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 ||feels like fire||

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MessageSujet: ||feels like fire||   Mar 22 Nov - 23:31


Baelteinn W. Pendergrast

Cionnaith

ϟ Prénom(s) : Baelteinn Whelan
ϟ Nom : Pendergrast
ϟ Age : 16 ans
ϟ Date et lieu de naissance :8 février 1961
ϟ Statut & Sang : Sorcier, Sang-Mêlé
ϟ Particularité, don :Pyromane, allergique au chats, sass
ϟ Maison : Serpentard, Pouffsouffle
ϟ Baguette :23cm, chêne, et écaille de dragon
ϟ Patronus : Border collie
ϟ Epouvantard :Une silhouette effacée, démesurément grande et imposante, les traits imperceptibles mais le regard pétrifiant, d'un bleu glaçant.
ϟ Amortentia : Le parfum d'un vent glacial d'hiver, celui de l'atmosphère lourde des nuits d'été, ainsi que celui de la pluie au cours d'un orage : terreuse et électrique.
ϟ Miroir du Rised :Tu te tiens droit, fier, calme, serein, tu semble hors de toute atteinte, tu sembles ne plus rien craindre. Tu sembles vainqueur de tout tes combats.
ϟ Feat :Cole Mohr
ϟ Crédits : Pumpkin
Qui es-tu?
Ces questions nous servirons à mieux comprendre votre personnage. Vos réponses doivent faire 50 mots au minimum. Pour vous aider, n'hésitez pas à aller lire la chronologie.

1. Que pense votre personnage de la coalition entre Poudlard / Beauxbâtons / Durmstrang ? Votre personnage trouve-t-il cela pertinent d'unifier les élèves des trois écoles comme un front face à la menace d'un mage noir ? Que pense-t-il des nouvelles délégations, et aimerait-il lui-même partir découvrir une nouvelle école ? Ca a été fait pour rapprocher les ministères, non? Eh bien, toi, personnellement, ça ne te dérange pas vraiment à première vue. Tu attends d'avoir choisi ton clan avant de pester contre le gouvernement ou bien de lui en être reconnaissant. Mais enfin, il faut bien avouer que dans l'immédiat, ce rapprochement semble bien vu de la part du ministère, et un peu évident. La « menace » des Mangemorts ne plane pas qu'au dessus de l'Angleterre, alors mieux vaut préparer le terrain et s'allier aux autres ministères affin d'unir les forces. De plus, tu n'es pas insensible au charme étranger, et les nouvelles rencontres en perspective ne te déplairaient pas.

2. Poudlard est-il toujours pour vous "l'endroit le plus sûr de toute la Grande-Bretagne" ?La vérité est que tu as été élevé hors du monde magique et as encore du mal à comprendre son fonctionnement. Mais si tu devais poser un avis, tu dirais que bien que Poudlard ait en effet l'air bien protégé, si les Sympathisans décidaient de faire tomber le château, vu leur nombre qui ne cesse de croître, tu douterais de sa résistance. De plus, ces derniers ont bien dû apprendre à manier leur baguette quelque part, Poudlard contient donc sans aucun doute des élèves partageant leurs idéaux.

3. Quel sont les plans de votre personnage quant à son futur ? A-t-il une vocation, ou souhaite-t-il attendre de voir où Merlin l'emmènera ?Tu recherches la sécurité, l'indépendance, et la supériorité. Tu veux monter, gravir les échelons jusqu'à-ce que tu n'aies plus rien à craindre, et tu feras tout pour y arriver. Mais la manière dont tu y parviendras dépendra du camp sur lequel tu auras jeté ton révolu: la résistance, ou bien les Sympathisans.  


Survole l'image pour en savoir plus
Anecdotes


-Cionnaith-

-Angélique, hein ?- Tu es le type de personne bonne à l'extérieur, se servant de sa gueule d'ange pour charmer son entourage, mais qui, une fois que l'on creuse un peu, se révèle être quelqu'un d'impulsif et colérique. Sous tes airs de parfait petit étudiant, tu détestes, hais, crains. Tu es un introverti à l'air extraverti, en somme. Tu parais tellement sûr de toi, ouvert, qu'on ne soupçonnerait pas à première vue qu'un garçon torrentiel se cache derrière ce beau sourire, ce sourire apparu lors de l'été précédant ta quatrième année. -Et sinon, c'est par où les étoiles ?- Tu aimes t'amuser, es plutôt sociable mais n'accordes ta réelle confiance que très difficilement. Tu t'adaptes vite, prends les décisions qui te seront favorables dans le futur. Tu es un survivant, qui agit avec des arrières pensées, avec un intérêt personnel à la clef, c'est dans ta nature. Il te faut atteindre le sommet, que tu te donnes tes chances, détestant au passage les privilégiés ne saisissant pas cette occasion. Bien que tu ne saches pas encore vraiment où aller, il faut que tu puisses y aller. Tu t'entoures donc des bonnes personnes, fais les choix appropriés, pour ne plus jamais avoir à te soumettre à qui que ce soit. La résistance où les sympathisants, ce sera à celui qui aura les meilleurs arguments. -De l'homme ou la femme, c'est le sexy qui l'emporte.- Tu aimes le jeu de la séduction, et ce peu importe que ce soit avec un garçon ou un fille, tant que la personne est intéressante. En effet, Tu as découvert ta bisexualité alors que tu avais une dizaine d'années, et as mis assez de temps à l'accepter et le comprendre. Mais à partir de tes quatorze ans, le jeune homme que tu étais devenu et qui enchaînait les conquêtes dans l'espoir te trouver quelqu'un capable de l'apaiser a fini par admettre son penchant pour la gente masculine. -Bruyant- Il t'arrive régulièrement de déranger ton dortoir en pleine nuit, par des gémissements et autres coup de pieds dans tes draps avant de te réveiller en nage, haletant. Tu fais ce qu'il faut pour que cela ne s'ébruite pas trop mais redoutes les rumeurs qui pourraient t'attirer des ennuis. -Baelteinn Whelan- C'est ce que tu réponds lorsqu'on te demande qui tu es, tu utilises ton deuxième prénom comme nom de famille. Ce n'est pas par honte, mais parce qu'à Poudlard, tu ne veux plus rien avoir à faire avec là d'où tu viens. De plus, si ton nom arrive en des mains mal intentionnées, ton frère dénué de pouvoir magiques pourrait se retrouver en danger. -Gangsta, right !- Dire que tu manques de revenus serait un doux euphémisme, ce n'est pas avec les 50$ par mois maximum que tu iras loin, et durant les vacances, il te faut pourtant te payer une auberge. Tu as ainsi commencé à traîner dans des endroits peu fréquentables en 5ème année. Tu t'es alors mis à fumer occasionnellement, à boire un peu trop certains soirs, à déclencher des bagarres, à te faire tatouer par le premier venu sans réellement prendre au sérieux l'indélébilité ce cette encre. Tu t'en fiches aujourd'hui, tu aimes ces tatouages, ils sont en quelque sorte une espèce de protection face à cet autre monde dans lequel tu vis durant les vacances scolaires. -Le feu- Elles te font peur, elles t'attirent. Les flammes. C'est de la fascination, des frissons. Un sentiment de puissance, de l'adrénaline, la peur de perdre le contrôle. Le regard happé par le rouge, la bouche qui s'entre-ouvre d'extase, le pouls qui s'accélère. Une grande inspiration, la sensation d'être vivant.

