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 Hard liquor mixed with a bit of intellect || Nevea&Berlioz

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MessageSujet: Hard liquor mixed with a bit of intellect || Nevea&Berlioz   Mar 20 Juin - 22:25


 
Hard liquor mixed with a bit of intellect

 
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Zéphyr s’amusait de ce qu’il faisait des commandes de ses clients. Maverick Nott, un sang-pur pas très futé – après sûrement trop de générations de consanguinité – voulait organiser une fête pour son anniversaire. Il avait beaucoup d’or, et avait réclamé l’assistance de Berlioz, qu’il connaissait depuis quelques mois. C’était un homme de vingt-et-un ans très naïf, et particulièrement mauvais en affaires, il n’avait donc pas été bien compliqué de négocier une paye bien supérieure à la normale. Zéphyr était sincèrement persuadé que si autant de monde avait répondu présent à l’invitation, c’était par sa réputation à lui, et pas pour celle du Nott. Peu importe – il y aurait du monde. Il en avait parlé autour de lui, ça avait jasé auprès du gratin des jeunes sang-purs, et à vrai dire, c’était certainement pour cela que Zéphyr s’était appliqué sur les préparatifs. Il y aurait des jeunes, des sorciers étudiant encore à Poudlard, et c’était le public qu’il visait, désormais. Ceux qui le reconnaissaient moins comme Ishak Zéphyr Aït-Malek, mais plutôt comme Berlioz, et surtout ceux qui deviendraient sa future génération de clients. La demande du Nott était tombée à pic dans les plans de Zéphyr, qui avait d’ailleurs quasiment tout fait lui-même, au rythme de quelques allers-retours entre l’Irlande où il agissait pour les Silaïev, et Londres, où la fête serait organisée. Il était tout de même embauché au nom de la société pour laquelle il travaillait, qui lui laissait souvent carte-blanche maintenant qu’ils le connaissaient. Ça lui permettait de rapporter un salaire à sa mère beaucoup plus officiel que celui qui lui offrait de véritables rentrées d’argent. Elle rechignait moins à accepter son aide quand elle savait d’où provenait l’argent, alors que quand il le sortait du fond de ses poches extensibles sans explication, elle avait plutôt tendance à le refuser.  

Zéphyr nouait une fine cravate autour de son cou, et au niveau du nœud, il accrocha une broche qui représentait un B calligraphié. Cadeau d’une cliente avec laquelle il avait passé quelques nuits. Toujours sans modestie, il plaça des boutons de manchette sur lesquelles des têtes de lions étaient gravées sur sa chemise vert bouteille, et il laissa tomber sur ses épaules une de ses capes au format préféré, de celles qui s’arrêtaient juste en dessous du genou. De toute façon, il ne tarderait à l’enlever, une fois arrivé sur place. La plupart des invités devaient déjà être-là. Noël en famille arrivait à grand pas, les vacances pour les élèves de Poudlard venaient tout juste de commencer, la date avait été choisie avec soin, si bien qu’en réalité, cet idiot de Nott fêterait ses vingt-deux ans avec quasiment un mois et demi d’avance.
Zéphyr détestait toujours autant transplaner, il prit alors le métro, pour sortir du centre de Londres et se rendre à l’Ouest de la ville, sur la rive-sud de la Tamise. Arrivé près d’un pont assez solitaire, il descendit les escaliers qui menaient vers les fondations de celui-ci, et sur le quai, il chercha des yeux la porte où devait se cacher auparavant une entreprise batelière, désaffectée avec les années. Il tira alors sur la laisse de sa chienne, qui connaissait l’endroit, puisqu’il l’avait découvert avec elle, pendant une de leurs longues balades nocturnes. Il avait noué autour du cou de Duchesse un collier en cuir qu’elle détestait, pas autant que la laisse qui l’accrochait à son maître, mais contre lequel elle avait aussi tenté de se débattre. Elle n’avait pas eu le choix, toutefois. Si elle voulait venir avec lui, elle ne pourrait pas faire sa sauvageonne. Les chiens étaient déjà suffisamment rares dans le monde des sorciers pour en plus la laisser errer entre les capes des sang-purs. Ils risqueraient d’en être choqués. Elle avait dû prendre un bain aussi – l’aventure d’un siècle pour la faire rentrer dans la baignoire, mais rien comparé à l’odyssée que ça avait été pour la faire sortir. Zéphyr cogna trois fois contre la porte en bois massif, et une petite lucarne s’ouvrit quasi instantanément. Les barreaux d’aciers qui protégeaient la lucarne se murent pour réclamer d’une voix rocailleuse le mot de passe. « Mistral », souffla Zéphyr, réfléchissant un instant à quel nom de vent il avait fini par choisir. La porte s’ouvrit dans un battement, et juste derrière-lui, il entendit le craquement caractéristique d’un transplanage. Il y avait tout juste la place, sous ce pont, pour apparaître sans être remarqué par des moldus qui passeraient par-là. Il n’eut néanmoins pas le temps de voir qui était arrivé juste après lui, la porte s’étant refermée trop rapidement.

