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 [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "

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MessageSujet: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Ven 14 Oct - 13:25

EVENT NUMERO 2

What's life without a few dragons ?

3 décembre 1977, 19h25.

La salle de classe de Potions semble avoir été étirée et paraît atteindre maintenant le double de sa taille habituelle. Le professeur Slughorn, très fier de lui, se tient à côté d’un des buffets, une main sur le ventre alors qu’il vérifie de l’autre l’heure sur sa montre à gousset. Ses invités ne devraient pas tarder à arriver, et il ne lâche pas du regard ses différents employés, pour vérifier que tout soit parfait. Cela fait des années qu’il organise cette fameuse fête de Noël, et il met un point d’honneur à ce que chaque année soit plus réussie que la précédente.
De quelques coups de baguette dont il a le secret, toute la salle a été métamorphosée pour apparaître sous son meilleur jour ; si lors des premières éditions de cette fête, le Professeur McGonagall avait aidé à la décoration, même elle doit désormais s’avouer vaincue ; personne ne créé de plus belles teintures d’un coup de baguette que le professeur Slughorn. Cette année, il a placé sa fête sous l’augure d’un animal qui lui est cher : le dragon. Tous les invités ont reçu leur invitation envoyée entre les griffes acérées d’un dragon miniature, composé cette fois-ci de toute pièce par MacGonagall et Flitwick. Le parchemin sur lequel est écrit cette invitation semble presque écaillé : ça ne laisse aucun doute quant au thème que prendra cette fête.

Tous les serveurs sont habillés de la même manière : pour les hommes, un costume noir sur lequel est brodé, dans le dos, un dragon rouge. On pourrait le jurer, cette créature aux allures chinoises ne cesse de se déplacer, comme s’il ne trouvait pas sa place sur un si petit bout de vêtement. Les femmes portent des longues robes noires, dans le dos desquelles le même dragon cherche sa place. Slughorn, lui, porte évidemment un costume rouge flamboyant. De loin, on pourrait même croire que par endroit, son costume prend littéralement feu. Toute la pièce est accordée selon ce thème. Que ce soit les tentures, les buffets, ou encore les verres à pieds (en forme de griffes de suédois à museau court, pour les fins connaisseurs de cette sorte de reptile), tout est pris en charge jusqu’à la moindre paillette pour que ce soit parfait.

Alors évidemment, il avait aussi fallu aussi faire un choix dans les invités ; certains sont encore élèves à Poudlard tandis que d’autres n’ont plus à prouver leur potentiel, et se tiennent, depuis des années déjà, auprès du professeur Slughorn lors de ces soirées. Ce dernier ne peut attendre de tous les retrouver à nouveau ; nager dans cette rivière de sorciers aux trente-six carats, rien ne peut plus l’enchanter, et il ne s’en cache pas. Les serveurs de la soirée l’ont remarqué : le professeur trépigne, un immense sourire dessiné sur son visage joufflu.

Bientôt, la musique commence, et c’est le signal que le premier invité semblait attendre pour passer la porte, puisque quelques secondes plus tard, le visage de Slughorn s’illumine alors qu’il se dirige vers lui pour aller lui serrer la main.


Les Règles & indications  smart

En suivant vos commentaires à propos de notre dernière intrigue, nous décidons de tester de nouvelles choses pour cette édition.

Vous êtes donc libre de former les duos, trios ou groupes que vous souhaitez, mais cela sera fait d’une manière moins rigide que lors d’un RP classique. En effet, nous sommes dans une pièce close, et pas si grande que ça ; les oreilles trainent, les invités se baladent, passent par le buffet avant de rejoindre la piste de danse en passant par un léchage de bottes auprès de leur très cher professeur : vous êtes non seulement libres d’intervenir dans le RP d’autres personnes, comme eux sont libres de venir vous embêter dans le vôtre. De plus, vous ne serez pas à l’abri d’une surprise, parce que le Professeur Slughorn lui aussi, se balade. Vous n’aurez pas le choix que de le laisser rejoindre votre discussion quand nous choisirons de le diriger vers vous !

Évidemment, le thème dragons est à respecter, mais adaptez-le comme vous le souhaitez ; c’est assez large pour que vous ne vous rameniez pas tous avec un déguisement de Magyar à pointes.
De plus, les inscriptions sont toujours ouvertes, et le resteront encore un moment ; tâchez néanmoins de ne pas arriver trop en retard, particulièrement pour les invités adultes qui sont rentrés par la grande porte en usant des mêmes calèches tirées par des sombrals qu’utilisent les élèves en début d’année : elles viendront vous chercher à Pré-Au-Lard à 19h15, et attendront les derniers retardataires jusqu’à 19h45. Il n’y a aucun autre moyen de pénétrer dans Poudlard, particulièrement par un temps pareil. En effet, dehors, il neige à gros flocons.

Bon jeu, très chers invités ! De notre côté, nous avons hâte de vous lire !


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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Ven 14 Oct - 13:30


Un petit mot de l'auteur
Les Inscrits ; pour rejoindre cette liste, cliquez ici !

Invités de Slughorn :
cookie Regulus A. Black
cookie Lily Evans
cookie Augusta Greengrass
cookie Haziel Z. Silaïev
cookie Remus J. Lupin
cookie Marlène A. McKinnon
cookie Ida Thorsen
cookie Mafalda Hopkirk
cookie Eden Wedderburn

+1 des invités :
cookie James Potter (+1 de Lily)
cookie Sirius O. Black ( +1 de Marlène)
cookie Anatoli M. Slezniov (+1 de Regulus)
cookie Aileen G. Rosier (+1 de Augusta)

Invité "surprise" :
cookie Eris Cotter

Embauché pour la soirée :
cookie Eve H. Millerfield
cookie I. Zéphyr Aït-Malek
cookie Serenna Valley


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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Dim 16 Oct - 19:26


(i love cheap thrills)




La timidité du pas qui s'étire, à l'entour de la salle de Potions ; qui s'approche sans en fouler le seuil – l'hésitation dans les foulées que dispensent les jambes dégingandées, fuselées, exceptionnellement, par un pantalon de facture noble et élégante ; les yeux qui vont et viennent dans la haute tranchée du couloir de pierre, en une quête affolée et affolante, jusqu'à ce que l'objet de cette dernière soit enfin visible. C'est qu'Anatoli Slezniov n'a guère l'habitude de ces mondanités-là, qu'il juge particulièrement irritantes – et la réception qui se tient au-delà de ces portes est de celles-là, qu'il aurait enveloppées du fiel de ses invectives et des morsures sauvages de ses moqueries en temps normal. Seulement, voilà, il est là – il est là, Regulus Black, qui s'avance, qui, il y a quelques jours de cela, d'une soirée aux abords les plus mornes, a fait pure irradiation d'euphorie, joie ardente ; instant inoubliable, caressé par la mémoire à l'abri du temps – il sait, Anatoli, que la sienne, pourtant si terriblement défaillante par ailleurs, ne le laissera pas oublier cette soirée. Comment oublier leur entrée dans la salle commune, puis les dortoirs ? La proximité nouvelle du brun lorsqu'il prend place à ses côtés sur son lit, étalant sur ses draps ordinaires son aura pure et irisée ? (Et le tressautement extatique de son cœur lui revient, qui lui soufflait sa hâte de pouvoir s'assoupir en ces mêmes draps, qui lui murmurait que Regulus était Midas, que si de sa main d'or il touchait ses draps, alors le sommeil ne le rejetterait pas! Et le sourire de tout son être ! – sa bouche ne le reflète que si faiblement...) Comment oublier les vrilles fuyantes de ce regard plus profond qu'une âme perdue ? Ses élancements vers le sien, les interpellations silencieuses – et puis les retraits rougissants, la nuque qui, tristement, se ploie. Et lui qui attend, le cœur chantant, déjà, de cette distance abolie – lui qui l'attendrait jusqu'à la mort du temps-même. Lorsque la question et son élocution torrentielle viennent enfin, le sceau d'une surprise complète qui fixe les lèvres d'Anatoli ; lui ? c'est à lui qu'il a songé, entre tous ses compagnons d'aristocratie et de complaisances nobles, entre toutes ses accointances à la réputation impériale, au bras desquelles son lustre aurait été paré d'une nappe d'or supplémentaire ? lui, Anatoli, aux mèches mises en tous sens selon le bon vouloir de ses phalanges ? lui pour qui nouer une cravate relève de la confection d'un nœud coulant ? Il se croit prisonnier d'une chimère particulièrement agréable, alors il se tait. Les secondes s'égrènent, et sa conscience revient à elle-même – il n'est la dupe d'aucune illusion, et Regulus, les yeux grands ouverts, leurs longs cils rabattus sur eux comme pour cacher leur désarmante immensité, lui a bel et bien fait cette demande irréaliste au premier abord. Le feu qui ravage ses pommettes est particulièrement manifeste lorsqu'il articule son consentement la voix encore un peu tremblante, comme un jeune enfant à l'ouverture d'un présent dont il juge que la valeur lui est infiniment supérieure, entre déférence abasourdie et adoration distanciée – Regulus lui semble une idole qu'il n'ose pas toucher de peur de noircir son or avec les ténèbres de son cœur, dont l'éclat lui semble impossible à considérer tant il relève de l'infini et d'un absolu divin et transcendant.
Et les voilà, désormais, à joindre leur soirée ici, dans l'une de ces mondanités qu'Anatoli exècre avec tant de passion – les voilà, à s'offrir leurs sourires timides et mal assurés, leurs regards légers comme la caresse d'un voile sur la joue, leur temps et leur compagnie ; les voilà, devant la Salle de Potions, qui se gratifient mutuellement d'un hochement de tête confirmatif avant d'en pousser la grande porte. Et le Russe connaît son rôle – son masque est bien en place, et la cuirasse de l'entendement muselle férocement les élans d'un cœur ardent et secoué par les passions, ce cœur amant des révolutions ! il est prêt à faire figure, cette fois – pour Regulus, il se refusera le temps de cette soirée de jouer l'histrion ; car c'est le grand soleil de la fierté qu'il veut voir illuminer les prunelles azurées lorsqu'elles se posent sur lui.

Il s'efface devant Regulus – un aveu ; celui d'un insurgé qui se laisse mener, prendre le bras vers cette hideuse société dont toute son existence a été un violent rejet, pourvu que son roi le laisse se noyer dans les abysses de ses yeux éclairés. Regulus doit être celui qui s'avancera le premier, qui franchira le premier le seuil poussiéreux pour croiser l'excitation un brin malsaine du regard de Slughorn lorsqu'il se posera sur eux – oh, bien sûr, Anatoli ne doute pas que leur professeur sera satisfait de le voir, lui aussi (il est, après tout, au moins autant aristocrate de statut que l'est le jeune Black) mais il s'est toujours sauvagement dérobé à sa cour obséquieuse et s'est employé à ignorer les invitations suintant l'intérêt et les convenances guindées à toutes sortes de réceptions ; lesquelles n'ont pas tardé à se consumer, plaintives et noircies, au fond de l'âtre de leur salle commune. Alors, son ami se présentera le premier – Anatoli n'est, après tout, que son invité ; et il veut que tout ce beau monde d'apparat sache qu'il n'est là que pour lui, que pour Regulus Arcturus Black qui s'est fait violence pour lui demander, le visage peint d'une adorable rougeur, si lui, Anatoli Maksim Slezniov, notoirement aigri par la cause des Sang-Pur, voulait l'accompagner à l'une de ses réceptions. Il n'y a guère que la compagnie de son ami qu'il goûtera, durant cette soirée – et il refuse de laisser l'antique Slughorn se baigner dans l'illusion que c'est pour lui qu'il est venu. Il le laisse, donc, se présenter à l'assistance le premier, Slughorn le gratifier de sa parade habituelle ; les poings serrés dans les poches de son pantalon à l'entente de l'insupportable miel du timbre, rendu inégal par l'âge, il lui adresse, quant à lui, un court sourire acéré qui, il le sait, passera facilement pour l'arrogance légitime de l'être supérieur que son sang fait de lui aux yeux de ces gens.
Cette crispante formalité derrière eux, ils progressent lentement dans l'étendue de la salle, qui est, à dire vrai, méconnaissable – et Anatoli doit reconnaître au vieil invertébré profiteur un certain sens de la décoration lorsqu'il pose les yeux sur les riches tentures et le reste des ornements qui rappellent, certes peu subtilement, mais efficacement, la centralité du  thème des dragons. Il s'est contenté, pour sa part, d'un pendentif – lequel, sous la forme d'une patte griffue de dragon refermée sur une sphère de rubis, navigue nonchalamment sur une fine chaîne d'argent, retombant sur son torse et parant sa peau laiteuse d'éclats scintillants, et presque ésotériques compte tenu de la sobriété de son allure globale. Abandonnant éhontément la cravate si farouchement honnie, il s'est offert l'élégance débraillée et cavalière de deux boutons défaits, laissant voir l'albâtre de la peau illuminée par l'argent, rougie par les lourdes tentures ornementales, enténébrée par le jais velouté du tissu de la chemise ; et il s'estime plutôt satisfait du compromis vestimentaire auquel il est parvenu, conciliant son souci de ne pas faire tort à Regulus par une tenue jugée inconvenante ou trop extravagante – vraiment, leur esprit étriqué est le pire des fléaux qui frappe ces aristocrates frileux – et ses jugements et opinions propres quant à cette soirée et à la nécessité de ne pas s'oublier sous les afféteries et les faux-semblants. Quelques autres invités affluent, déjà, et Anatoli comme Regulus ne tardent pas à apercevoir nombre de leurs connaissances – souvent au très grand déplaisir du premier qui n'a guère coutume de fréquenter l'élite de Slughorn et lui voue, le plus souvent, un souverain mépris au mieux, une véhémente aversion venimeuse au pire.
La situation connaît un déplaisant tournant lorsque, du coin de l’œil, le jeune Russe remarque la présence d'un Gryffondor qu'il connaît bien, pour avoir eu le malheur de le supporter à ses côtés lors du récent effondrement des gradins du stade de Quidditch – et la simple pensée de ce nom lui tourne la tête d'une colère ancienne, mal digérée encore, qu'il ne peut se permettre de laisser enfler les murs de cette salle-là. Décidément, ce benêt hystérique de Lupin le suivra partout... C'est bien la dernière personne qu'il s'attendait à trouver dans ce genre de réceptions, et il s'interroge quant à la raison de sa présence ici – quel atout peut-il bien avoir qui le rende fréquentable aux yeux du vieil intéressé cajoleur ? Lui ne voit guère que des tendances à cette insupportable panique agressive, qui a enflammé ses flancs lors de l'incident, ainsi qu'une hauteur absolument illégitime à l'égard de ceux de sa maison, compte tenu du comportement intolérable de ceux qu'il se plaît à appeler publiquement les meilleurs amis qu'il ait jamais eus... Anatoli secoue la tête pour s'arracher à ses pensées et constate alors la vrille se voulant discrète du regard de Regulus vers le même objet – dire qu'il a oublié cette incompréhensible et ô combien irritante amitié... Ne voulant pas pour autant manifester une possessivité terriblement malvenue – il n'a, après tout, aucun droit sur Regulus, et il serait offensant de penser le contraire, surtout considérant son statut d'invité – sa seule réaction consiste à glisser à l'oreille de son ami d'un ton qu'il prend soin de rendre neutre : Je peux vous laisser, tu sais, je comprends que tu aies envie de rester un peu avec lui aussi. Mais je ne vais pas rester, ça ne serait bon pour personne – mais ne t'en fais surtout pas pour moi, j'ai vu d'autres gens tout à l'heure ! Et il s'éloigne très sobrement – fait assez rare pour mériter d'être souligné – relâchant alors le souffle qu'une crispation de ses nerfs avait impitoyablement garrotté. Après tout, autant qu'il tente de se servir de cette soirée pour parfaire son masque central d'homme du monde...