Derrière l'écran

ϟ Pseudo ou Prénom :Pumpkin
ϟ Âge : 16 ans
ϟ Double compte ? Marlène A. McKinnon
ϟ Comment avez-vous découvert le forum ? Pistonnée par un Black
ϟ Vos premières impressions ? Je vous aime beaucoupbeaucoup
ϟ Autre chose ? PYROMANE What a Face

fiche by laxy


Dernière édition par Baelteinn W. Pendergrast le Dim 27 Nov - 20:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ||feels like fire||   Mer 23 Nov - 16:01


 
Il était une fois ...

 
Better than love

-
And you see nothing but the red lights
You let your body burn like never before.
And it feels better than love.

-


Passant d'un sourire d'ange à un regard plein de mépris, d'une gentillesse naturelle à une attitude égocentrique où l'égoïsme et les sautes d'humeur rythment tes rires. Tu avances légèrement, gracieusement sur ce sol en pierres froides. D'un pas aérien, tu fends l'air, baladant tes yeux amusés sur les briques usées par le temps. Tu es indécis, puis d'une détermination palpable. Quelle qu’elle soit, ton émotion sera grandiose. Tu pleureras, riras, serreras les dents ou trembleras. Tout ton corps réagissant à ton état mental. C'est la passion qui t'anime, un feu ardent ne demandant qu'à sortir. Tu es toxique, nocif, tu te mords les lèvres, desquelles s'échappent un soupir d'extase, tu respires le désir. Ce n'est pas un mauvais fond, non, c'est naturel, tu te laisses porter, dérives, d'un état à un autre. Ce n'est pas de la folie, ce sont des frissons, de l’irrésistible, des explosions dans ta cage thoracique. Des réactions excessives à des ressentis démesurés. De la volupté, un délice à chaque inspiration, un souffle instable, fébrile puis profond.
-Sing me to sleep-



Tes parents, Luke et Azylis, s'étaient rencontrés dans leurs pays d'origine, en Irlande, alors que ta mère, sorcière, avait décidé de vivre dans le monde des Moldus. Ce fut pour eux le coup de foudre. Un an plus tard, ils avaient décidé d'acheter une petite maison en campagne pour y être tranquille et pouvoir élever les enfants qu'ils prévoyaient déjà d'avoir. Tout s'est certainement enchaîné trop vite pour que ta mère ne relève ce détail qui risquerait d'avoir raison de son bonheur. La jeune ex-Gryffondor s'était jetée naïvement dans les bras de cet homme et referma elle même la porte de sa cage en décidant de celer cette union par le mariage. En effet, après que la jeune Azylis ne se soit entièrement donnée à ton père, le visage de celui-ci se fit plus froid, ses remarques plus cinglantes, ses regards plus assassins, et sa cage lui apparut enfin. Elle avait été manipulée. Elle était piégée, mariée, et déjà enceinte de toi, Baelteinn. À force de rabaissements, d'humiliations et de violence, Azylis s'était éteint peu à peu, laissant place à une mère délavée, spectatrice et sans volonté. Elle donna pourtant, un an plus tard, naissance à ton petit frère, Aedan, qui signifie « petit feu » en celte. Des deux fils qu'elle eut, tu es le seul à avoir hérité de ses dons de sorcière. Tu apprendras plus tard que ton frère est ce que l'on appelle un cracmol, un cas extrêmement rare. Tes pouvoirs se manifestèrent à tes cinq ans, oui, c'est très tôt, mais pas si étonnant que ça étant donné l'environnement dans lequel tu grandissais. Ton père, qui avait déjà défendu ta mère d'avoir recours à la magie depuis son mariage, te punissait à chaque manifestation de tes pouvoirs. Ce sujet restant tabou, personne ne te donna d'explication sur ces étranges phénomènes. On te disait simplement que les provoquer était mal et ton père devenait brutal lorsque tu en parlais ou en usais. De plus, le fait de vivre reclus loin du village avec une éducation à domicile imposée par votre père, qui disait ainsi vous protéger du monde extérieur et du jugement de ce monde face à ta malédiction, te garda ignorant de la réalité durant toute ton enfance. Quant aux brimades de ton père envers toi et ton frère, elles commencèrent relativement légères, mais devant vos visages déformés par la peur, devant vos cris et vos pleurs, l'irritation que ces réactions provoquaient firent changer sa colère en rage. Il commençait à hausser la voix, puis perdit le contrôle. Dès lors, chaque ombre dansante au gré des lumières devint angoisse, et chaque éclat de rire fut étouffé par l'appréhension, jusqu'à ce jour. Jusqu'à ton feu de joie.
-I've become what you cannot embrace-



Il te bouffe le nez le noir, il attend, rode, effrayant. Il est là, partout, et attend la première occasion de vous prendre, de vous attraper et ne plus nous lâcher, jamais. Il est présent dans chaque recoin, dans chaque trait de crayon. Et votre ombre elle même, à tout moment, peut surgir dans votre sommeil et vous étrangler frénétiquement pour obtenir sa liberté. Personne n'y échappe, c'est lui qui domine la chaîne alimentaire, le noir. C'est un jeu sans gagnant, que d'essayer d'y résister. Le noir est sadique, il se moque, il fait mal et ricane. Aucune croyance ne vous en sauvera. Le noir n'est pas une couleur, mais un vide. Or nul ne peut s'échapper du vide, petit. Si tu te moques du noir il se moquera de toi, si tu en as peur, il te terrorisera.