Revêtant l’allure de Berlioz plutôt que celle de Zéphyr, il se força à ne pas être déçu d’entendre le crissement des violons plutôt que les basses d’une chaîne hi-fi mal réglée. Fête sang-pure oblige, il avait fait appel à un orchestre d’instruments enchantés, qui jouaient – par eux-même – des morceaux ennuyeux à mourir, au goût d’un homme au cœur de lion, en tout cas. Il était prévu que, la soirée s’allongeant, la musique devienne plus jeune et moins sophistiquée, à la requête même de Nott qui était justement tout sauf sophistiqué. Cherchant le maître des lieux du regard, Berlioz le trouva évidemment près d’un buffet, à s’enfourner quelques amuse-bouche, un verre de whisky beaucoup trop rempli à la main. Revêtant le plus hypocrite de tous ses sourires, Berlioz s’approcha de lui pour le saluer, et lui souhaiter un joyeux anniversaire, à peine en avance.

***

Minuit arrivait à grand-pas. Les sorciers, pour la plupart à peine majeurs, avaient abandonné leurs capes, et s’étaient pris au jeu d’une musique plus vive, les poussant à se serrer un peu plus les uns contre les autres. Les plus nobles d’entre eux restaient évidemment sur les côtés, puisque danser serait sûrement trop dégradant pour eux. Berlioz faisait la cour à droite et à gauche, papillonnant entre les différents invités. Le lieu, à leur grande surprise, suintait la classe. Il fallait dire que Nott appelait à tout sauf à cela. Il était déjà complètement saoul, à harceler quelques sorcières trop jeunes pour lui. Bientôt, il faudrait le faire sortir discrètement de là, et on s’en porterait certainement mieux ainsi. La plupart n’avait pas l’air de regretter d’être venus, ravis de se rendre à une soirée où papa et maman n’étaient pas invités, où ils pouvaient donc jouer aux grandes personnes. C’était amusant de voir combien ils s’appliquaient au jeu de savoir qui serait le meilleur sang-pur. Nevea Yaxley en ressortait grande gagnante. Berlioz avait un œil sur elle depuis le début de la soirée, étonné qu’elle soit venue, et pourtant ravi de cette surprise. Il se cherchait un ambassadeur entre les murs du château, et elle était parfaite pour ce rôle. Ce soir, son frère n’était pas là pour la couver, il pourrait donc lui parler librement.
Berlioz, depuis quelques mois, espionnait la jeune fille pour son frère Nicholas, contre des sommes d’argent qu’il estimait insuffisantes. En tout cas, il pourrait gagner bien plus si Nevea faisait sa pub à Poudlard ; c’était sûrement à négocier, Berlioz avait en tout cas de quoi faire peser la balance en sa faveur.

