croyait prendre une bonne décision, alors le conflit dans lequel vous vous vous trouviez prenait une bien triste tournure, et assez radicale.

C’est sur ces ruminations que tu finis par atterrir près du Lac Noir, n’ayant pas croisé le chemin de ta cousine après que celle-ci ait malheureusement quitté la salle en trombe pour des raisons que tu pouvais tout à fait comprendre, pour avoir même attendu sa réaction de là où tu te situais, et supposant que celle-ci devait sans aucun doute se trouver quelque part dehors, à loin de la terre entière, et ne rentrerait que lorsqu’elle serait à nouveau demandée, et autant que ce soit envers une personne envers qui elle ne réservait habituellement pas trop de rancœur - et tu savais qu’elle avait ses raisons ; si tenais très fort à ce sport et à tout donner pour attraper le fameux Vif d’Or, Aileen elle y avait même placé son avenir. Cependant, si celle-ci était certainement la seule du clan que vous aviez formé par la force des choses assez précautionneuse pour la laisser éclater à l’extérieur et loin des regards indiscrets, tu savais toutefois qu’elle ne souhaitait pas pour autant l’isolement le plus total, comme la plupart des personnes ici. Connaissant la verte et argent pour l’avoir en toute honnêteté toujours connue, tu savais que celle-ci n’avait pas besoin de plus de monde pour bousculer ses idées alors que celle-ci devait faire face à elle-même, sans pour autant solliciter longtemps la solitude la plus totale – il fallait de toute façon qu’elle rentre d’une heure à l’autre si elle ne voulait pas tomber malade, vu le froid quasi hivernal pour une soirée d’octobre -, et pris un certain temps avant de te décider à intervenir ; tu savais la propension de l’esprit d’Aileen à s’imprégner de celui des autres sans que tu décides de t’éparpiller devant elle comme tu avais pu malgré toi le faire plus tôt, et surtout que le tien lui donnait beaucoup trop de fil à retordre en temps normal pour que tu ne fasses pas très attention en ces temps.

« Si ça avait été les cours de Métamorphoses de supprimés il n’y aurait eu que Dumbledore qui aurait été triste, aussi. » Le ton n’y était pas, la voix s’était fait elle aussi presque silencieuse, mais tu avais tout de même le mérite de tenter la chose, et tu ne pouvais pas rester dans le silence beaucoup plus longtemps, même si d’un premier abord, et Aileen le savait, la chose t’aurait bien plus plu.

« Arrête, tu vas finir par assommer un poisson. » tentas-tu pour sommer la Serpentard de recommencer l’action alors que celle-ci s’était, sans aucun doute sur le coup de la fatigue, assise sur le premier banc qu’elle avait pu trouver, les yeux rivés vers le sol, et que tu l’y rejoignis.

« Tu sais, à une époque on n’avait pas besoin de terrain du tout et même ton salon a fait l’affaire, je ne savais pas que dorénavant tu avais absolument besoin d’un terrain aux dimensions réglementaires pour entraîner ton équipe, je croyais qu’il nous fallait nos balais et nos balles respectives seulement, et on ne nous a rien confisqué de tout ça. Pour les Vifs d’Or, on peut les acheter nous-mêmes, tous ceux que j’ai ont déjà été touchés, mais on peut en trouver ou les acheter pendant les vacances ? Et quand la saison recommencera, on aura une victoire contre Gryffondor, Potter et Millerfield. Le Quidditch ne peut pas être arrêté indéfiniment, et c’était peut-être seulement de quoi mettre la pression à Serpentard après tout. » Si tu voulais avancer plutôt que de seulement en vouloir à la terre entière, il fallait absolument que tu trouves les mots pour la rassurer quant au suivi de la saison et de tout ce qui s’ensuivait, finalement, en ne sachant absolument rien de plus qu’elle sur ce que tu tentais, espérant trouver l’expression qui fasse mouche et finisse par lui donner un petit sourire. Il n’y avait aucune raison qu’elle s’inquiète quant au sport, qui continuerait, au moins chez les sixième année de votre Maison, d’être une institution d’une ampleur capitale, sinon encore supérieure à la plupart des cours. Quant aux autres choses à craindre, tu ne trouvais pas encore les mots pour lui offrir sachant que tu n’avais pas le moindre espoir en faveur d’une accalmie de la situation, qui partait pour être identique, sinon pire, à ce que vous aviez connu l’année dernière. Tu espérais seulement que, maintenant que personne n’était gravement blessé, la situation retourne à la normale et que personne ne soit arrêté, au contraire de l’année dernière qui avait vu la mise à l’ombre de l’un de tes cousins pour un drame de ce genre.

Il était tout à fait inutile que tu l’invites à rentrer dès maintenant, même si la température commençait à se faire de plus en plus basse, parce qu’elle n’avait certainement pas besoin d’une quarantaine d’étudiants et de toutes leurs émotions, qui seraient certainement loin d’être joyeuses cette soirée, et qui ne feraient que lui rajouter un poids supplémentaire, alors que tu étais sur ce point très certainement infernal à toi tout seul.
by NYXBANANA


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Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [flashback] someone's out there, sending out flares | Regoli
Regulus A. Black

Réponses: 2
Vues: 292

Rechercher dans: Réserve   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [flashback] someone's out there, sending out flares | Regoli    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyLun 17 Oct - 15:42



i'll rearrange the stars, i'll do better
feat. Lily Evans







[center] « let’s not fight i’m tired can’t we just sleep »
Et si tu avais été si pressé de te débarrasser d’un sortilège que tu avais dès lors estimé ridicule et inutile pour la simple et bonne raison que la forme sous laquelle l’esprit de celui-ci t’était apparu ne t’avait pas convenu, il te fallut toutefois combattre en toi l’envie pressante de le faire revenir au plus vite pour revoir à nouveau le sourire d’Anatoli se dessiner sur son visage, bien qu’il n’en dessine aucun sur le tien. Tu n’avais pas prévu que le jeune Russe soit si sincèrement intéressé par la toute petite créature, et il te fallut tous les efforts du monde pour te convaincre que derrière ses propos transparaissait seulement une curiosité verte et argent puisqu’elle était après tout bien spécifique au groupe auquel vous apparteniez, et non pas un véritable attrait pour une si petite boule de magie comme en apparaissaient des milliers à la demande – car dans ton cas il suffirait d’une forme bien spécifique d’un sortilège quelconque d’apparition d’une boule lumineuse pour en avoir une fidèle réplique du premier abords, alors que tu avais pu le voir s’éloigner de plus en plus, suivi des yeux par ton Anatoli, qui contrairement à toi et tu t’en rappelais pertinemment pour t’en vouloir dès que tu en avais le temps, n’avait pas toujours considéré l’usage de la Magie comme un acquis tout à fait naturel et sur lequel il n’y avait pas lieu de s’éparpiller en admirations diverses.
« - Je ne crois pas que le mien protège un jour la moindre chose, regarde comme il est petit. »
Bien entendu il était tout à fait impossible qu’il le regarde puisque tu l’avais fait disparaître pour ne pas avoir à l’observer plus longtemps, ne cachant de ce fait rien de ta déception d’avoir vu apparaître exactement le contraire de ce que tu souhaitais découvrir sans même avoir pris conscience de tes attentes précédemment. « Oh, il était parfaitement commun, tout ce qu’il y avait de plus banal même, avant. C’est un vivet doré apparemment, un oiseau d’il y a longtemps. L’espèce s’est quasiment éteinte il y a de ça huit cents ans, alors que sa capture était considérée comme un jeu, parce qu’il est dur à attraper, avec ses ailes totalement rotatives qui peuvent l’orienter dans toutes les directions. On avait même fixé un prix pour ceux qui y arrivaient, de cent cinquante Gallions, et il a créé une sorte de Quidditch par la même occasion, avec les cent cinquante points que les Attrapeurs gagnent. Ensuite on lui a découvert d’autres propriétés magiques, et il a fini par être chassé en masse et par tous les moyens. A l’heure actuelle, ils sont gardés dans des réserves très protégées, et j’ai pu une fois en voir un alors qu’il allait être transféré dans une autre et qu’il était dans la même animalerie que Galilée. » Tu lui adressas un sourire bien plus déçu que celui que tu aurais voulu lui offrir, forçant un entrain en y mettant tout ton cœur parce que tu t’adressais à Anatoli et que celui-ci n’avait pas besoin que tu t’éparpilles devant lui en de multiples explications et excuses qui ne conduiraient qu’à rendre la situation plus triste, et pire encore, à te faire baisser dans son estime certes bien haute de toi si tu entendais les avis qu’il réservait à certains de tes amis, « Ce sont des oiseaux qui meurent souvent quand on les touche, parce que les Attrapeurs ne sont pas assez délicats et que leur cœur et leur fragilité ne supportent pas l’angoisse de la captivité. Et donc on les a remplacés par des Vifs d’Or comme tu en vois souvent, qui sont des objets aussi hypersensibles sur le plan tactile pour garder en mémoire l’Attrapeur mais qui au moins n’en meurent pas, puisqu’ils ne sont pas vivants. Et pour leurs trajectoires, on a donc plutôt intégré un effet mathématique selon lequel la trajectoire passée d’un objet n’orientera pas sa prise de décision, et donc sa direction future. En somme, il était à l’Est, mais il peut tout à fait une fois mis dans une très courte pause aller de nouveau vers l’Est, ou se diriger vers le Nord, comme le Sud, et varier son altitude. Il ne voit pas les Attrapeurs, fait ce pour quoi il est conçu sans en favoriser un, et nous ne pouvons pas prévoir à l’avance son comportement. Ce jeu est magique en tellement de points. » finis-tu par t’arrêter et sourire, plutôt confus d’avoir tant détaillé quelque chose qui ne valait pas forcément la peine de l’être, et gêné d’avoir considéré Anatoli qui savait sans aucun doute mille choses de plus que toi comme l’élève d’un instant. « Mais ce ne sont pas des oiseaux spéciaux pour autant, ils sont juste plus fragiles que les autres. Et puis je ne crois pas que la rareté rentre en compte, comment ma baguette pourrait le savoir? Ce n’est pas un trait caractéristique particulier pour autant non plus, juste un fait. » concluas-tu sur un ton tout aussi découragé. Non, selon toi il ne s’agissait en aucun cas d’un trait qui te définissait, et l’idée même te paraissait si stupide que tu t’énervais silencieusement contre. Ce qui était vrai, cependant, c’était son tempérament effrayé, constamment affolé même, sa résistance aussi, sans doute, peut-être aussi son apparence, tant l’oiseau était petit et paraissait ridicule. Tu doutais même sincèrement qu’il s’agisse d’un réel Patronus, à ce point, et croisas les bras, te jurant intérieurement de ne rien faire pour le revoir de sitôt – de toute façon, ce n’était pas comme si un Patronus était réellement à ce point important, et ses multiples utilisations restaient après tout limitées ; ce n’était pas comme si vous ne communiquiez pas assez par lettres avec ton meilleur ami, et il était hors de question de ne pas pouvoir conserver ses écrits pour les relire aussi souvent que possible si celui-ci décidait de malheureusement employer son Patronus – et dans tous les cas tu n’aurais qu’à lui rendre une lettre pour ne pas avoir à le générer à nouveau si tu ne le souhaitais pas, et ceci ne serait pas vu comme un handicap quelconque ; loin de là même connaissant ta Maison et la couleur de ton Sang. Mais tu ne pouvais pas appliquer ton choix désormais fait à d’autres, et tu mourais d’envie de voir ce que la baguette du jeune Russe lui réservait, sans douter que le résultat serait bien meilleur si celle-ci lui appartenait et se trouvait être le miroir de sa personnalité. « Mais je n’ai encore pas vu le tien, et je suis sûr qu’il est mille fois mieux ! Tu veux me le montrer ? » Interrogeas-tu d’un ton bien plus vif et enjoué, t’efforçant de faire disparaitre ton embarras précédemment avant que ton ami trouve bon de se pencher sur celui-ci. Tu avais effectivement seulement aperçu se dessiner un bout d’aile immense, mais rien de plus pour l’instant, et tu avais réellement envie de voir le sien, ainsi que de ramener l’attention là où elle devrait être ; à savoir à Anatoli, et à tout ce qui pouvait s’y rapporter. Tu ne savais pas s’il s’agissait de la première fois qu’il avait finalement l’opportunité de pouvoir en créer un, mais tu te permettais d’en douter, bien qu’il soit tout à fait suffisamment talentueux pour l’exercer, ne connaissant pas le moindre sort qui ait pu un jour le mettre en difficulté.
Tu trouvas donc ta place sur une des tables de travail de la réserve, te hissant avec agilité sur celle-ci pour t’y asseoir, et assister au spectacle à venir en ayant une chance de l’apprécier à sa juste valeur, les jambes battant encore dans l’air du fait de la hauteur inutile de ce sur quoi tu t’étais assis. Tu savais que le Patronus d’Anatoli serait bien plus spectaculaire, à sa mesure certainement, et ce que tu avais pu apercevoir avait fini de te convaincre de lui laisser un petit peu de place pour l’exécuter.

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Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [Flashback] Family portrait - Sirius Black
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Londres Moldue   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [Flashback] Family portrait - Sirius Black    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyVen 14 Oct - 16:48



Family portrait
feat. Sirius Black


doesn't take a fool to start a fire, a solitary spark and wars begin




« Mais le débat entier tourne en rond, Sirius, tout le monde a compris que vous n’étiez pas d’accord entre vous, et tu répètes aussi souvent la même chose qu’eux, et ça les énerve comme toi tu l’es. C’est pareil dans les deux sens, tu sais. » Tu avais toi aussi l’impression de parler dans le vide, et de répéter encore et encore la même chose. Si aucun des deux ne se calmait, vous alliez forcément courir à une aggravation des choses, et ce que Sirius avait connu aujourd’hui montrait que les limites avaient été bien plus que dépassées. Il était inutile que tu emploies le terme cependant devant Sirius, parce que tu le connaissais assez pour savoir que si tu l’invitais à se calmer lui, tu perdrais la conversation plutôt positive que vous aviez, – parce qu’à votre point tout ce qui ne relevait pas de piques, de cris, de critiques sarcastiques ou de remontrances étaient selon toi des conversations positives dans la mesure où tu ne les regrettais pas jusque quelques semaines plus tard – et le Gryffondor semblait déjà bien trop proche de se braquer pour que tu tentes de lui dire la moindre chose, et il valait mieux que tu l’impliques pour qu’il ait l’impression de la découvrir, même si tu savais qu’il ne se calmerait pas si au moins votre mère ne faisait pas de même, et là, tu ne tenterais pas de lui en parler. « Essaye juste pendant les repas, ensuite tu peux rester tout seul si tu veux, si tu veux moins nous voir. C’est toujours juste les vacances d’été, juste deux mois. » Pour le coup, tu n’avais pas voulu t’inclure dans un premier temps dedans, puis ta langue avait certainement trouvé bon de rétablir une certaine vérité à ton insu. Ton frère ne supportait plus personne, et tu ne savais pas combien de temps pouvait durer la situation, et de quelle façon tu pouvais encore tenter de l’arranger. N’importe quoi était devenu invivable, et même toi commençais à fatiguer de t’angoisser à ne pas savoir comment aller se passer telle et telle situation, y compris les repas, même si tu ne voulais l’exclure pour rien au monde, et demandait régulièrement à ce qu’il vienne, ou reste à l’occasion, dans l’espoir qu’il n’oublie pas qu’il avait toujours une place, dans la conviction qu’il avait – peut-être à juste titre, tu le concédais – de sa solitude.

Et le fait que Sirius sursaute lui aussi à l’arrivée de ta mère, s’il aurait pu alarmer n’importe qui, te rassura paradoxalement. Au moins, quoiqu’il en montre, il avait conscience qu’il pourrait s’arrêter dès maintenant, au risque que la situation ne bascule définitivement vers quelque chose d’ingérable qui mettrait plus que quelques jours d’évitements stratégiques de toute la Maison de tous les camps constitués lors d’une dispute particulière pour que tout rentre à nouveau dans l’ordre. Mais tu te doutais encore une fois d’être bien trop naïf sur ce point, comme souvent, ne voulait donner toute l’attention aux conflits sous-jacents que lorsqu’ils explosaient au beau milieu de la salle, bien qu’ils occupent toujours une partie majeure de ton esprit, surtout lorsque tu n’étais plus dans le cadre scolaire. La chose était apparue comme beaucoup trop claire pour que n’en ait pas souvent peur ; soit Sirius finissait par opter pour le silence, ce qui paraissait impensable de sa part, soit tu ne savais pas. Chaque dispute semblait faire gravir une nouvelle marche dans les propos tenus, dans les actes réalisés, et ce avec une aisance redoutable, alors que tu étais convaincu à chaque fois que le plafond était atteint.

D’un certain point de vue, que votre mère laisse éclater sa colère était quelque chose de positif ; bientôt les portes allaient claquer et tout le monde finirait dans sa chambre pendant quelques heures, une journée tout au plus, puis vous continueriez à vous ignorer autrement que pour échanger des banalités ou demander des choses qui ne pouvaient pas attendre. Et tant qu’elle insistait sur combien son aîné était une déception, elle ne le gardait pas en ressentiment dans un coin de son esprit pour être fausse à son égard, bien que ni l’un ni l’autre n’eut jamais semblé fonctionner pour ton frère. Cependant la cause n’était pas perdue et peut-être Walburga Black ne la considérait-elle pas comme telle, alors qu’il s’agissait clairement de ce que tu avais cru malgré toi relever tout à l’heure, dans l’indifférence totale de Sirius, encore convaincu d’être dans son droit.

Et tout aurait pu se terminer ici, comme à chaque fois, si le jeune Lion n’avait pas encore fait le choix peu judicieux d’aggraver une fois n’étant pas coutume son cas, et de façon irrémédiable. Situé entre les deux mais prêt à saisir la moindre occasion de te dégager si jamais tu en avais la moindre opportunité bien que cela amènerait l’attention sur toi alors que ce n’était absolument pas ton but, tu troquas tes regards lassés de voir Sirius s’embourber avec autant de véhémence dans n’importe quelle position où il n’était pas à son avantage contre des regards un peu plus alarmés. Peut-être que là la situation allait bien trop loin pour qu’elle ne se termine que sur un fracas de porte, et tu avais volontiers l’envie de le réaliser toi-même pour remettre tout le monde à sa place, et faire baisser un tout petit peu la tension irrespirable de la pièce, si tu n’étais pas resté bloqué là, à te demander que faire et si la moindre chose était encore possible.