Cet après-midi là, vous jouiez avec vos figurines dans ta chambre. Votre mère était descendue au village pour le marché de la semaine. Tu avais neuf ans, et Aedan, huit. Vous riiez, insouciants, vous vous amusiez comme des enfants de votre âge l'auraient fait. Ces moments étaient magiques, comme ceux où votre père, quand il était encore lucide et que le cauchemar n'avait pas encore commencé, vous réveillait aux aurores pour monter sur le toit et admirer le lever du soleil. Des moments hors du temps, hors de l'angoisse.
Les marches de l'escalier grincèrent, des bruits de pas raisonnèrent, tu jetas un regard à Aedan qui te regardais aussi, puis vous fixiez la porte en chêne, entendant le bruit des pas s’amplifier. La peur vous fit enfin réagir, tu lâchas ce que tu avais dans les mains, te redressas vivement et courus au fond de la pièce, imité par ton frère. Vous restiez immobiles, fixant de nouveau la porte dont la poignée s'abaissait lentement. Celle-ci s'ouvrit alors progressivement, dans un grincement qui te fis froid dans le dos. L'homme se tenait, droit, dans l’entrebâillement de la porte, immobile. Il vous regarda longuement, vous dévisagea, comme des étrangers. Tu ne bougeais pas, respirais difficilement, vous le regardiez dans l'attente qu'il daigne faire un geste. La situation était inhabituelle et oppressante. Son regard accrocha alors le tien, ta respiration s’accéléra brutalement, tu ne pouvais détourner le regard de ces yeux d'un bleu glacial qui te scrutaient. Il leva alors le menton, son regard se faisant dédaigneux, méprisant. Tu fis un pas en arrière, te cognant contre le mur. Un sourire moqueur déchira son visage. Il s'avança vers toi, tu levas les bras en guise de garde, fermant les yeux, impuissant.
Quelques minutes plus tard, tu te relevais péniblement et te dirigeas vers ton frère, lequel avait perdu conscience momentanément. La situation était nouvelle, tu ne ressentais pas cette sensation d'humiliation mêlée à l'impuissance. Tu n'étais pas recroquevillé sur toi-même, tremblant, les yeux grand ouverts, tu ne restais pas dans cette position jusqu'à-ce que ton souffle daigne reprendre son cours habituel. Non, ta mâchoire se crispa, tes poings se serrèrent. Vous n'aviez rien fait de mal cette fois, pas d'écart dans votre attitude, cette fois. Pas de manifestation de tes pouvoirs, rien. Et ton frère était là, étendu, inanimé. Il avait été plus durement puni que toi. Puni ? Non, une punition désigne une brimade envers une personne aillant mal agi, cette brutalité était injuste. Son petit corps frêle était abîmé. Tu ressentais une rage telle ton cerveau était en effervescence, il fallait que tu agisses. De vous deux, tu avais toujours été le plus vigoureux, lui, était fragile. C'est la raison pour laquelle tu te portais généralement coupable de ses bêtises, pour lui éviter la punition, qu'il supporterait certainement encore moins bien que toi. Tu entrepris alors de porter son corps, avec difficulté, tu te redressas et, tremblant, tu avanças progressivement. Ne t'en fais pas, je vais nous sortir de là. Tu t'arrêtas un moment, tendant l'oreille, et comme tu t'y attendais, tu entendis le bruit d'une bouteille se poser sur la table et la télé s'alluma. Aucun risque qu'il ne te remarque du salon dans son état. Tu descendis les marches, une à une, à reculons, en marquant de longues pauses pour reprendre des forces. La descente de cet escalier fut laborieuse, mais une fois en bas, la vue de la porte d'entrée te donna de la force et tu te hâtas pour la passer. Une fois dehors, tu contournas le bâtiment et posas le corps lourd de ton frère sur le sol. Tu t'agenouillas un moment pour récupérer, puis te redressas, faisant face au chalet.
Tu sentais encore cette pression dans tes poings fermés, les yeux rivés sur la grande bâtisse. Il fallait que ça s'arrête, que tout s'arrête, maintenant. Vite. Tu regardas ton frère, puis la maison, et pris une profonde inspiration. Tu allongeas tes bras en direction du mur, fermas les yeux, et te laissas envahir par tes émotions, ce qui était toujours la cause de manifestations de magie, d'ordinaire. Tu hésitas d'abord à baisser ta garde, à briser le mur, par peur de perdre le contrôle, puis tu laissas la peur, la colère, la tristesse t'envahir. Du revis cet homme te dominer de par sa carrure, ses yeux emplis d'une lueur de rage sans nom. Du feu... Du feu? Tu ouvris les yeux et vis une lueur rougeoyante dansant sur le mur, l'envahissant, le dévorant. Tes yeux s'écarquillèrent, et ne purent se détacher de ce spectacle, tu étais fasciné. Tu élevas les bras, agrandissant les flammes ardentes, lesquelles mesuraient déjà plusieurs mètres. De cette véritable fournaise se dégageait une épaisse fumée noire te brûlant les poumons, brouillant ta vision. Tu te souvins alors de cette soirée, quand tu étais plus jeune, où tu avais demandé à ta mère pour quelle raison tu te nommais Baelteinn. Elle t'avait répondu que ce nom te venait de la Beltaine, une ancienne fête Celtique qui marquait la fin de la saison sombre et le début de la saison claire par un gigantesque feu de joie. C'était là ton feu de joie, Baelteinn, tu brûlais la saison sombre qui n'avait que trop duré. Tu brûlais le diable et son enfer. Baelteinn ?! Ton frère venait de reprendre conscience, tu détournas le regard et perdis le contrôle du brasier qui continuait de réduire le chalet en cendres. C'est toi qui... ? Oh mon dieu, papa va te tuer, il va te tuer ! Commença-t-il à paniquer, en se redressant tant bien que mal. Je l'ai tué. Je crois... Il... Il était à l'intérieur, je... Ta respiration s'emballa, ta gorge se serra, tes yeux s'embuèrent, tu regardas tes mains tremblantes. Quand soudain un bruit de moteur attira votre attention, puis plusieurs. Des automobiles arrivèrent, accompagnées d'un camion de pompiers. Des personnes descendirent aux regards interrogateurs, effrayés par la scène. Les enfants, vous n'avez rien ?! Des habitants, plus loin, ont vu de la fumée. Que c'est-il passé ? Il y a des gens encore à l'intérieur ? Les questions fusaient tendis que tu dévisageais ces personnes aux regards affolés. Aedan te regardait aussi, attendait que tu leur donne une réponse, mais rien. Les pompiers s'étaient mis au travail, et une fois le feu éteint, la bâtisse était méconnaissable. Selon la proposition d'une de ces personnes qui vous entouraient, les villageois allèrent ratisser la maison dans l'espoir de trouver la cause de l'incendie. Tu les regardas chercher avec appréhension : peut être découvriraient-ils le corps calciné de ton père à l'intérieur. Rien à signaler ! Les enfants étaient seuls, si quelqu'un était mort, le feu n'aurait pas été assez fort pour faire complètement disparaître sa dépouille ! Cria l'un d'eux après de longues secondes. Des soupirs de soulagement se firent entendre, ton frère te regarda de nouveau. Comment ? Comment est-ce possible ? Il était dedans, il doit être mort ! Il est mort ! Alors pourquoi... ? -S'il n'est pas mort, alors il te tuera-. Cette pensée grandit dans ton esprit jusque te faire trembler de tous tes membres, tu étais tétanisé. La voiture de monsieur Pendergrast n'est pas là, les traces ont l'air fraîches... Mais il est certainement parti avant l'accident ! Il avait fuit, alors ? Sans rien dire ? Oh, mais il devait savoir que tu étais derrière tout ça, derrière le feu. Il aurait prit peur, donc ? Peur de toi ? Eh, petit ! Comment tu t'es fait ce coquard ? Lança un homme en s'approchant d'Aedan. Le jeune garçon eut un mouvement de recul et grimaça en tenant son ventre. L'homme, intrigué, leva le T-shirt de ton frère, laissant apparaître une grosse trace rouge sur son abdomen ainsi que plusieurs autres blessures semblant, elles, plus anciennes. Aedan luttait pour redescendre son vêtement, tandis qu'une femme s'approcha de toi et s'écria : Il est blessé aussi, il a des bleus sur les bras ! Tu lui lanças un regard mauvais. De quoi se mêlaient-ils ? L'homme prit alors un air sévère : Les enfants, que c'est-il passé ici, est-ce que... Son regard insistait, comme si vous deviez comprendre quelque chose, tu compris et baissas les yeux. Cet acte leur avait manifestement servi de réponse, les regards de pitié et les discussions naissaient tendis que des gens parlaient de l'étrangeté de cette famille, comme s'ils avaient toujours su, au fond. Il m'a toujours paru étrange cet homme, à vivre reclus, loin du village, ce n'était pas net. Des remarques, comme l'on racontait des potins, fusaient. Des gens prétendant comprendre, prétendant savoir. Toi, tu ne comprenais rien.
D'autres personnes arrivèrent alors de derrière les ruines, tu ne les avais pas vu venir en voiture. Elles s'approchaient, et l'une d'elles te prit par le bras en te disant de rester calme. Personne n'avait l'air de le remarquer, l'homme t'entraîna à l’écart avec son groupe. Il se retourna alors et se pencha vers toi. C'est bon, tu n'as plus rien à craindre, on va s'occuper de toi maintenant. Dit-il d'un air chaleureux. Tu tentas de te défaire de son emprise en le repoussant, mais il te saisit par l'épaule. On sait ce que tu es. Tu levas les yeux vers lui. Nous sommes comme toi. Continua-t-il en changeant la couleur d'une fleur d'un mouvement de bâton. Tu écarquillas les yeux. Eux aussi ? Tu n'étais pas seul ? Mais son pouvoir à lui, semblait bien moins terrifiant que le tien. Te prendraient-ils pour un monstre eux aussi ? Malgré votre malédiction commune ? On sait ce que tu as fait. Viens avec nous et tu n'auras aucun problème. Cette dernière phrase s'apparentait à une menace, mais ils savaient. Encore sous le choc, perdu et déboussolé, tu parvins seulement à articuler ce mot : Compris. L'homme te tendis la main, tu la pris et le suivis tête baissée. Peu t'importait ce qui t'attendait maintenant. Tu jetas un regard en arrière, ton frère restait immobile, te regardant t'en aller d'un air interrogateur. Tu tournas la tête et continuas d'avancer, le laissant entre les mains de ses semblables. Il lui resterait votre mère. Comment réagirait-elle ? Serait-elle prête à élever son fils ? Peu importe. C'était la meilleure chose à faire, il ne devait pas venir avec les monstres, lui qui avait la chance de ne pas en être un. [/i]
-
I can be the subject of your dreams
Your sickening desire
Don't you want to see a man up close ?
A phoenix in the fire
-


