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 [FB] Edgar + It's ruffled feathers, fleece, and fur

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MessageSujet: [FB] Edgar + It's ruffled feathers, fleece, and fur   Dim 27 Nov - 19:10




Une clope coincée entre les lèvres, tu observais, encore appuyé à un mur au coin d'une ruelle délabrée, le ciel gris qui couvrait du Londres de ce début d'août censé être estival. La chaleur est bien là cependant, lourde, écrasante. Désagréable dans sa façon de coller à la peau comme aux vêtements - l'orage menace, encore lointain. Tu jettes un coup d'oeil à la montre au bracelet rappé qui ceint ton poignet - puisque tu ne peux encore jeter de sort pour t'indiquer le temps hors de Poudlard, suivant cette règle idiote qui interdit l'utilisation de la magie avant la majorité sorcière. 15 heure. Le client que devait rencontrer Baelteinn est en retard. Tu tires une nouvelle taffe de ta cigarette, un peu agacé, ennuyé de ne rien avoir emmené pour t'occuper. En même temps, ce n'est pas comme si tu en avais eu le temps : c'était soit ça, soit lui laisser le temps de se défaire de l'affection débordante d'Alka, ton chien, que tu avais lancé sur lui pour le bloquer le temps pour toi de t'évader avec le petit sachet d'herbe que tu lui avais arraché, et te faire rattraper. Non à la place, tu avais filé pendant qu'il te criait de revenir et que tu lui rétorquais de s'occuper de ses autres jobs, et que tu reviendrais plus tard : plus vite vous aurez fini, plus vite vous pourrez vous barrer de l'auberge décrépie. Le seul soucis est que, maintenant, tu t'ennuies, bien que tu restes aux aguets, pas spécialement rassuré d'être seul dans ce coin de la ville, ni même par la perspective de la transaction - chose que tu n'admettrais jamais, et surtout pas à Bae qui n'aurait sans doute pas manqué de t'engueuler un peu en te disant que tu aurais dû le laisser faire. Certes, c'est vrai. Mais il n'est pas question qu'il soit le seul à risquer de se foutre dans la merde, et encore moins alors que tu es venu le chercher pour repartir dans ta campagne natale. Un homme s'approche, te jauge comme s'il essayait d'estimer si tu es celui qu'il cherche, et tu te contentes de le regarder d'un air neutre en finissant ta cigarette. "C'est toi, Whelan ?" "Oui." Tu réponds sans ciller malgré la seconde passée à recracher la fumée et te rappeler qu'il s'agit du faux nom de Baelteinn. Ecrasant ta clope contre le mur à côté de toi, tu la lâches sans considération pour le sol déjà encombré de mégots. Il t'observe encore d'un oeil méfiant et septique tout à la fois, et tu te redresses, tendant la main vers lui avec une feinte assurance. "L'argent." Il plisse les yeux. "On m'a dit qu'il était grand et tatoué." Ton coeur s'agite, bat la chamade. Le masque tient, ferme, habitué. "On t'a mal renseigné. L'argent si tu veux ta marchandise, cesses d'attirer l'attention." Le ton sec, autoritaire. Sifflant des ordres à celui qui fait bien deux fois ton âge et ton poids, et une bonne tête de plus que toi. Une fraction de seconde, les regards noirs s'affrontent, et le sien, énervé, te fais craindre la venue de ses poings. Il obtempère pourtant et, en quelques secondes, l'échange est fait et il s'éloigne, crachant sur le pavé sous la suffisance de ton sourcil arqué. Et Bae qui te racontait que c'était facile et quasi sans danger...