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7ème année ϟ Batteuse
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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Mar 18 Oct - 0:09


When I'm in the room, why your team disappear ?
Bad girl, let me speak in your ear
La blonde tournoya sur ses pieds face au miroir de plain-pied qui trônait dans la pièce, le tissu sombre virevoltant jusqu’à ses chevilles tandis que son regard cherchait déjà à retrouver la mouvance aux couleurs solaires qui scintillait furtivement dans son dos. Malgré la demi-heure qui s’était écoulée où elle avait eu tout le temps et le loisir d’ausculter puis d’enfiler la longue robe noire qu’on lui avait délivrée, Eve ne se laissait toujours pas du petit manège fascinant qu’exerçait l’emblématique dragon serti de fils dorés qui s’agitait le long de sa colonne vertébrale.

Les dragons étaient des animaux fantastiques et prestigieux – mégacools pour reprendre les termes exacts de la jeune fille. Mais en exhiber un qui s’animait à chacun de ses mouvements comme un véritable reptile avait un effet parfaitement prodigieux sur la septième année qui se cambra un peu pour contempler cette fioriture textile. « Nan mais regarde ça ! Il bouge !! Est-ce que ça c’est pas classieux ? » demandait-elle à nouveau pour la énième fois à Zéphyr qui se tenait à ses côtés, vêtu dans des teintes similaires. Elle avait tout l’air d’une gamine excitée par l’arrivée surprise d’une cargaison de friandises.

Au-delà de l’amusement d’un tel détail, l’unité visuelle conférée par les costumes à la petite brigade de serveurs n’en restait pas moins agréable et allait surtout de pair avec toute la scénographie imaginée par l’enseignant de potions. Si on pouvait au moins lui reconnaître une qualité, c’était le pointillisme avec lequel il avait poussé l’art du thème choisi pour sa petite sauterie privée. Ca valait presque le coup d’avoir écopé d’une retenue et de devoir jouer les serveuses pour le compte de la stupide soirée élitiste de Slughorn. Presque. Mais puisqu’il donnait ses dernières préconisations au groupe qu’il avait embauché, la rouge et or avait tout intérêt à être attentive et à ne pas commettre d’impair. Cessant donc son petit jeu avec l’animal mythique qui se cachait derrière elle, la batteuse finit par s’assagir et laissa le speech du professeur glisser sur elle avant que finalement, l’horloge n’annonçât l’heure du début de la fête.

Déjà les têtes se dessinaient sur le pas de la porte, étudiants comme adultes plutôt intéressés par la décoration fortement inspirée. « Bon allez, c’est parti … » Et la blondinette d’attraper un plateau où se perchaient une dizaine de coupes remplies d’un liquide aussi doré que glacé. Le genre de champagne qui devait coûter plus cher que son précieux balai, alors autant faire attention. « Bonsoiiiiir ! » salua t-elle le plus joyeusement du monde au premier élève qu’elle croisa une fois l’entrée ouverte aux invitées, forçant à peine le trait. Les dragons l’avaient légèrement apaisée, la rendant moins sur la défensive – pourtant cela n’empêchait pas certains arrivants de la dévisager avec  incrédulité, peu habitués à cette image de la Gryffondor habillée et coiffée soigneusement.


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    mind
    i'mma show you how to love again. △ you love how you push me to the point of crazy and I love when you're on your knees and begging for me. you got me good with all these mind games, there you go, you got my heart again.  ©️endlesslove
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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Mar 18 Oct - 4:33


May all sweet magic of Christmas gladden your hearts, and fill every desire... Event #2

Oh well, what's life without a few dragons?

Je n’en revenais pas! Moi, Eris Cotter, j’ai reçu une invitation pour la soirée très sélecte du professeur Slughorn! Je n’aurais jamais cru être invitée à l’une de ses soirées, comme je ne viens pas d’une famille reconnue dans le monde sorcier. Je suis douée en potions, mais je n’aurais jamais cru que ça pourrait être assez pour être invitée. J’étais prête, ayant enfilé ma robe, ayant arrangé mes cheveux et m’étant maquillée. Ma robe était assez simple, je ne voulais pas trop ressortir du lot, mais elle était très jolie quand même : en velours, m’arrivant à la mi-cuisse et avec un dos nu rempli de dentelle noire scintillante en forme de dragon. Je tenais l’enveloppe dans mes mains, une enveloppe très originale qui nous informait très bien du thème de la soirée avec ses écailles et le dragon miniature qui me l’avait emmenée. Après m’être regardée une fois de plus dans le miroir pour m’assurer que j’étais correcte, je suis allée rejoindre les autres devant la salle de classe de Potions. J’avais demandé à Reginald, mon meilleur ami, de m’y accompagner. Je serais certainement plus à l’aise d’y aller avec une personne que je connais bien et qui saurais me calmer un peu. Et puis, ce serait bien plus amusant avec un ami et moins stressant! Il était très beau dans son complet noir, ça faisait un peu étrange de le voir habiller ainsi. Ce n’est pas à tous les jours qu’on peut voir nos amis et camarades habillés aussi chic. J’étais un peu anxieuse, je n’étais vraiment pas habituée d’aller dans de telles soirées. Chez moi, on fête Noël en pyjama et non en talons hauts… J’avais évidemment entendu parler des soirées précédentes du professeur, et je savais que ce serait grandiose.

Prenant une grande inspiration, je suis entrée dans la salle. J’étais sous le choc. On pouvait clairement voir que chaque détail avait été minutieusement pensé. Même l’habit du professeur était flamboyant, mais ce n’est pas ce qui me frappait le plus. Tout dans la pièce respectait le thème du dragon, ce qui était vraiment impressionnant. La pièce semblait immense, bien plus qu’à l’habitude. La décoration était à couper le souffle! Sans parler des serveurs et serveuses, dans leurs habits magnifiques. Je me sentais bien petite dans cette salle comble. Je n’avais pas du tout l’impression d’être à ma place, mais je me réjouissait de pouvoir voir ça de mes propres yeux. Tout était vraiment parfait. J’essayais de voir qui étaient les autres invités, pour qu’on puisse se joindre à eux, mais il semblait que nous étions dans les premiers arrivés, avec une dizaine d’autres sorciers. Je ne voulais pas aller déranger le professeur, qui semblait dans une grande discussion avec un élève, simplement pour le saluer. Je le ferais plus tard, après tout rien ne presse. Ça allait être toute une soirée!
(c) black pumpkin & maiamitchellfrance pour les images

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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Jeu 20 Oct - 18:22



   
Oh well, what's life without a few dragons ?
Du Monde...

   


Curieux, tu avais un moment observé le minuscule dragon qui s’était approché de toi en voletant, un bout de parchemin entre ses griffes. La couleur de celui-ci, entièrement noire, t’avais amusé au point de forcer un sourire sur ton visage. Etait-ce un hasard ou une intention toute calculée que de t’envoyer un reptile presque identique à celui qui ornait les armoiries de ta famille ? Depuis quand Zirnitra jouait-il les hiboux ?  Doucement, ta main s’était ouverte, paume vers le haut pour y recevoir le message que l’animal s’était empressé de lâcher dans celle-ci avant de s’en retourner d’un coup d’ailes (Dommage, tu l’aurais bien gardé). Ton regard l’avait suivi jusqu’à ce qu’il disparaisse de ton champs de vision puis enfin, tu t’étais intéressé au contenu du mot, découvrant que tu étais convié à l’une de ces réceptions qu’organisait parfois le professeur de potion : Horace Slughorn.

S’en était suivi quelques moments de réflexions, où tu avais pesé le pour et le contre. Participer à ce genre d’évènements, ne pouvait être que bénéfique pour ta position au sein de l’école et ce même si tu avais entendu dire que certains élèves infréquentables participaient également à ce genre de petites réunions. Tu ne tenais pas tellement à te retrouver mêler à…ça. Pour autant, tu n’aurais qu’à les ignorer et à ne te mêler qu’à ceux qui en valaient la peine. Le seul problème résidait dans le thème de la soirée, si les dragons étaient des créatures que tu appréciais, il était également plausibles qu’ils annoncent la présence de la fiancé de ton frère : Non merci. Tes hésitations s’étaient toutefois envolées lorsque tu avais réalisé qu’Augusta y était également invitée, amusé à l’idée d’une nouvelle prestation dans le rôle du petit ami bien trop amoureux, devant un public un tantinet différent. Et aussi oui, pour tout ce que cette petite fête pouvait t’offrir de bénéfique socialement, même si tu étais déjà bien loti.

Ainsi, lorsque le moment était venu, la Serpentarde était partie se préparer en compagnie d’Aileen, l’une des suiveuses de ses suiveuses. Tandis que toi, tu te préparais de ton côté, ne portant pas réellement attention aux autres élèves invités et qui faisaient de même. Tu avais décidé de t’habiller simplement, toutefois avec élégance. Un pantalon noir et une chemise blanche, taillé sur mesure recouvert d’une cape de sorcier d’un violet profond, le même qui recouvrait le blason des Silaïev. Le vêtement était retenu par une broche en onyx noire en forme de dragon, dont les yeux étaient de minuscules aigues-marines, donnant ainsi un regard glacial à l’animal de pierre. Tu avais enchanté l’objet pour qu’il s’anime parfois, sans pour autant risquer de faire tomber le vêtement : Il resserrait ses griffes autour du tissu, tournait sur lui-même, ou menaçait de ses crocs, silencieusement.