C'est juste un rêve. Tu t'es accroché à cette pensée et as tenté de te dégager des mains qui t'entraînaient dans les profondeurs. Mais la panique fut la plus forte, tu donnas un violent coup de pied. C'est juste un rêve, répéta la voix pour te réveiller.
Sauf que l'homme te regardait dans les yeux. Il te surplombait, avançait dans l'obscurité. Il avait le visage flouté, les traits vagues, mais des yeux perçants, d'un bleu glaçant. Tu commenças à fuir, mais tu courrais au ralenti, ta vue se brouilla. Une main froide comme du marbre saisit ton poignet. Tu hurlas aussi fort que tu pouvais avant de brutalement te redresser. Il faisait encore sombre, tu étais en sueur. La pression sur ton avant-bras était toujours présente, tu tournas aussi-tôt la tête et le vis, Nathaniel, assis sur le rebord de ton lit, t'agrippant le poignet. Après avoir été recueilli par les sorciers, ce garçon de quatre ans de plus que toi t'avait comme prit sous son aile. Il avait tenté d'obtenir ta version des faits, il avait essayé de comprendre ce qu'il c'était passé, mais tu étais resté muet. Errant comme une fantôme pendant plusieurs mois d'abord, puis tu avais commencé à retrouver ta vivacité. Mais alors que tu avais quatorze ans ce jour là, tu gardais toujours tabou ton passé. Bien que, le jour de l'incendie, Mr Pendergrast avait été retrouvé par la police, n'ayant pas pu aller bien loin avec son taux d'alcoolémie, et avait été emprisonné pour maltraitance, tu avais toujours eu peur de ses représailles si tu parlais de ce qu'il vous avait fait vivre. D'autant que tu ne connaissais pas la longueur de sa peine. Raconte-moi. Tu ne voulais pas, tu avais peur de baisser ta garde. Tu secouas la tête de gauche à droite, encore tremblant. Il planta ses yeux dans les tiens, son visage était calme, apaisant. Qu'est-ce qu'il t'es arrivé, Baelteinn ? Interrogea-il. Ce qu'il t'es arrivé ? Enveloppé par l'obscurité, le cauchemar resurgit : La fournaise dévorant ta peau. J'avais mal. La fumée noire. J'avais du mal à respirer. La frénésie d'une première revanche. Je ne pouvais pas bouger. La vision des yeux d'un monstre. J'étais terrifié. Ta respiration s'accéléra tandis que ta cage thoracique semblait serrée, écrasée, broyée. Une boule dans ta gorge t'empêchait de respirer tandis que les pulsations sanguines raisonnaient dans ton crâne. Tu n'avais pas affronté ce genre de sentiments depuis l'incendie, tu étais déboussolé. C'est alors que tu sentis quelque chose se poser sur tes lèvres. Tu eus un brusque mouvement de recul avant de dévisager Nathaniel durant quelques secondes, tu pouvais voir son regard posé sur toi à travers la pénombre. Il te regardait calmement, d'un regard profond dans lequel tu te sentais tomber à mesure que tu le soutenais . Ton cœur battait plus vite encore. Nathaniel s'avança alors, approchant ses lèvres des tiennes, tu fermas les yeux. Il avait réussi à te calmer.
-What you want of me, just deal with it-