Sirius choisit le même moment de battement où tout était sur le point de redescendre pour attaquer de plus belle, et si tu reconnaissais ses raisons, car personne ne méritait de subir la baguette d’un autre individu, et sûrement pas au sein de sa propre famille par des individus qui s’en servaient comme d’un vecteur d’autorité sur une personne qu’ils n’arrivaient plus à comprendre, tu aurais volontiers souhaité qu’il se taise, une fois de plus. Cependant ni l’un ni l’autre ne semblait enclin à baisser ne serait-ce qu’un tout petit peu le ton, et leurs deux caractères bien trop semblables ne les conduisaient qu’à hurler encore plus fort que l’autre, chose que ne tarda pas à prouver l’opposante principale du rebelle depuis plusieurs années.

« - Mais quand est-ce que tu vas comprendre ? Quand est-ce que tu vas comprendre que si nous devenons ce que tu oses appeler des « sorciers ordinaires », c’est toi, et les imbéciles et autres ratés de ton genre, qui le provoque ? Quand est-ce que tu vas comprendre ? »

Cette fois-ci, tu étais sûr que jamais ta mère n’avait autant hurlé aussi fort, et pourtant tu étais convaincu d’être déjà arrivé à des points de non-retours. La sorcière accompagna ses paroles d’un vif mouvement de la main qui agrippa les cheveux de ton frère avant qu’Orion ne décide enfin d’intervenir après être resté hors du combat pendant de trop longues minutes, laissant le soin aux deux plus fortes têtes du foyer de se cracher au visage tout ce que leurs esprits pouvaient trouver, et baissa le bras de Walburga dans le même silence, alors que toi, dans ta surprise, ne trouva la force que pour protester faiblement d’arrêter, entre ce qui pouvait tout à fait être considéré comme un tout début de formation de sanglots que tu ravalas du mieux possible en levant tes yeux au ciel ; vous n’aviez certainement pas besoin de ça en ce moment, et surtout pas compte tenu de l’état émotionnel de la toute première héritière de la Maison Black.

« Commence seulement, toi, et tu vas pleurer pour quelque chose. » pesta-t-elle en brandissant le revers de sa main désormais libre. Les propos ne t’aidèrent en rien à sauver les larmes désormais bien trop nombreuses pour passer inaperçues, et tu en blâmais tes yeux trop clairs. Désormais, tu ne savais absolument pas quelles séquelles l’orage qui avait balayé la maison disparaitrait, s’il le faisait un jour.

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Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [flashback] i'll rearrange the stars, i promise i'll do better | Lily & Regulus |
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Bibliothèque   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [flashback] i'll rearrange the stars, i promise i'll do better | Lily & Regulus |    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyVen 14 Oct - 11:36



i'll rearrange the stars, i'll do better
feat. Lily Evans





« Merci beaucoup Lily. Sirius ne fait jamais attention, mais il ne mérite pas d’être tout seul pour autant, il est juste comme ça. »
De toute façon, et tu en étais convaincu pour être passé par la Première Année dans une Maison où l’on t’avait assez sévèrement rappelé que ton frère n’en faisait pas partie dans les premiers mois, personne ne méritait de l’être, et encore moins une personne qui supportait aussi peu la solitude. Et si tu aurais pu faire avec plus facilement, tu avais de sérieux doutes pour Sirius, bien que tu reconnaisses qu’il soit plus dur de caractère depuis toujours. « Je suis sûr qu’il est désolé. » Tu n’en savais absolument rien, mais tu préférais tenter de le dire, comme à chaque fois, et tu savais que Lily ne s’en formaliserait pas ; elle avait tout à fait l’air de penser la même chose, et bien que cela rende la conversation tout à fait spéciale, au moins vous n’aviez pas lieu de vous énerver l’un contre l’autre au cœur d’une bibliothèque se voulant à la base silencieuse, et alors que vous n’étiez absolument pas censés vous fréquenter, surtout en ce qui te concernait. Tu savais d’ailleurs que le plus longtemps tu restais, le plus de chances tu avais de te faire avoir par n’importe quelle personne qui trouverait intéressant de le rapporter aux pires personnes pour te le faire payer, et tu ne comptais pas trop manquer à ta réputation de personne qui tenait trop au silence et à la quiétude pour prendre le moins de risques possibles, en sachant pertinemment que c’était tout ce que certains et certaines Gryffondor détestaient chez toi, et t’en fichant pour la simple et bonne raison qu’ils étaient des Gryffondor.

Cependant la longue diatribe à laquelle tu eus droit eu au moins la possibilité de t’annoncer, que, si tu ne faisais pas partie de cette Maison et qu’elle arrêtait de hurler à pleins décibels tous les problèmes qu’il y avait – excepté malheureusement celui qui t’intéressait – sous tous les toits, un d’entre eux semblait en phase d’être réglé. Tu aurais juré que la rousse avait mentionné le nom de James au moins cinq fois, avec tout autant de qualités que tu ne lui trouvais pas tout autour, et si lui avait le malheur de l’apprendre alors Poudlard entier en entendrait parler ; mais toujours était-il que la situation était loin d’être aussi désespérée qu’à l’époque où Sirius et toi vous parliez encore, et que ce sujet finissait par atterrir sans prévenir – de toute évidence, plus que de malmener des élèves plus jeunes qui n’avaient rien demandé, de concocter les plans les plus stupides possibles pour attirer sur eux dix minutes d’attention, la situation amoureuse du Capitaine de Quidditch s’était très vite imposé comme étant un problème d’ampleur capitale, bien qu’ils ne préoccupent, à ton plus grand plaisir, qu’eux. Et Severus aussi de ce que tu avais pu en voir, dans une certaine mesure, mais la situation te paraissait bien trop incompréhensible pour te pencher une seconde dessus ; si c’était les filles qui l’intéressaient et que Lily était loin de sortir avec elle, pourquoi ne pas en trouver simplement une autre plutôt que de l’insulter puis de se placer à ses côtés en cours ?

Loin de comprendre la plupart des déboires amoureux des personnes qui constituaient ton entourage plus ou moins proches, tu réservas tout de même toute ton attention aux propos de Lily lorsqu’elle mentionna Severus sous ton incitation. La Préfète Rouge et Or se rembrunit tout d’un coup, et son regard se fit bien plus froid et réfléchi que quelques secondes avant ; au moins tu savais que Severus avait une grosse part de responsabilité dans la situation de Sirius, et que Lily en était parfaitement au courant. La chose qui restait cependant inexplicable était finalement les évitements de James si Sirius avait bel et bien harcelé une fois de plus Severus, et la réaction de Remus si ton frère s’était finalement calmé et avait optionnellement grandi à ce propos, voire avait un petit peu défendu leur ennemi principal. Dans les deux cas, les réactions de James et celles de Remus n’étaient pas censées être les mêmes, d’ailleurs, tu estimais qu’elles ne l’étaient jamais réellement ; James était tout simplement trop insupportable pour être un jour égalé, même par Sirius, qui, lorsqu’il était seul, avait l’habitude de devenir bien différent et largement moins cruel bien que tout aussi impatient et brusque dans ses propos.

Quoiqu’il en soit, la réponse de Lily te conduit à avoir un regard bien plus insistant que celui que tu offrais d’habitude, surtout lorsqu’il s’agissait de demander quelque chose, et plus encore lorsque cela concernait ton frère ; son ton de reproche était lui-même assez parlant pour t’indiquer que si toi tu ne comprenais pas ce qui était en train de se passer, elle avait eu toutes les clefs pour le saisir, et tu n’avais plus qu’à te consoler en te disant qu’en sachant ce qui avait pu se passer Sirius ne restait tout de même pas seul, donc la situation ne pouvait pas empirer pour cette raison. De toute façon, rumeurs ou pas, les Préfets et Préfètes avaient une grande tendance à tout savoir, et cela valait pour des personnes aussi différentes que Remus et Augusta, alors Lily avait du tout apprendre tout ce qu’il y avait à savoir dans la journée elle aussi, surtout si l’on prenait en compte sa proximité avec le groupe.

« Sirius est infernalement fier et buté, mais j’espère que là-dessus il prendra la bonne décision et finira par aller voir son ami, surtout s’il est pareil que lui. Sinon il reste Andromeda mais il parait qu’elle a beaucoup de travail parce qu’elle a eu un bébé, alors… »

Sur le coup, tu t’étais à peine rendu compte que tu avais parlé de ton ancienne cousine comme si elle avait eu un enfant toute seule, mais cela ne valait pas la peine de mentionner une personne qui avait supprimé un membre de ta famille, et tu jurais que c’était un petit peu la faute dudit Tonks s’il y avait une Black en moins parmi les rangs ; sans lui il aurait été impossible qu’elle trahisse, et peut-être même qu’elle en entraîne d’autres parmi vous. Tu te doutais que la jeune mariée devait encore fréquenter Sirius, enfin du moins tu l’espérais quand même pour eux, mais ne pensais pas pour autant qu’elle soit en mesure de lui offrir un toit aussi longtemps, et aussi et surtout que Sirius lui demande. Or il n’y avait aucun moyen qu’elle sache pour Sirius tant qu’elle ne se trouvait pas à Poudlard, et bien que tu sois capable d’aller demander des nouvelles à Evans dans une telle situation de crise pour avoir ta conscience tranquille, écrire une lettre à une cousine que tu avais vu la dernière fois avant ton entrée à Poudlard alors qu’elle t’avait probablement oublié autant que tu la considérais dorénavant comme une étrangère, sans même savoir où l’adresser était un problème d’une toute autre ampleur.

Cependant la rousse avait pris le soin de te dire de ne pas t’en faire, et tu ne t’inquiéterais pas. La situation resterait sous contrôle, Sirius était largement capable de résoudre ses problèmes tout seul, bien que tu en doutes sérieusement et que tu trouves des raisons à chaque fois que tu entendais parler de lui, souvent en des termes très loin d’être positifs, et plus que tout Sirius semblait pouvoir compter sur ses amis même lorsqu’il avait des problèmes avec d’autres. Peut-être qu’après tout tout irait bien, et que tu réussirais à t’en persuader jusqu’à la prochaine fois où tu entendrais une fois de plus parler de lui.

« Il va falloir que j’y aille » tentas-tu sur un ton hésitant d’une voix presque silencieuse, après avoir toi aussi suivi le regard de Lily aux alentours, et surveillant les allées et venues des autres personnes. Certainement que tu avais été vu et elle aussi, et peut-être par les mauvaises personnes, et les minutes accordées au problème commençaient à être beaucoup trop longues, alors que tu n’étais pas censé être ici, et désormais de moins en moins.



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Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: Cours de runes n°1 - "Learning never exhausts the mind"
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Salle de classe d'étude des Runes   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: Cours de runes n°1 - "Learning never exhausts the mind"    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyJeu 29 Sep - 14:55



Learning never exhausts the mind
Le cours de Runes ♥



Au moins, Silaiev avait eu le mérite de savoir imposer le silence assez vite aux élèves, chose qui était loin de souvent arriver encore, malgré l’avancement de vos âges et que le temps que vos professeurs avaient à accorder à vos bavardages, contre lesquels tu militais silencieusement, soucieux de maintenir un niveau de décibels le plus bas possible – et lorsque les cours étaient mis en commun avec Gryffondor, la chose était tout simplement impossible, et tu jurais que c’était même à celui qui réussirait à crier le plus fort – mais la mise au travail se fit cependant bien trop tôt dans la matinée et sans la moindre minute d’adaptation (dire que vous pourriez être dans vos lits pour que la plupart des élèves du cours ne résistent pas à des bâillements, causant l’imitation des autres à leur insu.

L’indication du jeune professeur selon laquelle vous deviez ouvrir vos manuels à la page 394 te fit assez lentement réagir, et c’est avec la même rapidité que tu plongeas ta main dans ta besace récupérer le gros livre. Et si celui-ci n’avait que trois ans et tu avais pu être assuré de sa qualité en matière de reliures et autres, tu te mordis la lèvre en te rendant compte qu’il avait vécu certaines aventures par rapport à d’autres, la première fine page indiquant le titre du livre et les sorciers ayant participé à son élaboration étant désormais et depuis pour ce dessin précisément recouvert d’un immense pyrargue empereur réalisé dans le but de faire plaisir à Anatoli. Et ta progression dans le livre vers la page demandée te fit t’affoler de plus en plus, le nombre de pages vierges de toute encre continuant de se faire de plus en plus rare. Or si les professeurs avaient de toute façon une certaine tendance à se souvenir de ton existence à partir de janvier, – chose qui t’allait parfaitement et tu ne leur en tenais absolument pas rigueur – il y avait de fortes chances pour que le Russe se souvienne un petit peu plus tôt de toi, et plus encore qu’il t’en veuille terriblement de l’état de tes cours. La page 394 n’était elle non plus pas beaucoup mieux lotie, malheureusement pour elle ; des enluminures plus sophistiquées avaient remplacé les premières lettres de chaque paragraphe, l’esquisse d’un Vif d’Or trônait sur tout le haut de la page de droite, et celle de gauche avait elle écopé d’un petit dessin très rapide de ton meilleur symbolisant, ou ‘’censée symboliser’’ d’après les jaloux de Septième année qui n’avaient pas droit à la plume d’Anatoli sur leurs parchemins, ton Fléreur argenté, possédant de très nombreuses boucles, chose qui avait certainement dû vous intéresser sur le moment. Le pire était certainement que vous n’aviez même pas eu cours à cette page, et que vous aviez certainement dû migrer votre espace de jeux sur d’autres pages par manque de place. Tu avais très envie de fermer le livre et de feindre ne pas l’avoir jusqu’à ce que tu puisses t’en procurer un autre, au risque d’attirer définitivement l’attention sur toi.

Tu fis sorti de ta culpabilité dévorante d’avoir été jusque-là si peu attentif – quoique ce n’était pas la seule matière qui aurait besoin de vos remords, votre duo ne produisant pas un grand nombre de révisions pharaoniques une fois constitué – par un très léger coup de coude d’Anatoli qui avait déjà marqué un de ses parchemins par les multiples petits traits caractéristiques du jeu du Pendu, et après un bref regard au nombre de lettres à trouver lui chuchota « Si c’est encore un philosophe Moldu je ne joue plus. E. » alors que le sourire du vert et argent s’élargissait bien vite. Tu ne répondis rien d’autre et fis silence alors que le tout nouveau professeur exposait la suite de son cours, et interrogeait pour la première fois ce cours les élèves. Et si la réponse était aisément trouvable, il était moins facile encore de la prononcer à haute voix, et tu espérais qu’@Augusta Greengrass réponde au nom de représentante auto-proclamée de la Maison, et vous fasse ainsi gagner des points.
by NYXBANANA
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [flashback] i'll rearrange the stars, i promise i'll do better | Lily & Regulus |
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Bibliothèque   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [flashback] i'll rearrange the stars, i promise i'll do better | Lily & Regulus |    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySam 24 Sep - 13:52



i'll rearrange the stars, i'll do better
feat. Lily Evans



Au moins, tu savais que si tu dérangeais certainement au vu des révisions de la Gryffondor et de sa mine très fatiguée, tu avais tout de même la chance d’avoir toute son attention, celle-ci posant son livre pour t’écouter plus attentivement, prouvant qu’elle faisait bien partie de ces gryffons tu ne savais par quelle magie tout à fait à l’écoute, ce qui, tu l’admettais, contrastait pour le moins fortement avec le comportement que tu leur attribuais. Tu te demandais encore comment Potter et Millerfield pouvaient se retrouver dans la Maison réunissant les mêmes traits de caractère que ceux de Lily et Remus.

Mais la Maison des cachots avait au moins un point commun avec celle de ton frère ; tu ne saurais jamais ce qu’il se passait à l’intérieur, aussi curieux puisses-tu être, et toute l’énergie que tu pouvais y mettre. Et si dans un premier temps tu avais profondément regretté la chose, tu avais fini par te laisser convaincre que c’était pour le mieux, que si personne ne devait se mêler de vos histoires, alors il devait en être de même de l’autre côté, et que ton grand frère s’y trouve importait peu, sinon pas du tout.

« - Non, il t’a toi comme amie, je le sais. Mais il vivait chez- chez James, et comme nous sommes fin mai et qu’il semble encore lui en vouloir, j’ai peur qu’il en soit de même pour juin. Et il préfèrerait être n’importe où plutôt qu’à la maison, donc il ne rentrera pas, et il ne faut pas que James le laisse. »

Tu n’oubliais pas combien il avait été aisé pour Sirius de tout à fait changer de lieu de vie alors que la chose t’avait paru tout à fait irréelle, voire inimaginable, juste avant qu’il commence à ne tout simplement pas rentrer, tout en sachant qu’il ne ferait plus le chemin inverse – et de toute façon personne ne le laisserait faire, comme devait le savoir la jeune femme ; le cas n’avait pas cessé d’inonder les esprits du petit comité de rédaction de la Gazette du Sorcier alors qu’en plein été, les pauvres n’avaient plus rien à se mettre d’autre sous la dent, précipitant une fois de plus les choses pour les rendre irrécupérables, comme à leur habitude. Peut-être irait-il chez quelqu’un d’autre, sûrement même, compte tenu du nombre d’amis qu’il semblait avoir, mais qu’il change toujours semblait être tout sauf une idée judicieuse et qui pouvait ressembler de près ou de loin à une solution. Quoiqu’en pense Sirius et ses envies d’indépendance ainsi que sa naturelle débrouillardise, celui-ci ne pouvait pas changer d’habitat si souvent sans finir par en être définitivement marqué – mais il serait toujours bien trop fier pour l’admettre, te faisant te demander lequel d’entre vous était réellement le frère aîné de l’autre, tant tu passais du temps à réfléchir aux conséquences de ses actes et à tenter d’améliorer les choses derrière lui, étant intimement convaincu, à raison peut-être si l’on prenait en compte le nombre de fois que tu pensais avoir prouvé la chose, que Sirius ne le ferait pas, pas seulement pour toi, mais aussi pour lui-même.