Prêt en premier, tu avais attendu Augusta et son amie devant l’entrée de la salle commune.

~~~

…A présent, tu pénètres dans la salle de classe de potions qui a été transformée pour l’occasion. Déjà, ton regard repère chaque invités, ceux à éviter et ceux auxquelles te mêler à un moment ou à un autre. Tu souris, à peine, en découvrant la décoration ainsi que le dragon brodé qui s’anime à l’arrière des tenues des serveurs. Pourtant, déjà tu soupires, glissant à voix basse pour que seule Augusta puisse entendre « Dommage que le professeur Slughorn ne soit pas un peu plus…élitiste dans ses invités » …en référence aux quelques sang-de-bourbes que tu reconnais déjà.

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Dernière édition par Haziel Z. Silaïev le Lun 31 Oct - 0:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Sam 22 Oct - 2:11

Assise devant la coiffeuse du dortoir, Augusta appliquait minutieusement son rouge à lèvres, dernière touche de maquillage nécessaire à sa préparation. C’était sans grande surprise qu’elle avait reçu l’invitation du professeur Slughorn à sa petite fête. Elle avait accepté de s’y rendre, sans hésité. Bien qu’elle n’ait pas besoin de lui pour se faire des contacts dans le monde magique, ses soirées pouvaient parfois se montrer divertissantes. Et puis franchement, pourquoi aurait-elle refusé ? Certes, le professeur était un peu trop pompeux et avait mauvais goût quant à certains invités, mais elle pourrait y converser avec des personnes influentes tout en se faisant apprécier par l’organisateur. Elle avait vite compris qu’avoir Slughorn de son côté n’était qu’avantageux, c’était d’ailleurs une des raisons pour lesquelles elle se rendait à la majorité de ses évènements.
Ayant fini de s’appliquer son rouge à lèvres, elle se retourna pour faire face à Aileen Rosier, se préparant également dans le dortoir des 7e années. Bien qu’elle soit sa cadette d’un an, Augusta l’y avait fait venir afin qu’elles se préparent ensemble. Après tout, elle l’avait invité à l’accompagner à cette soirée. Elle aurait pu inviter qui elle voulait, mais c’était sur cette brune aux grands yeux que son choix c’était fixé. Augusta l’avait toujours apprécié, mais disons que depuis la rentrée elle avait redoublé d’efforts pour se rapprocher des élèves de sa cour afin de s’assurer leur loyauté. Sa couronne menaçait de tomber, mais elle ne le permettrait pas. Puis franchement, ça ne se révélait pas un grand fardeau. La compagnie de la 6e année était toujours agréable.

« J’enfile mes talons et je suis prête, c’est quand tu veux pour y aller. Haziel nous attend surement déjà, mais on peut bien le faire patienter. »

Lui lança la blonde alors qu’elle se levait de son tabouret pour s’asseoir sur son lit, ses chaussures en question déposé non loin. Bien que sa robe noire fût simple, ses talons hauts turquoise en peau de dragon apportaient une touche d’extravagance à sa tenue. Le professeur avait bien dit que le thème était les dragons, non ? La Serpentarde les enfila, avant de se redresser et d’observer Aileen d’un regard critique. Elle voulait tout de même s’assurer de ne pas se faire accompagner par n’importe qui. Son verdict posé, elle sourit avant de lui dire : « J’adore ta tenue. »

Lorsque Aileen lui confirma être prête, toutes les deux descendirent afin de retrouver Haziel. Son « petit ami » avait également été invité et ils s’étaient mis d’accord pour se retrouver devant l'entrée de la salle commune afin de s’y rendre tous les trois.  Puisqu’elle était censée avoir des sentiments pour son copain, la Vipère sourit en le voyant, comme prédit, déjà prêt. Le regardant de la tête au pied, elle se dit qu’au moins lui aussi paraissait bien. Arrivant à sa hauteur elle le salua, glissant sa main dans la sienne tout en observant la broche qu’il portait, ayant attiré son attention.  

« Cette broche est superbe. » Décidément, la jeune fille distribuait les compliments ce soir. Pourtant, elle ne mentait pas. La broche était effectivement de son goût. Ils se rendirent tous les trois à la soirée, le professeur ayant été fidèle à sa réputation. La salle avait été décorée avec extravagance, mais très joliment décorée tout de même. Elle balaya rapidement des yeux l’assemblée, voyant qu’Haziel faisait de même alors qu’il lui murmurait qu’il était dommage que le professeur n’ait pas été plus élitiste dans ses invitations. Elle acquiesça, surtout parce qu’elle venait de voir avec étonnement qu’Eris était présente. Peut-être que si elle s’ennuyait il irait tourmenter son ancienne « meilleure amie » …

« C’est à se demander quel potentiel il a vu en certains... » Ajouta t-elle. Puis plus fort pour qu'Aileen soit également inclue dans la conversation : « C’est la première fois que tu participes à une soirée de Slughorn ? Je ne me rappelle pas t’avoir déjà vu. »

ω



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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Jeu 27 Oct - 16:13


 
"Oh well, what's life without a few dragons?"

 
ft. les gueux invités
Event #2

 
Zéphyr aussi se regardait dans la glace. Eve le faisait plus bruyamment, mais il ne manquait pas lui non plus d'admirer le fantastique travail du professeur Slughorn. C'était la deuxième année de suite qu'il faisait office de serveur pour ses soirées de Noël après y avoir été invité pour la seule fois en septième année. Slughorn avait fait appel ces dernières années à une société pour laquelle travaillait Zéphyr - quand il ne baroudait pas à droite et à gauche pour ses clients plus officieux. S'il avait dû supplier son patron pour être celui débauché pour la soirée l'année précédente, cette fois-ci, on avait directement pensé à lui : évidemment, il avait fait un si bon travail la dernière fois.

Zéphyr tenait particulièrement à être présent à ces soirées, et pas seulement pour l'argent que ça risquait de lui rapporter à court terme. En effet, tout ce gratin de beau monde que Slughorn lui permettait de rencontrer pourrait agrandir sa liste personnelle de clients et, par conséquent, lui rapporter beaucoup de Gallions à long terme. Le fait qu'il soit serveur et pas invité pouvait même être vu comme une qualité : il pouvait se montrer discret dans sa chasse à la nouvelle clientèle, car on le repérait moins qu'un classique invité. Zéphyr était aussi certain de croiser au moins quelques uns de ses clients habituels : encore un avantage, il en profiterait ainsi pour leur montrer qu'il était toujours là où il le fallait pour laisser une oreille traîner.

Eve, évidemment, ne se doutait certainement pas que ce flot de pensées traversait l'esprit de son ami : néanmoins, elle pouvait certainement lire la concentration qui rendait son visage on ne peut plus sérieux, malgré le léger sourire qui flottait sur ses lèvres. Ce soir, il devait repartir chez lui - précisément aux Trois Balais pour le moment - avec au moins un client en plus dans sa poche, et d'autres habitués de ses services rassurés quant à son efficacité. Peut-être pourrait-il même trouver, parmi les élèves de Poudlard, des contacts intéressants ...

« J'ai l'impression qu'il se dépasse un peu plus chaque année » répondit simplement Zéphyr à l'enthousiasme de son amie, avant d'ajouter, un sourire chaleureux aux lèvres : « je suis content de te retrouver là, en tout cas. On va bien s'amuser tu verras ! »

Ça lui changerait les idées, il en était certain. Ca faisait presque deux mois, maintenant, que Sasha était partie ; il sentait qu'il commençait enfin à passer à autre chose, alors qu'il observait sa Duchesse grandir. Peut-être que quant elle aurait atteint sa taille adulte, il l'aurait oubliée ? En tout cas, il se jura que pour ce soir, il tâcherait de passer une soirée à travailler tout en buvant quelques coupes de champagne en douce et en s'amusant de la dégaine des invités avec son amie. Tout n'était pas si mal.

C’est Eve qui se chargea d’aller ouvrir les portes aux premiers invités. Dès que les premiers pénétrèrent dans la pièce, Zéphyr - ou plutôt Berlioz - commença à faire travailler ses méninges. Il s’appliqua à reconnaître ses clients, mais aussi ceux qui ne faisaient pas encore parti de ce décompte là mais que Berlioz comptait rajouter à la liste. Il s’attarda aussi sur le visage de ses connaissances à Poudlard, souriant avec politesse à ceux qu’il reconnaissait. Un plateau de coupes à la main, il commença à vaquer à ses diverses occupations, l’attention tournée de tous les côtés.



 

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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Ven 28 Oct - 16:46

Soirée de Slughorn


Ne pas avoir été invitée par le professeur Slughorn avait semblé être un terrible affront pour Aileen. Après tout, elle était bonne élève, se débrouillait bien en potion… Et était capitaine de l’équipe de Quidditch de Serpentard, ce n’était pas rien. L’avait-il seulement déjà vue sur un balai pour se rendre compte qu’elle était faite pour cela et que, plus tard, elle serait certainement reconnue dans le milieu ? Non, évidemment. Les Serpentard n’avaient pas eu l’occasion de prouver leur valeur que déjà, ils se retrouvaient sur le banc de touche à cause d’évènements franchement sinistres et troubles. La jeune Écossaise avait longuement soupiré avant de décider d’ignorer simplement cette soirée. Roy lui en avait pourtant beaucoup parlé, lui qui avait été un des favoris du professeur Slughorn durant sa scolarité et il serait certainement déçu d’apprendre qu’elle n’avait pas réussi à se faire, à son tour, une place dans ce cercle restreint.

Et puis finalement, quelques rebondissements avaient faits qu’elle avait été conviée à se joindre à cette soirée. Sa position de soutien auprès de la « reine » des Serpentard avait fait d’elle l’une de ses favorites dans sa Cour. Cependant, se voir invitée, en personne, par Augusta l’avait grandement surprise et ça avait été avec les joues roses et un sourire timide qu’elle avait accepté… Avant d’envoyer Nocturne prévenir sa famille d’une telle nouvelle, et particulièrement son frère Roy. La grande question du moment avait porté sur sa tenue vestimentaire. Que devrait-elle porter ? La tâche s’annonçait compliquée car elle devrait, certes être élégante pour ne pas faire honte à sa reine… Mais aussi être derrière elle dans le talent et la beauté de l’ouvrage. Cruel dilemme. Le thème des dragons ne l’avaient inspirée qu’à moitié… Et ce fut Roy qui lui apporta réponse à toutes ces interrogations. Conscient de la difficulté de la tâche de sa jeune sœur, il lui avait porté secours en s’étant rendu lui-même sur le chemin de Traverse pour lui trouver une robe parfaite venant de chez madame Guipure. La boîte la contenant avait été déposée par sa chouette quelques jours avant l’évènement et avec pour consigne de ne l’ouvrir que dans son dortoir, chose que la jeune Rosier avait fait. Finalement, elle avait du retenir un cri de stupeur devant la pièce digne de cette famille au Sang-Pure. Un bustier en cuir bordeaux avait été taillé sur mesure et orné d’écailles dignes de celles d’un dragon. Il cintrait parfaitement la finesse des courbes de la jeune fille avant de s’évaser dans un tissu souple des mêmes couleurs. Aileen était ravie. La robe était simple, sans artifices, mais dans le thème et d’un classicisme fade à côté de ce que réserverait certainement Augusta. C’était parfait.

Invitée à se préparer aux côtés de sa Reine, ce fut dans son dortoir qu’Aileen ajusta les derniers détails de son chignon. Elle avait souligné son grand regard noisette, l’agrémentant de quelques motifs rappelant les écailles bordeaux de la robe. Ses lèvres demeuraient nues, ne souhaitant pas faire trop tape à l’œil. Elle observa la blonde qui se tourna vers elle et Aileen lui adressa un sourire amical. Elle était merveilleusement belle et avait également bien choisi sa robe et le maquillage. Nul mot n’était nécessaire à Aileen qui n’avait jamais cherché à brosser dans le sens du poil ceux qui l’entouraient. Elle préférait se taire plutôt que trop en dire et parfois, un sourire était bien suffisant qu’un compliment sonnant creux et faux. Elle hocha simplement la tête quand elle lui fit entendre qu’elle n’avait pus que ses chaussures à mettre. Il en allait de même pour la brunette qui avait choisi de porter de simples escarpins noirs. Bien différents de ceux turquoise d’Augusta. Finalement, l’aspect sombre des vêtements d’Aileen ne l’aideraient que mieux à passer inaperçue.

Quand les deux jeunes filles furent prête, la joueuse de Quidditch sentit le regard inquisiteur de sa reine l’observer de haut en bas et une certaine tension vint naître au creux de son ventre. Et si rien n’allait ? Satisfaction. Le sentiment traversa Aileen avant même que la Septième année ne précise qu’elle aimait bien la tenue portée par sa jeune invitée. La Rosier sourit avec douceur et reconnaissance. « Merci… La tienne est splendide. » Puis, ensemble, elle descendirent retrouver Haziel. Aileen lui sourit poliment, le saluant avec simplicité. Ce jeune homme était un mystère. Le don d’empathie d’Aileen avait tendance à s’égarer dès lors qu’elle le croiser et elle ne savait pas trop comment l’aider. Elle lui avait déjà tendu la main, pourtant, l’invitant à se joindre à leurs entrainements de Quidditch car ayant ressenti sa frustration à l’annonce du fait que les élèves en échanges ne pouvaient pas y participer. Mais ça n’avait été que peu de chose.

Suivant docilement le « couple », elle finit par entrer à son tour dans la salle de cours des Potions qui avait été métamorphosée. Elle aurait pu en perdre sa mâchoire inférieure tant elle était émerveillée de ce spectacle, ses pupilles voletant dans toute la pièce pour essayer de remarquer chaque détail. Pour rien au monde, elle n’aurait aimé rater cela et comprenait mieux ce que son aîné avait essayé de lui dire dans ses lettres. Beaucoup des convives étaient déjà présents. Élèves, étudiants ou même professeurs. Aileen sourit doucement et ne reporta son attention sur Augusta et Haziel que lorsque la blonde lui posa une question. Elle cilla avant de sourire, pleine de reconnaissance. « Jamais non… Et je commence à me dire que j’ai raté beaucoup de choses durant toutes ces années… C’est incroyable. » Cependant, les émotions d’Haziel et Augusta étaient traversé par un certain dégout qu’Aileen n’eut pas trop de mal à identifier, apercevant quelques sorciers aux origines douteuses dans les invités. Elle essaya de dissimuler au mieux son malaise, croisant du regard Regulus à qui elle adressa un léger sourire avant de lui faire un signe de la main. Puis, elle reporta son attention sur Haziel et Augusta. « J’imagine que tu y es invitée depuis un certain temps… Et à Durmstrang, Haziel ? Y a-t-il ce genre de soirées également ? Ou bien Slughorn est le seul à se créer cette élite parmi ses élèves… »
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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Lun 31 Oct - 12:02

Tout tourbillonne, tout est aspiré, tournoie dans le vide, voracement englouti par le vide. Plus rien d’autre n’existe que ce déplacement, cette brutale succion qui m’emporte entier, et je ne suis plus rien qu’une conscience transportée violemment d’un point à un autre. Une simple et brusque translation dans l’infini.

Mes pieds s’enfoncent dans la neige avec un choc sourd. Pré-au-lard. Les vieilles maisons britanniques se dressent dans la pénombre, hautes et effilées, un brin sinistres dans ce soir hivernal. La nuit de décembre tombe tôt, et étend son voile sur le petit village de magiciens, le berçant d’une quiétude glaciale. Les quelques passants filent d’un pas pressé, courent s’abriter derrière ces murs chauffés d’où filtrent de fins rais de lumière. La ville vit, la ville respire doucement, emmitouflée sous son couvert, emmitouflée au plus près de ses feux de cheminée, au plus près de l’éclat chaleureux de l’âtre. Une douce odeur de vin chaud semble flotter dans l’air, senteurs de ces épices qui apportent la douceur de leur flamme parfumée à la bise hivernale. Habitudes des pays qui ne connaissent pas le vrai froid, habitudes de ces êtres habitués à leur confort douillet. Les sorciers britanniques se comportent comme des rongeurs, à hiberner pour ne pas s’exposer à l’âpreté de ce monde. Ils vivent toujours à l’heure de leurs habitudes marchandes, et ce froid décembre n’y changera rien. Qu’ils s’abritent donc, qu’ils s’enfoncent dans leur bien-être. D’autres s’agitent dans les ténèbres.