Une main que tu passes dans tes cheveux pour les ébouriffer en soupirant. Il te reste du temps avant de le retrouver au Chemin de traverse, mais tant qu'à faire, autant t'y rendre déjà. Le monde magique est bien plus plaisant que le moldu, honni, et l'avenue est toujours emplie de merveilles et d'agitation - l'été, tout du moins, puisque tu n'as jamais vraiment eu l'occasion de t'y rendre en dehors des vacances. Alors tu te mets en route, marches une bonne vingtaine de minutes, au moins, avant de trouver le boulevard familier où se trouve le Chaudron Baveur. Tu entres, le traverses sans t'arrêter, slalomant entre les quelques clients qui errent déjà entre les tables et le bar où s'affaire le gérant de l'auberge - déjà, tu trouves la cour arrière où tu marques un court temps d'arrêt, le temps de respirer et de fumer une nouvelle clope, assis sur une caisse en bois qui traîne encore là. Quelques coups de baguette méthodiquement tapé contre les pierres du mur, et celui-ci s'efface, révèle la magie du Chemin de traverse à tes yeux peints des lueurs d'une affection sincère. Tu t'y engages, tu y flâne, y erres ; tu te délectes de tout ce que tu vois, de cette atmosphère singulière et délicieuse. Même la foule, habituellement oppressante, semble ici chaleureuse, presque bienveillante. Amusante aussi, avec les tenues bariolées et excentriques qui tranchent parfois sur les robes noires. Et puis tu passes devant la vitrine de la ménagerie magique. Ta réaction n'échappe pas à l'habitude : le regard comme magnétiquement attiré, le bleu des prunelles à se parer de milles étoiles scintillantes tandis que tes pas semblent t'y porter d'eux-même. Evidemment, tu ne résistes pas à la tentation d'aller voir les animaux et autres créatures magiques de plus près, même si tu n'en achèteras aucune - tu trouves même que c'est l'idée parfaite pour patienter. Tes pas fendent la foule, manquent de bousculer un petit groupe de sorciers, mais tu n'en as cure : la porte pivote sous la pression de ta main, et te voilà dans le jardin d'Eden, ou quelqu'autre comparaison semblable dont tu n'as que faire présentement. Tu t'attardes un moment à admirer les chouettes qui trônent, hautaines sur leurs perchoirs, avant de t'approcher des quelques chats que tu t'empresses de câliner avec, sur les lèvres un sourire de ravissement, d'une joie pure qui t'enveloppe et semble presque te faire briller - tu es ici dans ton monde, pour quelques dizaines de minutes dans ta petite bulle de confort et de bonheur. Tu n'avais en revanche pas prévu la vivacité des exclamations qui vient la troubler, les cris et la brusque agitation qui viennent la percer. Mouvement de foule vers la sortie, bien trop rapide. Est-ce que...est-ce que c'est un crabe de feu que tu vois trottiner joyeusement dans la pièce ? Tu clignes des yeux, bats des paupières sans te laisser emporter par la marrée qui se rétracte. Bientôt, l'allée où tu te trouves est désertes. Tu te penches pour rattraper un chat fuyard et le remettre en passant dans l'espace entouré de verre où il se trouvait, fermé par un sortilège quasi automatique. Derrière le comptoir, le gérant semble affolé, et lorsque tu t'en approches tu observes une bonne dizaine de créatures, au moins, se balader librement dans la boutique ; ainsi qu'un autre élève de Poudlard, Poufsouffle de septième année si tu ne t'abuses, auquel tu n'as encore jamais véritablement eu l'occasion de parler. "Qu'est-ce qu'il s'est passé ?" tu t'exclames en observant les résultats de la tempête autour de vous. Puis tu désignes du doigt un endroit à la droite du Poufsouffle, presque brusquement : "Le botruc ! Attrape-le avant qu'il n'ouvre d'autres cages ! Le regard poursuit sa ronde, circulaire. "Par Merlin... heureusement qu'il n'y a pas de place pour de grosses créa- Oh ! Un Augurey !!" Tu te coupes en pleine phrase, fini en un murmure qui oscille entre enchantement et fascination. Tu ignorais qu'ils avaient de telles créatures ici, et piochant dans un sac de graines quelques mètres sur ta droite, tu t'en approches lentement, à pas de loup, captivé par son plumage d'un émeraude si sombre qu'il frôle parfois le noir. "C'est la première fois que j'en vois un... Viens.. viens là mon beau." tu lui dis en lui tendant les graines avec lenteur et une attitude parfaitement non-agressive dans l'espoir de déjouer sa timidité.


© charney

ω



your million eyes
Cause with your million eyes you’re watching me. You talk behind my back, you spy on me. So I scream and shout to make you leave, but you're still here, you keep judging me. •• ALASKA

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MessageSujet: Re: [FB] Edgar + It's ruffled feathers, fleece, and fur   Mar 17 Jan - 10:14

Lui, il venait souvent et n’achetait jamais rien. Il avait mauvais genre et il sifflotait des refrains pour le moins subversifs, qui faisaient parfois hausser des sourcils aux dignes représentants de la clientèle régulière. Pas le genre de client auquel on a envie de faire la conversation. Pourtant, il ne semblait pas méchant. C’était un jeune homme dégingandé, qui prononçait « Non merci », « Excusez-moi » et « Je regarde seulement », les trois seules phrases dont il ait jamais eu besoin dans la boutique, avec un accent étranger indéfinissable. Ses traits l’étaient également, si bien qu’on pouvait difficilement faire des conjectures à son sujet. Il y avait simplement une aura désagréable à son sujet, doucereuse, comme celle des animaux morts, à la fois apaisée et menaçante.

Les bêtes elles-mêmes devinaient cela lorsqu’il s’en approchait ; certaines, les prédateurs et les inconscients, étaient curieuses et se collaient aux grilles des cages, aux vitres des aquariums. D’autres, les plus prudentes, les plus douées de conscience, ressentaient quelque chose d’anormal, et ne voulaient pas y être mêlées. Elles regagnaient frileusement leur cabane, se roulaient en boule ou se hérissaient, cherchaient à s’écarter ou à le menacer en retour, selon leur personnalité et leur stratégie d’espèce.