Une clope au bec, sa chienne fermement tenue contre lui, Berlioz s’approcha de la serpentarde à la seconde où son partenaire du moment l’abandonna pour des horizons certainement moins capricieux. Récupérant sa cigarette dans la main autour de laquelle était enroulée la laisse de Duchesse, il la salua, sûr de lui :

« Miss Yaxley … Laissez-moi vous dire mon étonnement de vous retrouver ici. Je peux vous proposer une nouvelle coupe de champagne ? J’avais conseillé à Nott les bouteilles du Château Leroy, bien plus réputées, mais monsieur à la tête dure ... »

Lui adressant un sourire légèrement sarcastique – quoi que cette ironie ne soit perceptible que par les plus attentifs – Berlioz chercha des yeux un des Elfes de Maisons qui parcouraient la pièce, un plateau de coupes de champagnes à la main. Il en attrapa une au passage pour la lui tendre, avant d’ajouter :

« Excusez-moi, avant toute chose, il faut que je me présente ! Berlioz, pour vous servir. Ai-je droit à un entretien avec vous ? Je crois qu’il est grand temps que nous nous rencontrions, je connais bien votre aîné, voyez-vous … »

Il y avait peu de chance qu’elle n’ait jamais entendu parler de lui, et elle avait l’air de trop s’ennuyer pour lui refuser cette attention. Duchesse jappa légèrement, sûrement lassée des volutes de fumée qu’elle récupérait en plein dans son museau, Berlioz récupéra alors sa cigarette dans sa main droite, pour la finir et la jeter au sol, l’écrasant d’un air déterminé. Bientôt, il l’aurait, cette jeune pimprenelle, au fond de sa poche. Et ils s’apporteraient beaucoup, tous les deux.




 
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MessageSujet: Re: Hard liquor mixed with a bit of intellect || Nevea&Berlioz   Ven 30 Juin - 1:04




Hiver 1977. Tandis que les retardataires se pressent dans les magasins illuminés, la neige effleure sans un bruit les pavés londoniens. La période de Noël. Quiconque se serait intéressé aux Moldus aurait du admettre qu’une certaine magie habitait les rues… Un entrain à l'arrivée de l’hiver qui restait souvent incompréhensible à tous les sorciers étudiants leur civilisation. L’odeur de pain d’épice, de marrons grillés sur le trottoir d’en face, les chorales ambulantes, les lumières chimériques… oui, les Moldus étaient bel et bien accaparés dans un tourbillon scintillant. Rêves. Réjouissances. Boites postales débordantes. Mets et saveurs. Grelots. Cannelle. S’ils avaient pris le temps peut-être auraient-ils remarqué les lampadaires grésillants, les sensations de courants d’air et certains anonymes habillés de manière affriolante. Rendus inaudibles par ce qu’ils appelaient automobiles, ils n’entendaient pas les craquements de l’air. Ils ne voyaient pas les personnes qui apparaissaient un instant, pour disparaître dans une cabane au bord de la Tamise. Ils avançaient, les yeux rivés sur leur vie, oubliant déjà les meurtres et assassinats étranges…

Ce soir là, alors que la capitale n’est qu’insouciance, un silence de plomb étouffe le manoir des Yaxley. N’étant pas croyants, ils n’avaient pas l’habitude de célébrer noël. Le seul catholique anglican de la famille avait trouvé la mort dans d’atroces souffrances lors d’une partie de creaothceann. Depuis, le fantôme ressassait à qui voulait l’entendre qu’être catholique ne donnait pas  la clé au paradis, mais aux créanciers. De son vivant, il avait donné des sommes gobelinesque à l’Eglise, somme que ses enfants avait du rembourser pour lui. Néanmoins, à cette période, il avait gardé l’habitude de retrouver d’autres fantômes de cette fameuse partie meurtrière et c’est non sans joie qu’il désertait l’humeur austèrement humaine de ses descendants. Quant à Clinton et Aomonora Yaxley, ils profitaient de ces calmes semaines pour voyager avec leur cercle très intime. Silence de plomb que seuls les logeurs des tableaux et certaines portes oubliées par le temps osaient profaner. Chuchotements et claquements lointains, pièces trop grandes et d’un goût ancien prononcé : personne n’aurait aimé s’aventurer dans ce manoir sans n'y avoir été convié. Il était certain que les habitants des lieux n’avaient jamais eu conscience de la somptueuse âpreté de leur demeure.