La silhouette du professeur se détache doucement du mur, abrité dans son long manteau d’hiver, qui m’attendait, là, dans le froid, perdu au milieu des ténèbres de décembre, seul sur la neige, sous la neige qui se reprend à tomber en épais flocons. Azrael Zakharovitch. Je ne peux m’empêcher de sourire en apercevant le sorcier s’avancer vers moi, en voyant mon ancien protégé qui m’attend. Le même jeu qui recommence, après toutes ces années. Tous ces intérêts communs, et toute cette compétition acharnée… Lui qui était désormais bien installé à Poudlard avait fait la bonne grâce de m’inviter à la soirée du professeur Slughorn. Et nous savions tous les deux ce que cette soirée signifiait.

Le professeur de potions réunissait, avec son mauvais goût obséquieux, les élèves les plus prometteurs de l’établissement, autour de ses cocktails et de ses petits fours. C’étaient là que se constituaient les cercles de pouvoirs, les bonnes relations, et les carrières futures, c’étaient là où échangeaient ouvertement les élites de l’école, et où se transmettaient les informations les plus confidentielles et les secrets les plus inavouables… pour peu que l’on sache s’y prendre. C’était dans ce cénacle des futurs puissants qu’Azrael m’avait convié, avec son bon goût naturel. Il usait de sa position pour me rendre un service, et faire de lui son débiteur. Je le savais. C’était ainsi que se tissaient les liens de nos familles aristocratiques. Mais je ne pouvais refuser. C’était là une occasion en or pour organiser son réseau, pour fabriquer ma toile d’ambassadeur, au sein même du prestigieux établissement britannique, sous le nez de ce Dumbledore… Les sorciers les plus libéraux pouvaient toujours voir cela d’un mauvais œil, je pouvais venir ici à titre privé, convié par mon ami personnel, dans une soirée restreinte à une audience limitée. Là était tout l’art de la diplomatie, esquiver autant que faire se peut les cérémonies officielles, pour s’infiltrer dans les réunions les plus informelles…

Il ne fallait que quelques enjambées pour rejoindre le professeur de runes, qui, d’un air détaché, écrasait son mégot contre la pierre glaciale d’une bâtisse. Entrouvrant la bouche, il exhala doucement la fumée du tabac dans l’air froid, laissant le vent emporter le nuage de nicotine, me regardant du coin de l’œil. Je marquais un temps d’arrêt, juste face à lui. Il ne changera donc jamais… Toujours cette mine aussi arrogante, prétentieuse, l’air de celui qui a tout ce qu’il veut, et ne tolère aucun obstacle. Oh, pas avec moi, tu ne peux jouer ce jeu-là avec moi… Je te connais trop pour savoir cette hargne et ces flammes désespérées qui sont en toi, qui ne te lâcheront peut-être jamais… Souviens-toi que je t’ai reconstruit, là-bas, au sommet des fjords de Durmstrang, toi qui n’étais qu’un bloc de glace, sombrant dans les eaux les plus sombres. Allons, ce n’est pas le moment de jouer l’un contre l’autre, nous savons tous deux que nous sommes en terrain… délicat. Je doute que toi aussi tu cherches à t’amuser auprès de ton collègue, te connaissant. La soirée allait être un beau jeu d’égos et d’arrogances. Tout ce qui nous convient, naturellement.

« Azrael Zakharovitch ! »

Et sans plus hésiter davantage, les bras ouverts, j’allais à lui, le saluer d’une vigoureuse accolade, et je sentais dans ses bras la force des sang-purs de Russie, cette franche vigueur de la terre natale qui tranchait tant avec les manières fausses des britanniques. Pas de ces tapes ridicules qui se muent en caresse, de ce faux engouement de l’étreinte. Pas de ces fausses bises françaises, de ce claquement de joues de ce claquement de lèvres qui venaient parodier quelque baiser. Rien que des salutations sincères, directes. Les salutations de deux compatriotes sur une terre étrangère, de deux sorciers qui se retrouvent après un long moment sous cette neige d’Ecosse.

« Tu devrais quand même arrêter avec ta nicotine. »

La silhouette du château se dressait, percée de mille lumières dorées, à peine estompée par les intempéries. Nos deux silhouettes fendaient la pénombre, nos longs manteaux mouchetés de neige, l’un côté de l’autre. Lentement, nous remontions la route qui conduisait à l’école, escaladant la pente du promontoire dans lequel mordaient ses profondes fondations. Poudlard, Poudlard se tenait là, comme un défi, sanctuaire inviolable, temple de la tolérance, de la soumission anglo-saxonne à la dégénérescence de leur race. Ils y étudiaient là la vie des moldus, m’avait-on dit. Sans la moindre honte… On leur souhaiter d’aimer ceux qui leurs étaient inférieurs. On leur souhaiter de s’abâtardir. Triste devenir que celui de cette école, sombrant dans le laxisme de ses enseignants libéraux. Au moins en restait-il qui conservaient précieusement les traditions et savoirs anciens. Je me tournai vers Azrael.

« Préviens-moi au moins du statut du sang de nos interlocuteurs… »

Les portes s’ouvrent, et c’est comme un rideau qui se lève, et qui dévoile le décor somptueux de la salle de potions. Il faut balayer un moment l‘endroit du regard pour prendre la mesure de sa magnificence, pour y prendre ses repères ; tout semble n’être qu’or et écarlate, comme si de réelles flammes ornaient l’endroit. Les tentures s’animent, véritable brasier qui ne se consume que pour le plaisir des yeux des invités prestigieux. Tout respire la beauté, la puissance des dragons, et tant de luxe écrase les sorciers qui bavardent gaiement, un verre à la main, une griffe remplie des vins les plus fameux et que l’on porte négligemment à sa bouche. Le maître des potions aime à impressionner ses précieux élèves, et sa réception est digne des cérémonies les plus prestigieuses.

Les serviteurs vêtus de noir s’empressent de retirer nos manteaux d’hiver, le lourd habit de feutre glisse de mes épaules dans leurs mains expertes et laisse ma longue cape de soie couler le long de mon flanc, noire de nuit, aux reflets rougeoyants qui s’animent au moindre souffle d’air, comme si l’on soufflait sur des braises. D’un geste, j’ajuste mon uniforme noir d’officier de marine soviétique. En lieu et place de l’ancre de marine, en lettres d’or imbriquées, les initiales du ministère de la magie soviétique, MVD. Les flammes des torches se reflètent le long de mon ceinturon doré, qui semble à son tour s’embraser, autour de ma taille. Je sens déjà quelques regards s’attarder sur moi, interloqués. Les sorciers britanniques se sont trop fait au costard et aux robes de soirée. Ils en oublient la puissance, la supériorité que confère à l’homme l’uniforme, cette supériorité d’une idée, d’une rigueur, d’une discipline que le dépasse, qui les dépasse. Qu’ils se confrontent donc à la tradition russe, à cette tradition qui a su garder son histoire comme son sang purs. L’invitation d’Azrael n’était adressée qu’à Vassili Aleksandrovitch, mais c’est toute l’âme russe que je fais entrer dans la salle. Doucement, se matérialise sous ma paume une canne d’os de dragon, et les dragons d’ivoire s’y enroulent, comme vivants, levant leurs têtes vers les sorciers à la mine grave et austère, tandis qu’ils déchirent de leurs pattes postérieures les moldus terrorisés. Le message ne saurait être plus clair.

Elle martèle doucement le sol, alors que je m’avance saluer mon hôte – en russe, naturellement. Ce mélange d’arrogance et d’exotisme conservateur ne pourraient que lui plaire, lui qui aime tant à caresser le moindre pouvoir. Ne suis-je pas là pour une démonstration de force ? Et avant qu’il ne puisse me répondre, je continue, dans un anglais tout juste marqué par un léger accent :

« C’est un honneur pour moi d’être présent à une telle cérémonie, et de rencontrer un sorcier dont on m’a vanté les talents, en matière de potions. »


Je gratifie Azrael d’un léger sourire. Qu’importe qu’il ne l’ait pas vraiment exprimé de cette façon, chaque homme est sensible au moindre compliment, peu importe s’il ose l’accepter. Mais mon hôte ne semble pas vouloir se refuser quoi que ce soit ce soir. Alors je continue, du même sourire de diplomate :

« Mais vos talents ne se limitent pas à cela, visiblement… Vous savez accueillir des sorciers de haut rang… J’ose espérer que nous pourrons vous faire les mêmes honneurs en nos terres russes. Nos communautés respectives ont tout à gagner à se rallier autour… d’idées communes. »

Mais déjà la valse se poursuit, les sorciers virevoltent des uns aux autres, alors que les servants se faufilent comme ils peuvent de l’un à l’autre, leurs dragons d’écarlate volent à travers la foule des invités. Chacun se rue sur le maître des potions, veut glisser quelques mots à l’organisateur de la réception. Je le salue à nouveau d’une inclinaison de tête, avant de m’esquiver, de le livrer à ces fauves ambitieux, à ces flammes qui s’élancent vers lui. Oui, le thème de la soirée a été bien choisi, c’est là une véritable danse avec les dragons, tous bouffis d’orgueil et de suffisance, arrogants, prêts à tout pour abattre leurs griffes sur le moindre morceau de pouvoir. Qu’ils dansent, qu’ils dansent donc. L’élite aristocratique russe prend toujours plaisir aux parties de chasse et, dans les plaines d’Ukraine, le long des rives du Dniepr, j’ai déjà chassé le dragon.

Alors que je porte à mes lèvres la griffe emplie de champagne, je balaie du regard la salle. Ce ne sont-là après tout que des dragonneaux… Des amuse-gueules. Certains d’entre eux me regardent avec curiosité, d’autres, avec appréhension. Je souris. L’heure est venue de traquer mes proies.
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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Lun 31 Oct - 23:40

Oh well, what's life without a few dragons ?


Tes doigts glissèrent sur les écailles du dragon miniature qui avait apporté le parchemin jusqu’à ta demeure. Créé de toute pièce par un sortilège merveilleux, cette petite créature était parvenue à t’arracher un sourire. Depuis, tu laissais ce simulacre de dragon s’activer sur ta table, l’observant du coin de l’oeil. Son contenu, lui ne t’avait pas autant charmé. Il fallait avouer que l’emballage avait suscité ta curiosité. Quoi de mieux qu’un dragon pour attirer un instant ton attention ? Etre l’invité du Professeur Slughorn, tu ne savais pas vraiment ce que cela pouvait signifier. Un prof comme un autre… un prof de Poudlard qui plus est… Puis c’est Ida qui t’avait renseigné sur lui. Ténébreuse amie que tu gardais depuis vos tendres années à Durmstrang. Ton arrivée en Angleterre avait permis vos retrouvailles et ce soir, vous deviez vous croiser durant cette soirée.

Alors que tu t’enfonçais dans ton canapé, d’un accio, tu faisais venir à toi le parchemin. Tu parcourus à nouveau les quelques lignes qui avaient noirci le papier. Une soirée à thème dans cette école miséreuse. Ennui mortel titillé par l’envie désuète d’en savoir plus sur cette école. Sur ces gens qui se disaient être les grands de ce monde. 19h15 à  Pré-au-Lard Tu avais depuis longtemps décidé de ta tenue. Tu étais une éleveuse de dragons, alors tu t’habillerais comme tous les jours. Grand bien leur fasse. Après avoir brulé ta chair sous l’eau chaude, tu t’armais de ton pantalon fétiche, fait de cuir noir ainsi que d’un haut de couleur crème. Petit haut crop top que tu n’avais pas choisi au hasard bien entendu… Avec un léger sous ton, en transparence, l’encre de tes tatouages paraissait là où le tissu cachait pourtant ta chair. Les ailes du reptiles ailés qui parcourait ta peau n’aurait aucun secret pour le regard inquisiteur. Mais tu étais dans le thème, qui oserait te le reprocher ? Et puis, comme tous les jours lorsque tu partais bosser, tu brossais ta chevelure brune sans te soucier de te coiffer réellement. Cette tignasse terminait toujours en un chignon fou avant la fin de la journée… Tu te revêtais de ta veste et histoire de faire un brin plus féminine, tu enfilais une paire de bottines à talons aiguille. Tes lèvres teintées de rouge, un brin de mascara et tu transplanais au lieu de rendez-vous indiqué. La neige s’étendait sous ton regard, douce réminiscence de ton pays d’origine. Le froid t’enlaçait de ses bras pernicieux, mordait la chair de tes joues avec délice. Jusqu’à ce que tu grimpes dans cette calèche dont certains s’émerveillaient de la voir avancer seul, tandis que d’autres fixaient les créatures avec un air sombre.

Tes pas suivent la foule. Ces gens trop ravis d’être présents te semblent soudainement futile. Tu regrettes déjà d’avoir accepté cette invitation. Tu n’aimes pas ces Anglais. Tu exècres leur compagnie. Et puis, Il sera forcément présent. Lui et son frère. Lui que tu t’acharnais à éviter le plus possible. Rencontres bien trop fréquentes, bien trop présentes. Cette fois, tu ne portes pas sa bague. Tu ne songes qu’à ce détail une fois devant les grandes portes qui s’ouvrent. Si on te demande pourquoi ? Tu ne portes pas bijou dans ton travail. Tu écartes l’idée dans les méandres de tes pensées. La plupart des invités sont déjà entrés et tu finis par suivre le pas. Si les regards se posent sur toi et surtout sur ta tenue, tu y prêtes à peine attention. S’ils se demandent en quoi tu respectes le thème, ils vont être servis. Une sorte de serviteur s’approche pour te débarrasser de ta veste. De dos, tu révèles ta chair marqué par les ailes. Le voila, leur fichu thème. Maintenant y-a-t-il ne serait-ce qu’une personne qui s’y connaisse vraiment ? Quelqu’un que tu mettrais au défis d’avoir une conversation sur le sujet avec toi ? Tandis que tu toises la foule à la recherche de visages connus, un serveur sillonne vers toi, coupe sur son plateau pour t’en offrir une. Du bout des doigts tu observes la griffe imitant presque à la perfection celle d’un suédois à museau court.

C’est avec étonnement que tu reconnais plusieurs personnes, mais celle qui attire ton attention, c’est évidement Azraël. Non loin derrière lui se trouve d’ailleurs Ida. Tu te diriges alors vers elle et lorsque tu passes non loin de ton cher et tendre fiancé, tu le frôles de ton épaule. Aussi légère qu’une éphémère apparition, tu plonges tes iris dans les siennes, et lui susurre dans votre langue maternelle : « C’est donc ici que tu exerces tes médiocres talents ? » Tes lippes s’étirent en un sourire moqueur. Tu jettes un regard à son acolyte, et puis tends ton verre faisant mine de trinquer avec eux, avant de filer vers Ida. A elle, c’est un sourire charmeur que tu lui adresses, ta main libre se glissant sur sa taille alors que tu penches pour l’embrasser sur la joue en guise de salut. Une pointe de sensualité dans tes gestes alors que tu t’éloignes légèrement de celle qui a été un jour ton amante. « Ida, ça me fait plaisir de te retrouver. »

crackle bones

ω



ET POURTANT
Nous sommes de ceux qui cherchent à désarmer la mort à coup d’grenades lacrymo pour l’effrayer et la maintenir à distance. Nous sommes de ceux qui espèrent croiser la vie un soir, au détour d’une avenue, pour la séduire, la ramener et lui faire l’amour de façon brûlante.
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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Jeu 3 Nov - 16:33




oh well, what’s life without a few dragons ?
feat. Toustes les meilleur.e.s <3