Il posait une main près de ton genou, s'avançait, s'approchait de ton visage. Ton cœur battait plus vite, tu ne bougeais pas. Tu fermas les yeux. Pourquoi ne bouges-tu pas ? Pourquoi ne parles-tu pas ? Tu ouvris les yeux, interloqué, attendant une explication. Tu restes là, tu fermes les yeux, tu attends que j'agisse, je ne sais même pas ce que tu en penses, et ça fait un mois que ça dure. Tu clignas des yeux, surpris, ouvris la bouche, comme pour dire quelque chose, mais tes lèvres se refermèrent. Tes sourcils se froncèrent légèrement. Es-tu au moins d'accord avec ça ? Quoi ? Pourquoi ? Est-ce que tu t'en fiches ? Non, non, attends... Est-ce qu'au moins tu ressens quelque chose quand je t'embrasse ? Tu continuais de le regarder, ne pouvant pas répondre. Réponds ! Cette exclamation te fit sursauter. Il est en colère ? Je n'ai aucun moyen de savoir ce que tu penses. Je ne sais pratiquement pas qui tu es, comment tu es devenu comme tu es. Comme je suis ? Oui, tu restais muet. Il ne savait rien de toi à part les quelques mots qui t'avaient échappé ce soir là. Mais avait-il vraiment à le savoir ? Avait-il à savoir que tu aurais pu volontairement tuer un membre de ta famille ? Qu'en penseraient des personnes seines d'esprit ? Pourquoi te laisses-tu faire ? Me laisser faire ?! Cette remarque te fit l'effet d'un électrochoc. Tu avais voulu tuer pour ne plus te soumettre, tu avais voulu ôter la vie, et tu te soumettais maintenant ? Eh, pour qui tu te prends ? Un air de stupéfaction passa sur le visage du jeune homme. Ta voix était sortie. Me laisser faire ? Ne me fais pas rire, tu n'as pas une telle emprise sur moi. Qu'est-ce que tu crois ? Que je me suis soumis à toi ? Tu crois me dominer ? Il te regardait, choqué par un tel changement de comportement, tandis que tu l'étais au moins autant. Une révolte naissait en toi, incontrôlable. Une révolte contre ton impuissance qui s'abattait lui. Comme tu l'as dis, je m'en fiche, tu peux m'embrasser, m'ignorer, ça m'est égal. Si je ressens quelque chose ? Ah, oui, peut-être que tu me dégoûtes. Merde. Si je suis d'accord avec ça ? Je fais ce que je veux, qu'est-ce que tu croyais ? Merde, non ! Tu continuais sur ta lancée, ne pouvant plus t'arrêter. Si je ne parle pas, c'est simplement que je ne veux pas te parler. Ne l'avais-tu pas envisagé ? Ta voix claquait dans l'air comme le tonnerre. Mais ces mots criaient le contraire, tu avais besoin de lui, tu voulais crier que tu étais désolé, que ce n'était pas ce que tu voulais lui dire, que ce n'était pas censé avoir ce sens là. Tu voulais lui hurler que seuls ses yeux te redonnaient espoir. Lui avouer que si tu restais silencieux, c'est simplement parce que tu ne pouvais qu'être toi-même avec lui. Face aux personnes qui ne t'avaient pas cerné, oui, tu souriais, tu pouvais jouer, tu pouvais t'inventer. Mais lui, lui t'avait connu quand ton mur venait de s'écrouler, il savait. Tu tenais à lui, mais c'était nouveau, tu n'avais jamais pensé qu'il attendait quelque chose de plus de ta part, tu ne t'étais même pas demandé pourquoi il s'attardait à rester à tes côtés, tu n'avais jamais eu à donner ton avis, tu subissais les événements, tu n'avais jamais appris autrement. Pourquoi vouloir te faire parler, pourquoi maintenant ? Tout allait si bien, pourtant. S'était-il lassé de toi ? Peut-être valait il mieux le laisser partir pour qu'il trouve quelqu'un qui saurait lui montrer qu'il était important. Toi, tu pouvais le faire, mais seulement envers les personnes sur qui tu avais le contrôle. Tu n'avais pas le contrôle sur Nathaniel, il connaissait tes faiblesses. Tu lui avais parlé de la pire des manières, tu ne voulais plus jamais que cela se reproduise. Tu ne voulais plus avoir à te confronter à ces fantômes que tu gardais cachés. Or Nathaniel connaissait l’existence de ces créatures, et tu savais qu'il ne te laisserais pas t'en tirer sans explications, tu le comprenais. Le problème était que toi, tu ne pouvais pas te faire comprendre. Qui savait ce qu'il arriverait si tu leur portait trop d'attention, si tu arrêtais, ne serais-ce qu'un instant, de les repousser ? Tu sentis ton cœur se contracter douloureusement à cette pensée.Je ne t'aime pas, Nath'. Le temps sembla s'arrêter dès lors que ces mots quittèrent tes lèvres. Son visage était sans expression, il te regarda dans les yeux quelques secondes. Laisse-moi. Tu allais pleurer, il fallait qu'il s'en aille. Tu ne pouvais pas lui donner ce qu'il voulait. Tu ne pouvais pas rester avec quelqu'un dont tu ne pouvais pas te cacher. C'est ce dont tu tentais de te convaincre. Il se redressa, et partit, sans un mot, sans un bruit. Tu restais là, immobile, la mâchoire contractée, tu serras les draps de ton lit, tu fermas les yeux, fronças les sourcils. Ton crâne te faisait mal tant tu te retenais d'exploser en sanglots. Tu te laissas enfin tomber sur le matelas, enfouissant ta tête dans les couvertures, et te laissas aller. Tout en silence, il fallait juste encaisser.
-You never saw me coming, now I’m shakin' the ground-