« Tu es … » Nicholas observe sa soeur descendre le grand escalier, dont la pierre n’avait été que trop lustrée par le temps. Il ne se souvenait pas que c’était bientôt une femme. Elle ne laisse pas la chance d’achever sa pensée et l’esquisse de ce qui aurait été un compliment trop intime « … ridiculement accoutrée pour une soirée du fils Nott? ». Levant les yeux au plafond, elle sourit comme elle ne sourit que pour lui, en retroussant imperceptiblement son nez. Son corps semble sculpté dans une mue de serpent bleue nuit scintillante. Partant de ses épaules dénudées une cape de mousseline de la même carnation tombe jusqu’au sol. Une folie pour laquelle elle n’avait pas eu le moindre remords et qu’elle savourerait pleinement ce soir.

« Hm. Je ne comprends pas pourquoi tu t’obstines à y aller avec … le français. » Jalousie.

« Dit celui qui préfère passer ses soirées avec Rodulfus ! » Possessivité.

« Inepties ! Tu sais très bien que la bénédiction de Lestrange est une aubaine. Je fais ça pour nous. Il prend ses mains froides entre les siennes dans un élan d’apaisement. Il détestait voir sa soeur cadette vexée. Il ne pouvait être question de cela entre eux. Ils étaient unis, n’est-ce pas?
« Tout comme ma relation avec Edouard l’est pour nous. » Tout comme elle aimait le savoir jaloux. C’était la seule façon d’être certaine qu’elle était aimée. On ne lui avait pas appris à comprendre les choses autrement. On ne lui avait pas appris à aimer, ni à être aimée.

« Ne l’est-elle pas plutôt que pour toi? » Jalousie et cynisme.
« Tiens, c’est amusant je n’avais jamais perçu la différence. Elle détache ses mains des siennes et pose un baiser sur sa zygomatique. En attendant, mon très cher frère … »



Crac! Un bras la rattrape tandis qu’elle cherche l’équilibre du sol, rendu délicat par sa robe. Il est là, pile à l’heure pour leur représentation. « Bonsoir Edouard. » Il lui avait proposé de passer la chercher, mais elle ne laissait personne entrer en la demeure familaile. Elle était persuadée que si ses camarades venaient chez elle, ils seraient capable de ressentir la cruauté qu’elle y avait vécu. Hors, Nevea Yaxley avait eu une enfance parfaite et sa vie l’était également. « Tu sembles d’humeur bien joyeuse mademoiselle Yaxley … » pour toute réponse elle glisse sa main sous son bras. Elle lui parlait rarement de son frère, elle lui parlait rarement tout court. D’ailleurs, elle n’aurait pas pu expliquer comment sa relation avec l’élève de Beauxbâtons en était arrivée là. Pourquoi poussaient-ils l’illusion jusqu’ici hors des murs de Poudlard? Cet accord implicite était-il devenu une habitude ou s’en accommodaient-ils? Leurs esprits étriqués par des idéaux puristes et ambitieux, peut-être ne se posaient-ils même pas la question. Quand ils arrivèrent dans la salle, Nevea souriait encore du regard de son aîné quand il l’avait vu descendre les escaliers, et aucun invité n’aurait pu douter de ses sentiments pour Edouard. Elle fière, lui arrogant, tous succombaient à l’illusion impérieuse qu’ils offraient. Oui, ils semblaient tellement fait l’un pour l’autre que leur duo en était redoutable. Là, était peut-être la réponse.





☾ ☾ ☾


Maverick Nott était une connaissance de Nevea. Lors des grands rassemblements mondain, ils avaient passé quelques dîners trop longs et trop ennuyeux ensemble. Dîner dans lesquels personne ne comprenait véritablement présence des enfants à part qu’il s’agissait de la future élite de la société. A la soirée, elle avait été invitée par son frère, mais ce dernier n’avait pas réellement compté y aller. Ses nuits étaient trop occupées à apprendre une magie sombre et puissante. De plus, si les Nott étaient puissants et respectables, leur fils n’étaient pas foncièrement intelligent et ses conversations fortement ennuyeuses. Quoiqu’il en soit, si il y avait eu une monarchie, il en aurait été un des joyaux. D’une famille plus riche que les Yaxley ne le serait jamais -si ce monde ne changeait pas-, il n’avait pas hésité à dépenser plus que de mesure pour son anniversaire. On disait que c’était les faits d’un certain Berlioz, ce qui était certain c’est que tous ceux qui connaissaient Maverick avaient été fort surpris. Il faut savoir une chose, c’était peut-être un sorcier du gratin, mais c’était surtout un garçon assez fat et empoté.