Lorsque le vieil hibou que tu reconnaissais déjà de loin se présenta à toi, tu avais une très certaine idée de la teneur du contenu de la lettre qu’il apportait, plus par habitude que par réelle confiance en la place que tu occupais dans les élites de ta Maison, et était par conséquent assuré que tu l’ouvrais avec beaucoup moins de hâte que d’autres qui l’attendaient encore, et qui seraient peut-être déçus ce soir dans la Salle Commune ; plus que de l’avoir intégré très jeune puisque tout juste entré à Poudlard, sans véritablement le mériter à tes yeux, tu avais même osé en avoir un mauvais souvenir au point de les appréhender, plus parce qu’elles duraient bien trop longtemps et que ton regard tombant vers ton assiette en témoignait gravement à partir de vingt-trois heures, et parce que tu n’avais bien entendu à l’âge de onze ans aucun intérêt à préparer une quelconque orientation dans le monde du travail, ce qui t’avait le plus souvent conduit à terminer seul dans un coin, à envier une pile de manteaux et capes comme un lit agréable en puissance, que parce que tu y étais de loin le plus jeune, même sans compter les adultes des réunions, ce qui ne t’avait jamais réellement posé problème. Le souvenir avait fini par s’estomper à mesure que de véritables connaissances plus proches de ton âge avaient commencé à rejoindre le Club, et tu estimais par conséquent que chaque réunion d’autant d’élèves devenaient de moins en moins pire, voire même peut-être meilleure, sous un certain angle. Et pourtant, la lecture de celle-ci eut le don de faire monter en toi une vague d’angoisse. Tu tentas de te rassurer en te disant que peut-être avais-tu mal compris, peut-être n’y avait-il pas à aller voir une personne pour lui proposer une telle chose, attendre une réponse positive de sa part au risque de ne jamais pouvoir s’en remettre – tu en étais presque sûr –, et imposer ladite présence à d’autres personnes, mais tes espoirs furent vite étouffés quand en arrivant seulement dans la Salle Commune des vert et argent tu vis déjà certaines personnes demander avec une facilité affolante à un autre de les accompagner, et finis par rentrer directement dans le dortoir que ta classe occupait sans demander ton reste à quiconque, saisissant ton chat au vol pour le prendre avec toi sur ton lit, alors qu’assis sur celui-ci tu commençais à le brosser méticuleusement et à démêler chacune de ses bourres une à une pour qu’il n’ait pas à le faire et que cela pose le moindre risque pour sa santé, et qu’Anatoli finisse par rentrer lui aussi, potentiellement pour éviter toute l’élite de Serpentards, alors que tu espérais qu’il accepte de les rejoindre une soirée entière, dans quelques jours. Tu n’y croyais pas beaucoup, et c’est sans conviction et avec un rougissement sans pareil que tu l’invitas du regard à le rejoindre sur ton lit, et tentas de lui demander avant de rapidement te rattraper en te justifiant, et en justifiant son possible refus, que tu comprendrais sincèrement. « Si tu  ne peux pas je comprends, c’est vrai que c’est une réunion un peu originale dans sa conception, qu’elle dure longtemps, et puis qu’il y a beaucoup de monde, et beaucoup d’adultes. Enfin s’ils sont ici c’est qu’ils sont intéressants voire même quelque fois sympathiques, mais ça reste beaucoup de monde, et peut-être que tu comptais faire autre chose de ta soirée, avant tout, honnêtement ce n’est pas grave si tu as un empêchement et tu ne peux pas. »  Tu statuerais de l’efficacité de ta méthode d’invitation plus tard, ne sachant réellement pas comment allait le prendre le jeune Russe en face de toi, et dont le sourire continuait de s’étendre, contrairement à toute l’étendue de scénarii catastrophiques que ton imagination galopante avait déjà élaboré toute la soirée, dans lesquels non seulement Anatoli refusait, mais en plus prenait mal la question toute entière – et il était vrai que ton choix pouvait se révéler selon des personnes extérieures très peu judicieux ; seulement dans l’espace d’une seule journée, Anatoli avait réussi à adresser un geste impoli dans le dos d’Avery, à ignorer superbement Augusta alors qu’elle lui adressait la parole, et à adresser des regards noirs à tous les élèves qui, selon la place qu’ils occupaient à table, semblaient tout à fait tenter de rejoindre l’Elite que certains d’entre vous formiez, et tu savais que tu n’avais pas tout vu.  « Après peut-être que tu as été invité, c’est fort probable aussi, surtout que tu es doué en Potions. Le thème sera celui des Dragons cette année, tu crois que tu vas pouvoir ? » La réponse fut à ton grand soulagement tout à fait positive, ce qui ne manqua pas de t’étonner malgré le fait que tu en sois tout à fait ravi, et celui-ci s’étant fait rapide et ferme, tu ne sus qu’ajouter de plus pendant quelques instants, dans lesquels tu avais initialement prévu au mieux de dire que ce n’était pas grave du tout, au pire de défendre l’organisation de la soirée face à la personne la moins convaincue de toute la Maison des cachots, alors tu lui adressas un sourire toi aussi, et lui confias ton Fléreur ravi de voir tout le monde heureux en le posant sur ses genoux.

Ce fut pour cette raison que quelques jours plus tard, vous vous retrouviez tous les deux devant la Salle de Potions, bien en avance par rapport aux autres pour vous éviter l’afflux prochain d’élèves qui se bousculeraient pour entrer car ayant quelques minutes de retard, comme chaque année, et avant tout de ne pas avoir à saluer tout le monde, ce qui te paraissait tout à fait positif – sans être asocial ou même avoir cette réputation auprès des autres, t’éviter d’avoir à discuter de choses banales par la force des convenances avec chaque personne qui te ferait face serait très loin d’être un problème, à toi qui chérissait le silence s’il ne s’agissait pas de conversations qui valaient la peine d’avoir lieu. L’entrée de certains élèves t’intéressa cependant, et tu ne pus que te réjouir de l’entrée d’Aïleen, à qui tu adressais un petit sourire, dans ce cercle fermé, elle qui avait tant compté sur son admission dans le Club pour le maintien de ses relations et la création de nouvelles ; et si pour l’instant, de ce que tu en avais entendu, elle était invitée, elle ne tarderait pas à se faire remarquer elle aussi, peut-être même avant le rétablissement tu espérais prochain des tournois de Quidditch. Les Serpentards bien qu’étant majoritaires par rapport aux autres Maisons n’avaient pas tardé à laisser place à d’autres couleurs de Poudlard, et un nombre important de nouvelles têtes – et pour avoir été ici depuis tes onze ans, tu reconnaissais que cette fois-ci, il avait été bien moins élitiste qu’il avait pu l’être certaines années précédentes ; peut-être était-ce que son thème donnait l’air d’avoir été très soigneusement travaillé depuis bien longtemps – dont tu avais tout de suite pensé qu’il avait dû faire plaisir à Svetlana, qui serait une des rares à savoir si les Dragons présents étaient bel et bien figurés, à ta connaissance - et que l’on racontait que certaines des plus grandes figures internationales montantes seraient présentes, et qu’ils pourraient trouver plus positif qu’il y ait plus de monde. Mais tant que tu avais le droit d’emmener Anatoli avec toi, tu ne ferais pas cas du nombre hallucinant de personnes qui l’étaient elles aussi. Tu finis par chercher du regard Remus, dont tu supposais la présence pour savoir qu’il était sûr que celui-ci était loin d’être méritant, étant de loin le meilleur Préfet que tu connaissais, et un excellent élève - même si ce n’était pas quelque chose que tu assumerais à haute voix -, et aussi parce que tu estimais ne pas avoir croisé son chemin depuis assez longtemps maintenant. Ce fut sans compter sur la perspicacité sans faille de ton ami, qui mit quelques secondes à peine non seulement à analyser une situation, mais à en tirer toutes les conclusions les plus alarmantes soient elles, et que tu réagis avec la même vitesse à ses propos, te retournant immédiatement et précipitant vers lui pour le retenir, et après quelques instants d’hésitation tu finis par lui saisir doucement le poignet, dans l’espoir qu’il puisse un tout petit peu à ce que tu tenais à lui dire pour le rassurer – et tu t’en voulais qu’il soit si peu confiant sur votre amitié qu’il prenne mal le moindre regard, alors que tu donnerais tellement plus pour être suffisant si tu savais exactement quoi faire.

« Mais non Anatoli, je n’allais pas aller le voir, de toute façon tu sais que c’est impossible là.  Je t’ai invité toi et je veux rester avec toi, si tu veux bien ! Et puis j’ai compris que tu avais un petit peu de mal avec Remus, ce n’est pas grave tu sais ! »
En vérité ce n’était certes pas grave, mais à peu près incompréhensible ; tu ne savais pas comment Anatoli pouvait à la fois ne pas supporter la moindre figure classique verte et argent, et rejeter celui qui se situait aux antipodes mêmes de ceux qui se voyaient gratifiés de ses œillades assassines sans pour autant le savoir, et si tu ne pouvais pas être déçu de lui alors qu’il avait fait autant ce soir, que ton meilleur ami s’oppose avec la même véhémence au moindre lien que tu pouvais créer avec un autre te rendait tout à fait incertain contre ces amitiés naissantes ou encore fragiles ; tu ne pouvais de toute façon pas laisser Anatoli Slezniov de côté, et savais que tu le choisirais toujours lui par rapport à un autre, et peu importait de qui il pourrait éventuellement s’agir.

Tu saisis assez rapidement qu’il était temps pour vous deux de passer à autre chose avant que la situation ne s’embourbe, et l’invita alors à rejoindre Nekkar qui rentrait dans la salle, dans l’objectif qu’il puisse un tout petit peu se changer les idées – tu n’avais aucune idée de la présence du jeune homme car celui-ci s’était montré silencieux à ce sujet pendant plusieurs jours, mais tu pensais que peut-être il avait eu de résultats suffisants, ou qu’il s’était vu inviter par un autre, même si la première solution paraissait, compte tenu de l’absence de personne à ses côtés, que tu saluas poliment, sincèrement heureux que tu reconnaisses assez de personnes sympathiques pour ne pas te sentir trop seul ce soir, et parce qu’il était une des rares personnes qui ne posaient pas de problèmes à Anatoli, qu’il estimait beaucoup, avant de voir derrière lui, alors que tu t’avançais encore dans sa direction, une figure bien trop reconnaissable, malgré six mois entiers brillamment passés à s’éviter en redoutant d’ingéniosité pour ne pas en voir ne serait-ce que l’ombre, et t’épargner diverses émotions peu utiles et finalement qui n’avaient aucun sens lorsque tu les rationnalisais. Mais bien entendu, Sirius ne pouvant que contredire tout le monde, quitte à même se contredire lui-même s’il le fallait pour trouver un tort à quiconque, avait fini par s’inviter jusqu’au cœur même de l’élite des élèves, sans aucun doute parce qu’il aurait été capable de se rendre malade de ne pas apporter un malaise une fois de plus alors qu’il en avait l’occasion. La vision de ton grand frère, suivie de celle de McKinnon, fut tellement inattendue qu’elle te bloqua quelques instants alors que tu jurais que ton cœur venait de rater un battement, avant que tu te décales sur le côté, bientôt rejoint de tes deux amis, qui heureusement comprirent la situation très vite, et tu les remerciais du fond du cœur pour cela.
« En fait Sirius est un peu comme une méchante allergie, » expliquas-tu alors que tu le regardais passer le regard fier, comme si la salle venait tout juste de lui appartenir, « tu ne saisis jamais toute la chance que tu as de respirer librement avant d’avoir le nez bouché et de tousser, sauf que dans ce cas de figure c’est ta patience qui devient bouchée et ta foi en l’humanité qui tousse. » confias-tu le regard démesurément excédé et d’un ton théâtralement renfrogné, tourné vers le Gryffondor qui se préparait certainement à faire n’importe quoi pour attirer l’attention sur lui et sa bande quasiment réunie et accompagnés d’autres Gryffondor de leur âge guère plus calmes qu’eux, sachant déjà pertinemment que sa seule présence mettrait tes aînés de mauvaise humeur et que tu en paierais le prix de façon directe ou non, et qu’il te faudrait plus d’une semaine pour regagner l’estime et la confiance de tes proches, qui s’éteignaient presque magiquement à chaque fois qu’ils avaient accès à la vision de celui-ci leur rappelait peut-être une version de toi qui pouvait encore tourner mal et n’était pas digne de confiance – ou du moins tu les excusais de la sorte. Tu avais vite appris que si tu ne montrais pas de façon assez importante à quel point tu n’avais pas envie de le voir, cela finirait tôt ou tard par te retomber dessus, et que le vol dans tes affaires d’Augusta avait bel et bien marqué que, passé un an, ils ne toléreraient plus de comportement déplacé sur ce point.
by NYXBANANA
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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Dim 6 Nov - 21:48




Appuyé contre le mur d'enceinte de Poudlard, non loin de ses hautes grilles de métal exceptionnellement ouvertes en ce soir du début de décembre, tu patientes avec toute l'indolence dont tu es habituellement paré. En apparence. La fumée s'élève de la clope coincée entre tes doigts, presque lascive, et ses arabesques gracieuses se rient des lourds flocons de neige qui dégringolent du ciel avec lenteur lorsqu'elles montent à leur encontre. Danse étrange que tu fixes sans voir, le regard plongé dans un espace d'un vide débordant. Machinalement, tes doigts jouent avec le cylindre blanc, oubliant de le porter à tes lèvres closes. Des cendres chutent, attirent tes prunelles sur les braises qui continuent de bouffer tabac et papier, inlassable conquête qui rougeoie et ne laisse derrière elle que de mornes vestiges. Tu les fixes encore quelques longues secondes, avant de tirer une bouffée de fumée aussi aigre que salvatrice. Pas assez. La tumulte empire toujours de la mi-novembre aux premiers jours de décembre ; c'est le retour des milles fantômes, des cauchemars qui hantent ton esprit à toute heure du jour et de la nuit. Tu perds le sommeil, un peu, beaucoup, entièrement même les quelques jours qui entourent celui funeste de l'anniversaire de l'attaque et de la mort de ton autre moitié, et le manque laisse sur ton visage ses marques. La peau d'albâtre pâli, rivalise avec la lividité cadavérique de la lune. Trop diaphane. Les yeux se ceignent d'ombres violacées, de cernes si sombres qu'ils habillent les prunelles de toutes autres ténèbres, dont les profondeurs insondables semblent de ces abysses si glaciaux que leur vue seule transi les corps et transperce les os. Et ces anciens démons, oubliés le reste de l'année, qui resurgissent et usent de tous leurs charmes tentateurs pour te faire céder. Combien de fois as-tu laissé tes pas te traîner à la lisière de l'infirmerie ou près de la salle de potion ? Ca aurait été facile, si facile d'obtenir ces précieux élixirs, ces philtres calmants et ces potions qui privent le sommeil de rêves... Tu as bien vu les regards perplexes et presque inquiets de l'infirmier.e, que tu retournais noirs, un sourcil arqué de toute ton arrogance, comme si c'était là une offense. Alors tu te rabats sur le café, sur des paquets de cigarettes qui se vident à une vitesse alarmante. Effets trop légers, trop subtils ; les masques peinent à ne pas glisser et ton humeur se fait irascible, les tendances colériques se font plus apparentes, leurs élans moins contrôlés, plus impromptus. Effets et stigmates, cependant, commencent à s'estomper en ce début de décembre ; il n'y a plus sur tes traits que leur errance, que ces ombres plus marquées qui collent toujours à l'épiderme.

Une silhouette masculine qui se détache du manteau nocturne, le noir du sien qui tranche sur l'obscurité ambiante, à peine éclairée. L'homme s'approche, s'avance sur le chemin tapissé de neige qui relie Pré-au-Lard à Poudlard, et tu te redresses, tirant une nouvelle taffe de ta clope tandis que tu l'attends. Bien sûr que tu l'as reconnu, sans même avoir eu besoin de discerner ses traits. Il était figure constante de ton adolescence ; ton aîné à Durmstrang pendant toutes les années où vous vous y trouviez tous deux, presque ton mentor même, durant les premières. Tu avais certes un objectif sur lequel te concentrer lorsque tu es entré dans le prestigieux institut, un but vers lequel tu tendais, entier, vers lequel le moindre de tes actes, la moindre de tes pensées te dirigeaient ; sans lui, tu ne serais resté qu'une arme impitoyable, une de ces lames trop aiguisée et sans fourreau pour lui permettre de faire autre chose que détruire aveuglément, autre chose que tuer jusqu'à l'effondrement. Lui aussi t'a façonné. Lui aussi a participé à faire de toi ce que tu es. Mais ce soir, il est ton invité. Un service que tu lui offres sans qu'il ne te l'ai demandé, échange tacite de bon procédé ; tu sais l'importance que peux avoir cette soirée, autrement risible, pour tisser son réseau dans certaines sphères anglaises. Plus que ça encore, c'est l'occasion pour lui de voir son frère ; pour vous de discuter, plus tard, dans la discrétion de tes quartiers, des informations récoltées quant à votre objectif commun. Enfin proche, il marque pourtant un temps d'arrêt avant de te saluer, et tu en profites pour inspirer une dernière fois la nicotine de ta clope - elle est déjà cadavre que tu rejettes en toute négligence, que tu écrases dans l'immaculée avec nonchalance. Enfin, ces yeux si clairs s'accrochent et se confrontent, se défient comme si cette ancienne rivalité était encore de mise, persistante. Pourtant, parmi l'arrogance et la défiance qui animent les prunelles, traînent des éclats de déférence, des errances d'un sourire inhabituellement sincère. Enfin, il te salue, vient à ta rencontre les bras ouverts pour te laisser te glisser dans cette franche accolade que tu lui rends avec la même vigueur. Ca n'est que là que tu le salues à son tour, son nom comme preuve d'un respect marqué d'une rare touche d'affection. "Vassili Aleksandrovitch. Je présume que tu as fais bon voyage." Plus la suite de tes salutations qu'une véritable interrogation que tu ne prends pas même la peine de formuler comme tel. Comme s'il pouvait en être autrement, après un simple transplanage et quelques minutes à marcher dans un froid qui, pour vous, est tout relatif. Tu t'écartes, laisses ton pas se caler sur le sien lorsqu'il remonte jusqu'à tes côtés et que vous empruntez le chemin qui monte jusqu'au château qui vous surplombe - s'il y a une chose que l'on peut accorder à Poudlard, malgré leur laxisme révoltant et leur inaptitude manifeste, c'est bien la beauté de l'endroit, la magnificence de ces tours parées comme de joyaux de ses fenêtres d'où s'écoulent une lumière d'or, et qui s'élancent vers ce ciel qu'elles crèvent de leurs pointes de flèches. Grandeur déchue que tu ne manques pas d'observer à la volée, après avoir coulé un regard en biais à ton invité. "Mieux vaut la nicotine que de céder aux envies assassines : tu n'as pas idée de l'incompétence et des milles inepties dont certains sont capables ici. Et les anglais s'imaginent à la tête du monde..." La langue claque, perfide. Un nous qui vous englobe vous et porte à travers toute la puissance impavide de la haute société russe, de ces sorcier au sang si pur qu'il frôlerait presque l'immaculé.

