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 Burning doves | Haziel

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7ème année ϟ Batteuse
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MessageSujet: Burning doves | Haziel   Mer 14 Sep - 0:28


We're too young to die today,
But we're too broken to fly away
A cette heure-ci du matin, par ce temps-ci – un vent froid et sec qui frappait les branches des plus hautes cimes de la forêt interdite -, peu de monde s’était aventuré dans le parc. De toute sa hauteur, perchée contre le muret de pierre de la volière, Eve dévisageait l’étendue verte vide de toute silhouette humaine. A part les fous furieux comme elle et tous ceux qui intégraient les équipes de Quidditch de leurs Maisons, les gens n’aimaient pas vraiment perdre leur temps à errer sur les bords du domicile du calamar géant, pas plus qu’ils n’appréciaient le calme mystique des lisières abhorrées.

Cette sérénité factice qui hantait les pelouses de l'académie de sorcellerie était presque trop belle pour être vraie. Achevant sa contemplation des alentours du château, Eve desserra la prise sur le parchemin qu’elle venait de décrocher quelques minutes plus tôt de la patte d’un des hiboux de l’école. Pour la jeune sang-mêlée, la réception ou l'envoi de messages épistolaires relevait du domaine du privé à un point tel qu'elle refusait systématiquement de consulter ses parchemins tant qu'il y avait suffisamment de monde autour d'elle pour pouvoir le lire - par inadvertance ou pas. Bien sûr elle ne le criait jamais sur tous les toits quand cela arrivait : désireuse de ne pas faire étalage des parchemins débordants d'attentions un peu absurdes de ses parents, et encore moins des convocations régulières en provenance du service psychologique de Sainte-Mangouste, Eve Millerfield planquait les enveloppes à la seconde près où elles tombaient dans son assiette de porridge. Ni vu ni connu.

Au petit-déjeuner, ce jour-là, il y avait eu quelque chose. Du courrier, et très certainement quelque chose de sérieux à en juger l'aspect extérieur de la missive, neutre et blanche comme neige. Ce n’était ni l’écriture de Zéphyr, ni celle d’aucun autre individu de son âge qui transparaissaient faiblement en fiiigrane inversé – des ennuis en perspective, donc, résuma automatiquement son instinct. La septième année s’apprêtait à décacheter le papier quand un bruissement soudain et bien trop proche la fit sursauter, menaçant le dernier battement de son cœur de rater plusieurs secondes. « Merlin ! »

Ses yeux accrochèrent avec une inquiétude brutale la source du bruit. Un oiseau. Ca n’était qu’un simple oiseau. Eve fut prise d’une envie nerveuse de rire – elle avait été bien ridicule d’avoir peur pour si peu. Dans la volière, les animaux à plumes n’étaient pas vraiment une population rare - logique imparable -, elle aurait du s’attendre à ce que n’importe quel volatile vienne la déranger. Après un bref soupir, la Gryffondor revint à ses moutons. Ses yeux se reposèrent quelques secondes sur la lettre qu’elle tenait entre les mains, encore non ouverte, avant de finalement revenir irrépressiblement à l’objet de sa brève frayeur. Le corbeau – puisqu’il s’agissait de cette espèce – la fixait précisément, curieusement attentif, comme s’il guettait également l’ouverture du courrier. Avait-on affaire à une nouvelle forme d’oiseau porteur de courrier méticuleux au point de vérifier que les destinataires lisaient leurs hiboux ?

L’oiseau aux plumes d’un noir de jais absolu n’avait pas bougé d’un millimètre, apparemment pas vraiment craintif du contact humain. Il n’y avait habituellement que les grands ducs et autres cousins pour paresser sur le parapet de la volière. Les corneilles et consort, elles, avaient trop mauvaise réputation pour daigner se risquer ici. Visiblement, ce n’était pas le cas de ce spécimen là. Son œil brillant la fixait avec une telle insistance qu’elle finit par se mettre à lui parler, oubliant momentanément la sensation d’être une crétine qui parle à un animal qui ne la comprenait pas du tout. « Eh bien ? T’as pas peur de moi ? » Drôle d’animal, songea t-elle non sans laisser poindre un petit sourire amusé sur ses lèvres.