« - De loin, ils ne donnent jamais l’impression qu’ils peuvent un jour se disputer, c’est trop étrange de les voir éloignés maintenant. Et Sirius n’est vraiment plus le même depuis. Je l’ai vu passer devant Rogue et baisser le regard. Certains ont dit que c’était positif mais… »

En vérité, certains désignait surtout le groupe de Serpentards auquel tu appartenais – et que le mot était juste – qui avait jubilé à cette idée pendant de longues minutes, assénant en termes de remarques et d’autres critiques moins polies le coup de grâce, sans que tu comprennes réellement le rapport une fois de plus, et que cette dernière chose ne t’étonne outre mesure. Tu savais que l’on ne te dirait rien sur Sirius, de toute façon. De ton côté, tu avais trouvé la chose infiniment triste, et n’avait trouvé d’autre solution de repli que de rejoindre Anatoli, puisque tu sentais sans réellement le savoir, que lui ne se servirait jamais de toi contre quelqu’un. Et ce n’était juste pas Sirius de baisser le regard devant une personne, lui qui aurait pu tenir tête à Merlin en personne, et même en sachant être en tort. Et bien que son tempérament soit épuisant pour quiconque ne supportant pas les conflits comme tu estimais à raison l’être, tu le connaissais depuis ta naissance, et avait fini par comprendre que de telles choses, même si elles étaient attendues chez n’importe qui, ne pouvait pas l’être chez lui sans que la situation soit bien plus grave que ce qu’elle ne laisse paraître. Et Lily semblait malgré elle et certainement à son insu, être la seule personne de tout le château auprès de qui tu pouvais laisser libre cours à ton inquiétude à son sujet, Remus se trouvant cette fois-ci selon ton avis hors-jeu.

Tu lui accordas un regard rieur d’approbation lorsque celle-ci résuma en quelques termes les grands traits de caractère – et les plus problématiques par la même occasion – du rouge et or concerné, avant de te rassurer un peu ; celui-ci continuait d’être malgré tout traité avec sympathie, malgré l’absence de ses tout premiers amis.

« - Auprès de Sirius ? Non, s’il te plait, il m’en voudrait encore plus, je ne suis pas censé être là…  Et Remus m’en voudrait aussi, je crois, je ne sais pas trop. »

Tout cela n’était rien du tout en comparaison de ce que tes aînés verts et argent te réserveraient s’ils apprenaient que tu avais fini par expliquer à une née-moldue de Gryffondor qu’il ne fallait pas en vouloir à ton traître de frère, et que tu t’inquiétais que les Maraudeurs aient fini par se rendre compte que Sirius Orion Black était bel et bien insupportable. Non, définitivement, la nouvelle serait extrêmement malvenue et la suite de la conversation très difficile à gérer. Sirius avait décidé que tu n’existais pas, et tu te décidais d’en faire de même, se braquerait sûrement s’il entendait parler de toi et de tes dernières conversations avec la rousse. Remus serait aussi très certainement déçu et tu t’en voulais de ne pas avoir confiance en son jugement dans ce domaine, mais peut-être comprendrait-il plus facilement? Mais tu devais admettre que si ton frère l’apprenait, tout cela rendrait vos évitements bien plus difficiles et gênants, et tu t’en serais volontiers passé, alors si Lily était d’accord, tu avais un certain poids en moins sur les épaules.

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Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [Flashback] Family portrait - Sirius Black
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Londres Moldue   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [Flashback] Family portrait - Sirius Black    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyLun 19 Sep - 14:06



let's go back to that
feat. Sirius Black





« it was an earthquake, it was an avalanche of change »


Il existe une légende Chinoise selon laquelle toutes les personnes amenées à se rencontrer, que ce soit un simple aperçu d’une altérité, ou celui le plus important de la vie d’un individu. Dans tous les cas, le lien ne briserait jamais de lui-même, et ne séparerait jamais deux personnes sous le coup du destin, peu importe l’endroit où se trouvait les personnes concernées, voire l’espace entre celles-ci. Le lien pouvait affronter n’importe quel précipice, n’importe quelle météo des cœurs, et était assez puissant pour souffrir toutes les entailles, du moins tel qu’il était présenté dans la même légende, certainement conçue pour rassurer toutes les personnes à la recherche d’une personne précise et assez désespérées pour compter dessus.

Mais si celui-ci disait à qui et quand s’accrocher, il ne t’indiquait pas quand finalement arrêter de t’écorcher tes mains douloureuses à maintenir les fils rouges tous ensemble.

« -Pas besoin de Durmstrang pour voir la bêtise qui habite certains Sang Pur. »

« - Ah non, pour ça il suffit de se trouver à cette table, tous ceux qui t’écoutent peuvent l’attester. Mais au moins tu t’y comporterais mieux, loin de tous tes Gryffondors, c’est une chose sûre. »

Et si tu avais sincèrement espéré que tes naïves tentatives de calmer le jeu auprès de ton frère ou de tes parents puissent tomber dans la moindre oreille, c’était sans compter sur l’amour que tous pouvaient trouver dans l’imagination de ripostes les plus irréparables les unes que les autres – et tu te rendais compte que plus personne n’espérait que la situation ne s’arrange.

« -Ce n’est pas le moment, Sirius » tentas-tu doucement de le tempérer alors que celui-ci te demandait d’être raisonnable avant que la situation ne devienne trop grave, et de rattraper tout ce qui l’était encore, et de te faire nettement stopper par Walburga, qui n’avait visiblement pas envie qu’une autre personne se joigne elle aussi au débat – et pourtant tu aurais tellement donné pour que Sirius s’énerve sur toi seulement et plus tard dans la journée.

Tu commençais à fatiguer que ta place soit aussi celle qui te place en plein milieu de tous les conflits imaginables sans que tu ne trouves l’espace ni la voix pour en placer une, et que tu en subisses à chaque fois les retombées de tout le monde, en plus de l’angoisse que celles-ci te procuraient. Et bien qu’il était hors de question de quitter ta place, tu regrettais profondément soit de résoudre tous les jours des équations insolvables en arrangeant au mieux les caractères de chacun alors que cela faisait longtemps que plus personne ne faisait le moindre effort en ce sens. Et tu regrettais plus encore qu’une fois de plus, toutes les personnes non concernées par une dispute qui aurait pu être simple si personne ne s’était entêté à en faire un conflit diplomatique fassent le choix de l’empirer, sans que tu en comprennes réellement les motifs. Si tu savais qu’il s’agissait de rabaisser une situation familiale pour tirer profit de la sienne, et que la politique demandait d’elle-même ça, la démarche n’en était pas moins grossière et ignominieuse – tout ce qui, même si tu le pensais très fort, ne traverserait jamais la barrière infranchissable que constituait ton palais, alors tu baissas les yeux en espérant que l’orage se passe vite, chose qui ne semblait pas prête de se faire.

L’arrivée des jeunes n’apaisa en rien la situation, et rien ne sembla les empêcher de se trouver drôles quelques longues minutes, alors que tu sentais la tension monter en la personne de ton frère, pour qui une situation déjà bien grave pouvait tout à fait l’être encore plus sans que cela lui pose le moindre problème sur le plan émotionnel. Tu retins ta respiration jusqu’à ce que la punition de Sirius, désormais malheureusement tout à fait prévisible, n’arrive, et maintins ton silence durant tout le reste du repas, fixant un dessert qui ne fut entamé ni par toi ni par lui, trop occupé à penser du mal de toutes les personnes qui poursuivaient tranquillement leurs conversations tandis que ton frère subissait sa sanction, restreint dans le moindre de ses mouvements, jusque dans la parole qu’il chérissait tant.

Et le repas se termina sans que tu retrouves la capacité d’user de la parole, jusque dans saluer des invités qui finirent enfin par partir, et d’avoir causé autant de mal qu’ils avaient pu dans chacun de leurs propos, et de regarder les adultes de la tienne qui finirent par tous entrer dans la même salle à intervalles saccadées pour la claquer sa porte tout à fait identiquement à chaque fois que celle rejoignant le salon à l’atrium était franchie, te faisant estimer que cette fois-ci, celle-ci finirait par ne pas tenir le coup elle non plus.

Ce fut en dernier Alphard qui rejoignit la troupe, prenant le soin, en bon dernier de sa génération, de ne pas brusquer une porte qui avait déjà traversé bien assez d’âges et de colères propres à votre famille pour menacer de se faire emporter par une poignée de main bien sentie, et la laissant finalement ouverte, ne vous privant en rien de toutes les disputes qui pouvaient avoir lieu dans la pièce à côté, où chacun blâmait les fautes d’éducation d’un autre en tentant de faire preuve des propos les plus durs possibles pour remettre un poids plus important à l’autre, tout en s’accordant cordialement sur le fond de la chose, comme s’il y avait quelque chose d’irréparable dans le comportement de l’héritier de la famille. Tu jetas un œil inquiet à ton frère qui faisait mine que rien du tout n’était en train d’arriver, alors que tu savais qu’il faudrait être aveugle pour ne pas voir à quel point vous étiez en dehors des sentiers battus des disputes quotidiennes, et te leva sous ses interpellations de Sirius pour aller fermer doucement la porte qui vous séparait des conversations des adultes alors que la simple idée d’en entendre plus devenait impossible, avant de retourner à lui. Et qu’est-ce que tu aurais souhaité être froid envers lui, voire même glacial, de lui cracher à la figure qu’il pouvait être fier de toujours tout faire pour ruiner n’importe quoi, et que tu souhaitais que tout cela finisse par sévèrement lui retomber dessus un jour même, si tu n’avais pas trop peur de ce qui allait finir par venir. Il te sembla même l’espace d’un instant de tes yeux bien trop brillants trahissaient chacun de ces propos, alors que les disputes redoublèrent d’intensité, cette fois accompagnées de l’important fracas d’un gros objet tombé avec violence sur le sol, et qui te causèrent un sursaut tant le bruit était inattendu.

« - Je pense que tu as finalement gagné, cette fois-ci ils sont vraiment en colère. De toute façon c’est ce que tu recherchais, ce n’est pas possible autrement. J’espère que tu es content de toi maintenant. »
soufflas-tu d’un ton blessé, ta voix malgré tout ne dépassant pas le volume du murmure ; il y avait déjà bien assez de décibels émis dans toute la maison pour que tu y mettes du tien, et la tâche t’était impossible.

« - Est-ce que je peux savoir pourquoi cette porte est fermée ? »
vociféra Walburga dans un grand fracas ne dissimulant plus rien de sa colère à son entourage, et tournant directement son regard vers l’aîné, dont la faute revenait assez souvent pour justifier dans mesure relative une telle démarche.

« C’était moi, je suis désolé. » te pressas-tu d’avouer en te levant pour que Sirius ne soit pas blâmé de plus de choses encore alors qu’il était déjà en bien assez mauvaise posture, mais tes propos furent de toute façon à peine écoutés.

Derrière elle, votre père, auteur du sort qui venait d’être jeté à Sirius moins d’une heure plus tôt et dont l’adolescent se remettait encore si l’on en regardait l’engourdissement de ses membres, finit par arriver lui aussi, et dans une colère bien plus froide t’ordonna de t’asseoir, chose que tu ne fis pas, beaucoup trop attentif à tous les mouvements qui pouvaient avoir lieu pour en apaiser le plus possible par tes propos si la situation venait à devenir insoutenable, les poings fermés tordus par l’anxiété contre toi, maintenant du mieux possible tous les petits fils rouges abimés de ceux qui signifiaient tout pour toi.
by NYXBANANA
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [flashback] i'll rearrange the stars, i promise i'll do better | Lily & Regulus |
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Bibliothèque   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [flashback] i'll rearrange the stars, i promise i'll do better | Lily & Regulus |    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyVen 16 Sep - 22:53



i'll rearrange the stars, i'll do better
feat. Lily Evans



D’une certaine façon, il était désormais trop tard pour faire demi-tour, même si la manœuvre aurait été bienvenue de ta part si tu t’étais pris à la faire. En réalité, tu ne savais vraiment pas ce que tu faisais ici ; tu te doutais que tous les Gryffondors devaient savoir la situation de ton frère, puisqu’il en était à ce point une figure quasiment symbolique, et que si rien n’avait été fait, c’était qu’ils ne le souhaitaient pas. Ce n’aurait jamais été Sirius qui se serait exclu de lui-même d’un tel groupe après avoir bataillé aussi longtemps pour en être exclusivement, et que si Lily était de son côté – cela semblait d’après son sourire attentionné être le cas, ce qui te rassura grandement quant à la suite de la conversation, sans quoi celle-ci serait devenue bien trop spéciale à gérer pour toi – alors peut-être aidait-elle déjà de là où elle pouvait ?

L’invitation de la jeune lionne à t’asseoir à sa table contribua à rendre la conversation plus atypique encore, bien que l’éventuel choix de rester infiniment debout à plaider la cause d’un frère fautif l’était certainement plus encore. Et une fois posé, tu ne sus pas plus ce que tu faisais ici. Si Sirius l’apprenait, il se mettrait définitivement en colère contre toi, ce qui ne révélerait finalement pas grand-chose voire n’aggraverait votre relation que relativement à ce stade, mais aussi potentiellement contre la potentielle dernière personne intéressée par sa santé, si l’on en jugeait l’impassibilité de ses meilleurs amis. Et de toute façon, tu étais, légitimement selon toi, convaincu qu’il n’en ferait jamais de même pour toi ; tes problèmes n’avaient pour ta part jamais cessé de s’accumuler, sans que Sirius ne veuille y changer quoi que ce soit – mais tu ne savais pas abandonner quoi que ce soit, et tu jugeais que Sirius était tout simplement passé par assez pour être laissé tranquille et ne plus subir les humeurs d’autres personnes, qui qu’elles soient, et peut-être qu’il s’agissait de la raison pour laquelle tu te tenais ici.

La Préfète rouge et or arborait un air terne et fatigué, si bien que tu te demandas si elle aussi rencontrait des problèmes – décidément, la maison des braves toute entière avait pris un grand coup ces derniers jours – où s’il s’agissait de tout à fait autre chose. Tu doutais fortement que, comme Remus, celle-ci se laisse entraîner dans des soirées se transformant en nuits blanches, et l’idée même que l’on puisse s’avancer sans Sirius en sachant pertinemment qu’il était tout de même tenu de rester dans les lieux te paraissait tout à fait inconcevable.

Celle-ci ne tarda pas de te rassurer, choisissant précautionneusement les termes les moins graves possibles, pour décrire quelque chose qui selon toi l’était, et ne pus t’empêcher de lui accorder un regard sceptique lorsque celle-ci appuyait le bien-être du Gryffondor – pour avoir eu autant de temps malgré tout pour avoir connu Sirius Black dans littéralement tous ses états, tu pensais être encore capable de déterminer si, oui ou non, tu avais raison – à supposer que tu doives t’inquiéter pour lui maintenant qu’il avait choisi de quitter la demeure familiale que tu continuais de représenter, ce qui était une chose que tu ne savais toujours pas déterminer, bien que tu aies essayé – de te faire du soucis pour lui.


« - Oui, sauf qu’en choisissant de ne plus lui parler, ils font quelque chose de vraiment dur. Sirius n’a plus que les Gryffondor maintenant, si même ses meilleurs amis lui tournent le dos il n’aura vraiment plus personne, et il faut qu’ils le réalisent. D’après ce que j’ai pu voir
– non pas que je regarde bien sûr – t’empressas-tu de corriger, ils ne lui parlent plus depuis au moins deux semaines. C’est beaucoup plus qu’une correction, et je doute qu’elle soit juste compte tenu de toute la- toute la situation. »

Laquelle décrivait la reproduction pure et simple de tout ce qu’avait pu faire ta famille depuis que l’aîné s’était retrouvé sorti dans une Maison qui était jusque-là l’équivalent à tes yeux d’enfant de l’époque de l’inconnu le plus total, excepté quelques minces descriptions au détour des conversations que tu avais pu entendre, et loin d’être pour le plus souvent flatteuses, reconnaissais-tu tout en tentant comme toujours de t’acharner à trouver des excuses à tout le monde, quitte à ne le faire jamais pour toi-même. Mais tu ne pouvais pas trouver aux Maraudeurs les excuses suffisantes pour exclure volontairement ton grand frère qui avait déjà bien assez souffert de la solitude, bien que plus jeune tu avais tenté de la rendre la moins importante possible, jusqu’à ce que l’écart entre vos deux vies devienne trop grand, et que l’abandon brutal de Sirius accomplisse le reste du travail.

Dans la première année de ton grand frère et alors que tu ne comptais que sur lui en tant qu’ami quitte à avoir tout à fait négligé des personnes de ton âge qui ne méritaient en rien le sort que tu leur avais réservé, année où vous vous échangiez encore un grand nombre de lettres pour compenser le fait que celui-ci se retrouve à Poudlard sans que tu y sois encore, tu t’étais permis de t’inquiéter du nombre d’amis que celui-ci pourrait avoir dans une Maison à laquelle il n’était a priori pas destiné. Il t’avait fallu du temps et de nombreuses lettres pour commencer à avoir enfin confiance en les amitiés qu’il semblait avoir fondé, bien que Walburga n’attendit pas aussi longtemps pour fermement s’y opposer, menaçant de faire appel à la surveillance de professeurs – ton père, lui, avait songé deux fois à le retirer du système scolaire britannique et Pollux à lui faire cours à domicile – et maintenant que tu avais du t’habituer à n’entendre parler que de lui que lorsque l’ensemble des Maraudeurs était évoqué, la situation te paraissait bien trop étrange pour qu’il ne s’agisse de ‘’rien de grave’’ ; il ne s’était jamais rien passé de tel pendant toutes ces années après tout, et l’air épuisé de Lily ne faisait que contribuer à ton inquiétude qu’il puisse y avoir beaucoup plus que quelque chose de grave, et pour longtemps encore.