Des visages qui se tournent, des regards qui s'attardent, attirés par la prestance magnétique, le charisme écrasant qui émane de vous et empli chaque centimètre de la pièce. Côtes à côtes, il semble encore rehaussé, comme s'ils rivalisaient l'un envers l'autre, s'emportaient dans leurs rêves de grandeur, dans leur conquête des hauteurs. On vous débarrasse de vos manteaux, on dévoile les vêtements. Tu observes Vassili un instant, et le regard s'attarde une seconde de trop, appréciateur, sur la silhouette revêtue, sans surprise, de l'impressionnant uniforme du Ministère de la magie russe, magnifié par l'or des détails et cette cape qui s'embrase à chaque jeu de lumière. Quant à toi, le classicisme de la chemise immaculée est relevé par le cuir du pantalon qui souligne tes jambes ; par la cape, rattachée à tes épaules par l'ivoire de griffes de dragons, qui les ceint et coule dans ton dos comme le pan d'une nuit dévoreuse de lumière. Et dans son obscurité bleutée, se fond la noirceur abyssale de la silhouette mouvante du féroce Zirnitra, cet ancien dieu de la sorcellerie qui depuis toujours est l'un des symboles de ta famille. Seul ses yeux d'argents, parfois, trahissent sa position plus clairement que par ces ondulations presque mystiques sur le tissu. Et autour de ton cou et de ton doigt, brillent d'un même éclat les chevalières jumelles, comme des amulettes que tu ne quittes jamais. Vous avancez, fendez la houle qui se meut comme pour continuer à vous faire une haie d'honneur de ses milles yeux, qui vous accompagnent jusqu'au maître de la fête. Tu le salues d'un signe de tête sobre, d'un sourire feint mais marqué de convenance - si tu n'apprécies pas vraiment l'homme, tu lui accorderas néanmoins tous les égards qui lui sont dû ce soir. "Professeur Slughorn... Vous me voyez enchanté de pouvoir constater combien les bruits qui courent sur vos soirées sont justes : quelle opulence dans chaque détail." Un double tranchant qui échappe : le décor et la mise en scène sont certes magnifiques, l'or et le feu, les intrications, sont si nombreux que leur omniprésence se fait presque écrasante. D'un geste tu portes son attention sur ton invité, te tournant légèrement vers lui pour l'introduire et lui laisser la place. "Permettez-moi également de vous présenter Mr. Vassili Aleksandrovitch Slezniov, diplomate russe sur vos terres britanniques. Un ami et, qui plus est, un sorcier particulièrement brillant. Je suis certain que vous ne manquerez pas de... trouver des intérêts communs."

Les présentations se font, Slughorn s'éloigne, et la valse continue. Un océan de visages, dont rares sont les anonymes. Du coin de l'oeil, un serveur capte ton attention ; il est l'un de ceux dont la présence n'était ni prévisible ni évidente. Tu captes son regard : la convenance de son rôle ce soir le rapproche de vous, plateau à la main, et @I. Zéphyr Aït-Malek s'arrête devant vous pour vous permettre de prendre des boissons. L'inclinaison de la tête se marque sur le côté sans perdre de sa hauteur, les prunelles le dardent de leurs éclats. "J'ignorais que Mr. Slughorn ferait appel à des serveurs venus de l'extérieur. Etiez-vous l'un de ses anciens élèves, Mr ... ?" Comme une remarque anodine, à peine digne de ton attention. Tu prends les devants. Feint l'ignorance de sa personne et de son identité pour éviter toute inattention de l'un ou de l'autre - vous n'êtes, après tout, pas censés vous connaître et il n'est pas question d'attirer sur vous quelque suspicion malvenue. Il est à peine parti, la première gorgée de champagne pétille encore dans ta bouche, qu'une autre silhouette s'empare de ton attention. La tenue qui frôle l'inconvenance, l'air de celle qui n'en fait qu'à sa tête, et cette assurance féroce qui la porte, à chacun de ses pas... Elle détonne presque sur tous ces costumes d'apparats, pourtant c'est elle qui semble le plus à sa place, la plus légitime parmi tous ces dragons. Tes lèvres s'ourlent, dévoilent les crocs dans un de ces rictus maculés d'un amusement carnassier, d'une insolence sournoise. "Voilà qui promet d'être distrayant..." que tu murmures en russe, autant pour Vassili que pour toi-même : vos interactions sont rarement bénignes, jamais anodines. L'indifférence, l'insignifiance, vous sont des concepts inconnus, jamais vraiment approchés, elles sont parfois masques ou outils, mais derrière... rien n'y ressemble. Nouvelle gorgée. Et la voilà. Elle pénètre votre espace, continue sans s'en formaliser. Son épaule te frôle, les prunelles se rivent et se défient. Sourire moqueur qui accompagne la pique qu'elle te lance ; le tien ne se ridule même pas. Sournois, il passe en coin, et tu t'empares de sa main avant qu'elle ne puisse continuer son chemin. Tes doigts s'enroulent autour des siens, les élève à mi-chemin pour te laisser le loisir d'effleurer ses phalanges de tes lèvres sans briser pour autant le contact visuel, railleur. "Tu honores pourtant de ta présence ceux qui sont plus incompétents encore, love. Mais je dois bien avouer être surpris de te voir ici, toi qui exècres ces simulacres... Te suffirait-il d'un simple thème pour reléguer tes opinions au second plan ?" Tu reprends une gorgée sans te presser, secoue la tête d'un air qui affecte une hautaine déception. "Non, vraiment, je te prêtais plus de volonté que ça, Svetlana." Puis tu relâches ses doigts, tu te tournes vers Vassili sans plus accorder à ta fiancé d'attention -en apparence, tout du moins ; tu ne ferais pas cette erreur- pour reprendre comme si rien de cette altercation n'avait eu lieu : "Nous devrions partir à la recherche de ton frère ; nous ne manqueront pas de croiser quelques personnalités d'importance dans la foule, je t'introduirai."


© charney

ω



OUR ANIMAL IMPULSES
Shine razor eyes in delight. Shine razor eyes before you die. Shine razor eyes in this light. There’s a cold breeze blowing over my soul.
Animal Impulses ; IAMX.


Dernière édition par Azrael Z. Silaïev le Mer 9 Nov - 23:24, édité 2 fois
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7ème année ϟ Batteur
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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Dim 6 Nov - 23:20



   
[EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "
   
Les invités

   
Avachi plus qu’assis dans l’un des fauteuils de la salle commune, Sirius tentait de résister depuis bientôt dix minutes à la demande de Marlène, sous les rires de ses amis qui à cet instant précis prenait les paris pour savoir combien de temps encore le fier aîné des Black résisterait. Ils en étaient à trois jours de demandes-refus. Trois jours que la demoiselle s’était mise en tête de demander à Sirius de l’accompagner à une réception. Tous semblaient s’être mis d’accord sur le fait qu’elle aurait le dernier mot et que le Maraudeur craquerait, sans quoi elle se serait probablement arrêtée au « Même pas en rêves » qu’il lui avait gentiment lancé la première fois.

« S’il te plait, Sirius. S’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, s’il te plaîiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit »

Et elle insistait. Encore. Et encore. Et encore. Elle le regardait avec sa petite bouille d’enfant sage.  Sirius soupira, il renonçait. Très bien. Elle avait gagné. Marlène McKinnon avait gagné et réussi à le convaincre de l’accompagner à la soirée qu’organisait Horace Slughorn avant les fêtes de fin d’années.  Mais lorsque les autres lui rappelleraient sa décision, ce qu'ils ne manqueraient pas de faire, il le savait, il ne manquerait pas de préciser qu’il ne faisait cela que pour rendre service.  

Les étudiants favoris et les plus prometteurs des sixièmes et septièmes années avaient reçu quelques jours plus tôt, par l’intermédiaire d’un petit dragon, l’invitation tant attendue. Chaque année à raison de deux ou trois petites réunions, Horace Slughorn se permettait d’exposer au monde des sorciers sa petite galerie de prodiges. Il repérait un certain potentiel au cours des premières années, surveillait son évolution entre la quatrième et la cinquième avant de finalement inscrire leurs noms dans son registre de « petits trésors » et de leur envoyer de multiples hiboux – ou autres créatures – les deux années suivantes. Sirius avait eu droit à cet honneur, si l’on pouvait appeler cela ainsi. Il avait reçu l’invitation en sixième année. Il avait eu droit aux encouragements et félicitations dans le domaine des potions tout au long de sa scolarité. Mais à aucun moment il n’avait désiré faire partie de ce petit club fermé et il ne s’était pas gêné pour le faire savoir au professeur, bien qu’il le respectât énormément. Aux yeux de Sirius, il ne s’agissait ni plus ni moins qu’une copie plus ou moins maladroite de ces réunions de sorciers auxquelles on l’avait trainé pendant des années. Il avait l’impression qu’il s’agissait ni plus ni moins que d’une exposition de génies au cours de laquelle, à la manière des guides disponibles dans les musées, ce bon vieux Horace déclinerait les caractéristiques et aptitudes de chacun des jeunes invités. Exposition de talents, promotion de sorciers sur lesquels investir dans un futur plus ou moins proche, les comparaisons que Sirius avait pu trouver au fil du temps étaient nombreuses et chacune traduisait à merveille ce qu’il pensait de cette manie que l’enseignant avait. Il avait donc, en sixième année, retourné par hibou une petite carte à l’attention du directeur de Serpentard qui ressemblait vraisemblablement à cela :


Non merci.
Sirius O. Black

Slughorn avait tenté une fois de le convaincre d’assister à ce qu’il appelait lui-même des « portes vers l’avenir » mais cela s’était révélé inutile. Sirius Black ne mettrait pas les pieds à ses petites soirées. Enfin, c’est ce qu’il pensait. C’était ce qu’il s’était répété encore et encore chaque fois qu’il avait vu un hibou passer avec la fameuse invitation. Mais c’était sans compter l’insistance de la Gryffonne et les remarques de ses amis. « Une soirée, tu pourrais faire un effort ! », « Ca va pas te tuer, tu sais », « Allez, dis oui, ça fera plaisir à Marly et puis qui sait ! Ca peut être drôle comme soirée !». Il n’était pas l’invité de Slughorn, il était celui de Marlène, cela pouvait passer …  il s’était toujours dit qu’il refuserait l’invitation de son professeur, pas celle d’une amie. Et puis c’était sans compter sur le fait que toute leur petite bande, ou presque, serait présente là-bas, ce qui  

Et voilà.

Il traversait les couloirs avec une Marlène rayonnante, ce qu’il n’avait pas manqué de lui faire remarquer, visiblement ravie d’avoir pris remporter ce combat, en direction de la salle dans laquelle se tiendrait la réception.  Mi-contrarié, mi-content. On le faisait rompre un de ses principes mais il était heureux de le faire. A bien y réfléchir, il s’était amusé de la situation et qui pouvait le dire, il allait peut-être s’amuser ce soir !?

Un Maraudeur ne fait pas une entrée discrète, à moins qu'il en ait décidé autrement. Un Maraudeur qui criait haut et fort qu’il n’assisterait jamais à un tel rassemblement encore moins. Alors, un Maraudeur qui correspond au dernier critère et qui le fait en plus avec une certaine fierté ne pouvait que faire retourner quelques visages étonnés sur son passage – y compris celui de leur hôte qui ne manqua pas de sourire en le voyant. Peut-être que le Gryffondor n’était pas une cause perdue, peut-être pouvait-il encore le convaincre de rejoindre son petit groupe …  

Si les visages se tournaient vers lui, lui aussi ne manqua pas de dévisager les invités présents. Ami. Ami. Pas ami. Abruti. Investisseur. Connard. Investisseur. Rapace. Investisseur. Amie. Ami. Traitre. Frè… Il eut un raté, alors que Marlène l’entraînait vers quelques-uns de leurs camarades de maison.  Mais cela ne l’empêcha pas de glisser quelques mots à son oreille afin de fixer les règles dès à présent.  

« Je te promets que si tu m’as amené ici pour que je parle à mon frère, c’est mort. Tu peux oublier cette idée tout de suite. Je vous l’ai déjà dit, Je ne reviendrai pas dessus. »

Marlène faisait partie de ces quelques personnes qui semblaient décider à ce que lui et son frère se reparle un jour comme ils en avaient l'habitude gamin. Elle semblait persuadée que tout espoir n'était pas perdue et que si Môsieur Sirius daignait mettre sa fierté de côté, les choses entre eux pourraient être différentes. Seulement, il n’avait pas prévu d’adresser la parole à Regulus et s’il avait même appris que son frère serait de la partie, il n’était pas certain qu’il aurait cédé aussi facilement.  Les deux frères ne s’étaient pas adressés la parole depuis longtemps, une éternité même. Et fier qu’il était, Sirius ne serait pas le premier à aller vers le petit prince de la famille.

Ne souhaitant pas s’étaler sur le sujet « Regulus », il enchaîna en commentant la décoration. Trop de couleurs, trop de tout, mais cela correspondait au personnage qui ne semblait pas connaître la retenue. Après tout, qui envoyait de simples invitations à l’aide de dragons miniatures, hm ?

« Il déballe toujours autant d’efforts pour ses petites soirées ? » elle qui était une habituée des lieux, saurait bien lui répondre, non ? « Je savais pour les petits fours et les coupes de champagnes ou de jus de fruits, mais je ne m'étais pas imaginé ça, comme ça.»



   
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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Lun 7 Nov - 23:40