Tu venais juste de découvrir le monde des sorciers, tu venais de découvrir que tu avais vécu dans le mensonge. Tu avais découvert que tu n'étais pas un monstre, ou plutôt que tu étais loin d'être le seul. Tu venais de découvrir que de toi et ton frère, tu n'étais pas considéré comme l'unique anomalie. Pour ce nouveau monde, tu étais la personne normale, et Aedan était malade. Tu n'avais plus osé te servir de la magie jusque ce jour, et tu devrais surmonter ta peur pour assister aux cours. Tu restais muet, tu te pavanais sans bruit, tel un fantôme. Tu restais à l'écart, toi qui n'avais jamais vu autant de visages dans un même endroit, toi qui n'avais jamais vu autant de visages. Tu regardais, observais, tu étais spectateur du changement qui allait bouleverser ta vie. C'était ta première année en immersion dans cet inconnu. Tu espérais simplement passer inaperçu.
Tu montas dans le train, droit, fier, déterminé. À la vue de visages familiers, la ligne de tes lèvres s'étira sur un côté, tu marchas dans leur direction. Un accueil bruyant, une courte conversation pour faire le point sur les deux mois précédant votre cinquième année qui venaient de s'écouler, un sourire prononcé à cette fille qui te regardais depuis un moment. Tout se déroulait à la perfection. Cette année encore, tu allais monter dans l'échelle. Encore plus. Encore. Tu avais travaillé cet été pour t'avancer sur le programme, en grande partie à cause d'un ennui écrasant, certes, mais aussi dans l'optique de monter, de devenir le meilleur. Ah, et dans le but d'avoir du temps libre pour t'amuser aussi, mais ça, c'était autre chose. Au bout d'un moment, le silence avait prit place dans votre compartiment, tu décidas alors de commencer la lettre pour Aedan que tu lui envoyais à chaque début d'année en plus des autres centaines qui s'en suivraient.  

Hey Aedan !
Alors, quoi de neuf ? Tout ce passe bien en Irlande ? Vous vous en sortez financièrement ?
Si t'as encore des problèmes à l'école mentionne bien que tu as un grand frère de quinze ans bien plus fort que toi et qui n'hésitera pas à leur foutre un raclée, cette fois, à ces campagnards (sans rancune pour le passage où je mentionne ton absence de masse musculaire).
Quoi qu'il en soit, de mon côté tout va pour le mieux, je commence l'année célibataire, mais crois moi, ça va pas durer ! Toujours pas de petite copine de ton côté ?
Ah, et tu pourras peut être venir aux prochaines vacances, j'ai économisé assez d'argent pour te payer le voyage et une auberge digne de ce nom pendant une semaine.
Raconte moi ta rentrée dès que tu peux.
À plus,

Bae


-
Baby I'm a house on fire
And I want to keep burning
-

« Environmental factors that may lead to pyromania include an event that the patient has experienced in the environment they live in. Environmental factors include neglect from parents and physical or sexual abuse in earlier life. » - Frey 2001.

Une bouteille de bière était posée sur la table, tu t'en emparas et la portas à tes lèvres. Une femme riait, exagérément fort, accoudée au comptoir. Tu la regardais et pensait alors être étranger à cette scène, tu te sentais étranger à ce lieu, à ce bar où les gens parlaient fort. Ce bar dans lequel tu étais venu sans vraiment savoir ce que tu venais y faire, tu t'étais assis dans un coin, tu regardais la scène depuis un moment déjà, et ton mal-être ne faisait que croître à mesure que ta cigarette se consumait. Tu rongeais l'ongle de ton pouce nerveusement, ton regard se posait tour à tour sur chacune de ces personnes. Tu finissais ta cigarette, tu expirais longuement pour tenter de faire fuir les pensées qui se bousculaient dans ton esprit, tu regardas le sol. Tu portais de nouveau ta cigarette à tes lèvres mais interrompit ton geste, tu fixais ce vieux tapis sur lequel ton regard s'était posé. Après de longues secondes où le temps s'était suspendu, tu pensais enfin que si une cigarette y tombait accidentellement, celui-ci devrait prendre feu assez rapidement. Tu déglutis longuement, te demandant si il était déjà trop tard. Tu ne regrettas pas longtemps cette divagation, la pulsion grandissant bien trop vite. Tu aurais pu lutter pourtant, ce genre de pensée n'était pas un cas isolé, mais ils parlaient fort, tu étais seul, tu te sentais mal, et tu ne voulait pas réprimer l'envie de mettre feu à cet endroit. Tu te mordillais la lèvre inférieure, sentant cette effervescence monter en toi, sentant l'adrénaline guidant ton bras qui se tendait au dessus du sol. Parce que c'était comme une évidence, c'était le remède à cette sensation dérangeante qui s'emparait de ton crâne, qui s'emparait du creux de ton cœur. Parce que ce ressenti qui faisait avancer ta main tremblante s'apparentait à la faim que pouvait ressentir un animal affamé, parce que c'était une pulsion, un besoin, une envie immorale dont tu te fichais de la moralité, car tu voulais le voir brûler. Ton visage laissa place à un imperceptible sourire avant que ta main ne laisse tomber son contenu. Tu n'étais plus maître de tes actes, et n'en avais que vaguement conscience. Tu ne faisais pas partie de cet endroit, de tout manière. Tu voulais le voir brûler, de toute manière. Le tissus sembla premièrement fondre sous le mégot, noircir, se rétracter. Puis, sur les extrémités de ce trou grandissant, tu pouvais voir de petites flammes jaunes ronger la matière, sans pouvoir t'en défaire. Tu tournas la tête sur un côté, observant le tapis prendre feu, tu étais complètement happé par ce spectacle, plus rien n’existait autour. Le soulagement était tel que tu laissas s'échapper un soupir d'extase, tu sentais une légèreté gagner ta cage thoracique. Et alors que les flammes, dévoraient le tapis, tu sentais cette fumée venant te brûler les yeux, obstruer ta respiration, et tu t'approchas d'avantage.