Supérieure, Nevea n’avait accordée qu’une seule danse à Edouard avant de prendre position parmi sa petite cour, dont Victoria Nott faisait partie. Si elle aimait ce centre d’attention, elle déplorait au fond d’elle-même que ni Augusta, ni Aleksandre soient ici. Sans elles, la soirée allait être trop longue. Tous avaient bu, ils avaient graissé la patte de leur hôte ivre, les filles n’avaient pas touchées aux amuse-bouches pour ne pas risquer de voir leur ligne parfaitement moulée prendre des formes peu flatteuses. Les heures s’écoulant, Yaxley n’écoutait plus que d’une oreille les commérages de son entourage, elle s’ennuyait. Elle aurait préféré être aux côtés de Nicholas et rencontrer ses amis, ceux qui s’activaient à rendre le monde meilleur. Les courageux, les justes et non ces personnes qui critiquaient mais ne passeraient à l’action que par lâcheté face la Mort. Perdue dans ses réflexions silencieuses, distante de toute chaleur humaine, Edouard en profita pour s’éloigner de ses congénères. Cette soudaine distance n’étonna personne, contrairement aux élèves de Durmstrang, les Beauxbâtons n’étaient pas particulièrement réputés pour comprendre les idées de certains…



« Miss Yaxley … Laissez-moi vous dire mon étonnement de vous retrouver ici. Je peux vous proposer une nouvelle coupe de champagne ? J’avais conseillé à Nott les bouteilles du Château Leroy, bien plus réputées, mais monsieur à la tête dure ... »



Son regard coulisse légèrement vers l’inconnu qui s’abaisse devant elle, pour s’arrêter sur le chien. Ses doigts glacés attrapent la coupe machinalement, sans égards aucun pour l’inconnu venu se présenter. Sa mère l’avait obligée à développer une mémoire picturale et elle ne connaissait pas son visage : il n’était pas de ces gens qu’elle se devait de côtoyer. Quant à ce chien qu’il ne s’avise pas de s’approcher de sa robe ou il gouterait à un de ses sorts spéciaux. Sa baguette était dissimulée dans son décolleté et elle n’hésiterait pas à s’en servir.



« Excusez-moi, avant toute chose, il faut que je me présente ! Berlioz, pour vous servir. Ai-je droit à un entretien avec vous ? Je crois qu’il est grand temps que nous nous rencontrions, je connais bien votre aîné, voyez-vous … »



Berlioz… ce nom ne lui était pas inconnu, ne l’avait-elle pas entendu toute la soirée? Ah. Un organisateur de soirées. Ses noires pupilles acceptent de se poser sur sa personne. S’il lui proposait ses services il allait être déçu. Nevea ne comptait pas faire de soirées aussi extravagante… le nombre d’invités serait extrêmement limité. Tant limité en fait, qu’il y aurait des pleurs et des coups-bas dans les couloirs de Poudlard… Elle avait même hésité à vendre les places pour donner l’argent aux Sang-Pur désargenté. A cause de la surpopulation des Sang-de-Bourbe, nombreuses étaient les familles qui s’étaient vu voir leurs postes changés. Il fallait équilibrer disait le Ministère, mais la vérité est que ces voleurs prenaient tous les hauts postes. A prendre sa cousine Malfada par exemple, cette dernière faisait honte à sa généalogie. Hélas, le cas de ces Sang-Pur était une tragédie que personne ne semblait avoir à coeur.