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MessageSujet: Re: Burning doves | Haziel   Dim 25 Sep - 21:51



   
Burning Doves

   


Ce matin-là, ce fut sans véritablement t'en rendre compte que tu avais pénétré dans l'enceinte de la grande salle avec une plume accrochée à tes cheveux. Résultat d'un réveil fort matinale pour prendre le temps de réviser certains cours, dont le tracer de quelques runes que tu voulais maitriser parfaitement pour obtenir la meilleure note aux prochain contrôle qu'instaurerait ton...imbécile de frère. Tu avais été d'ailleurs si précipité par après pour te rendre au petit déjeuner, que tu en avais fait tomber tes livres de classe au sol avant de les remettre en place d'un sortilège. Second dont tu usais dans la journée puisqu'il t'avait fallu faire discrètement preuve d'un Silencio sur un trio de première année que tu trouvais bien trop bruyant dans la salle commune. A table donc, il avait fallu le regard insistant de l'un de tes camarades Serpentard pour te faire remarquer la présence de celle-ci...d'un mouvement nonchalant, tu avais récupéré cette dernière pour la déposer sur la table, aux côtés de tout les mets mis à votre disposition pour le petit déjeuner.

Et si les quelques mots que tu échangeais avec tes...confrères, suffisaient à t'intéresser suffisamment pour susciter ton intérêt...ils ne suffisaient pas à chasser cette irrépressible envie de soupirer qui t'assaillait par moment. Tu te retenais toutefois, affichant une sociabilité toute feinte pour conserver ta place parmi les hautes sphères de la hiérarchie à la fois de Poudlard et de Durmstrang. Te mêlant habilement à la conversation lorsque le moment venait de le faire. Malgré tout, il te manquait quelque chose...un petit truc pour susciter une flamme d'excitation pour égayer cette journée que tu pressentais déjà glisser vers un ennui mortel. Pourtant, tu n'aurais pas été jusqu'à affirmer que si l'ennui était mortel, l'école serait un cimetière. Parce que, quoiqu'il arrivait...tu finissais toujours par trouver ce petit quelque chose pour t'occuper l'esprit et animer ton intérêt de la même euphorie qui s'empare d'un enfant lors du matin de noël.

Et cette vérité se vérifiait encore lorsque lors de l'arriver du courrier, ton regard avait aperçu, presque par chance...le mouvement de main de la Millerfield qui semblait alors dissimuler quelque chose. Ta commissure des lèvres s'était alors légèrement arquée en un sourire tandis que tu buvais une gorgée de jus de citrouille. Enfin ! Tu l'avais trouvé, la petite flammèche qui embraserait, illuminerait ta journée d'un petit quelque chose sortant de l'ordinaire...d'un petit rien qui se révèlerait probablement utile à l'avenir. Parce que si certains auraient affirmé qu'il est indispensable d'aller à Poudlard, cela étant le seul moyen d'apprendre ce qui n'a aucune importance...toi, tu aurais été...étonnamment du genre à démentir cela, affirmant alors que si certains cours laissaient ici à désirer...il y avait toujours quelques choses d'utiles à découvrir ici. A condition bien sûr, de savoir où chercher...où porter son attention. Et très franchement, lorsqu'on savait le faire...on ne cessait jamais d'en découvrir. Ça, s'il était vrai que l'on commence à vieillir quand on finir d'apprendre, il était à peu près certains que tu deviendrais immortel...parce que où que l'on aille, quoique l'on fasse...il y avait toujours quelque chose à apprendre, que ce soit dans le domaine magique ou...et surtout...sur les autres.

Alors, lorsque la Gryffondor avait quitté la salle...Tu avais attendu quelques minutes, ayant repéré depuis déjà plusieurs semaines où elle allait consulter son courrier. Cela n’était pas la première fois que tu irais l’espionner lors de l’ouverture d’une lettre. Et lorsqu'enfin tu te dirigeas à l'extérieur du château, tu pris soin de t'abriter dans un coin reculé, hors de la vue de quiconque passerait dans le coin, pour te transformer. L'Humain que tu étais encore l'instant auparavant faisant place à l'oiseau de mauvaise augure dont tu savais prendre l'apparence.