« - C’est juste que ça fait longtemps maintenant et que c’est bientôt la fin de l’année scolaire, et… enfin je ne suis certainement pas à ma place, donc je ne peux rien faire d’ici. Mais merci beaucoup Lily, de lui avoir accordé un petit peu de temps. »


En réalité, tu mourrais d’envie d’avoir le fin mot de l’histoire révélé, et de voir Sirius réintégrer son groupe d’amis, tout en sachant que cela était impossible. Lily, si elle était bien l’amie dont Sirius avait longtemps vanté les qualités, ne dirait rien de quelque chose qui ne devait pas te concerner, même s’il s’agissait de ton frère, pour la simple et bonne raison que lui ne souhaiterait jamais que tu le saches. Et tu ne pouvais pas confronter une nouvelle fois ton frère alors que cela faisait plus d’un mois que vous vous ignoriez tout simplement, jugeant de ton côté qu’il s’agissait d’une bonne chose sans trop y mettre de cœur.

by NYXBANANA



mimimiiih:
 
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: Everybody wants to be a cat | Regulus
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Deuxième étage   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: Everybody wants to be a cat | Regulus    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyJeu 15 Sep - 18:18



Everybody wants to be a cat
feat. Eve Millerfield



C’en était trop. Galilée continuait de se prélasser tranquillement dans les bras d’une Batteuse de l’équipe adverse, en sachant pertinemment – il s’agissait tout de même d’un Fléreur, non ? – que la personne dans laquelle il s’était retrouvé blottie pour des plumes en sucre comptait parmi les meilleures amies de Sirius Black ; tu ne pensais pas ce chat si corruptible, et sentais que la boule de poils argentée n’avait pas fini de faire des siennes. Et si l’on t’avait toujours trouvé patient, la Septième Année était à deux doigts de réussir à prouver le contraire, bien qu’une fois définitivement énervé il n’y aurait pas grand-chose à faire de plus excepté devoir supporter les moqueries éventuelles de celle qui n’attendait que ça ; et tu ne pouvais pas lui faire ce plaisir en sachant ce qu’elle en ferait.


« - Est-ce que tu te rends au moins compte que tes propos n’ont aucun sens ? Forcément qu’un chat est fiable et que tu peux tout lui dire, il ne sait pas parler, et les Fléreurs n’ont plus n’ont pas cette capacité. Dire que j’avais entendu parler que les Soins Aux Créatures Magiques étaient la matière que tu maîtrisais le mieux, tu es un cas bien plus désespéré que ce que je pensais. »
Scolairement, mais tu avais tellement entendu la jeune Millerfield pester dans toute la bibliothèque lors du passage de ses BUSEs que tu avais l’impression de connaître tous les rapports qu’elle pouvait avoir avec les professeurs. Naturellement, aucun de ses amis n’avaient abandonné la cause et tout simplement suggéré qu’elle arrête de prendre telle ou telle matière, mais tu devais admettre que tu les avais souvent entendus se mettre à jouer aux cartes quelques minutes plus tard, ou même une fois se mettre à arroser sans raison apparente, en plein dans la bibliothèque et quitte à ce que chacun d’entre eux écope d’une retenue une Serpentard aînée. Décidément, le jour où tu les comprendrais serait un jour où tu aurais admis beaucoup de choses. Et pour en revenir à Millerfield, la rouge et or se donnait très souvent l’excuse d’avoir des projets bien arrêtés dans la vie pour justifier ses lacunes et retards dans les cours où elle n’avançait pas le moins du monde. Aussi avais-tu pu entendre toute sa cinquième année des projets professionnels presqu’irréalisables dans lesquels elle avait une totale confiance en ses capacités ; celle-ci avait donc visiblement, selon toutes les occasions qu’elle avait pu trouver pour s’en vanter le projet de devenir Batteuse professionnelle - pauvres Attrapeurs – ou bien soigner les créatures magiques – pauvres animaux –, ce qui se résumait en tout et pour tout aux souhaits d’un enfant de cinq ans, et rien de plus d’après toi. « Et les Gryffondor sont des rapporteurs nés en plus, toujours en quête de choses à dire sur tout le monde. » Rajoutas-tu pour réinstaller un certain équilibre dans ses propos. Selon toi, les Gryffondor ne valaient en termes de racontars et de disputes pas toujours mieux que les Serpentards, et tu étais fatigué que le mauvais rôle soit accordé par leurs soins seulement aux verts et argent alors qu’eux au moins avaient le mérite de ne pas attraper les Fléreurs des autres dans l’unique but d’obtenir de la part de personnes plus jeunes un malaise aussi épais qu’un nuage avant la pluie. Tu reconnaissais tout à fait que ta Maison était en tous lieux pires pour critiquer ou rapporter n’importe quel fait ou attitude à d’autres lorsqu’une personne ne se comportait pas comme on l’entendait, en avait particulièrement fait les frais auprès de tes aînés, mais tu ne laisserais jamais par principe la Septième Année avoir raison ne serait-ce qu’une seconde.

Puis, la suite de la conversation te donna finalement raison, si bien que tu lui octroyas par mégarde le privilège de te voir démarrer au quart de tour, et regrettant instantanément, te disant que tu aurais pu au moins mieux calculer ton coup, et que tu paierais très certainement le fait d’avoir sous-estimé la capacité d’écoute de la lionne, qui, si elle ne montrait rien de tout cela, devait bien attendre que tu réagisses exactement de cette façon. « Tu peux laisser ce qui ne te concerne absolument pas en dehors de tout ça ? Arrête de te mêler de tout sérieusement, surtout quand tu ne sais rien, c’est affligeant. » Esquivas-tu en prenant un air condescendant et en lui adressant un air qui en disait long sur le ridicule dont tu pouvais qualifier la situation. Et selon toi, ses propos n’avaient vraiment aucun sens. Eve semblait tout à fait divaguer bien avant d’employer le terme « vraie famille », mais là tu jurais l’avoir perdue sous tes yeux au profit du voile de la folie douce. Tu fronças les sourcils, et tentas d’avoir au moins plus l’air perplexe qu’énervé. D’une certaine façon, tu hésitais à être plus curieux sur ce qu’elle avait à offrir dans ce que tu appelais désormais son délire notoire, mais tu te résignas vite en te rappelant que ses propos allaient beaucoup trop vite déraper et la situation devenir hors de contrôle, comme à chaque fois que l’occasion d’en parler était soi-disant donnée à un Gryffondor, même s’ils n’avaient jamais de raisons réelles voire même d’excuses pour le faire.

L’appel de la jeune rouge et or à venir récupérer toi-même le chat était de la pure provocation, et tu en étais parfaitement conscient. Ne bougeant pas d’un millimètre, tu lui adressas une œillade noire, blessée qu’elle ne relâche pas la créature dans ses mains, qui elle continuait de s’enfoncer dans ses bras pour s’y endormir plus confortablement. L’appel était, tu le savais tout à fait banal, mais cette dernière devait pertinemment savoir qu’il t’était irréalisable, pour des raisons que tu ne pouvais t’expliquer. Ton envie de lui arracher des mains pour le loger entre tes bras était intense, mais ta paralysie plus encore. Il te fallait trouver un évitement passable et qui puisse éventuellement être interprété comme de la fierté, au mieux.

« - Si je venais le chercher, tu serais capable de le serrer plus fort et de lui faire mal, ou alors de l’emmener ailleurs. » Décidément aussi remonté que tu pouvais l’être, tu finis par la jauger du regard d’un air déterminé et alla t’asseoir contre le mur opposé, toujours dans le couloir, et ajouta, acerbe mais feignant de la patience ; « J’ai tout mon temps, mon devoir en Etude de Runes, ça fait longtemps qu’il est terminé. » Tu ne rajouterais rien sur le fait qu’il s’agisse du même malgré votre écart d’âge tout en n’en pensant pas moins dans le regard, et tentas même un petit sourire fier à cette idée ; non Eve ne réussissait pas, et oui, elle avait ses raisons d’angoisser assez pour vouloir prendre en otage ton chat ; elle n’avait aucune autre distraction, et pour cela tu te permis même de penser que la situation n’était peut-être pas tout à fait perdue. Il ne s’agissait de toute façon pas de te risquer à attendre que ton chat revienne de lui-même alors qu’Eve pourrait tout à fait continuer à le garder, – tu jugeais que cela lui ressemblerait assez même – ou même d’aller vers elle pour le récupérer, chose qui malgré toute la motivation du monde te paraissait encore inconcevable.
by NYXBANANA
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [flashback] i'll rearrange the stars, i promise i'll do better | Lily & Regulus |
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Bibliothèque   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [flashback] i'll rearrange the stars, i promise i'll do better | Lily & Regulus |    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyMar 13 Sep - 16:47



i'll rearrange the stars, i'll do better
feat. Lily Evans





Flashback – mai 1976


Aussi déterminé que tu avais pu l’être lorsque tu avais finalement aperçu Evans en train de travailler dans la bibliothèque et que ayant déjà parfaitement préparé ce que tu avais à lui dire avant de pouvoir partir aussi vite que tu étais venu, tu avouais avoir complètement négligé à quel point la tâche pouvait être en réalité dure à tenter et avais fini par t’installer à une table, faisant mine de travailler, et ne sachant plus très bien tout ce que tu avais pu prévoir en terme d’introduction comme de conversation tout court, passant une heure entière durant laquelle l’envie de finir par se lever instantanément, d’ouvrir finalement la bouche, et d’improviser plus tard se mêlait à celle de disparaitre littéralement sous la table et qui te cloua sur ta chaise avec comme celles décisions prises celles de te tordre les doigts et d’essayer de mettre un terme à l’affolement de ta jambe tremblante, signes très clairs de ta nervosité et de l’emprise que tu avais dessus.

Tu savais pertinemment que ne rien tenter allait te poser un immense cas de conscience, mais aller vers les gens n’avait jamais été ton point fort ou même une chose que tu avais déjà recherché. Cependant la chose en restait pour le reste très claire ; cela faisait depuis lundi que tu ne voyais plus Sirius nulle part, à l’exception des détours de couloirs au grand maximum, et bien que tu te serais enchanté que les Maraudeurs arrêtent de considérer Poudlard comme une zone de jeu pour aller en trouver une autre ailleurs, tu continuais de les voir, eux, et aussi impossible que cela puisse te paraître en terme de logique, tu ne le supportais pas. Et car le sang a ses raisons que la raison ignore, tu ne pouvais pas témoigner de l’air éteint que ton frère arborait les fois où tu le croisais sans vouloir désespérément y mettre un terme. Merlin, il était passé il y a deux jours à côté de Rogue sans rien dire et en baissant le regard, l’heure était grave.  

Tu avais tenté de te dire que de toute façon, en choisissant des amis avant la famille, on finissait par en payer le prix, parce qu’eux n’avaient jamais eu la moindre obligation de défendre ou protéger un des membres de leur groupe, ou même de le pardonner s’il venait à commettre une erreur. C’était un choix qu’avait fait Sirius, que tu avais détesté et trouvé puéril, mais un choix dont tu connaissais la valeur, et savais que celui-ci ne reviendrait jamais en arrière. Parce que ton grand frère, en dépit de toutes les qualités que tu pouvais lui attribuer, restait un adolescent irresponsable dont tu jurais que la crise durait depuis ses cinq années à Poudlard.

Et inspirant profondément en réunissant tout le courage que tu avais à disposition, tu finis par te lever, réunir toutes tes affaires jusque-là éparpillées nerveusement autour de toi histoire de te donner l’illusion de faire passer le temps en t’occupant à autre chose qu’à t’angoisser pour ce qui au final n’était rien du tout, et te diriger silencieusement à des enjambées qui devinrent de plus en plus courtes à mesure que tu progressais vers la rousse à l’écusson de Préfète qui devait réviser ses BUSEs quelques tables plus loin, et te poussas à surtout ne pas trop réfléchir à ce que tu faisais quand même, et finis par arriver à son niveau sans que ton cœur ne rate un battement, chose tout à fait imprévue mais toutefois agréable.

Lorsque Sirius avait décrit la jeune rousse dans ses lettres en première année, il t’avait assuré que la née moldue était gentille, et tu espérais du fond du cœur que ce soit le cas. De toute façon toute l’école savait qu’elle comptait parmi le cercle d’amis de l’aîné Black, et tu comptais sur le fait qu’il en soit de même de son côté. Peut-être que la Préfète s’était déjà rendue compte pour Sirius, ou que la situation était déjà en train de se régler, ou encore qu’il ne se passait rien du tout, et que tu te retrouverais juste là, inutile, devant une Gryffondor que tu connaissais à peine, et seulement par le biais de ton frère de presque deux ans ton aîné et à qui tu parlais à peine ?  

Ta langue coupa heureusement pour toi court à tes multiples craintes en se mettant à parler presque toute seule, et tu n’eus qu’à accepter que, c’était fait, tu lui parlais, et que ce n’était pas grave si pour une fois tu ne pouvais pas prévoir la suite des évènements.

« - Evans ? Je suis désolé de te déranger, je sais que tu dois être en train de travailler tes BUSEs, mais j’ai vu que Sirius était en ce moment tout seul, et je ne peux pas faire grand-chose de ma place parce que nous ne sommes pas dans la même Maison, mais est-ce que s’il te plait tu peux voir si quelque chose ne va pas ? Sirius ne demandera pas d’excuses de lui-même aussi facilement et les disputes peuvent durer longtemps, mais ça ne veut pas dire qu’il les souhaite, c’est juste qu’il ne s’excuse pas et qu’il faut quelquefois le faire pour lui, et il ne pense pas toujours ce qu’il dit non plus c’est juste qu’il a beaucoup d’imagination dans ses propos et qu’il s’énerve facilement, mais… »

Ton débit s’était rendu rapide tout seul et de plus en plus à mesure que tu progressais dans la conversation, mais tu en arrivais aux mêmes difficultés ; même avec toute la bonne volonté possible, il n’y avait rien que tu puisses faire personnellement pour l’aider, et toute tentative, même de ta part, serait d’ailleurs très malvenue une fois mise à la portée de ses yeux, mais tu avais simplement besoin de parler de ce que tu avais vu, tout en parsèment çà et là d’autres petites choses qui, tu le pensais honnêtement, ne seraient pas entendues, comme à chaque fois, et tu espérais juste que la lionne se révèle oreille assez attentive pour écouter et tenter de faire quelque chose pour ton grand frère.

by NYXBANANA
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [flashback] someone's out there, sending out flares | Regoli
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Réserve   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [flashback] someone's out there, sending out flares | Regoli    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyLun 12 Sep - 14:29



someone's out there, sending out flares
feat. Anatoli Slezniov


MAI 1977
« Help, i’m doing it again. »




« Expecto patronum » était, pour un connaisseur de la langue latine, même la plus basique qui soit, l’incantation la plus forte et la plus symbolique qui pouvait être réalisée avec une baguette, si l’on avait voulu ton avis. Et bien qu’ayant très peu tendance à t’émerveiller sur les sortilèges et les formes qu’ils empruntaient au travers de ta baguette, tu devais toutefois reconnaître la force et le charme d’un tel appel. Il était attendu un guide, un sauveur même, éventuellement, apparu grâce à la seule puissance d’une pensée heureuse. Définitivement, ton impatience de le réaliser correctement ne connaissait pas de limites, et c’est avec une rapidité flagrante qu’Anatoli et toi aviez gravi les marches de l’endroit que vous aviez choisi dans le cours d’avant, le regard une fois de plus aussi entendu que complice ; il était beaucoup plus simple de proposer des idées lorsqu’on savait que la personne en face avait les mêmes.

Fin mai, et ton emploi du temps permettait encore difficilement que tu te mettes à toi aussi travailler pour obtenir tes BUSEs dans les meilleures conditions. La saison de Quidditch était heureusement pour votre équipe assez loin de se terminer, puisque vous étiez suffisamment avancés pour affronter une dernière fois une équipe adverse avant le coup d’arrêt de celle-ci, ne vous laissant pas une heure de pause commune sans entraînement pour obtenir le meilleur possible de chaque joueur avant le jour tant attendu. Les examens semblaient encore trop loin pour réellement vous inquiéter, et l’idée d’avoir encore ‘’quelques semaines’’ pour étudier vous avait rendus bien trop confiants jusque quelques jours plus tôt. Pour ta part, l’année avait été tellement atypique et charnière que réviser pour passer une évaluation paraissait tout à fait irréel ; pourtant, à encore quinze ans, c’était la chose seule à laquelle tu aurais dû penser, et tu te serais volontiers passé du reste.

Ayant recherché un coin tranquille et un petit peu à l’ombre tandis qu’une chaleur écrasante s’était abattue sur tout l’établissement, vous aviez fini par trouver une place dans la réserve dont un de tes professeurs t’avait plus tôt dans ta scolarité donné l’accès, à une heure à laquelle même personne d’autorisé ne viendrait, profitant d’un trou d’une heure dans votre emploi du temps bien trop chargée pour un après-midi de révisions pour vous installer au milieu des livres non utilisés pour les révisions des élèves, et pouviez au moins vous essayer à des exercices plus techniques sans endurer le moindre regard indiscret ou la moindre intervention forçant votre déconcentration ; vous n’aviez pas le temps.

Et ayant pris connaissance toute la théorie possible autour du sortilège du Patronus depuis désormais quelques temps, vous aviez jugé qu’il était grand temps de vous y atteler dans la pratique, pour passer à d’autres choses par la suite.

Il te fallut pour ta part un certain temps et plusieurs vaines tentatives pour reprendre l’ancien souvenir que tu avais déjà utilisé auparavant, mais sans que celui-ci ne soit hanté par de certains événements survenus entre temps. Et le tien avait beau être visiblement le plus puissant auquel ta mémoire te permettait d’accéder, il n’en restait pas moins douloureux, comme ta concentration remplaçant ton entrain d’il y a quelques instants devait en donner l’air.

L’apparition de la petite chose argentée eut au moins le mérite de te déconcerter ; encore une fois un Patronus mal formé mais néanmoins complètement indépendant de ta baguette et tout à fait libre de se mouvoir, il n’en restait pas moins qu’une petite boule qui volait dans l’air avec une rapidité hallucinante, si bien que tu ne pus la distinguer, comme à chaque fois que tu t’étais entraîné à produire ce sortilège, à ta grande frustration.