La crispation. La tension. Celle qui s'infiltre dans les muscles et prend au corps, conquiert l'esprit. Tu en deviens la représentation, l'incarnation. L'allégorie. Tout se résume à ça. A ce coeur et ses battements précipité. A cette respiration haletante, qui s'accroche à chaque inspiration en accélérée. A cette gorge qui se serre, ce noeud qui tord l'estomac. Tu ne devrais pas en faire tout un cas : tout ce que tu veux, c'est te glisser dans une fête où tu n'es pas convié, te fondre dans la foule des invités. Pas assez bon en potion pour attirer l'attention du professeur Slughorn, pas assez important ni influent non plus. Lui l'est. Et si tu as fait l'erreur de penser, naïvement, qu'il t'inviterait... mais quel idiot tu as fait. Bien sûr que tu n'es pas assez pour lui, qu'il n'allait pas s'afficher avec toi, tu n'es rien de plus que son pion, son jouet - ça, il te l'a fait bien comprendre, infiniment moqueur lorsque tu as eu la bêtise de mentionner la soirée au détour d'une conversation. Options réduites, anéanties à deux vestiges : tenter le tout pour le tout et t'introduire dans la fête au risque de te faire jeter dehors et de connaître l'humiliation, ou abandonner sans même essayer. En bon Serpentard, tu as soigneusement étudié tes alternatives, évalué risques et bénéfices. Ca n'a pas prit longtemps, à vrai dire. Une évidence, en tout cas pour toi : savent-ils combien une telle soirée est importante, pour les gens comme toi ? Pour ceux qui ne sont qu'un visage dans la foule, qu'un sorcier parmi tant d'autre. Ceux qui sont moyens, ou comme toi plutôt bons sans être exceptionnels, qui sont dans la norme sans rien avoir de remarquable au premier abord. C'est une opportunité à ne pas manquer pour tenter d'impressionner, de lier un réseau de connaissance, d'influence par de-là Poudlard - et tu serres les poings en songeant que la plupart des invités, déjà brillants ou influents n'en ont pas réellement besoin. Et même si tu ne penses pas avoir l'occasion d'adresser la parole à ces beaux gens importants, tu es persuadé qu'être vu là-bas ne peut-être que bénéfique - tant que Slughorn, ou quelqu'autre personnage possesseur d'une liste, ne te remarque pas. Et lui ? Tu ne sais pas s'il est mieux qu'il te voit ou non. Tu veux lui prouver que tu peux être là par toi, pour toi, le rendre jaloux, peut-être, parce qu'il ne t'a pas à son bras. Mais tu es incapable de prédire réellement ses réactions ou leur absence ; tu doutes d'attiser sa possessivité sans personne avec toi, et s'il peut réagir à ta présence avec indifférence, il est aussi tout à fait possible que te voir contourner son refus, ce bâton qu'il s'amuse à coincer dans tes roues, l'énerve assez pour qu'il te dénonce au mieux, se venge à sa façon dans le pire des scénarios - et pour l'avoir déjà  expérimenté, tu sais parfaitement son imagination dans ces cas-là. Tant qu'il ne divulgue pas ton secret, cependant, peu t'importent les retombées : tu les subiras, s'il le faut, sans ciller.

Soupir. Tu tires sur le col de ta chemise comme s'il t'étouffait, lisses des plis inexistant de ton pantalon. Remets nerveusement ta cape en place. Les chaussures claquent doucement sur le sol de pierre des cachots, le pas irrégulier, parfois précipité. L'anxiété monte, dévorante ; narquoise, elle attaque tes poumons, resserre son étreinte sur tout ton corps. Déchaîne ses foudres sur ton esprit. Les portes sont à deux pas, tu peux presque entendre la clameur de dizaines, de centaines, de milliers de voix, à peine étouffée par de quelconques sortilèges. Le problème, maintenant, est de te glisser dans la salle discrètement, sans te faire immédiatement repérer. Tu recules dans l'ombre d'un renfoncement dans le mur, tout proches, feint un air neutre et patient, légèrement suffisant. Comme si tu attendais ton rendez-vous ou quelqu'un, comme si ta place était tout à fait là. Les regards de quelques passants esseulés, en couple ou en duo coulent sur toi sans presque de voir, tout à leurs conversations, à leurs pensées ou à leur rires. Puis vient un groupe d'élève, un peu plus imposant. Tu les laisses venir à ta hauteur, te glisse dans leur ombre, dans leur sillage - sans trop les coller pour ne pas leur mettre la puce à l'oreille, sans être trop éloigné pour penser que tu n'es pas avec eux. En quelques secondes, tu es dans la salle. Mêlé à une foule resplendissante, parée de sourires rayonnants de vêtements qui respirent beauté et élégance. Tu restes un instant muet, intérieurement béat devant un tel spectacle : la salle de potion est méconnaissable. L'espace qui semble avoir été doublé, semble presque en feu : du rouge partout, des costumes des serveurs aux tentures qui habillent les murs de milles nuances d'un incarnat triomphant. Les buffets sont garnis de mets qui te semblent presque exotiques, les verres mêmes sont des griffes de ces reptiles dont l'omniprésence en chaque détail inspire admiration et révérence. Même le professeur de potion flamboie à chaque pas : d'abord aperçu du coin de l'oeil, tu l'as d'ailleurs prit pour une torche mouvante, virevoltant d'un air empressé entre des invités, dont nombre le dépassent d'un charisme écrasant - se rend-il seulement compte de l'impression qu'il donne, face à ceux qui sont plus dragons que toutes les représentations de cette salle ? Tandis que tu te glisses derrière un autre groupe d'élèves, bien trop euphoriques pour s'être contentés de jus de citrouille, pour t'assurer de ne pas être remarqué, tu ne peux t'empêcher de te dire qu'en tentant de se faire à leur image, Slughorn ressemble davantage à un crabe de feu : paré de son costume comme la carapace de la créature de joyaux, capable de pèter quelques flamme pour toute défense quand, en face, ce sont des océans de feu qu'ils projettent à chaque expiration, quand ils incarnent le raffinement et la puissance, une dangerosité aussi splendide qu'elle est terrifiante.

Tu hoches la tête pour toi-même, trouvant la comparaison très appropriée, et attrapes un verre sur le plateau d'un serveur qui passait à côté de toi, attrapes une friandise sur le buffet dont tu t'approches. Reglisse. Tu noies le goût peu agréable dans ta boisson, prends une patacitrouille et te fond à nouveau dans la foule. Maintenant que tu y es, ton myocarde s'est calmé, ta respiration adoucie. La nervosité subsiste peut-être mais l'anxiété t'a quitté, et tu caches la première derrière un masque d'une relative neutralité - juste ce qu'il faut pour ne pas être particulièrement remarqué. Mais tu as à peine fait quelque pas que tu t'arrêtes net. Regulus Black et Anatoli Slezniov apparaissent devant toi comme s'ils s'étaient soudainement matérialiser là, et au vu du salut du premier, il ne fait nul doute que c'est bien toi qu'ils venaient voir. "Regulus !" Tu le salues avec, dans la voix, une touche de chaleur et sur les lèvres, la courbe légère d'un sourire. Si tu as été surpris par son apparition, tu es néanmoins content de trouver dans cette foule le visage avenant d'un camarade, d'un ami même - et le jeune Black t'as toujours été agréable et sympathique. Puis ton regard dévie que Anatoli, et tu le regardes silencieusement pendant quelques secondes, le regard qui se rive, la tension qui grésille sans bruit entre vous comme une multitude d'éclair qui envahissent l'air et s'en prennent à la peau. Tu remues un peu, bouge ton appui d'un pied à l'autre une fois, t'empêche désespérément de ne pas croiser les bras dans une attitude instinctivement renfermée, légèrement défensive. Même si vous êtes actuellement dans une sorte trêve, qu'est-ce par rapport aux années d'amitié, aux années de colère et de rancoeur, de rejet ? Tu te mords l'intérieur de la joue, ne sachant véritablement comment réagir, avant de te décider de conserver une attitude neutre mais cordiale. "Anatoli..." Si tu as l'opportunité d'arranger un peu les choses entre vous, tu ne les gâcheras pas en agissant de façon inconsidérée et agressive : Anatoli était l'un de tes premiers et de tes plus proches amis, et le voir quotidiennement, en presque tout instant, empêche le manque de s'évanouir - sa présence constante persiste à le raviver même lorsque tu penses enfin t'en être détaché.

Regulus, la posture soudainement trop droite, presque comme figée, attire cependant ton attention, et ton regard quitte Anatoli avant que tu n'aies eu à rajouter quoique ce soit d'autre pour le moment -à ton soulagement autant qu'à tes regrets. Tu coules un coup d'oeil par-dessus ton épaule, portant ton verre à tes lèvres dans un geste tout naturel, comme si tu embrassais simplement la salle du regard, et tu devines alors la raison de son trouble : Sirius Black, la démarche conquérante, venait de faire son apparition et traversait la foule comme si elle était sienne. Tu suis le mouvement lorsque tes deux... amis ? Camarades serait plus juste, au vu de la situation complexe, se décalent sur le côté, et tu tombes naturellement dans leur sillage, t'effaçant d'un demi-pas en arrière pour leur permettre d'être ensemble, eux qui semblent manifestement être venus ensemble - Regulus aurait-il enfin ouvert les yeux et invité Anatoli ? Tu sais bien toute l'affection que ce dernier porte au cadet des Black, tu la vois comme un écriteau clignotant en rouge vif dans la nuit, affiché partout sur ses traits ciselés, mais apparemment, l'innocent Regulus est également complètement oublieux sur le sujet. Un pincement au coeur, qui serre et qui tord : tu songes à lui, ne peux t'empêcher de le chercher du regard sans le voir. En même temps, c'est une touche de jalousie envers tes deux amis et leur relation presque fusionnelle, envers Regulus qui a su être l'exception d'Anatoli, le seul à obtenir son pardon malgré ses fréquentations. Le seul à recevoir de sa part une telle affection, un tel entichement aussi. Nouvelle gorgée ; la douceur de l'élixir ne parvient pourtant à noyer la touche d'amertume qui a envahit ta bouche. La voix du jeune Black te sort de tes pensées, lui qui semble tendre à se placer comme ton sauveteur inconscient ce soir ; et si la théâtralité de sa remarque t'amuse, ce sont ses mots, qui sifflent et brûlent comme la morsure d'un serpent, qui t'arrachent l'éclat d'un rire en sourdine. S'il ne dure que quelques fractions, tes lèvres restent habillées de son vestige, de ce sourire un peu amusé, un peu narquois ; tes yeux de ces lueurs qui errent toujours dans leur bleu. Tu lui glisses un regard entaché par la malice, et c'est presque complice que tu réponds, presque dans une parodie d'innocence qui finit sur une pointe d'affection sincère. "Comme beaucoup de Gryffondors et d'élèves en général, je pense... Mais je te crois sur parole, autant en rester éloigné. De toute façon, tu es en bien meilleure compagnie, avec Anatoli et moi." Parce que c'est vrai, n'est-ce pas ? Si on omet ton mensonge odieux, tes origines atroces, hideuses, tu es de bien meilleure fréquentation que l'aîné des Black, celui qui renie -comme toi- ses origines et sa famille pour des raisons inconnues mais qui te semblent totalement absurdes, risibles même, compte tenu de la puissance quasi royale de sa famille. Tu lui lances un nouveau regard, refoulant cette hargne, cette jalousie furieuse qui brûle, qui hurle dans tes entrailles : que ne donnerais-tu pas pour venir d'une telle famille, pour ne pas avoir à mentir constamment, à cacher ce secret si lourd qu'il t'attire vers le fond, qu'il se fait chaîne enroulée autour de tes poignets et de tes chevilles, autour de ton cou. Et si personne ou presque ne le sait, il en existe tout de même un pour s'en être emparé et pour te faire ramper. Et même si tu aurais pu plus mal tomber, s'il t'offre des trésors de savoirs inaccessibles pour un sang-de-bourbe comme toi en temps normal... Comment ne pas envier ceux qui ont tout ? Comment ne pas exécrer, surtout, ceux qui renient d'un revers arrogant de la main ces privilèges, ces opportunité que tu n'auras jamais, comme si ce n'était rien ?


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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Mer 9 Nov - 0:04


Les invités
“Oh well, what's life without a few dragons”

Remus se balançait d’avant en arrière, son haut de forme entre les mains, devant l’entrée de la tour des Serdaigle. La demoiselle qu’il attendait n’était même pas en retard, il était juste – comme d’habitude – en avance. Ça ne l’empêchait pas pour autant d’être plutôt impatient, pas tant d’arriver sur leur lieu de rendez-vous, mais plutôt simplement de la voir. Ils avaient tous les deux été invités à la soirée de Noël du professeur Slughorn et avaient décidé de s’y rendre ensemble, Remus ayant posé la condition de venir la chercher devant sa Salle Commune, condition que la jeune femme s’était empressée d’accepter.
Remus portait une chemise charbonneuse sur laquelle se confondait une cravate de la même couleur. Son pantalon, retenu par une paire de bretelles en cuir de dragon était lui-même en cuir, et Remus l’avait bien sûr emprunté à – qui d’autre ? – Sirius Black. Il avait néanmoins acheté pour l’occasion une paire de bottes en cuir de dragon qui remontaient jusqu’au-dessus de son genou, lacées jusqu’en haut d’un fil qui semblait fait d’or. Le cuir rugueux et brillant des bottes leur donnait un air incroyablement racé ; il s’était ruiné, mais s’il n’était pas habitué à s’habiller de la sorte, il était certain qu’il les reporterait tant elles lui donnaient une allure élégante. De la malle de James Potter cette fois-ci, il avait sorti une longue cape noire qu’il avait ensorcelée pour l’occasion pour qu’on ait l’impression que ses extrémités soient perpétuellement en train de crépiter, comme sur le point de s’enflammer. Sur sa tête, il avait perché un haut-de-forme de taille moyenne que lui avait offert son père, autour duquel il avait noué un foulard pourpre. C’était Sirius qui l’avait convaincu de garder cet élément dans sa tenue, il trouvait que ça faisait trop, mais Sirius l’avait presque défié de le garder, et ce n’est pas dans les habitudes d’un Gryffondor de se défiler.

Pandora avait fini par montrer le bout de son nez, et après qu’il l’eut fait tourner sur elle-même pour qu’il puisse l’admirer sous tous les angles, elle s’était accrochée à son bras et ils s’étaient dirigés, un sourire aux lèvres, vers les cachots. Il était rare qu’ils sortent à deux en société. Poudlard voyait leur union d’un mauvais œil, et s’ils n’en avaient pas vraiment parlé, tacitement, c’était clair : la soirée de Noël du professeur Slughorn leur permettrait d’assoir définitivement leur relation.
Leur trajet fut entrecoupé par quelques arrêts derrière des colonnes en pierres, où, à l’abri des regards, ils s’embrassaient passionnément ; on n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans, n’est-ce pas ? Ils finirent néanmoins par arriver plus ou moins à l’heure devant la porte de la Salle de Classe des Potions, où ils s’arrêtèrent un instant pour s’adresser un regard entendu, avant d’entrer, sûrs d’eux.

Tout le gratin de Poudlard était là, et Slughorn s’était même débrouillé pour ramener quelques membres de l’élite des sorciers de leur ère jusque dans sa petite salle de classe – agrandie pour l’occasion, et resplendissante, il fallait l’admettre. Le petit homme n’était néanmoins pas de ces élitistes qui se préoccupaient plus de la couleur du sang de son élite que de la raison pour laquelle celle-ci était considérée comme élitique ; bref, Remus retrouvait parmi la foule des têtes familières et surtout amicales qu’il était pressé d’aller saluer.
D’un coin de l’œil, Remus reconnu Regulus Black avant même d’avoir aperçu son aîné. Peut-être que Sirius n’était pas encore arrivé, c’était donc le meilleur moment pour aller saluer le plus jeune Black. Plusieurs choses l’en empêchèrent, néanmoins. D’abord, le fait que Sirius serait certainement le cadet de ses soucis si n’importe quelle vipère malveillante venait à tomber sur ces salutations malvenues. En parlant de vipères malveillantes, Anatoli Slezniov se tenait aux côtés de Regulus, et plutôt qu’un animal au sang-froid, sa mâchoire serrée rappelait à Remus l’image d’un chien de garde. De plus, Pandora se trouvait toujours accrochée à son bras, il aurait donc fallu qu’il se justifie de cette envie soudaine d’aller saluer un jeune homme qu’il n’était même pas censé connaître autrement que par ce qu’en racontait Sirius. Bref, Remus se contenta de saluer d’un coup de tête, avant de soupirer discrètement et de chuchoter à Pandora : « Rappelle-moi pourquoi on est venus, déjà, c’était l’occasion ou jamais d’être tranquille dans mon dortoir, là, j’aurais filé mon invitation à Peter et … » Pandora ne l’avait pas laissé continuer, interrompant sa plainte d’un baiser amusé.

Bientôt, un verre dans la main de chacun, ils écumaient la foule, saluant leurs connaissances à droite et à gauche, s’attardant un peu plus longtemps dans certains groupes vers qui allaient leurs préférences. Des regards s'attardaient sur eux, tous plus inquisiteurs les uns que les autres, mais Remus comme Pandora étaient chacun bien trop fiers pour ne pas soutenir ces regards en retour.

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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Ven 11 Nov - 21:30



Tu te dirigeais, sautillante, vers ton dortoir. Ton état d'excitation extrême était dû non pas à la neige qui continuait de recouvrir tout Poudlard -bien qu'elle aurait été suffisante à te rendre euphorique- mais au fait que la soirée tant attendue de Slughorn avait enfin lieu ce soir, et qu'après plusieurs jours de combat acharné, de demandes suppliantes, d'arguments pour la cause de la solidarité Gryffondorienne envers la pauvre Eve qui était condamnée à assister à la fête en tant que serveuse, de promesses d'une soirée grandiose, et plus de supplications encore, Sirius Black avait cédé. Sirius Black acceptait de t'accompagner à la fête de Slughorn, et toi, tu étais aux anges : ça allait être une soirée géniale.