L'instant suivant, tu t’envolas pour rejoindre l'objet de ton intérêt en haut de la volière, venant te percher non loin d'elle, amusé du fait de l'avoir...accidentellement...fait sursauter. Intérieurement, tu en rigole même d’un ricanement moqueur. Extérieurement…tu es parfaitement silencieux et inexpressif. De toute manière, un corbeau n’a pas réellement de palette d’expressions à utiliser pour démontrer de ce qu’il peut bien ressentir…

Et à présent, tu t'amuses à soutenir son regard tandis qu'elle te fixe. Ta tête pivotant légèrement, de manière presque irrégulière de cette façon caractéristique qu'on les oiseaux de bouger leur tête. Et lorsque son attention se reporte sur le courrier, tu fais de même...curieux d'en apprendre le contenu. A peu près persuadé que, et bien que tu ne penses pas cela en ces mots exactes, pour elle L'école de la vie n'a point de vacances ...l'aspect de la missive suffisant à affirmer...crier d'elle-même que ça n'allait probablement pas être une très bonne nouvelle. Pourtant, elle s'évertue à la laisser fermer...ironiquement trop occupé à porter son regard sur quoi. Eh bien ? N'a-t-elle jamais vu un oiseau, ce n'est pourtant pas ce qu'il manque dans une volière.

Elle te surprend-même, lorsque soudain elle t'adresse la paroles en ces quelques mots Eh bien ? T'as pas peur de moi ? Et si la surprise te paralyse un faible instant, très vite ton esprit se remet à fonctionner et...une idée germe en toi tandis que tu ouvres le bec pour laisser s'échapper un faible croassement, comme-ci tu lui répondais...les oiseaux du monde magique étant bien assez intelligent pour savoir réagir parfois de la sorte, alors que ta tête se tord et se penche d'un côté...comme-ci tu étudiais l'humaine face à toi avec un intérêt tout particulier. Tu vas devenir son ami à plumes. Du moins, c’est ce que tu vas lui faire croire. Tu vas devenir cet animal confident à qui l’on parle un peu trop, à qui…du coup, l’on se confie. Tu doutes un instant d’arriver à faire cela, un corbeau étant rarement une espèce à laquelle l’on s’attache…pour le coup, te transformer en chat t’aurais probablement été plus utile. Pourtant, qui ne tente rien…n’a rien, non ? Sans doute cela n’allait pas se faire en un jour, mais…ça aurait au moins l’intérêt d’être amusant et stimulant. L’instant suivant, tes ailes se déploient pour venir se percher gentiment sur elle, prenant garde à ne pas lui meurtrir l’épaule de tes serres…bien ce que ne soit pas l’envie qui t’en manque. Tu pivotes, doucement, tu tournes pour te retrouver orienté dans le même sens qu’elle…bien que ton attention semble avoir quitté le parchemin qu’elle tient toujours. Ce n’est qu’une impression pourtant, dès l’instant où les mots se dévoileront, tu n’en rateras pas une miette.

Mais pour cet instant précis, tu t’empares doucement d’une mèche de cheveux entre ton bec pour tirer délicatement dessus sans lui faire mal…avec un peu de chance, elle comprendrait le message que tu tentes faussement de faire passer : Tu es un pauvre corbeau négligé par son propriétaire et tu as faim. Après tout, un animal affamé…ça suscite toujours une certaine forme de sympathie, non ?

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MessageSujet: Re: Burning doves | Haziel   Sam 1 Oct - 17:21


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Le croassement de l’animal lui arracha un demi-sourire amusé. Etait-ce la voix humaine qui avait fait réagir l’oiseau de la seule façon qu’il pouvait se manifester – soit par son cri si particulier – ou exerçait-il seulement un mimétisme hasardeux ? Nul ne le savait, et pas non plus la Gryffondor qui se contenta de répondre au volatile, puisque quelque part … Conversation, il y avait. « C’est une réponse comme une autre. » L’idée de discuter avec tout un tas de hiboux et de corneilles ne lui paraissait pas plus absurde que celle de réfléchir à voix haute, et de toute manière Eve se souciait bien peu de passer pour une de ces attardées qui parlait aux animaux – elle était particulièrement au-dessus de ça.