Pourtant, cette fois-ci, sur le temps qu’Anatoli s’essayait lui aussi à la pratique, et probablement pour la première fois puisqu’il n’avait jamais évoqué la forme que prenait le sien et que tu savais qu’il avait largement le niveau pour en exécuter un avec une facilité naturelle propre aux personnes de son talent, tu essayas au moins de comprendre pourquoi le tien ne fonctionnait pas comme tu l’entendais. Il y avait bel et bien des rumeurs sur l’incompatibilité de « certaines formes de magie », comme se plaisait à les interpréter Dumbledore, mais tu n’y avais jamais touché, et volontiers laissé tout cela à d’autres personnes plus intéressées – et celles-ci n’étaient pas rares à trouver, selon ton avis. Non définitivement, tu ne comprenais pas ce que tu avais pu faire de mal, le Patronus semblant en théorie parfaitement formel mais celui-ci restant parfaitement difforme. Et tu ne pouvais pas compter sur les va-et-vient incessants de la petite chose, que tu détestais presque pour avoir à lui courir après là où il n’y avait pas lieu. Celle-ci étant fort heureusement confrontée à un lieu confiné, ses allées et venues avaient tôt fait de la mener dans un sens différent, et toujours à ta portée, si bien que tu pus saisir ta chance lorsque tu sentis que celle-ci passerait à nouveau près de toi, sautant avec agilité pour compenser ta trop petite taille, tu refermas finalement la petite boule blanche dans délicatement dans le creux de tes mains, puis la porta à ton visage pour y risquer un œil, qui ne manqua pas de copieusement t’éblouir pour de longues secondes, contrastant fortement avec l’obscurité de ces lieux.

La courte vision que tu pus te permettre du petit Patronus avant de devoir t’éloigner les yeux par réflexe avait été bien plus claire et t’avait assuré qu’il s’agissait bel et bien d’un sortilège bien formulé, et d’une forme qui t’était tout à fait familière. Et de toutes les formes les plus symboliques que ta baguette avaient pu choisir pour te représenter, qu’ils soient des mammifères, des reptiles, des créatures domestiques ou même des animaux, il t’avait fallu tomber sur le plus petit des oiseaux que tu connaissais, à l’aspect si rond que l’on aurait dit qu’il eut avalé une gigantesque baie, et aux ailes qui étaient capables – et c’était le seul animal reconnu comme tel à ce jour – de se rétracter complètement dans tous les sens, offrant de la sorte la seule défense du petit oiseau. Un vivet doré.

De tous les Patroni possibles et imaginables, il avait fallu qu’il s’agisse d’un oiseau de la taille d’une mésange tellement chahuté par des individus plus ou moins mal intentionnées qu’il en était devenu en voie d’extinction, en proie au jeu de sa capture auquel il n’avait jamais pris part, et qui pourtant lui coûtait à chaque fois la vie, compte tenu de la fragilité de ses os et de l’emballement soudain de son cœur à l’idée de se retrouver emprisonné par les braconniers, ou plus anciennement les anciens Attrapeurs du jeu auquel tu jouais, et dont le petit oiseau avait fort heureusement été remplacé par un concentré de magie qui savait l’imiter à la perfection tout en ne mettant pas en danger la survie de son espèce. Pour un protecteur, alors qu’il s’agissait peut-être de la chose que tu recherchais le plus au monde, le destin, décidément de plus en plus vache avec toi, t’octroyait un piaf qui logeait entre tes doigts. Tu te demandais même si le petit vivet serait même capable d’exécuter ce qui serait demandé à un Patronus sans trop de difficultés. Il était impossible qu’il te serve un jour de messager, ou encore à repousser des créatures des ténèbres – éventuellement à te tenir une petite compagnie, et
encore ; tu ne voulais plus jamais le revoir. Tu laissas à nouveau la petite entité magique grésillante à l’idée de repartir à nouveau accomplir son travail théorique de Patronus et s’envoler vers le plafond de la salle, avant de mettre fin au sortilège aussi sèchement que possible. Tu étais capable de le faire, et il n’y avait pas lieu de tergiverser plus longtemps dessus.

« - Tu sais Anatoli, je ne pense pas qu’on vienne nous demander de réaliser un Patronus, et j’ai mes raisons. La question a déjà été postée l’année en Défense Contre les Forces du Mal si j’en crois les sujets de 1976, certes seulement en théorie mais après tout le sortilège du Patronus est loin d’être si utile. Après tout, quelles sont les probabilités que l’on se retrouve un jour face à un Détraqueur ou que l’on doive absolument communiquer par Patroni ? » tentas-tu avec une petite moue que tu avais bien trop peu de motivation à cacher. Tu avais désormais juste envie de quitter la réserve pour que vous puissiez vous occuper ailleurs, et oublier le plus vite possible ce que tu considérais déjà comme l’incident de la journée.

by NYXBANANA
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [EVENT #1] We have cancelled Quidditch.
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Archives de vos RPs   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [EVENT #1] We have cancelled Quidditch.    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySam 10 Sep - 22:41



we have cancelled Quidditch.
feat. la terre entière


« Nothing feels like home »

Après avoir finalement retrouvé @Anatoli M. Slezniov, t’être juré de ne plus vous laisser vous séparer alors que n’importe quoi pouvait arriver et que tu t’étais affolé, malgré le peu de probabilités que le jeune Russe se retrouve victime de l’effondrement d’un gradin destiné à un sport qu’il n’appréciait guère regarder, mais après tout comment être tout à fait sûr quand tu savais le nombre d’amis que ce dernier avait à Serdaigle, comme ton anxiété avait pris le soin de te le démontrer, avoir littéralement bloqué en le retrouvant quasiment dans les bras de Silaïev, ton balai désormais traînant dans le sol et ton expression aussi hallucinée que perplexe, et t’être assuré à plusieurs reprises auprès du plus âgé qu’Anatoli allait "parfaitement bien", et qu’il n’y avait "aucun soucis à se faire", vous aviez fini par rejoindre tous les deux la Grande Salle, pas spécialement dans l’objectif d’écouter d’une oreille attentive les paroles du directeur de votre école, mais surtout pour s’assurer que, si vous alliez bien, il en était de même pour tout le monde. Tu aurais volontiers souhaité t’enfermer dans le dortoir pendant toute la soirée et ne pas te sentir obligé de prononcer le moindre mot pendant plus longtemps encore, mais il fallait absolument que tu montres patte blanche si tu ne voulais pas avoir le moindre problème, et que les autres puissent se rendre compte que tu tenais bien sagement ton rôle, sans pouvoir pour autant le définir.

Le discours se faisait, comme tu l’avais entendu, ponctué de divers sous-entendus et d’euphémismes qui se voulaient tout à fait clairs pour les plus âgés d’entre vous, et d’excuses qui n’avaient en soi pas lieu d’être, et qui n'en restaient pas moins que des mensonges à tes yeux. Durant tout ce discours, tu ne sus qu’accrocher le regard d’@Azrael Z. Silaïev, te servant à son insu de son calme impassible comme d’une ancre pour le rester toi aussi. La situation entière te rappelait au souvenir fort désagréable du sept mars de l’année même, et une boule au ventre te saisit si fort que tu dus t’enfoncer les ongles dans l’autre main pour ne rien, surtout rien, dévoiler. Tout ce que l’attaque signifiait, c’était que le tsunami que représentait cette guerre n’avait eu définitivement aucun mal à franchir les faibles digues posées maladroitement et sans réelles études autour de l’école. Il ne restait plus qu’à écouter ton nouveau mentor et à obéir à la lettre pour ne pas que tout cela termine très mal, et à garder la sensation salée de tes yeux trop brillants pour plus tard.

A l’annonce de l’arrêt de la saison de Quidditch prononcé jusqu’à nouvel ordre, tu te penchas suffisamment pour distinguer @Aileen G. Rosier, capitaine en titre de votre équipe, que tu trouvas aux côtés d’@Augusta Greengrass, et pinças tes lèvres pour ne pas sombrer définitivement dans le rire nerveux, qui serait très malvenu. Dire que tu avais jugé la journée longue auparavant, et que désormais le mois entier serait interminable – et encore, si tout cela ne durait qu’un mois. D’une certaine façon, tu savais que vous trouveriez, en bons Serpentards, une autre façon de continuer vos entraînements pour autant, mais tu savais pertinemment que tu n’étais pas seulement dérangé par cela, même s’il s’agirait au pour les personnes réunies autour de cette table de la seule raison de ta petite humeur les prochains jours.

« - Vingt gallions que Quraishi va mettre deux mois et demi à découvrir que oh ! surprise, ce n’est pas un wingardium leviosa qui a soulevé le terrain, uniquement dans le but de venir nous insupporter le plus possible. » sifflas-tu, la voix malgré toi un peu rauque, en te tournant du côté d’Anatoli, délaissant complètement les discussions des autres, et en particulier des professeurs. Tu savais que le vieux sorcier était ravi d’avoir à nouveau une excuse pour intégrer temporairement de nouveaux membres au personnel afin de ne plus être seul à tout surveiller, puisqu’il semblait s’attacher à la tâche lui aussi sur ce point. Les prochains mois s’annonçaient tout sauf faciles à vivre.
by NYXBANANA





Spoiler:
 
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [EVENT #1] Groupe αlpha ϟ Monique, Lily, Adonis, Regulus, Eshe
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Archives de vos RPs   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [EVENT #1] Groupe αlpha ϟ Monique, Lily, Adonis, Regulus, Eshe    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySam 10 Sep - 18:35



You can't cancel Quidditch
feat. Team Alpha ♥



Au moins, tu pouvais dire que tu avais fait quelque chose pour défendre Monique, et qu’il s’agissait d’une action que tu ne regretterais pas, malgré tout. Parler relevait toujours d’un effort immense et l’après plus encore, te faisant te rendre compte de l’état dans lequel prendre la parole te mettait, sentant ton cœur vrombir aussi fort que possible et l’impression de petits picotements traversant ton visage de parts en parts. Non, définitivement, très peu pour toi. Mais l’acte en valait la peine pour défendre Monique, et parce qu’entendre Adonis et son discours avait sur le moment été plus désagréable encore que d’intervenir toi-même.

C’était bien sûr sans compter sur l’intervention de @M. Eshe Quraishi, qui avait littéralement déboulé dans le couloir avec la furie habituelle que tu qualifiais comme étant tout à fait part, importante même, de sa personnalité. La jeune femme était bien entendu, pour la place qu’elle occupait au sein du Ministère et la dévotion avec laquelle elle accomplissait son travail, tout à fait connue des membres de ta famille qui avaient pris place dans la vie du Ministère, quels qu’en soient les domaines, et ne semblait pas prête à se calmer un jour d’après ta mère, ou encore Pollux, lui très investi dans l’organisation du Ministère et souhaitant sincèrement réussir à renvoyer Quraishi comme certains autres avant que celui-ci ne se mette enfin en retraite. Cette dernière ne manqua pas, comme tu avais pu t’y attendre, de se révéler aussi abjecte que possible, comme tu te l’étais imaginé.

Tu ne pus t’empêcher de la regarder de haut en bas alors que celle-ci semblait avoir terminé sa tirade, sur l’instant trop choqué pour répondre quoi que ce soit, et sachant que la décision serait de toute façon peu sage. Tu regrettais déjà d’avoir rencontré cette personne sans le faire exprès et présumais d’avance que Rosier comme Avery l’apprendraient en quelques minutes et mettraient quelques années à passer l’éponge sur cet incident, attirer l’attention d’un Auror étant la pire action que tu puisses actuellement et à ta place actuelle réaliser. Merlin que la journée était longue…

Ce fut à @J. Monique Strout de reprendre prudemment la main, tandis que tu sentais que de la fatigue se laissait percevoir dans le ton qu’elle empruntait, et qui n’était pour elle pas naturel, même si compte tenu de sa situation tout à fait compréhensible. Pour votre défense, vous étiez bien tous en route vers le terrain jusqu’à ce que Quraishi ne se sente obligée de mettre un froid monumental et définitif à toute conversation éventuelle. Il ne servait désormais plus à rien de débattre, et plus personne ne savait en avoir l’envie, pas même @Adonis Leroy, qui se contenta d’une simple remarque qu’il aurait souhaité apaisante sur le métier de la nouvelle arrivée, et qui te fit rouler les yeux. Avec une telle naïveté de sa part, vous n’étiez pas sortis de l’auberge.

Afin d’essayer d’apaiser une fois de plus la malheureuse Monique qui venait de passer à la vitesse de la lumière de l’agitation incroyable à une apathie complète, et toujours posté à ses côtés, tu lui imposas une délicate pression sur la main pour attirer son attention, et sortis du fond de ta poche les clefs qui menaient à la réserve des Balais, comme le montrait le petit porte-clefs argenté prenant l’apparence de deux balais croisés.

« - C’est la porte de la réserve, peut-être qu’on sera plus efficaces si l’on peut soulever les débris d’en haut, et avoir une vue d’ensemble nous évitera de retirer les mauvais morceaux aux mauvais moments, qu’est-ce que tu en penses? » Ton unique but était de distraire assez Monique de son angoisse montante malgré tout pour éviter un nouveau cataclysme ; il n’était plus question de se le laisser permettre. Ton regard se posa finalement sur @Lily Evans, te disant que la chose l’intéresserait peut-être, même si tu ne l’avais encore jamais vu sur un balai, et tentas de clarifier les choses dans sa direction. « McGonagall me les a donné juste avant que l’on parte chercher l’infirmier, pour que je puisse désactiver les alarmes antivols des balais avant que tout le monde ne se lance dessus. » expliquas-tu doucement en continuant ta marche. Lily serait certainement la seule personne du groupe que tu serais présentement capable d’écouter si même Monique commençait à perdre de sa verve habituelle, et tu ne comptais absolument pas sur les deux adultes qui étaient convaincus de tout savoir de la situation et de pouvoir user et abuser de leurs soi-disant positions pour donner des ordres à toutes les personnes qui croisaient leurs chemins sans avoir pu observer la moindre chose auparavant.  
by NYXBANANA
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Le Terrain de Quidditch   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyVen 9 Sep - 21:26



I'll keep your secret if you keep mine
feat. Augusta Greengrass


Il fallait que tu admettes que tu aurais du le voir venir, et tous les signes l'avaient indiqué. Augusta, ses multiples tentatives pour s'emparer définitivement du trône des Serpents, et d'évincer une fois pour toutes toute concurrence, les nouvelles attentes que tu ne pouvais t'empêcher d'occulter sans cesse mais, entraînant néanmoins un contrôle constant, et tout dernièrement le fait que tu l'aies surprise dans une activité qui lui était tout à fait défendue, ne pouvaient conduire qu'à cette conversation, bien que tu aies été une fois de plus assez naïf pour penser que la Préfète miserait sur ton silence quant à tout ce dont tu étais témoin pour qu'elle t'accorde une sorte de confiance tacite et que vous n'ayez plus qu'à ne jamais en parler. Après tout, ce n'était pas comme si cela t'intéressait, et pire encore, tu irais espionner et rapporter tout ce dont tu avais la connaissance, et beaucoup en étaient visiblement convaincus. Cependant tu reconnaissais que la période était hautement angoissante pour la verte et argent si proche de réaliser ce à quoi elle avait voué sa scolarité entière et pourtant si peu ancrée n'avançait plus dans cette position depuis trop longtemps. A tes yeux, ses objectifs n'avaient aucune importance si elle perdait son amitié avec Nevea Yaxley, ou si les personnes de qui elle exigeait trop finissaient par partir, comme l'avait présagé Anatoli plus tôt dans l'année, surtout que tu n'étais même pas sûr que "tout ça" ait la moindre importance à la sortie de Poudlard.
Autant de choses que tu ne lui dirais naturellement jamais.

Aussi, au lieu de tenter d’améliorer les choses comme tu avais l’habitude de le faire à chaque fois, tu laissas ta colère de te retrouver dans une telle situation après tous les efforts que tu avais pu faire pour rattraper ce que certains avaient qualifié de retard à corriger au plus vite. Tu refusais de te laisser avoir par une faute aussi stupide que celle qui t’était reprochée actuellement, pas après une moitié d’année d’efforts quotidiens pour gommer de toi chaque chose qui constituait un défaut.

« - Tiens, vraiment? Pourtant l'expression que tu avais le jour où on a confisqué ton balai montrait assez clairement que tu tenais à ce sport, c'est dommage que tu aies a priori une si petite estime de ta mère pour que tu penses qu'elle soit passé à côté, mais on peut aller vérifier ça ensemble si tu le souhaites, Augusta Greengrass. »

En vérité, tu n'avais pas la moindre envie de le faire, et tu espérais seulement qu'elle pense de même de son côté, sachant pertinemment que dans vos deux cas de figure, tout ce qui était attendu, c'était que vous dépassiez l'ultimatum donné, et qu'ils l'apprennent, pour recevoir une sanction exemplaire et vous passer l'envie de recommencer un jour, et tu n’avais jamais pensé le dire avant, comme la menacer tout court. La dernière année que tu avais passé t’avait peut-être un peu changé, tu le concédais.

« - Oh, et en plus de tout ça, indiquas-tu d’un geste vague, qui ne manqua pas de trahir ta frustration de ne pouvoir te défaire de cette situation comme tu l’avais espéré lorsque tu avais appris la teneur de la conversation, ce serait moi le maître chanteur? J’en apprends tous les jours, décidément. L’hypocrite, entre nous deux, Augusta, c’est toi. C’est même la réputation que tu tiens le mieux, même les Poufsouffle doivent tous le savoir. Epargne moi tes mensonges et tes manipulations, je les connais, moi, tentas-tu, la tête maintenue haute et fière, puisque de toute façon toute fuite relevait du domaine de l’impossible.

Tu savais pertinemment évoquer le sujet de la réputation auprès d’un Serpentard pour en être toi-même un ; chose qui se révélait, malgré tes difficultés à garder un contrôle sur ce qui était dit, même le plus relatif possible, être un atout majeur pour argumenter contre l’un d’entre eux. Plus encore lorsque vous aviez reçu le même type d’éducation, si bien que vous n’étiez complètement pas amenés à joindre les autres, voire à les comprendre ou vous faire comprendre d’eux, tout en parlant visiblement la même langue. Mais les choses étaient telles qu’elles étaient et il ne servait à rien de refaire un monde qui était debout et se tenait de la sorte depuis des millénaires si tu en croyais la tapisserie face à laquelle tu avais grandi.

Et pourtant, tu savais que tu n’échapperais pas au reste de la conversation à venir, et que tes multiples et inventives tentatives pour y échapper ne menaient à rien, la jeune femme restant parfaitement ancrée sur les raisons de sa présence, et prouvant par son parcours oratoire qu’elle ferait de la politique aussi aisément que de respirer dans le futur. Tu lâchas un immense soupir, exprimant, tu le souhaitais, tout le mépris que tu pouvais trouver en toi, et ta lassitude de te trouver dans une situation aussi puérile.