« Berlioz dis-tu? Eh bien, Berlioz, tu m’importunes. Sa voix était glaciale, suffisamment haute pour n'être entendue que de son interlocuteur. Tandis qu’elle le toise, dans un second plan lointain et bienheureux les invités s’amusent éméchés. Vois-tu seul un ignare ne connaitrait pas mon frère… Ses doigts claquent et instantanément elle pose sa coupe sans un regard pour le plateau probablement trop lourd pour l’être de maison. Témérité ou clairvoyance? J’allais partir. Si tu as une cigarette, entretenons-nous. »
lumos maxima


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MessageSujet: Re: Hard liquor mixed with a bit of intellect || Nevea&Berlioz   Ven 28 Juil - 0:41


 
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Zéphyr – ou plutôt Berlioz – remarqua le regard que jetait la sang-pure sur sa chienne. Le même qu’elle lui lancerait directement à lui s’il ne faisait pas attention. Un regard rempli de mépris et de dégoût, qu’il avait appris à laisser passer. Autrefois, ce genre de coup d’œil l’aurait enragé. Etre jugé en quelques secondes par une personne qu’il ne connaissait ni de Mégane ni de Merlin, être considéré comme une personne sale, comme une personne qu’on méprise … Plusieurs fois, ça l’avait fait sortir de ses gonds. Ça lui était souvent arrivé, particulièrement quand on apprenait que sa mère était une moldue. Sang-de-bourbe, lui avait-on lancé plus de fois qu’il n’aurait pu les compter. A l’adolescence, ce mot avait été le déclencheur de nombreuses bagarres qui l’avaient mené en retenue ou à l’infirmerie. D’abord parce que c’était un mot particulièrement injuste, bien sûr. Mais plus personnellement, c’était surtout parce que ça lui rappelait sa condition : celle du fils bâtard d’un grand sang-pur, destiné à laisser croire que son sang était souillé sous prétexte que personne ne le croirait s’il disait qui il était réellement. « Je ne suis pas un sang-de-bourbe », l’avait-on souvent entendu crier de sa voix adolescente. La plupart des gens finissait cette affirmation en disant « mais tu es quand même un né-moldu ». Ceux qui le connaissaient savait que ce n’était pas cela qu’il voulait dire. Il n’était pas et ne serait jamais un sang-de-bourbe, ni même un né-moldu. Il n’aurait jamais la vie princière qui aurait pu lui être promise si son père n’avait pas abandonné sa petite famille moldue en mourant. Il serait toujours le gosse grandissant entre les jupes d’une moldue ayant la fâcheuse tendance de tomber amoureuse d’hommes peu fréquentables, mettant au monde des enfants sans pères.
Duchesse lui rappelait sa condition. Petite chienne bâtarde trouvée dans la rue, son apparence signait ses origines impures. Le regard que lui adressait Nevea Yaxley ne perturbait néanmoins pas sa joie et sa curiosité. Il ne dérangerait pas non plus son maître, même s’il finissait par lui être adressé à lui. Il n’avait plus 15 ans. Il avait fini par accepter. Il serait sang-de-bourbe, s’ils y tenaient. Ça ne changeait pas le bruit des gallions qui résonnaient dans sa poche.

« Berlioz dis-tu? Eh bien, Berlioz, tu m’importunes. »

Berlioz sourit tranquillement à son interlocutrice un peu trop arrogante. Jusqu’ici, rien de bien étonnant. Evidemment, il arrivait avec sa chienne, sa clope à la main, et la dérangeait dans sa solitude. Il l’importunait. Si ce n’était que ça, il y survivrait. Sans avoir la prétention de hausser les épaules, Berlioz se contenta de ne rien répondre, et de la laisser le jauger. Elle devait recoller les morceaux, tenter de se souvenir par elle-même de qui il était. Elle devait le savoir, elle avait forcément entendu parler de lui.

« Vois-tu seul un ignare ne connaitrait pas mon frère… »

Voyez comment les sangs-purs arrangent les discours comme cela les arrange ? Berlioz ne la reprendrait pas, mais il n’avait pas dit « j’ai entendu parler de votre frère, de très loin ». Il avait dit qu’il le connaissait bien, sous-entendant donc qu’il le fréquentait régulièrement, et donc qu’ils se toléraient, mutuellement. Certainement avait-elle très bien compris cela, mais avait voulu insister sur la supériorité des Yaxley : on ne les connait certainement que de loin, ces sangs-bleus. Qu’elle lui montre toute la prétention qu’elle avait en elle, si elle le voulait. Il n’était pas impressionné, pas encore. Elle avait 17 ans, et avait au moins un frère aîné qui en imposait plus qu’elle. Berlioz n’était pas le seul à devoir faire ses preuves, ici. Il avait une décision à prendre ; il ne choisirait pas n’importe qui pour être son allié à l’intérieur du château. Si ce n’était pas elle, ça serait un autre, même si la demoiselle ne savait même pas qu’elle était en compétition.