Il les aimait, c’était évident. Le regard dont il les couvait n’avait rien de prédateur, quant à lui. Il les étudiait affectueusement, les classait mentalement avec le sourire. Son intérêt d’enfant d’homme s’accompagnait d’une  logique encyclopédique. Et il était loin, très loin d’être la présence la plus incongrue parmi une foule de Sorciers. Il semblait d’ailleurs y puiser un certain soulagement ; parfois, à bien l’observer, on repérait un manège bien particulier. Il regardait à travers les vitres, à travers les cages, et ce n’étaient pas les animaux qu’il regardait, mais les gens de l’autre côté.

Il adressait un clin d’oeil complice à un enfant fasciné, un sourire chaste à une jeune fille en fleur, un hochement de tête amical à un vieillard passionné. Tous ces gens étaient là parce qu’ils partageaient son amour de la nature magique, et ceux à qui il accordait cet intérêt partageaient également son excentricité vestimentaire. Il venait ici pour se sentir en famille, même vaguement, même pour un instant, même par jeu. Quand il avait à faire ailleurs, ou avait trouvé ce qu’il était venu chercher – ce n’était jamais un compagnon à acquérir – il quittait les lieux furtivement, parfois sans qu’on s’en aperçoive, comme un songe qui se dissipe.

Il avait tout de même choisi une chouette ; mais c’était des années plus tôt. Un minuscule petit-duc assez maladif, gris et myope, qui avait manqué sa main la première fois qu’il avait voulu s’y poser. Il était peut-être mort depuis, ou aveugle, mais ce radin ne semblait pas vouloir s’en payer un autre de sitôt. Allez comprendre les étrangers… Il avait peut-être sa magie à lui pour communiquer avec ses correspondants d’outre-mer. Tout était outre-mer, pour un insulaire de Londres. Et ce jour-là, c’était la même chose.

Il tournait depuis un moment autour d’un hibou revêche, et venait de lui poser avec succès le bout de l’index sur le crâne, qu’il grattait maintenant gentiment en guise de récompense. Mais il ne l’achèterait pas. C’était acquis depuis son arrivée. L’équipe avait presque envie de lui dire, comme au restaurant : arrêtez de jouer avec la nourriture. Il ne faisait rien de mal, mais c’était une question de temps avant qu’il ne déclenche un drame. Il y laisserait un doigt, tôt ou tard, personne n’en doutait. Une chance qu’on ne vende pas de dragons…

Puis, on cessa de le surveiller. L’agitation qui venait de se déclarer avait de quoi faire oublier tous les petits tracas quotidiens : on avait une émeute sur les bras ! L’étranger lui-même dut bondit de côté pour éviter le passage galopant d’un animal beaucoup trop libre de ses mouvements, et comprit immédiatement que le temps n’était plus à l’apprivoisement patient. Il était près de la porte : il la ferma d’un bond, en retournant au passage l’enseigne « Closed » qui découragerait les badauds de la rouvrir inconsidérément derrière lui. Puis il balaya des yeux le chaos ambiant. Le magasin était presque désert : deux jeunes clients restés sur place pour aider, et l’équipe de la boutique complètement débordée.

Le botruc qui causait ce tapage devint en quelques instants sa cible première : il fixa son regard sur ses déplacements, tout en fouillant dans sa mémoire pour se rappeler où il avait vu le matériel correspondant à cette créature agitée. Tandis que la bestiole s'échinait à ouvrir un aquarium, où un strangulot l'observait avec un morne désintérêt, incapable de toute façon de rejoindre la grande évasion de ses codétenus, Therry s'empara de sachets de friandises pour animaux qui émaillaient le comptoir : des oeufs de Doxy séchés, des cafards... Il les répandit sur le sol, non loin du coupable, dans un espace découvert, et entreprit de retirer sa veste tandis que le botruc, aussitôt distrait, venait se repaître de cette offrande bienvenue. Le strangulot libéré sortit la tête hors de l'eau, fit la grimace, et replongea.

"Je le tiens !" cria Therry en tombant sur le botruc pour l'immobiliser sous son manteau. Un employé accourut pour l'aider, et ils maîtrisèrent finalement les mouvements furieux de leur prisonnier qu'ils fourrèrent dans une cage solide. Therry dirigea alors ses mains quelque peu griffées vers le reste des échappés. Un des étudiants semblait en tête à tête avec un grand oiseau dégarni et craintif. Il lui cria au passage : "Tu veux un coup de main ?" Au même instant, le grinchebourdon en promenade sur le comptoir, qu'il tentait de bloquer sous un bocal retourné, projeta une hideuse giclée de mélasse dans sa direction, et il émit un juron nettement slave.

ω



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