« - Alors aussi étonnant que cela puisse paraître, Sirius et moi étions frères, nous partagions des choses matérielles de temps en temps à l’occasion. J’espère au moins que cette révélation ô combien inédite et sensationnelle, cours d’ailleurs à la Gazette du sorcier dès que tu le peux ! aura au moins eu le don de te choquer assez pour que tu en restes pantoise durant quelques longues secondes et que je puisse enfin partir, mais tu m’as appris à ne rien attendre de positif de tes propos. Maintenant, que veux-tu, enquêter sur l’endroit où je cache la nourriture de mon chat? Ma dernière note en Astronomie? Qu’est-ce que tu comptes en tirer? Oh, et je pense que je n’aurais pas besoin de t’harceler pour présumer que si tu montes encore sur un balai, c’est parce que tu aimes ça, mais je tiens tout de même à te rappeler que tu joues gros. »

Tu avais eu une chance extraordinaire de ne réaliser ce que tu aurais pu dire avant que les mots ne sortent définitivement de tes dents, et eus un petit sourire de contentement en te rendus compte que tu n’avais pas prononcé le fameux « toi aussi » à la fin de ta dernière phrase, qui t’aurait tout à fait précipité vers l’ultime fin de toutes tes options. Tu devenais meilleur, tu devais te permettre de le reconnaître, mais tu avais peur que ton ironie et ta décision de tourner au ridicule chacun de ses propos finissent par la mettre assez en colère pour qu’elle décide de faire une bêtise, telle qu’en parler à d’autres, ou de convoquer sa petite assemblée pour organiser un tribunal sauvage sur ce lieu même – et tu savais qu’elle en était tout à fait capable. Il fallait être honnête, si Greengrass jouait gros, tu avais bien plus en mise, et elle avait tout le loisir de le savoir. Rien ne serait désormais suffisant excepté la vérité. Et quelle vérité, encore, tu n’avais rien à dire sur ce qu’elle tenait encore entre tes mains, te donnant la féroce envie de lui arracher des mains une bonne fois pour toutes, chose que tu fis par le regard en fixant malgré toi et le regard sévère le petit objet coincé entre ses doigts fins.

by NYXBANANA


hihi ♥:
 
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: Notre sang est notre privilège. Ne le gâche pas...
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Les Trois Balais   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: Notre sang est notre privilège. Ne le gâche pas...    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySam 27 Aoû - 22:55



blood's calling
feat. Bellatrix Lestrange

« laissez les enfants grandir, avant qu'ils nous ressemblent. »

Après avoir pris soin de t'excuser mille fois auprès d'Anatoli après n'avoir pu lui faire autre chose que faux-bond, et pour une raison dont tu te serais volontiers passé, mais dont il ne devait rien savoir, ayant passé l'accord silencieux de ne rien vous dire de ce qui pouvait arriver hors de Poudlard pour que cela ne risque jamais d'arriver malencontreusement au cœur d'une conversation maintenue avec force et résistance sur de tout autres sujets, et malgré l'importante précipitation des événements pour ta part, chose dont tu n'étais silencieusement pas peu fier. Anatoli t'avait fait de toute façon signifié clairement son opinion sur ce qui se rapportait de près ou de loin aux politiques familiales, pour que tu fasses le choix – judicieux si l'on te demandait – de ne jamais l'insupporter sur ce sujet.

C'est donc en prétextant un rendez-vous sans ne rien dire de ce dont il pourrait éventuellement relever que tu t'éclipsas de l'établissement de magie avec une large demi-heure d'avance à celui-ci, prenant précautionneusement le soin de ne jamais arriver en retard ; si ordinairement tu souffrirais seulement de remontrances acerbes sur l'honneur quant à soi-même et le respect d'autrui, tu n'étais jamais sûr de ce qui arriverait si tu manquais à tes engagements auprès de Bellatrix, et bien que tu l'aimais profondément tu lui reconnaissais cependant une certaine absence de gestion de ses colères, que tu savais assez spectaculaires pour les avoir connu depuis seize ans, et ayant pris l'habitude avec la plus jeune de tes cousines de la temporiser le plus possible ; Alphard avait déjà évoqué à ce titre un tempérament propre à l'aîné de la fratrie, comportement qui se retrouvait particulièrement chez tous les Black que tu avais pu connaître, et qui au nom d'une possibilité d'hériter du nom familial avaient été encouragés à parler selon leur volonté, quitte à même contredire des ordres, comme l'histoire récente venait de le prouver une nouvelle fois.

Tu t'étais hâté de te rendre aux Trois Balais pour être sûr de pouvoir disposer d'un assez bon emplacement pour elle et toi, choisissant consciencieusement une table à l'abri des regards indiscrets et des allées et venues des habitués bruyants et des étudiants euphoriques à l'idée d'échapper au contrôle parental pour quelques heures. Bellatrix, précisément à l'heure comme elle l'avait à ta connaissance toujours été, ne tarda pas à pousser la porte de la petite auberge et à gratifier tous les sorciers à l'intérieur d'un œil moqueur et condescendant avant de finir par te trouver et se diriger vers toi d'une démarche qui en disait long sur son humeur. Deux éventualités s'offraient à toi ; soit elle était tout simplement en colère contre la terre entière, soit tu y étais pour quelque chose. Et à ta grande malchance, - car tu ne voyais pas ce que tu aurais pu faire de mal ces derniers temps – selon le regard que tu ne connaissais que trop pour le l'avoir rencontré aussi chez ta mère, et qui se révélait rarement de bonne augure, Bellatrix étant décidément en voie de lui ressembler le plus possible, tu te trouvais être la future cible choisie de la crise de nerfs à venir, malgré ce que ses manières délicates et son sourire silencieux semblaient vouloir dire.

« Un café, s'il vous plaît. » demandas-tu d'un tout autre ton qu'elle, mettant en lumière vos différences de caractère , bien qu'aucune personne n'avait un jour semblé en douter. Pour affronter l'orage sourd qui menaçait, il t'en faudra un grand, et fort.

Ce fut bien entendu au prix d'une attente interminable qu'elle marqua ses premiers mots d'un ton doucereux qui se hisserait sans aucun doute un jour au niveau de sa tante. Tu te doutas immédiatement de combien elle se fichait de ton avis sur la santé de tes amis qu'elle connaissait pour la plupart, et nota avec la même rapidité l'ironie réelle de son message, en ayant cependant du mal à découvrir la raison de celui-ci, laquelle vint seulement après instants de non compréhension pour le moins sincère. Ta présence auprès de Parrish n'était requise qu'assez peu souvent et une grande majorité du temps contre ton gré, dont tu communiquais ton opposition à ses côtés assez significativement pour qu'elle soit notable. Tu avais aussi rencontré McKinnon récemment, mais n'aviez heureusement pour Anatoli rencontré personne qui aurait pu trouver important de le rapporter, et cela n'intéresserait jamais ton aînée au point de se déplacer pour t'en parler. Passant néanmoins toutes les personnes que tu avais fréquentées depuis la rentrée dans ton esprit pour s'assurer de ne pas te tromper sur la personne, – chose qui s'avérerait pire que tout – tu dus te rendre à l'évidence ; il n'y avait que Remus qui en tant que  "Maraudeur" de la même équipe autoproclamée, membre de la même promotion que ton frère aîné et Gryffondor de son état, revendiqué à très juste titre par tout Poudlard comme se trouvant être un des meilleurs amis de celui-ci avant d'être le tien. Oh, Merlin...

Expirant discrètement et désormais conscient que chacun de tes gestes auraient toute leur importance, tu posas délicatement ton café encore chaud au centre de la table pour accorder toute son attention à ta cousine venue te demander des comptes, et réunis tout ton courage pour planter du mieux possible ton regard dans le sien, – la moindre tentative de fuite de celui-ci, pour avoir été tentée lorsque tu avais été assez petit pour oser croire naïvement à son efficacité, ne ferait que précipiter les choses vers la fin.

« Nous partageons seulement quelques cours ensemble Bella, rien de plus. » tentas-tu d'une voix apaisante, agissant comme si celle-ci avait seulement besoin d'être rassuré, et le croyant. Selon toi, Bellatrix n'était pas une mauvaise personne, elle avait seulement besoin d'être pardonnée plus souvent. Et si tu ignorais quelquefois les raisons de ses actions, cela ne voulait pas dire qu'il n'y avait pas de raisonnement derrière, et ta cousine voulait faire au mieux, quitte à laisser derrière elle à d'autres le soin d'apaiser les tensions.

by NYXBANANA


Héhé ♥:
 
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [Flashback] when July became December their affection fought the cold // Regoli (terminé)
Regulus A. Black

Réponses: 10
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Rechercher dans: Archives de vos RPs   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [Flashback] when July became December their affection fought the cold // Regoli (terminé)    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyMer 24 Aoû - 11:00



Their affection fought the cold
feat. Anatoli Slevniov


| Never give up it's such a wonderful life |

L'avantage qu'il y avait dans une conversation entre vous deux, c'est que malgré tous les efforts que l'on pouvait y mettre, il devenait au bout de cinq minutes impossible de vous comprendre, et que vous ne feriez de toute façon une fois mis ensemble aucun effort pour l'être, et que vous saviez que vous finiriez par faire abandonner jusque les plus motivés à vous entendre. Peut-être était-ce parce que vos conservations n'étaient finalement que peu verbales, et que vous communiquiez la plupart des choses, voire tout ce qui était réellement essentiel, par le regard, et que toute tentative intruse de se rajouter à votre conservation silencieuse en était rendue tout à fait impossible, la plupart de vos propos étant, à votre plus grande réjouissance, tout bonnement inexplicables.

« - C'est juste que cette fois-ci il est parti dans la Grande Salle, là où ce n'est pas difficile de venir le rechercher, mais il aurait pu aller explorer le troisième étage, la salle d'Astronomie, ou encore même les jardins tout entiers. Sachant qu'il a réussi à quitter notre Salle Commune alors que je n'ai jamais vu le chat d'Augusta le faire, je doute qu'un endroit lui soit inaccessible maintenant. Il reviendra bien sûr, mais il ne faudrait pas qu'il se coince quelque part en se promenant dans un endroit trop étroit pour lui ou autres. Puis il est encore tout petit alors... »

Bien sûr tu étais parfaitement au fait du tempérament des Fléreurs, en ayant assez lu dessus pendant une bonne année pour avoir toutes tes chances à l'entretien qui déterminerait si, oui ou non, tu serais en mesure de prendre en charge une créature magique intelligente et devant rester parfaitement invisible aux yeux des Moldus, Galilée étant, comme toute son espèce, loin d'être protégé de finir inventorié dans un de leurs quelconques bestiaires, surtout étant un pure race et ayant, au final, peu du chat, ou alors ressemblant à une lointaine espèce exotique à oreilles ressemblant à celles d'un fennec et à queue de lion - non, définitivement, le rencontrer pour un Moldu serait un choc aussi important qu'inutile - mais tu ne te souvenais pas avoir lu qu'ils étaient assez capables et aventuriers pour partir à la conquête du monde dès leurs tout premiers mois de vie, bien qu'ils soient d'une intelligence tout à fait supérieure à celle de chats plus communs. Tu avais naïvement espéré que le chaton se contenterait dans un premier temps d'une seule salle, bien qu'elle fut immense par rapport à sa petite taille, et qu'il finirait par aller à la rencontre du monde une fois qu'il aurait pris ses marques dans la salle qu'il devrait considérer comme son refuge s'il y avait le moindre soucis, comme l'avaient jusque là fait tous les chats que tu connaissais ; et étant donné le nombre important de chats que les murs de Serpentard habitaient, tu estimais en avoir assez vu pour établir une moyenne sur ce qui était logique dans le comportement du félin, et ce qui ne l'était pas. Et loin de tous ces problèmes, le tout jeune Fléreur continuait à se blottir dans les jambes d'Anatoli et ne s'arrêtait de gambader joyeusement que lorsque toi et lui approchiez suffisamment pour qu'il fonce de sa tête sur les paumes de vos mains, puis se déconcentrait à nouveau et reprenait son petit jeu.

C'est par conséquent avec beaucoup d'attention que tu accueillis les premières phrases d'Anatoli, dont tu sais pertinemment l'importance dès que tu perçois une certaine hésitation - chose tout à fait rare, si bien que tu ne sais pas si d'autres personnes ont déjà eu la chance de le voir s'interroger sur ses mots en même temps que celui les prononce -

« - Oh ce serait tellement génial de ta part, bien sûr que j'accepterais! Et puis je ne pense pas que Galilée s'y oppose avec véhémence non plus, je pense plutôt qu'il en serait aussi ravi que moi. Compte tenu du nombre d'escapades de sa part que l'on peut prévoir, on ne sera jamais trop de deux pour aller le chercher. »En vérité tu t'étais déjà interrogé sur l'aide certaine que le vert et argent pourrait t'apporter, mais rendu tout à fait bloqué par la simple façon de le demander, tu avais fini par te persuader que le faire était inutile et ne t'offrirait qu'une réponse négative, tout en sachant pertinemment qu'Anatoli Slezniov ne t'avait jamais refusé la moindre chose, et encore moins de l'aide.

La suite de son discours occupa toute ton attention, celui-ci se précisant de plus en plus à mesure que le plus grand avançait dans son explication, et le choix particulièrement subtil de ses mots – à savoir plus encore qu'à son habitude, le jeune Russe pouvant se targuer d'en avoir maniés à la perfection et pourtant de ne jamais les utilités contre une personne comme s'il s'agissait d'une arme légitime – annonçait déjà la future complexité de ses propos, ainsi que leur aspect sans aucun doute sensible.
« - Si tu veux le faire, surtout dis-le à voix basse s'il te plaît. »


Vous étiez certainement à l'abri que même la personne la plus téméraire et déterminée ne cherche à trouver ce que vous étiez en train de vous dire, mais tu doutais que vos aînés n'accueillent pas avec attention des termes d'un vocabulaire aussi spécifique que celui-ci se présentant à eux, et souhaitais ne pas avoir de problèmes malgré ta curiosité bien trop importante, qu'il s'agisse du monde Moldu ou de météorologie tu aurais tout donné pour entendre le jeune Russe s'exprimer sur un sujet qui lui tenait à cœur, sachant d'ors et déjà que son récit se ferait clair et sans écueils. Les chances que tu ne comprennes pas le moindre mot de ce qu'il s'apprêtait à raconter étaient grandes mais l'envie de le laisser parler et de te taire pour l'écouter avec toute l'attention dont tu étais capable bien plus encore.

Cependant si Anatoli avait ici pour ambition d'expliquer les mœurs et politiques d'un monde qui t'était tout à fait tenu inconnu sans que tu aies beaucoup lutté pour le connaître, tu pouvais dorénavant statuer très exactement que Galilée d'autres projets en tête dès lors pour le prouver son ascension vers le vert et argent en direction de son col, et bien qu'aidé par ce dernier le trop petit chaton ne se contenta pas de si peu, et finit par réfugier sa tête dans la chevelure du plus grand, après avoir escaladé une bonne partie d'un uniforme qui peinerait grandement à s'en remettre. Définitivement, l'entente entre les deux ne semblerait être en aucun cas problématique, et tu finis par te décider à compléter la question posée par le désormais futur gardien du Fléreur, car même si tu avais du envisager l'idée que tant repose sur lui et que vous soyez amenés à partager autant, celle-ci n'était pas désagréable.

« - Tu sais Anatoli, j'avais prévu de m'arranger pour lui en restant plus souvent à l'école, et Sirius et moi avons déjà eu un chien pendant au moins six heures en ayant pris des dispositions assez sommaires parce qu'on était plus petits avant que Narcissa ne le remette dehors, et pour Galilée j'avais préparé plus de choses pour qu'il passe inaperçu mais, si tu veux, tu peux le garder pendant les vacances d'été ? Bien sûr je ne t'oblige en rien du tout, et tu peux me répondre que ce n'est pas possible, tu pourras toujours l'avoir avec toi si tu veux à Poudlard, n'est-ce pas ? Je continue d'être légalement son responsable donc tu ne risques rien du tout s'il fait des bêtises, mais tache cependant de ne pas trop le laisser sortir dehors en revanche, qu'il ne prenne pas l'habitude d'aller de plus en plus loin pour finalement tomber sur un Moldu. »

En fait, à partir de ce moment, tu aurais tout donné pour rester proche d'Anatoli et avoir le motif qui justifierait vos multiples échanges si Vassili Slezniov – et tu ne doutais pas qu'il y arriverait – finissait par entendre parler de votre relation. Mais tu pouvais désormais recevoir autant d'avertissements que possibles, et, tu en étais sûr, des plus durs encore que tous ceux que tu avais pris l'habitude de subir sans oser dire le moindre mot de peur qu'ils ne s'aggravent un peu plus, plus rien ni personne n'oserait se mettre en travers de votre amitié – il en était hors de question. Et tu n'en parleras jamais à son jeune frère, parce que Vassili ne vaut pas la peine que ton meilleur ami ne s'attarde ne serait-ce qu'une seule seconde sur ce vautour.


 
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Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: Cours de runes n°1 - "Learning never exhausts the mind"
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Salle de classe d'étude des Runes   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: Cours de runes n°1 - "Learning never exhausts the mind"    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyLun 22 Aoû - 16:35



Learning never exhausts the mind
Le cours de Runes ♥



Si les cours dès le matin avaient l'art et la manière d'énerver au plus haut point les personnes qui étaient concernés par ceux-ci, tu avais pu observer que la plupart des élèves de ta Maison avaient été très loin de siffler contre celui-ci, Silaïev ayant pris soin de faire impression dès le début de l'année auprès de chacun des verts et argent, si bien qu'aucun ne tiqua lorsqu'ils apprirent que ce dernier rajouterait en plus des cours, dans une matière qui ne se voulait pourtant chez vous qu'optionnelle, et selon certains d'entre vous assez loin d'être si nécessaire.