Notant mentalement cette petite anecdote qui amuserait très certainement deux ou trois camarades à son retour dans la salle commune, la septième année détourna son regard de l’oiseau pour se concentrer sur le parchemin. Persuadée que l’animal au plumage monochrome n’allait pas rester plus longtemps perché sur son muret à la scruter, elle s’était déjà replongée sur la raison de sa venue dans la volière déserte. Pourtant, la jeune fille était bien loin d’être tranquille, laissée à sa solitude choisie. Une douce pression se fit sentir sur sa clavicule, sa tête se tournant instantanément pour chercher du regard l’origine de cette sensation. Et sur l’instant, Eve ne s’y attendit pas. C’est ce qui expliqua le léger raidissement dans sa colonne vertébrale, le frémissement bref de son épaule quand celle-ci était devenue le reposoir improvisé et inattendu du noir volatile. Tout à coup très proche de son visage, à une dizaine de centimètres d’elle maintenant, l’oiseau semblait parfaitement serein, occupant la même place que ces perroquets domestiqués qui appartenaient aux vieux loups de mer. « Ok donc … Soit tu es apprivoisé, soit tu n’es vraiment pas farouche. » souffla la blonde, hésitante. Allait-il se mettre à lui picorer le crâne ? Apparemment pas. L’animal paraissait curieusement sage, simplement attiré par la présence d’une petite humaine. Il lui chippa néanmoins une mèche de cheveux afin de souligner qu’il attendait quelque chose, ce qui bluffa davantage la jeune Millerfield. Personne n’allait croire ce qui se passait si jamais elle le racontait à Lily, Mary, Serenna ou Marlene. « Qu’est-ce que tu veux, mh ? » demanda t-elle spontanément au corbeau, tout en sachant pertinemment qu’il n’allait ni lui répondre par l’écrit, ni par l’oral. Ah, les réflexes … « A manger ? » suggéra la jeune fille dont les poches habituellement chargées d’une ou deux friandises ne contenaient néanmoins rien qui correspondait à l’alimentation d’un oiseau.

Bon. Elle n’allait pas de suite pouvoir lire son courrier, elle en avait bien peur. Il fallait d’abord s’occuper de son nouveau compagnon improvisé. La batteuse replia soigneusement le parchemin, le glissa dans sa poche et jeta un bref coup d’œil au corbeau toujours logé sur son épaule. Si quelqu’un arrivait, nul doute qu’il y avait de quoi éclater de rire en voyant Eve Millerfield jouer la dresseuse de rapaces en herbe. « J’ai rien sur moi mais … » Si l’animal au ramage obscur avait très certainement un nid ou un refuge, il devait avoir faim et Eve ne comptait pas le laisser là l’estomac vide. Presque naturellement, elle sortir sa baguette magique et la pointa vers les couches de paille des grands ducs. Il devait bien subsister quelques réserves pour son protégé du jour. « Accio graines ! » Sa main gauche tendue réceptionna une fine pluie de nourriture, qu’elle resserra dans le creux de sa paume avant de la tendre précautionneusement vers le bec du corbeau. Elle l’observait avec prudence, agissant avec l’application et le soin qu’on lui connaissait quand Eve faisait face à tout animal, connu ou non. On ne pouvait jamais apprivoiser une espèce en étant trop familier avec elle, mieux valait d’ailleurs la plupart du temps la laisser venir à soi. « La prochaine fois, passe dans la Grande Salle, ça sera plus simple. » Un conseil qui passerait dans l’oreille interne du volatile sans être retenu, mais Eve n’était plus à un détail près.

Maintenant qu’il pouvait enfin se sustenter et qu’il avait eu sa dose d’attention, la blonde se demandait comment l’oiseau allait agir. Curieusement, elle avait presque envie de rester encore quelques minutes supplémentaires en haut de la tour pour pouvoir observer l’animal dans son état le plus libre et le plus naturel. Sa curiosité pour lui s’était développée brusquement, d’autant plus renforcée par l’humanité troublante de certains de ses traits – comme s’il agissait avec les mêmes réflexes empruntés à un individu. « Bon, puisqu’aujourd’hui je suis d’humeur à parler avec un corbeau … » plaisanta t-elle pour elle-même avant de rester silencieuse pendant quelques secondes, jaugeant l’oiseau de pied en cap. Pas de bague, pas de marque, aucun signe d’appartenance quelconque. « Non vraiment, tu dois avoir un maître. Et pourtant … Rien. » Est-ce qu’il avait été abandonné ? Etait-il sauvage ou discipliné ? Vivait-il même seulement en Ecosse ? Tout un tas de questions se posait à elle alors qu’Eve n’avait qu’une envie, celle d’en savoir plus sur cet étrange invité surprise. « Est-ce que tu viens de Poudlard ou d’ailleurs ? Je n’ai jamais vu personne avoir de corbeau en guise de hibou ici. » Réflexion faite elle ne connaissait aucun étudiant dans ce cas, ce qui accentuait l’inédit de la situation.