Tu avais pourtant peur du feu, ou plus exactement de l'effet qu'il aurait sur toi. Une pointe d'appréhension à chaque fois que tu allumais une cigarette, la peur de ne pas pouvoir te contrôler.
Les flammes, elles te déstabilisaient au plus haut point, de par l'imprévisibilité de la réaction provoquée. De la panique à la passion, seuls quelques critères entraient en compte : un état d'esprit particulier, du stress accumulé, un état de confiance ou bien d'insécurité. Quel qu'il eut été, tu aurais subi ton état. Mais cette peur que provoquaient les flammes représentait l'unique barrière qui te gardait éloigné des incendies volontaires à répétition. Car  lorsque tu enclenchais ce briquet, l'envie grandissante de toucher cette flamme te mettait en garde : tu ne te contenterais pas seulement de contempler le spectacle, tu voudrais le ressentir, tu voudrais sentir les brûlures sur ta peau. Car si la peur paralysante laissait place à la fascination, tu ne connaissais pas tes limites.
Étrange, n'est-ce pas ? De la passion, de la peur, de la fascination pour cette lueur qui dansait, qui détruisait. Ce phénomène était apparu quelques mois après ton premier incendie criminel, quand l'hiver était venu. Tu étais dans cette maison dans laquelle tu vivais depuis peu, celle de ces sorciers qui t'avaient recueillis. Il faisait froid et, alors que tu prenais la direction de la salle à manger, tu avais aperçu le feu allumé dans la cheminée. Tu étais resté paralysé, alors, les flammes dansaient, elles étaient magnifiques. Mais elles étaient l'ennemi, pourtant. Tout les efforts faits pour ne plus penser à ce jour là, tous ces efforts visant à refouler ces souvenirs qui t'assaillaient à chaque mots pouvant d'une manière ou d'une autre t'y refaire penser, ces souvenirs qui t'assaillaient à chaque ressenti, à chaque odeur te rappelant à ta tentative de meurtre. Tous ces efforts disparaissaient devant ce que tu ne pouvais plus ignorer : l'arme du crime. Mais d'une manière assez contradictoire, tu avais continué à fixer la cheminée avec la pensée que tu avais réussi à créer un pareil spectacle un jour, plus grand encore, si grand qu'il dévorait ta maison. Oui, tu te souvenais de ce monstre qui s'élevait à mesure que tes bras d'enfant le guidaient. Tu lui avait donné vie, tu l'avais incité à détruire, et c'était magnifique, et c'était terrifiant. Tu avais, bien plus tard, retenté l'expérience. Après une longue période à éviter que cela ne se reproduise, te sentant coupable d'un tel ressenti après ce que tu avais vécu et fait vivre. Tu avais allumé cette allumette, tu avais regardé la flamme descendre lentement sur le bâton qui devenait noir, et tu l'avait laissé te brûler l'espace d'un instant. C'est à partir de ce moment que tu l'as su : tu avais une défaillance, quelque part. Personne ne devait voir ça. Était-ce de la folie, était-ce malsain ? Tu n'en savais rien, tu n'étais sûr que d'une chose : il te faudrait lutter pour éviter de le faire remarquer.

Et alors que la flamme avivée se tordait vers des hauteurs toujours plus pures, la chaleur asséchait ta peau, la tiraillait, et tu ne bougeais pas. Tu voulais en prendre le contrôle, exalter la violence de son tumulte, de sa rage dévastatrice restée modérée à l'encontre de ce combustible peinant à se décomposer. Tu voulais repousser l'obscurité, intensifier ces flammes aux courbes blanchâtres dansant au rythme d'un désir qui était le votre, à jamais inassouvi. Tu voulais ne faire plus qu'un avec ce miracle qui apaisait ton esprit, plus encore, le rendait enivré d'une extase sans pareille. Ce miracle qui te redonnait vie, que tu faisais vivre, et qui causerait ta mort. Et alors que tu appréciait son parfum qui, comme une lame, te brûlait les entrailles, on te bousculait soudain. Tu ne prêtais pourtant pas attention à l'agitation. Les gens faisaient du bruit, mais tu restais absorbé par le jaune de la flamme qui commençait à s'accroître peu à peu. L'on te prenait par l'épaule pour te secouer, mais tes yeux ne pouvaient s'en détacher, tu faisait s'élever le brasier. La femme qui, plus tôt riait, se mettait à crier. Tout ces éléments se mêlant dans l'instant présent te donnaient le vertige. Il te semblait que tu étais embarqué dans un manège infernal, dont tu étais toujours exclu pourtant, dont tu ne comprenais pas le sens. La lumière disparut sous de l'eau que l'on versait sur le tapis, on te secouait encore. Tu parvenais enfin à détourner le regard, et le plantas dans celui de cet homme qui te tenait. Il te fallut quelques secondes avant de discerner les mots s’échappant de ses lèvres, et tout les sons arrivaient à tes oreilles dans une clarté que tu avais oubliée : la réalité te rattrapait enfin. L'on te demandait ce qu'il venait de se produire, mais ton apparent état de choc les persuada que tu en avais été paralysé de peur, et ils appelaient une ambulance. Tu n'étais suspecté de rien. Était-ce si anormal que l'idée que tu ais voulu les faire brûler ne leur venait pas même en tête ? Dans cet hôpital où ils t'envoyaient, tu aurais sans doute ta place en cellule psychologique. Mais tu tenais bien trop à ta liberté pour te confesser. Tu irais à l'hôpital, ils te diraient hors de danger, et tu t'en irais. Il te faudrait quelques poings pris au visage pour recouvrir entièrement tout tes sens, et quitter cet état étrange, mais tu t'en sortirais, et tu tenterais d'oublier de nouveau.