« Témérité ou clairvoyance ? J’allais partir. Si tu as une cigarette, entretenons-nous. »

Témérité, bien sûr. A choisir, en tout cas, puisqu’il avait été élevé parmi les lions, c’était évidemment cette qualité qu’il préférait. Néanmoins, il ne lui avait fallu ni l’une ni l’autre pour aller lui parler. Ou peut-être, à la limite, de la clairvoyance, bien plus que de la témérité en tout cas. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait plus eu besoin de rassembler son courage pour se décider à aller s’adresser à un sang-froid. Encore une fois, la demoiselle était prétentieuse. Il la connaissait de réputation, et encore, juste à peine, puisqu’elle était encore à Poudlard, et elle croyait qu’il lui avait fallu de la témérité pour aller lui parler... A qui croyait-elle qu’elle faisait peur ? Elle n’était qu’une enfant, somme-toute, dans un monde où les grandes personnes s’apprêtent à entrer en guerre.
Et pour en ajouter à son arrogance, elle réclama une cigarette. Si tel était le prix à payer pour un entretien avec elle, il le mettrait sans problème. Certains sorciers, de conditions parfois inférieures à celle de la Yaxley, s’étaient montrés bien plus difficiles à convaincre. Devoir supporter sa suffisance et lui donner une cigarette, ce n’était presque rien. Il répondit alors, lâchant légèrement la laisse de sa chienne, qui commençait à s’impatienter :

« Intérêt, plutôt. J’ai une cigarette, mais si tu veux partir, à vrai dire, je pourrais te suivre. C’est d’une affaire privée que j’aimerais m’entretenir, et si la plèbe a déjà beaucoup bu, je préfèrerais tout de même qu’aucune oreille ne traîne … »

Berlioz récupéra dans sa cape la petite boîte en acier dans laquelle il rangeait ses cigarettes. Lors de soirées comme celle-ci, il investissait dans des industrielles, naturellement plus sophistiquées que les siennes, qu’il roulait rapidement à l’arrière du Magicobus. Il en offrit donc une à la jeune fille, avant d’en glisser une nouvelle entre ses lèvres, qu’il alluma du bout de sa baguette. Il n’utilisait d’ailleurs la magie pour allumer ses clopes que lors d’événements comme celui-ci, car sa baguette était elle aussi plutôt sophistiquée : elle était d’un noir très profond, mais avait certainement été teintée, puisque l’arbre dans lequel elle avait été taillée – le sal – n’avait pas pour trait commun avec le jais sa couleur. Elle était surtout fine et longue, et était gravée de runes qu’il n’avait jamais pris le temps de déchiffrer. Laissant tomber la bride de la laisse de Duchesse jusque son coude, Berlioz utilisa ses deux mains pour aider la jeune sang-pure à allumer sa cigarette, avant de se retourner la faveur.

Berlioz plongea finalement ses yeux dans les siens, quelques secondes, cherchant à la sonder. Baisserait-elle sa garde, ou la garderait-elle levée, dans une tentative de rester intouchable ? Il misait sur la seconde option, bien plus classique de la part des sangs-purs. Il finit par baisser le regard, pour ranger sa baguette et resserrer la laisse de sa chienne, qui commençait à tirer. Quoi que décide la jeune femme, il devrait bouger, ou alors laisser Duchesse vaquer à ses occupations en la détachant. Elle devenait trop impatiente. Berlioz espérait toutefois largement que Nevea accepte cette petite balade nocturne ; ce serait certainement le meilleur moyens pour qu’ils apprennent à se connaître, l’un comme l’autre …


 

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