Pour cette soirée, tu allais sortir le grand jeu. Ce n'est pas tout les jours que l'on est invitée à une soirée privée sur le thème des dragons, et quel thème ! Arrivée dans ta chambre, tu pris alors place devant ton miroir et sortit ta palette de maquillage, tu avais opté pour un de ces traits d'eye-liner dont tu avais le secret et qui te faisait des yeux en amandes et accentuait le noir de tes iris, et décidas de le surligner d'un fin trait rouge pour te donner un petit côté dragon tout en gardant une certaine élégance par la finesse du détail. Tu sortis alors ton incontournable « rouge-à-lèvres-à-soirées » dont la nuance de rouge te plaisait tout particulièrement que tu avais reçu lors du précédant Noël, et redessinas ton sourire. Tu restas là à analyser ton travail pendants une bonne minute, puis pris un air très satisfait avant de te lever avec entrain, déterminée à ce que la soirée soit parfaite.
Tu te dirigeas enfin vers ton armoire et en sortit ta robe qui, conformément au thème de la soirée, était noire avec quelques petits détails rouges. Tu l'enfilas, et fus satisfaite de la façon dont elle suivait parfaitement les courbes de ta silhouette -bien que peu marquées, certes, mais tout de même- et de la façon dont elle les mettait en valeur. Tu regardas l'heure et constatas qu'il ne te restait plus beaucoup de temps avant le début de la soirée. Tu jetas alors un sort récemment apprit pour boucler tes longs cheveux chatin, et les relevas en un chignon dont quelques mèches s'échappaient élégamment, lequel fut fixé par un pic à chignon te donnant un petit côté asiatique qui coïncidait parfaitement avec le thème imposé, ainsi qu'avec ta robe dont l’encolure s'apparentait à celles de ces robes traditionnelles chinoises, et qui plongeait en un décolleté juste assez profond pour que tu t'en sentes mise en valeur, mais conservant toute la classe de ta tenue.
Tu compensas l'obscurité de ton regard par l'éclat d'une paire de boucle d'oreilles desquelles pendaient deux petits rubis bruts, et enfin, tu portas à ton cou la touche finale de ta tenue : ce fin pendentif complétant ta parure avec ce rubis, plus gros celui-ci, dont le sombre éclat retombait sur ta peau nue.
Tu chaussas ta paire d'escarpins dont les talons de sept centimètres parvenaient difficilement à compenser ton mètre cinquante-cinq, et partis d'une démarche assurée, aillant l'habitude de marcher avec des chaussure aussi contraignantes. Tu retrouvas alors Sirius qui t'attendait, il avait fait l'effort de s'habiller pour l'occasion, ce qui te fit lui dévoiler un large sourire. « T'es super, ça va être génial ! ».
Arrivés devant la salle de Potions, tu fus soulagée de voir Sirius entrer sûr de lui dans la pièce, et alors qu'il semblait s'attarder sur les personnes qui étaient présentes, tu étais émerveillée par la décoration de la salle, c'était les couleurs de ta maison ! Slughorn était vraiment doué décidément, et tu te fondais parfaitement dans la décoration. D'ailleurs, tu trépignais d'impatience à l'idée de montrer ta tenue à Eve, et à Remus que tu venais d'apercevoir avec d'autres personnes de ta maison. C'est alors que Sirius s'approcha de toi et te mit en garde du fait qu'il ne parlerait pas à son frère... Son frère ?! Tu te retournas vivement et parcourus la salle du regard avant d’apercevoir un Regulus très mignon dans son costume, mais avec l'air d'avoir aperçu un fantôme. Tu restas sans voix. Comment avais-tu pu ignorer le fait que Regulus Black serait forcément à cette soirée à laquelle tu avais demandé à son frère de t'accompagner ? Tu restais plantée là alors que Sirius avançait vers vos amis en commentant la décoration qu'il découvrait enfin, jusqu'à-ce qu'une question qu'il t'adressa te fasse sortir de tes pensées.  « Quoi ? » Tu remarquas alors qu'il avait avancé et tu t'empressas de te mettre à son niveau -question de distance, parce que se mettre à la hauteur de Sirius serait impossible en considérant l'écart de taille qui vous séparait- et de te justifier, prenant peur que Sirius te suspectes d'avoir tout préparé : « Oh ! Mais j'avais oublié que c'était ton frère... Enfin non, je sais que c'est ton frère, vous vous ressemblez... Enfin non, mais je le sais, mais je savais pas que Slughorn aurait pu l'inviter ! Mais il est intelligent, je dis pas le contraire hein, mais... Oh, tais-toi Marlène... » Sachant que tu ne pourrais ainsi que t'enfoncer d'avantage, tu répondis à la question de Sirius :« Ah et, euh, oui, on peut dire que Slughorn à le sens du spectacle. J'ai beau avoir été invitée l'année dernière, j'en suis pas moins scotchée à chaque fois ! » C'est alors que ton envie de les voir à nouveau réunis te revint comme une évidence, toi qui avait un si grand sens de la famille. Tu savais bien, et Sirius t'avait prévenue, que tu ne pouvais pas lui demander directement d'aller parler à Regulus, mais tu pensas alors que : si tu allais saluer Regulus et Anatoli, cela montrerait que tu pouvais être amie avec les deux frères, et que par conséquent, il n'étaient pas si différents l'un de l'autre, et qu'une simple conversation pourrait tout régler. Et sachant que Sirius ne pourrait pas te tenir rigueur du fait que tu ailles saluer des connaissances, tu 'avanças vers lui et lui dis, non sans une certaine malice dans le regard : « Ne t'en fais pas, je n'avais pas pensé à un quelconque stratagème avec ton frère, mais puisqu'il est là je vais aller le saluer, je reviens ! » Tu te dirigeas alors vers le duo de Serpentards qui avait été rejoint par un autre élève que tu ne connaissais que de vue, un Serpentard aussi te semblait-il. « Bonjour, comment vous allez ? Je suis surprise de te voir ici Anatoli, tu accompagnes Regulus ? » Cela pouvait paraître évident, mais étant donné la famille du jeune russe, peut-être celui-ci avait-il accepté l'invitation de Slughorn de lui-même ? «Vous êtes magnifiques tous les trois ! » Remarquas-tu en t'attardant sur le pendentif d'Anatoli que tu trouvais super, puis sur les tenues des deux autres Sixièmes années. Te rappelant que le troisième d'entre eux ne te connaissait sûrement pas, tu ajoutas : « Oh, excuse moi, je suis Marlène McKinnon, une connaissance de tes amis, enchantée ! »
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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Sam 12 Nov - 10:27

Ida soupirait. Première chose qu'elle faisait en arrivant à Poudlard ; soupirer. Elle ne connaissait pratiquement personne et il avait fallu la convaincre de façon rude pour qu'elle y aille. Son supérieur, si on pouvait dire cela ainsi, avait décidé qu'Ida irait à Poudlard dans le but de recruter de futurs membres au ministère de la magie. Il l'avait mis en contact avec ce fameux Slughorn et avait décidé qu'Ida irait, elle parlait facilement avec les gens et si on réussissait à lui mettre une idée dans la tête, c'était gagné. Et pour le coup ; c'était gagné.

Alors elle avait enfilé une robe longue noire, le thème était aux dragons et pour suivre l'exemple, sa robe semblait être faites d'écailles noirs. Aller dans une école ainsi vêtue l'amusait un peu il fallait le dire, elle paraissait trop bien habillée, à ses yeux, pour une soirée dans une école. Ses cheveux noirs étaient même coiffés, c'était dire qu'elle avait fait des efforts pour être présentable. Sa compagne, Emily, les avait coiffé elle-même et depuis, Ida n'osait plus toucher à un seul de ses cheveux de peur que toute sa coiffure se défasse.


Arrivée à Poudlard, accompagnée dans la salle, Ida semblait mépriser tout le monde depuis ses quasi-deux mètres. Déjà, elle semblait être une géante du grand Nord face aux autres, mais ses airs froids ne semblaient pas aider à mettre à l'aise avec les premières personnes qu'elle croisait. Son supérieur hiérarchique avait-il vraiment misé sur le bon cheval en l'envoyant ? Elle en doutait encore. Les bras croisés, elle les avait tous jugés du regard, tout ceux arrivant, trop joyeux et trop niais à son goût, sans savoir pourquoi. Le premier visage familier qu'elle croisait était celui d' @Azrael Z. Silaïev , visage qu'elle ne s'était guère attendu à voir ici. Mais elle n'était pas encore allée le voir, le manque d'envie sans doute. Ils avaient changés depuis Durmstrang, ils avaient changés depuis leur années d'études.

Elle restait presque dans son coin en regardant les jeunes arrivants, elle pouvait paraître grande et menaçante, quand dans son esprit, elle priait pour que cela passe le plus vite possible ou qu'elle puisse trouver une chaise sur laquelle s'asseoir lourdement ; elle portait des chaussures à talon, la rendant plus grandes encore et elle trouvait ça inconfortable.

C'est Svetlana, une vieille amie dont elle se souvenait encore - un miracle - qui la coupait dans ses pensées et sa recherche d'un siège potentiel. Elle ne s'était pas attendu à être prise de la sorte et sursautait légèrement, puis souriait.

" Svet... "

Elle ne rendait pas le baiser, peu habituée à ces démonstrations d'affection en public, mais l'intention était là.

" Ca faisait longtemps. Ca me fait plaisir aussi de te revoir, je ne m'y attendais pas. "

Elle peinait à se souvenir de tout ce que les deux jeunes femmes avaient connues ensemble, mais si elle se souvenait de son prénom et son visage, c'était déjà un exploit. Il faudrait juste qu'elle travaille sa mémoire.

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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Mar 15 Nov - 1:58


❝ Oh well, what's life without a few dragons ? ❞
- Tout plein de monde -
C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux.
Elle ne savait pas vraiment ce qui lui avait pris ce jour-là. Elle avait reçu une invitation de Slughorn à sa soirée, et celui-ci lui avait signalé qu'elle pouvait être accompagnée. Elle aurait pu penser à Eve, Marlène, Mary, mais elle avait songé à ... @James Potter. Leur relation avait toujours été compliquée, et elle ne saurait toujours pas dire d'où lui était venu le courage de demander à James de l'accompagner à la soirée de Slughorn. Oh, elle ne doutait pas que James saurait se tenir, elle doutait plutôt de ; pourquoi sacrifier une soirée de liberté pour aller avec elle à une soirée faite par un professeur ?

Contre toute attente, James avait accepté. Même quelque jours après elle continuait à se demander ce qui lui avait pris, d'où lui venait ce courage et elle n'osait pas s'imaginer la réaction de James suite à ça. Il avait juste accepté et c'était déjà une grande étape. L'autre étape étant d'aller à la soirée du professeur Slughorn. Il fallait venir avec quelque chose faisant penser aux dragons et Lily n'avait pas eu beaucoup d'idées, les dragons ne faisant pas parti de ce qu'elle aimait le plus, de ce qu'elle admirait. Alors un bracelet avait suffit, pensait-elle.




Arrivée à cette soirée, Lily était restée près de James, cela surprendrait peut-être, peut-être pas, elle n'en avait pas vraiment parlé avec ses amies non plus de peur de leur réactions si spontanées. Il y avait déjà du beau monde et son regard s'était posé sur @Regulus A. Black à quelque mètres de là. Son regard cherchait d'autres visages, des visages qu'elle préférait, des visages familiers. Mais finalement, elle se tournait vers James, un sourire un peu plus timide aux lèvres. Si curieux que ce soit, elle était heureuse qu'il soit là, pour une raison qu'elle ne s'expliquait pas encore. Elle en serait même presque... fière. Chose qu'elle n'avouerait cependant pas. Mais elle restait près de lui, pour une des rare fois. On ne s'ennuyait jamais aux soirées de Slughorn, bien que certaines fois les discussions portaient loin, elle était certaine que Slughorn aurait apprécié James. Surtout que celui-ci était doué en potion, Lily le lui reconnaissait.

Un sourire presque niais sur les lèvres, elle détournait finalement le regard pour voir ses amis non loin, qui eux aussi étaient là. James leur avait-il dit qu'il comptait venir ? Si non, ce serait la surprise générale et Lily espérait échapper aux plaisanteries de ses amies.

" Tu dois sûrement te dire "mais dans quoi tu m'as embarqué" ? "

Lançait-elle à James, plaisantant un peu pour se détendre. Elle voyait Marlène allait et venir, elle voyait Sirius lui aussi présent. Cette soirée serait peut-être plus agitée que celles habituelles... Elle aurait bien dis à James "Je me suis dis que cela pouvait être bien, une soirée, à deux" sauf qu'elle n'osait pas, ils n'étaient pas deux et tout n'était pas clair, les deux avaient passés des années à se chamailler et là, Lily se présentait à une soirée de Slughorn avec James. Un jour, peut-être qu'elle cesserait d'angoisser pour tout et pour rien, peut-être qu'un jour elle se laisserait vivre et porter par les moments. Mais ça ne semblait pas être pour maintenant. Elle se demandait aussi et surtout ce que le professeur avait préparé pour cette soirée, en dehors du thème avec les dragons.
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MessageSujet: Re: [EVENT #2] " Oh well, what's life without a few dragons? "   Mer 21 Déc - 22:39

EVENT NUMERO 2

What's life without a few dragons ?


Slughorn jubilait, toute sa petite galerie d’élèves avait fait le déplacement – même ceux qu’on ne s’attendait pas à voir ce soir. Ses invités de prestige étaient là aussi, de Pluton Aspourgh le reporter de la gazette régulièrement envoyé en Amérique pour divers reportages, à Mona Priasdem la poursuiveuse de l’équipe des Pies de Montrose, en passant par ses estimés collègues, tous avaient honoré l’invitation. Il avait accueilli ses invités comme il en avait l’habitude, sans retenue aucune. Il avait veillé à ce que ses serveurs se tiennent correctement envers ses invités et qu’ils fassent en sorte que ces derniers ne manquent de rien.

Tout était parfaitement parfait. Trop parfait, peut-être même pour que rien ne vienne perturber cette harmonie.

Oh, mais attendez voir ! Il semblerait que cette petite soirée ne s’annonce plus aussi parfaite que ce qu’elle aurait dû être. Des sourcils se froncent ici et là, des joues s’empourprent … que se passe-t-il ?

***

@Sirius O. Black n’avait pas l’intention, au départ, d’assister à cette petite soirée. Pour les avoir fréquenter bien trop souvent à son goût, il préférait s’en tenir aussi loin que possible lorsqu’on lui en donnait la possibilité. Seulement voilà, c’était sans compter l'invitation de @Marlene A. McKinnon … Gentleman, il avait finalement accepté, mais pas sans avoir réfléchi à une solution pour rendre cette petite soirée plus distrayante. Avec l'aide de @James Potter, qui lui avait décidé de ne pas se rendre à cette soirée, dans le secret le plus total, il avait achevé un peu plus tôt dans la journée la préparation du véritaserum. Un petit ingrédient, qu'il se permit d'ajouter peu avant le début de la soirée aux boissons réservées pour la soirée. Diluée dans l’alcool, les effets de la potion ne furent pas immédiats mais ceux-ci sont inchangés. De la bouche de chacun ne sortira plus que la vérité.

________________________________________________________________

Règles & indications  smart

- Vous l’aurez donc compris, à l’exception des serveurs qui ne sont pas supposés boire, tous les invités ayant accepté une coupe ou un verre sont victimes des effets de la potion. Mais personne n'est parfait, peut-être auront-ils eu eux aussi envie d'un petit rafraichissement ... Quoi qu'il en soit, il est impossible de mentir. A vous de juger, toutes les vérités sont-elles bonnes à dire et à entendre ?

- A l'exception des deux coupables, tout le monde ignore pour l'heure, qui est à l'origine de cette farce et ce qu'il se passe vraiment.

- Vous êtes toujours libre de former les duos, trios ou groupes que vous souhaitez, mais cela sera fait d’une manière moins rigide que lors d’un RP classique. En effet, nous sommes dans une pièce close, et pas si grande que ça ; les oreilles trainent, les invités se baladent, passent par le buffet avant de rejoindre la piste de danse en passant par un léchage de bottes auprès de leur très cher professeur : vous êtes non seulement libres d’intervenir dans le RP d’autres personnes, comme eux sont libres de venir vous embêter dans le vôtre. De plus, vous ne serez pas à l’abri d’une surprise, parce que le Professeur Slughorn lui aussi, se balade. Vous n’aurez pas le choix que de le laisser rejoindre votre discussion quand nous choisirons de le diriger vers vous !



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