Faisant toi et Anatoli le choix de ne pas jouer avec le feu et d'arriver plutôt soigneusement et précisément à l'heure, histoire de faire mine d'apprécier cette matière que vous aviez parfaitement négligé depuis trois ans maintenant tout en gardant tout de même de bonnes notes dans celle-ci, chose qui était, compte tenu de sa nature optionnelle et théorique, beaucoup plus simple que ce qui s'annonçait dorénavant, vous aviez fini par arriver même en avance à celui-ci et à devoir attendre devant la salle, chose définitivement peu habituelle et réservée aux rares matières pour lesquelles vous aviez de l'attention, et à espérer pouvoir vous installer à votre place habituelle, à savoir dans le fond, avant que ces tables ne soient prises.

Le cours contenait cette fois bien plus d'élèves, et te fit réaliser que désormais, avec de toute façon un tel décalage causé par celui des arrivées des autres établissements de magie, ce cours aurait des chances de ne pas être le seul dans lequel des années se retrouvaient mélangées, comme te le rappelait la vue de tous les Septième Année, définitivement plus nombreux à assister au cours que dans votre année. L'arrivée de Millerfield n'eut pas lieu de te rassurer plus, et tu bloquas quelques secondes en te demandant ce qu'elle pouvait bien fabriquer dans ce cours avant de décider que de toute façon, les chances qu'elle sache tout simplement lire étaient assez minces, tandis que celle de Remus beaucoup moins, la matière demandant une certaine concentration et une précision que tu lui reconnaissais sans problème, et que tu lui fis un rapide signe négatif de la tête, ne souhaitant pas risquer ici que vous vous attardiez trop ; tu avais encore le souvenir amer de ta conversation à ce sujet avec ta cousine, et ne tenait pas non plus à ce qu'Azrael Silaïev trouve le besoin de s'attarder dessus auprès de tes aînés lui aussi.Tu tiquas aussi en devant te rendre compte que les dix-huit ans imminents de Sirius (vieille croûte) ne vous protégeraient dorénavant pas toujours d'être dans la même classe, et que devoir te confronter à lui restait une année de plus la pire chose qui pouvait arriver.

C'est donc dans un grand silence que tu finis par arriver à ta place aux côtés de ton meilleur ami – n'ayant une fois de plus pas la moindre envie de vous quitter plus d'une heure – et que tu sortis tes affaires, alors qu'Anatoli en faisait de même. Les divers jeux que vous aviez pu faire sur ton cahier ainsi que les multiples gribouillages en tous genres que tu avais pu faire pour Anatoli sur le sien était une preuve suffisante que les cours avaient rarement effet sur le petit monde que vous vous étiez créés, et tu dus te pincer les lèvres pour ne pas rire avant d'adresser un regard coupable à Anatoli. Le cours s'annonçait déjà long.


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Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [EVENT #1] Groupe εpsilon ϟ Siobhan, Svetlana, Haziel, Mary, Xin Chenxi, James
Invité

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Rechercher dans: Archives de vos RPs   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [EVENT #1] Groupe εpsilon ϟ Siobhan, Svetlana, Haziel, Mary, Xin Chenxi, James    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyMar 9 Aoû - 13:32




You can’t cancel Quidditch
feat.  Team Epsilon ♥





Pourtant premièrement déterminée à prendre place dans les gradins et à apprécier le spectacle aérien qui était à suivre dans un premier temps, tu hésitas encore une fois à choisir laquelle une fois mise face à la structure, certainement par peur de te retrouver au milieu de trop de monde, car non, tu n’étais pas la seule, et avait jugé comme le gradin le plus bas de celui réservé aux adultes dans un petit coin ne serait pas trop approché. Peut-être que tu n’aurais pas du insister de la sorte auprès d’{@=49}M. Eshe Quraishi{/@} pour obtenir sa place, qu’elle avait reçu en tant qu’ancienne membre de l’équipe qui – paraissait-il – s’apprêtait à entrer sur le terrain. Il y avait finalement peut-être trop de monde pour que tu sois tout à fait tranquille, et tu n’y étais plus du tout habituée. Tu finis par t’installer enfin, et enroula ta cape toute entière de toi pour ne pas y laisser pénétrer le vent, et pour être vue le moins possible du reste des sorciers s’étant rendus sur les lieux. L’idée avait selon ton amie paru "ingénieuse" et "dissuasive" puisque tu portais sur toi un signe distinctif particulièrement visible du corps de métier qu’elle représentait jusque dans les insignes de celle-ci, et tu avais aussi ravie qu’elle te laisse l’apprendre qu’elle complimente en plus l’idée.

Le match te permit cependant de ne plus y penser trop longtemps tant il en était fascinant, et relevait de l’exceptionnel à tes yeux, n’ayant à vrai dire jusqu’ici vu de balai autre part que dans l’intérieur des maisons pour l’usage ingrat auxquels tu les avais soumis ; si tu avais su qu’ils étaient en capacité de voler, tu aurais consacré ton enfance à le faire, c’était une chose sûre. Partageant ton temps entre de l’émerveillement total en imaginant la maîtrise et l’équilibre que ce sport devait te monter et la peur que l’un ne se mette à tomber – ce qui semblait encore être une issue fatale, comment faisaient-ils pour ne pas se pencher trop fort ? –, tu ne te rendis dans un premier temps pas compte que des gradins étaient tombés, peut-être pensant qu’il s’agissait d’une partie du spectacle dont tu ne connaissais rien. Après réflexion, tu ne vois pas pourquoi tu ne fus pas inquiète dès qu’un bâtiment s’était effondré, puisque tu savais déjà que non, les spectateurs ne jouaient pas, eux, et finis par te lever, prenant toi aussi part à la panique générale qui régnait sur le terrain, et avança pour distinguer ce qu’il en était.

Tu reconnus rapidement {@=43}Z. Svetlana Ozoliņš{/@} pour l’avoir déjà rencontrée plus tôt, mais n’eut pas le temps de t’attarder plus sur elle, apercevant juste à ses côtés ce qui semblait être un élève, dont tu distinguas les couleurs vert et argent sur sa robe de sorcier en ne sachant plus à quoi celles-ci correspondaient ({@=21}Haziel Z. Silaïev{/@}) semblant transformer des planches abattues en araignées de sa baguette devant des élèves piégés sous celles-ci. Réagissant autant au quart de tour que ta condition d’hybride pouvait te le permettre, tu te retournas vers lui pour lui afficher un air scandalisé avant de lui crier pour couvrir la voix de tous les autres « Mais ça ne va pas bien dans ta tête ? » et d’observer une d’entre elles s’étant retrouvée pile face à une jeune fille et d’improviser totalement pour le reste. Tu saisis donc ta propre chaussure pour l’éclater avec violence sur celle-ci, puis te mis enfin au nouveau de celle qui arborait les couleurs bleues et bronze sur son uniforme comme partout sur son visage, à la différence de son persécuteur, ({@=32}Siobhan Parrish{/@}) chose qui était tout à fait étrange, mais tout l’avait été récemment.

« Tu as mal quelque part ? Comment tu t’appelles ? »
tentas-tu, essayant de ton mieux de ne pas avoir l’air paniqué mais l’étant tout à fait, et une chaussure à la main. « Oh, je ne suis pas du tout Auror, c’est une cape qu’on m’a prêté, donc je ne sais pas trop quoi faire, mais on va trouver, n’est-ce pas ? Dis moi où tu ne souffres pas pour que je puisse les retirer en premier. »

Bien entendu tu n’avais toujours aucune idée de la façon dont tu allais pouvoir te débrouiller pour toutes les retirer au dessus d’elle, la pile étant grande et les premières planches tout à fait inaccessibles, mais à l’impossible nul n’est tenu, et tu avais toujours rivalisé de créativité pour combler, efficacement ou non, les multiples lacunes que tu possédais dans désormais de nombreux domaines.
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Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: Everybody wants to be a cat | Regulus
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Deuxième étage   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: Everybody wants to be a cat | Regulus    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyJeu 4 Aoû - 10:58




Everybody wants to be a cat
feat. Eve Millerfield



Tu ne savais pas pour quelles raisons tu étais le plus énervé ; que ce soit pour avoir cherché pendant une demi-heure un chat qui semblait ne même pas t'attendre et qui, blotti dans les bras d'une autre personne, n'avait même pas jugé utile de te retrouver alors qu'il avait dû t'entendre arriver depuis ta traversée de l'étage, te laissant aussi inquiet que ce que ton imagination te permettait, ou de retrouver celui-ci précisément là où tu n'avais jamais tenu à le chercher. Tu connaissais assez les habitudes de la rouge et or pour savoir que toute tentative de se tenir à proximité, et ce même en territoires neutres tels que les salles de classe, étaient par définition vouées à finir en tentatives de faire perdre patience une bonne fois pour toutes. Sans réellement savoir d'où venait le problème qu'elle avait avec toi et te disant qu'elle était certainement de la sorte avec beaucoup de Serpentards, il n'y avait pas grand chose à y faire sinon tenter de l'éviter le plus possible, et de gagner au Quidditch pour la calmer quelques minutes – quoi qu'elle n'en devenait plus tard que plus revancharde et, n'ayant aucun cas de conscience à user de sa batte, ta sûreté se retrouvait cette fois en jeu ; Merlin qu'il faudrait un entretien psychologique aux Batteurs avant de leur laisser de telles choses entre les mains, les résultats seraient intéressants.

A sa réponse à propos de ta toute récente interpellation – et tu te serais félicité d'avoir su attendre moins d'une minute à te décider, bien que la démarche se soit révélée tout à fait inefficace – tu eus une forte envie de lui répondre que non, il ne s'agissait pas du nom de ton Fléreur mais de toi appelant des scientifiques moldus décédés depuis plus de deux siècles pour faire la conversation, mais Millerfield te prendrait très certainement au mot et ne manquerait pas de le répéter à tout son entourage, à savoir les Gryffondor, contre qui tu avais passé trop de temps à essayer de ne pas perdre la face pour te faire avoir par une telle bêtise. Tu te contentas d'un plus sage « Bah oui, tu t'en doutes, puisque je l'appelle pour qu'il rentre. » et ne céda pas à la tentation de lui demander de le relâcher ; tu connaissais à la connaître après six ans passés à la supporter, et cela précipiterait les choses et lui donnerait l'idée de le garder.

Le Fléreur gris t'observa sans réagir vivement pendant quelques secondes, puis dévoila toutes ses dents dans un puissant bâillement avant de rentrer sa tête à nouveau dans le bras de la Septième Année – tu jurerais qu'il s'agissait d'une blague particulièrement nulle. Avec toute autre personne, il t'aurait suffi de faire mine de partir sur quelques pas pour le faire réagir et qu'il revienne avec toi, mais que tu tournes le dos pour partir devant Eve signifierait qu'elle eût gagné (et non, pas encore), ou qu'elle pourrait se mettre en tête de câliner le félin jusque là où tu ne pourrais pas venir le chercher. La situation était encore plus ironique à tes yeux, sachant pertinemment que ce Fléreur  détestait la plupart des personnes qu'il rencontrait, y compris certaines personnes de ton dortoir, pour finir par se nicher au creux du pull d'une rouge et or qui, tu en étais sûr, pour le coup te détestait vraiment, preuve que Galilée était définitivement un chat à la mentalité tordue.

Observant attentivement la situation depuis maintenant quelques bonnes minutes, tu savais que le plus gros restait à venir, et que rien n'était encore joué en ce moment, Eve ressemblant ici à ton féroce félin pour jouer avec une souris malheureuse pour s'en lasser une fois le mal réalisé et ne rien en faire, et attendis patiemment une catastrophe qui ne sut tarder à venir les bras croisés et les yeux fixés durement sur la silhouette en face, bien que la chose ne fut pas simple en raison du coucher de Soleil qui se profilait juste derrière elle, et qui te conduit à plisser les yeux pour la distinguer plus qu'autre chose, maudits soient tes yeux clairs. Millerfield étant une Gryffondor de Septième Année occupant jusque le même poste dans l'équipe de Quidditch que ton frère, tu n'aurais pas dû t'étonner qu'elle s'abaisse à s'attarder sur votre lien pour s'attarder sur tes réactions, mais resta tout de même soufflé, comme à ton habitude. Paradoxalement, tu étais plus habitué à ce que les verts et argent t'indiquent la teneur de leur estime envers Sirius que d'entendre parler de lui de la bouche de ses congénères, et pouvais dorénavant statuer que la chose était presque pire. Que Remus te manquait.

« - Tu viens de le comparer à un chat de deux ans et tu dis qu'il sait choisir ses amis ? Tu as fait attention à ne pas te compter dedans alors ? Oh, et certains Fléreurs ont un peu de mal à déterminer les personnes bien attentionnées des nocives, Galilée en fait peut-être partie, donc si tu rapportes ses décisions à celles de.. de Sirius en matière de bonnes personnes, il doit en être plus qu'honoré. »


Et tu pensais réellement que Galilée avait un problème à ce niveau là, bien que jamais un tel trouble n'ait été reporté dans toutes les recherches que tu avais pu faire, et qui vantaient toutes ces créatures comme réglées comme des horloges, même les croisées depuis plus de deux générations ; alors que ta boule de poils continuait de ne supporter personne et de fuir devant certains de tes proches, et récemment même devant des membres du corps professoral, pour finalement se lover confortablement contre de redoutables adversaires de Quidditch.

Eve t’indiqua que tu pouvais t'approcher, ce qui te fit longuement hésiter et martyrisa tes mains devant la décision que tu devais prendre, pour au final la laisser s'exprimer quelques secondes plus tard ; la Gryffondor ne te réservait bel et bien aucune surprise, et commençant à la connaître, tu restas soigneusement aussi loin que possible. Tu aurais bien dit quelque chose sur le besoin que tu aurais de le laver après qu'il se soit offert ce genre de fréquentations, mais pas envie pour autant que l'envie lui prenne de faire apparaître assez de boue pour lui en recouvrir le dos, ou autres, et par conséquent, si tu ouvras la bouche plusieurs fois pour trouver de quoi répondre, tu restas tout de même muet, fidèle à toi-même.

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Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: How could this happen to me? -Anatoli & Regulus-
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Infirmerie   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: How could this happen to me? -Anatoli & Regulus-    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyMer 3 Aoû - 0:40



How could this happen to me?
feat. Marlene & Anatoli




Si la science consiste à passer d'un étonnement à un autre d'après Aristote, tu pouvais prouver que ce phénomène ne se rapportait pas à chaque fois et pouvais assurer qu'après une vingtaine d'incidents se ressemblant les uns les autres l'humain s'habituait à tout, même à la malchance. D'une certaine façon, Marlene t'évitait indirectement une discussion dont tu jugeais qu'elle pouvait encore attendre le plus longtemps possible, bien que l'événement ne la rendit pas moins inévitable. Tu n'avais actuellement pas la conviction que tout allait s'arranger, et n'avais besoin de personne pour te démontrer schématiquement qu'il n'y avait aucune chance que cela arrive, préférant l'idée qu'il s'agisse d'une phase un peu délicate à celle d'un changement définitif. Hier te manquait trop pour décider d'y mettre une croix pour affronter le futur, et tout avait basculé bien trop vite pour que c'en ait l'air réel. D'une autre, tu ne pouvais que te demander si la rouge et or avait un jour correctement appris à marcher, comptant dix rencontres avec le sol alors que tu te trouvais dans les parages contre seulement trois de ta part, sans compter les caprices des balais qui avaient pris l'habitude de devenir soudainement capricieux dans des matches où il ne valait mieux ne pas perdre.

Il te fallut un certain temps pour te retourner, afin d'effacer tout l'accablement qui avait dû se peindre sur ton visage et que, même si les deux autres élèves devaient déjà tout savoir, tu souhaitais dissimuler le plus possible, et finis par le faire lentement, tout en jetant une œillade sans aucun doute plus lassée que meurtrière à un Anatoli qui avait sauté sur l'occasion de s'amuser du malheur des autres, et qui ne cachait plus rien de la joie qui s'était emparée de lui tout entier, et s'adressa à McKinnon comme si sa chute se rapprochait plus du retour du beau temps après un temps particulièrement morne et pluvieux plutôt que ce dont il s'agissait vraiment, à savoir le pesant et lassant constat d'un puissant sort que l'on avait dû vous jeter et de la médiocrité de l'année qui s'annonçait. Tu finis par jeter un coup d’œil à l'Attrapeuse restée gisante au sol, et anticipa les longues minutes à venir en alternant tes regards entre ton meilleur ami, décidément de plus en plus radieux, et Marlene, elle devenant aussi rouge que le pull aux couleurs de sa Maison qu'elle portait. La situation paraissait effectivement, même avec tout l'espoir que tu pouvais avoir, inextricable ; si elle ne s'était pas relevée pour repartir sans demander son reste comme tu aurais espéré le faire, c'était tout bonnement que c'était impossible pour elle.

La réponse de Marlene ne se fit à tes yeux pas assez attendre, et vint quelques secondes plus tard sous la forme de balbutiements arrivant tout de même au même point formel et définitif ; elle était soit trop sonnée pour parvenir à former une phrase intelligible, ce qui était grave compte tenu de sa tête dure, – ou du moins tu en avais l'opinion après avoir pu observer certaines chutes au Quidditch, les Attrapeurs y échappant généralement très peu dûe au manque d'équilibre des balais les plus légers –  soit aussi bouleversée que toi d'être encore confrontée à ce genre d'imprévu alors qu'elle avait sans doute bien mieux à faire, même si là encore tu ne voulais rien en savoir.