   
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Dernière édition par Baelteinn W. Pendergrast le Ven 9 Déc - 0:19, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: ||feels like fire||   Mer 23 Nov - 19:54

Rebienvenuuuuuuuuuuuuuuuue

Si jamais tu as des questions n'hésite pas, tu connais la chanson cute Tu feras attention, tu as mis l'avatar dans le champ portrait du profil.

Bon courage avec ta fiche, même si je crois deviner qu'elle doit être bientôt terminée coquin

ω



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MessageSujet: Re: ||feels like fire||   Mer 23 Nov - 22:22

Hhiiiiiiiiiiiii Baeeeeeeee rebienvenue officiellement darling coeur

Trop hâte de me poser pour lire ça crazy J'ai lu toute la première partie et c'est déjà trop trop top crazy
Bref je sais pas trop pourquoi je te le dis mais je te le dis quand même: fait comme chez toi ange

ω



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MessageSujet: Re: ||feels like fire||   Mer 23 Nov - 23:36

Coucou Service à Thé

Re-Bienvenue mimi

ω



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MessageSujet: Re: ||feels like fire||   Jeu 24 Nov - 16:57

BAAAAAEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE MON BAE crazy crazy crazy
Héhéhé, trop contente de te voir enfin inscrite avec (même si ça fait deux jours okkkkk) bril tu le sais, j'ai vraiment hâte que tu sois validée et qu'on puisse commencer à rp avec les deux zigotos, ça va être perf olalaaa love
Du coup re-bienvenue tout de mêeeeme petit chat coeur calin

ω



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MessageSujet: Re: ||feels like fire||   Jeu 24 Nov - 21:12

Miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih vous êtes adoraaaable bril

Merci Marynette, oui Azou me l'avait dit, je vais changer ça ange

Merci Musmus c'est gentiiiiiil love J'espère que la suite te plaira cute

Haziel :
(coeurcoeurcoeur)

NEKKACHATOOOOOON crazy merci j'ai super hâte aussi olala (Javais promis aux admins de pas laisser Bae brûler Poudlard mais avec le Serpy6aSquad on risque de donner du fil à retordre à l'école )
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MessageSujet: Re: ||feels like fire||   Mar 29 Nov - 22:18

Coucouuuuuu mon petit chat coeur

Alors, je sais, quand c'est l'admin qui déboule et pas le compte staff, on se dit tout de suite "bah merde, y'a un problème ?", mais t'inquiète, c'est pas si pire comme diraient les québécois ange Mary et moi avons bien lu ta fiche et on aimerait d'abord te dire qu'on l'a adorée coeur Le Bae que tu nous décris est vraiment un personnage très intéressant qu'on adorerait voir être développé irp.

Ceci étant dit, il nous "manque" un petit quelque chose pour valider la fiche : on aimerait que tu rajoutes un petit paragraphe, que ce soit dans les anecdotes ou dans l'histoire, là où ça te paraît le plus approprié, pour que tu nous parles un petit peu plus de cette histoire de pyromanie. On croit comprendre d'où ça vient, mais comment ça se développe, quand est-ce véritablement apparu comme tel, bref, un pyromane, cliniquement, c'est quand même différent d'une personne simplement fascinée par le feu qui va rester des heures à fixer sa cheminée. Pas besoin d'écrire 800 mots, on entend bien que ça sera justement surtout IRP que tu développeras ça ; par contre, il nous faudra quand même un petit peu plus.

Voilà voilà ma louloute, surtout ne le prend pas mal ou ne te stresse pas, vraiment c'est surtout pour clarifier les choses pour nous, à part ça on a vraiment adoré le perso.

Bisous coeur

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MessageSujet: Re: ||feels like fire||   Ven 9 Déc - 0:13

Voilà je vous ai rajouté un petit paragraphe de 1400 mots ange (oui, j'étais inspirée, désolée RIP)

J’espère que ça vous éclairera, et personnellement je trouve que en effet, ça doit permettre de mieux cerner le personnage. Après il faut savoir que comparé à certains cas, la pyromanie de Bae est relativement modérée, il arrive à réfréner des pulsions d'ordinaire, mais il ne sait jamais ce que ça pourra donner ange

Je suis toujours ouverte aux remarques alors si vous en avez n'hésitez surtout pas coeur
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MessageSujet: Re: ||feels like fire||   Ven 9 Déc - 14:42

On avait dit pas besoin de faire plus de 800 mots

Nan je rigooooole, trop hâte de lire ma beauté on te tient au courant au plus vite crazy

ω






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MessageSujet: Re: ||feels like fire||   Ven 9 Déc - 15:58

DÉSOLÉEEEEEEEEEEEE cacheRIP
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MessageSujet: Re: ||feels like fire||   Mer 14 Déc - 0:00

Le Choixpeau Magique


ϟ Maintenant que tu es validé(e), tu vas pouvoir passer faire un tour par les bottins pour référencer ton personnage. D'abord, réserve lui sa tête en passant par le bottin des avatars. Mais référence aussi ses capacités magiques dans le bottin des patronus et des capacités spéciales au besoin.
Ton personnage, maintenant entré à Poudlard, va pouvoir s'y investir ; tu as la possibilité de l'inscrire aux essais pour l'équipe de Quidditch, ou alors, tu peux demander à Dumbledore de le nommer en tant que préfet
Si c'est ton deuxième personnage - ou plus, petit coquin ! - va donc t'inscrire dans le bottin des multicomptes.

ϟ Puis, tu vas pouvoir lui construire une fiche de lien et de RP dans ce sous-forum, tu vas aller lui acheter un hibou que tu vas ranger par ici et que tu vas aller référencer dans ce sujet. Libre à toi aussi de publier son journal intime dans cette sous-partie

ϟ Une fois toutes ces étapes passées, tu peux -enfin- aller RP ! Tu peux évidemment aussi aller flooder, en tout cas, va nous démontrer par des montagnes d'écrits combien tu aimes ton nouveau personnage ♥ Amuse-toi bien sur Fizwizbiz ♥

Qui suis-je ?
Ton personnage s'assoit sur le tabouret en bois, devant toute la grande salle, après avoir été appelé par le Professeur McGonagall qui pose maintenant le Choixpeau Magique sur sa tête ...

« Le choix n'est pas aisé pour vous monsieur Pendergrast, je crois que vous apporteriez beaucoup à chacune des maisons... Néanmoins, je crois qu'à l'inverse, c'est la maison de Salazar qui vous apportera le plus ... Bienvenue chez SERPENTARD ! »
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