Jugeant que toute intervention telle que le rappel des heures d'ouverture de la bibliothèque dans laquelle tu devais te rendre alors que le vert et argent savait pertinemment que tu n'y tenais pas plus que ça, voire que tu serais ravi de te trouver une excuse toute faite pour les garder quelques jours supplémentaires et ne souhaitant vraiment pas lui rappeler un peu plus à ses élans chevaleresques quitte à ce qu'il la porte jusque devant le portrait de la Grosse Dame au plus haut des tours du château, tu te contentas de fixer la couverture des ouvrages que tu tenais entre tes mains et dont la calligraphie du titre retenait désormais toute ton attention, jusqu'à te demander s'il y avait un autre moyen que celui de prendre en compte l'âge de la parution du livre et sa maison d'édition pour déterminer d'une écriture à la main ou d'un sortilège de diction appliqué à plusieurs ouvrages pour l'écrire, et te mis à chercher un trait permettant de te dire qu'une personne avait bel et bien écrit cela. Les évidences ne parvinrent pas, et il te fallut alors chercher avec un peu plus d'attention par conscience scientifique. Tout était de toute façon mieux que de contempler la lamentable problématique face à laquelle vous vous trouviez, et ton sort paraissait apparemment scellé, le vert et argent ayant annoncé avec une allégresse inhabituelle qu'il fallait l'emmener à l'infirmerie, comme si une autre personne ne pouvait pas tomber sur elle et l'aider.
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Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [EVENT #1] Groupe αlpha ϟ Monique, Lily, Adonis, Regulus, Eshe
Regulus A. Black

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Vues: 817

Rechercher dans: Archives de vos RPs   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [EVENT #1] Groupe αlpha ϟ Monique, Lily, Adonis, Regulus, Eshe    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyDim 31 Juil - 9:49



You can't cancel Quidditch
feat. Team Alpha ♥


Arrivé comme tout le petit groupe en trombe dans la salle, tu ne t'étais pas attendu du tout à y trouver un jeune homme à l'air aussi incrédule posté en face de vous et mettant bien trop longtemps à émettre le moindre mouvement énergique. Ton entrée en matière avait cependant dû le rappeler à la situation puisqu'il ne manqua pas d'être dès la première seconde le plus désagréable possible. Vous aviez d'après le chemin à parcourir et la charge de matériel à prendre au moins une quinzaine de minutes à tenir, et encore, si lui ne décidait pas à faire une autre remarque de ce genre, car Monique et Aleksandra se feraient un plaisir de lui répondre et il y avait de grandes chances que le convoi se retrouve au point mort un bon moment. Trop abasourdi par le ton dont il avait fait preuve alors que tu ne te souvenais pas avoir dit quelque chose, – quoique ta mère avait déjà parlé d'une personne portant le même nom, Adonis, et que peut-être que les Black avaient là encore une histoire chargée avec d'autres lignées, mais tu n'en avais là encore aucune idée – tu étais resté interdit face à lui jusqu'à ce qu'il distribue ses instructions et que tu te contentes de les suivre sans un mot ; vous alliez peut-être réussir à ne pas vous parler du tout jusqu'à l'arrivée sur le terrain de Quidditch.

C'était malheureusement sans compter sur les interventions du dénommé @Adonis Leroy dans lesquelles il prit le soin de ne pas mentionner ton amie que tu n'avais toujours pas quittée d'un cran, alors qu'il semblait à peu d'engager une conversation tout à fait normale avec la Rouge et Or qui avait obéi aux ordres et vous avait suivi malgré tout, alors que n'importe qui ayant fréquenté Monique plus de vingt minutes saurait qu'il s'agissait d'une mauvaise idée. Et si tu concédais que si ton amie @J. Monique Strout était une bleue et bronze affirmée, elle tenait tout de même des serpents sa franche tendance au mélodrame, et qui n'était jamais d'une grande aide, mais encore moins dans ce genre de situation, mais la vindicative diatribe de son interlocuteur la conduirait à s'énerver réellement, et lui plus encore, et tu jugeais connaître assez de disputes entre tes amis pour en laisser poindre avec un parfait inconnu. Si les deux semblaient se connaître, et que tu n'avais aucune idée d'où, tu étais vraiment curieux de l'apprendre tout en sachant que cela ne ferait qu'actuellement envenimer une situation déjà inextricable.

« Compétence jugée supérieure à la tienne? Hiérarchie? Il n'y a eu aucun jugement ni quoi que ce soit, tu sais, c'est le principe même des cinq minutes après un accident, la panique et l'organisation sommaire. McGonagall nous a envoyé sans même savoir sur qui on allait tomber, voire même s'il y avait déjà quelqu'un. Il n'a rien été décidé du tout, tu es visiblement encore un stagiaire, et que tu connaisses le chemin vers le terrain de Quidditch n'était certainement même pas au programme. »

Tu étais sincèrement inquiet à l'idée que cet individu soit un jour un soigneur à part entière. Qu'allait-il faire avec plus de responsabilités, se plaindre plus fort lorsqu'un patient se plaint, lui rappeler qu'il a autorité sur lui, l'insulter? N'avaient-ils pas des cours leur apprenant comment réagir à chaque chose plutôt que de les laisser avec leurs humeurs sur leur temps de travail? Le jeune adulte avait très clairement un problème, et tu n'étais non plus d'humeur à supporter l'ego de personne alors que vous étiez censés arriver au plus vite sur les lieux de l'accident en supplément de toute la pesante atmosphère qui avait entouré le château depuis l'effondrement des gradins.

« Laisse tranquille Monique, elle a peur parce qu'elle a des amis sous les gradins. »
by NYXBANANA
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: Everybody wants to be a cat | Regulus
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Deuxième étage   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: Everybody wants to be a cat | Regulus    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyMer 6 Juil - 23:46



Everybody wants to be a cat
feat. Eve Millerfield



Tu regrettais, comme à chaque fois que tu partais à la recherche de ton Fléreur, de ne pas pouvoir le faire venir à toi comme tous le faisaient avec leurs objets perdus, puis te ravisas en te disant que de toute façon Galilée était une créature d'une rare intelligence et que non seulement elle trouverait un moyen de ne pas répondre au sortilège lancé mais en plus elle prendrait alors un malin plaisir à te regarder ramer  pour le retrouver, même si tu avais encore une montagne de devoirs à réaliser et peu de temps pour partir à sa recherche. Tu avais de la même façon abandonné l'idée de le demander, sachant que qu’imaginer l'appeler tout seul au beau milieu du couloir attirerait l'attention envers toi et que tu trouvais la situation douloureuse rien que l'en y pensant. Tu changeais de toute façon sans cesse de pièce pour le chercher, parcourant le château et ses alentours en long, en large et en travers, et le jeune félin pouvait donc s'en retrouver déboussolé et te rechercher au mauvais endroit.

Désespéré à l'idée de le retrouver un jour, comme à chaque fois que Galilée s'amusait à se volatiliser, et  que tu étais persuadé que cette fois tu ne le trouverais pas et qu'il passerait la nuit tout seul dans un coin du château, tu étais tout de même déterminé à le chercher toute la nuit s'il le fallait, perfectionniste incorrigible que tu te trouvais être. La recherche s'était alors faite méthodique, éliminant les endroits où tu avais trouvé le félin se dégourdir les pattes depuis la durée assez précise d'une journée.  Ravi de ne plus avoir, du moins en théorie, à le chercher caché sous la table des Serdaigle de la grande salle sous leur regard consterné, tu te mis à fouiller de fond en comble l'atrium de Poudlard, trouvant que les chances étaient grandes qu'il y apprécie la fraîcheur automnale sans se mouiller pour autant - chose tout à fait positive à tes yeux au vu du travail de peignage que nécessiteraient ses poils.

Ne voyant pas la moindre trace de sa présence de ce dernier et ayant une pensée pour tout le travail qu'il te restait à faire une fois rentrée dans la salle commune, tu fulminas intérieurement et monta les escaliers du château, déterminé à en découdre avec cette partie de cache-cache tout à fait puérile de la part d'un chat qui n'avait absolument que ça à faire.
Et chercha avec la même méticulosité dans tout le premier étage tout ce qui était accessible à portée féline pour l'observer. Les salles de classe avaient été heureusement pour la santé de tes nerfs fermées, et la progression dans celui-ci fut assez rapide, bien que peu concluante. Le Fléreur avait donc déjà au moins monté quatre étages depuis les cachots, ce qui entrait dans ses habitudes les plus taquines.

Détestant ce chat et ses idées tordues de la même façon que l'on pouvait ne pas supporter un petit frère désobéissant, tu pris une nouvelle fois les escaliers, paniquant certainement plus qu'au premier étage ; les Gryffondor se faisaient définitivement plus nombreux à mesure que tu grimpais les étages, et tu savais que ce chat finirait par se décider à t'emmener tout droit à l'étage de leur salle commune alors que tu le rechercherais,  n'attendant pas impatiemment le jour où la Grosse Dame te questionnerait avec sa grosse voix sur ta venue, alors que tu n'étais pas réputé pour y être bienvenu.
Ta démarche se fit alors subtilement plus rapide et tes recherches plus effrénées à mesure que tu te rendais compte que la créature fugueuse était bel et bien toujours introuvable, et que tu finissais d’écumer un nouvel étage, sans résultats concluants, quand tu t’interrompis soudainement et pressa l’objet de ton attention en l’interpellant sur-le-champ, trop soulagé de finalement l’apercevoir pour prendre garde.

Tu regrettas instantanément ce chuchotement malheureux lorsque tu vis dans quels bras était blottie la petite créature, et te dis intérieurement que tu ne savais pas ce que tu avais pu faire d’aussi mal dans une vie antérieure, mais le destin te le faisait payer, et tu en étais certain, alors que tu ne bougeais toujours pas, trouvant une discussion avec Millerfield loin d’être urgente. Ton chat semblait malheureusement loin de vouloir s’échapper, et tu ne pus que frémir silencieusement quand il s’approcha des Plumes à Sucre de celle que l’on avait pris l’habitude de surnommer ‘La Batte’ pour les bonnes raisons dissimulait dans sa manche – prouvant que les rouge et or étant bien tous les mêmes – par peur qu’en plus qu’elle te confisque ton chat, elle te le rende malade. Mais elle déclina, ce qui te donna encore moins de raisons de lui arracher des mains pour le ramener avec toi, et tu venais à court d’idées pour l’éviter. Tu finis par te décider à te lancer et te ravisa aussitôt, ta gorge étant bien trop sèche pour ce genre d’affrontement. Ce chat aurait difficilement choisi pire personne à aborder qu’Eve.

«  - Galilée, tu viens, il faut rentrer maintenant. »
Il était possible qu’Eve trouve la technique lâche, et tu ne doutais pas qu’elle le fut, bien que tu préférais la percevoir comme un subterfuge pour ne pas avoir à s’adresser directement à un individu, art dans lequel il t’avait fallu rivaliser d’inventivité depuis six années déjà. Mais l’action était de bonne guerre dans la mesure où ton chat n’aurait jamais du arriver dans les pattes d’une des dernières personnes sur lesquelles tu voulais tomber si l’on exceptait les Maraudeurs. Déjà que la journée avait été longue, tu en dormirais difficilement, et encore, tu dormirais si elle optait pour relâcher la créature retenue captive entre ses bras.

La créature laissa passer ce qui te sembla être plusieurs années géologiques avant de daigner songer à bouger d’un centimètre, trop confortablement logée sur l’uniforme noir et pourpre, et tu eus à le presser de regards de plus en plus insistants pour qu’il se lève et s’étire sur les genoux, sans finalement daigner avancer beaucoup plus. Si le Fléreur était censé être en mesure de sentir ses ennemis, le tien avait décidément un problème, et tu en faisais les frais bien malgré toi alors que tu te retrouvais coincé face à Millerfield, et toujours décidé à rentrer avec ton petit protégé.
by NYXBANANA
Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. 161112023957713990Sujet: [Flashback] when July became December their affection fought the cold // Regoli (terminé)
Regulus A. Black

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Rechercher dans: Archives de vos RPs   Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptySujet: [Flashback] when July became December their affection fought the cold // Regoli (terminé)    Tag c0bbbb sur ϟ Fizwizbiz. EmptyMar 5 Juil - 21:22



Their affection fought the cold
feat. Anatoli Slevniov



| Tell the neighbours i'm not sorry if i'm breaking walls down |
La vingt-cinquième heure est un concept populaire selon lequel il existe un moment hors du temps, à l’abri des autres et expressément réservé à un groupe restreint de personnes concernées. L’intérêt de celle-ci réside dans le fait que ses membres sont les seuls avertis de son existence, et qu’ils sont tout à fait libres de faire le choix de ne jamais en parler. Pourquoi le faire et prendre le risque de sacrifier l’instant sacré qui leur appartient, après tout, même s’il s’agirait plus de se vanter de pouvoir accéder à une période aussi précieuse que d’inviter d’autres individus à la joindre ; car s’ils devaient en être gardiens du secret, il aurait fallu que leur intégration fut assez évidente pour qu’elle se fasse d’elle-même, or le cercle se révèle toujours pour des raisons de viabilité exclusif. Et cette fois-ci la vingt-cinquième heure t’appartenait à toi et à Anatoli, et il n’y avait pas de chose plus importante au monde que de ne pas la laisser s’échapper.

- C’est un Fléreur, ça fait partie de leur caractère, mais je n’imaginais qu’il ait un tempérament fugueur aussi jeune. Il est intelligent mais j’ai peur qu’il se perde, qu’il se retrouve coincé quelque part, ou quelque chose d’autre. Tu lui offris une moue déconfite alors que tu imaginais installer une clochette qui t’avertirait des mouvements du chaton jusqu’à ce qu’il soit en âge de fuguer, en supposant qu’il y en ait un, mais lâchant vite l’idée en pensant à toutes ces nuits sans sommeil auxquelles tu condamnerais ton dortoir s’il venait à sonner sans discontinuer, et appréciant tout de même d’avoir encore le droit de dormir dans ton lit, ce qui te conduit à constater que le problème restait définitivement insolvable, particulièrement depuis que tu savais que les portes de Serpentard ne lui posaient aucun problème. Tu soupiras en le reprenant une énième fois, la créature n’étant pas encore assez patiente pour supporter de ne pas découvrir son petit univers pendant plus d’une minute, et parvins à l’installer sur tes genoux pour qu’elle y dorme quelques instants – tu ne doutais pas que cela ne durerait pas longtemps – et installée confortablement elle ne tarda pas à prouver être en confiance. Au moins avait-elle prouvé qu’elle reviendrait après ses quelques aventures, ce qui était un point dont tu ne pouvais que te ravir.

Ton attention désormais portée sur le confort croissant de la petite bête, et la discussion s’apaisant à mesure qu’elle évoluait, tu trouvas le moyen de te rassurer plus ou moins quant à la tournure qu’elle pouvait éventuellement prendre, si bien que tu regrettas bientôt de ne pas lui avoir annoncé plus tôt, chose qui, tu en étais assuré, n’aurait rien changé, excepté ton angoisse naturelle. Tu levas un instant les yeux au ciel, avouant ta culpabilité d’un mince sourire, lorsqu’Anatoli t’interrogea sur ton absence totale de connaissance au sujet de Copernic, qui semblait être un personnage majeur sinon essentiel de l’Histoire telle qu’elle était enseignée à tous, et dont tu n’avais aucune idée de l’existence. Les connaissances de l’histoire sorcière étaient elles jugées suffisantes pour pallier à une qui n’était pas supposée s’y mêler, et tu ne t’étais jamais jusque-là surpris à ignorer la totalité de toute la teneur d’un sujet, contrairement à ton interlocuteur. Tu doutais malheureusement qu’une autre personne put un jour constater l’incroyable étendue de connaissances qu’Anatoli possédait, lui-même se faisant toujours très discret quant à ce que tu caractérisais comme un trait à part entière de sa personnalité, et qui rappellerait à beaucoup l’actuelle limite de leur sagesse. Mais Anatoli n’était pas de ceux-là et tu te ravissais qu’il te laisse accéder à une infime partie de son érudition que tu étais défendu de découvrir. Analyser un tel nombre d’informations en étant étranger à toutes relevait du défi, mais tu t’étais dorénavant promis d’essayer d’être à la hauteur de ton meilleur ami, dont tu étais sincèrement admiratif, et tu réussis tout de même à rattacher quelques évènements à des mots survolés durant tes diverses lectures ou entendus par d’autres élèves.
- C’est parce que Galilée avait seulement affirmé la thèse copernicienne sur cet héliocentrisme qu’il a été condamné à ne plus exercer en tant que scientifique, parce que les Moldus ne voulaient pas croire que la Terre tournait, c’est bien ça? Avançais-tu d’une voix interrogative, espérant ne pas trop te tromper malgré ton maigre savoir ; la chose avait été mentionnée plusieurs fois et tu ne t’étais jamais intéressé assez pour réellement comprendre, étant donné qu’il t’aurait fallu comprendre bien trop de choses et que tu jugeais pouvoir mieux rentabiliser ton temps qu’en t’attardant sur leurs mœurs qui semblaient bien trop complexes et changeantes.
Tu haussas les épaules lorsqu’Anatoli rappela à quel point Galilée était une figure incontournable d’une éducation qui n’était pas la tienne, et te demandant comment ton meilleur ami avait réussi à pouvoir accéder à tant de savoir en ce domaine.

Il te fallait trouver les mots pour décrire la frustration pénible qu'avait été la découverte des limites de la matière que tu adorais, et la quête interminable dans la recherche d'explications pour les explications que celles-ci avait su te donner. Certains outils étaient rapidement plus qu'un handicap alors que tu commençais à comprendre, et c'est naturellement que tu avais fait le choix de t'en débarrasser ; les nombres offraient tellement plus lorsqu'ils n'étaient pas soumis à un seul objectif, et tu t'étais plu à modifier tous les assemblages comme bon te semblait. Désespéré de trouver des ouvrages mathématiques que tu jugeais plus complets pour ne plus en regretter les lacunes, tu avais fini par consommer avec voracité la section attribuée de la bibliothèque, pour atterrir dans celle réservée aux mathématiques appliquées. Après une minute de réflexion sur la façon dont tu t'étais retrouvé à nommer ton Fléreur du nom d'un scientifique italien, tu finis par donner une explication au jeune vert et argent, après lui avoir adresser un regard à demi-coupable et en t'étant préparé à te torturer les doigts pendant toute la durée de ta prise de parole.

- L’ennui, principalement. Je voulais en apprendre un petit peu plus, puis je me suis posé des questions, puis mes questions se sont posé des questions, et j’ai fini par appeler mon chat Galilée. Il y a une section de livres sur cette matière dans la réserve, parce que peu de personnes les empruntent et qu’ils prennent donc de la place dans la bibliothèque. Le professeur d’Arithmancie a négocié mon accès, mais tu peux venir toi aussi tu sais. Indiquas-tu avec une voix teintée malgré toi d’espoir, car connaissant les surprenantes aptitudes dans ce domaine, bien qu’il ne fut selon toi pas que prodigieux dans ce domaine, alors que le chaton se réveilla de son court sommeil pour s’étirer de toute sa longueur et bondir de tes jambes pour aller vers celles d’Anatoli. La cohabitation entre les deux ne serait sans aucun doute pas un problème, ni pour l’un, ni pour l’autre, les deux semblant s’être aussi parfaitement trouvés.
by NYXBANANA
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