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MessageSujet: Re: Burning doves | Haziel   Lun 31 Oct - 18:24



   
Burning Doves

   


A défaut de pouvoir lui meurtrir l’épaule, tu es au moins satisfait de ce frisson de surprise que tu lui provoques. Comme quoi, parfois, il faut savoir se contenter de peu. Tu n’aurais pas été contre un petit cri mais…on ne peut pas toujours tout avoir dans la vie. Tu aurais souri, si tu le pouvais…à sa réflexion qui t’amuses et tu es presque déçu de ne pouvoir réagir en conséquence, parce qu’il serait bien trop étrange qu’un corbeau comprenne cela. Alors, à la place, tu laisses pivoter quelque peu ta tête, tout en fixant la bouche, imitant un volatile dont la curiosité serait titillée par ces étranges sons qui s’échappent de là. L’instant suivant, tu lui attrapes une mèche de cheveux…comme pour lui faire comprendre quelque chose, que tu as faim…toi pauvre petit corbeau négligé. Aurais-tu pu, que tu aurais roulé des yeux à sa question Qu’est-ce que tu veux, mh ?. Est-ce qu’elle s’attendait réellement à ce que tu répondes ? Est-elle aussi lente d’esprit qu’elle en a l’air ? Tu te surprends à espérer que non, parce que ça deviendrait très vite ennuyant et agaçant. Ah ! On y est. A manger ? à cela, tu arrêtes de lui tirer la mèche, tu la lâches même, pour laisser échapper un autre croassement, le bec restant ouvert un peu plus longtemps et les ailes s’agitant quelque peu comme-ci tu reconnaissais le mot manger.

Et tu patientes.

Tu n’aimes pas qu’elle replie le parchemin et le glisse dans sa poche, bien que tu saches que ce n’est qu’une question de temps, qu’elle va probablement le ressortir une fois que tu seras rassasié. Tu aurais pu ne pas jouer à ce petit jeu de l’oiseau affamé, toutefois il t’a semblé un brin nécessaire pour gagner un peu plus, sa sympathie. Il n’aurait plus manqué qu’elle veuille te chasser de son épaule. Tu aurais soupiré, encore, si tu avais pu…lorsque finalement elle sortit sa baguette pour la pointer vers les couches de pailles sur un Accio graines …et là, tu te rassures du fait que d’être un corbeau, t’offre également, à l’exactitude, le même palais que cet animal. Bien que quelques graines ne soient pas bien difficile à dévorer, surtout qu’un oiseau à plus tendance à gober qu’à mâcher, en vérité…tu aurais pu dévorer un ver sous cette forme et ne pas en être dégouté en ce qui concernait le goût, cela dit…tu préférais éviter. Ça ne restait pas terrible, dans l’idée. Clairement, des graines…ça restait le mieux. Un Crôaaa s’échappe tandis que tu tends la tête vers la pluie de grains qui se dirigent droit vers la main de la sorcière. Tu t’agites, comme impatient.

Finalement, elle t’offre sa paume dans laquelle repose les graines. Encore une fois, tu dois te faire violence pour ne pas lui picorer la peau alors que le plus délicatement possible, tu attrapes les graines pour laisser glisser dans ton gossier. Tu t’arrêtes, redresse la tête et la fixe lorsqu’elle te parle, un instant seulement…comme attiré, encore une fois, par le son de la voix. Tu lui donnes même un petit coup de bec innocent, au niveau des lèvres…comme-ci elle te dérangeait à parler alors que tu te nourris. Ouais, tu es un corbeau qui a ses manières. Néanmoins, tu retiens l’idée. Elle t’amuse et, si tu le joues bien, tu pourrais peut-être un jour effectivement venir lui rendre visite sous cette forme dans la grande salle. Surtout le matin, il t’arrive parfois de sauter le petit déjeuner, ça devrait le faire. Bref, c’était à réfléchir. Reste que le mieux, serait de réussir à rentrer dans sa salle commune, y passer du temps sous ta forme animale…ça, ça pourrait être intéressant.

Un dernier coup de bec, et il n’y a plus de graines…

Tu ne bouges pas de l’épaule pour autant, attendant avec patience qu’elle ressorte son parchemin. La curiosité commence doucement à t’étouffer, sans compter que tu es presque sûr que ça doit être important pour qu’elle vienne s’isoler ici. Pitié, pas encore une lettre de ses parents. Sauf que, et peut-être avais-tu mal calculé tes choix, elle semblait plus attiré par toi que par son bout de papier. Néanmoins, c’était un point pour lequel tu ne pouvais pas lui en vouloir, même en corbeau tu étais clairement plus intéressant qu’un courrier.

Elle parle, par moment, tu orientes légèrement ta tête d’un côté ou de l’autre : Curieux. Qu’est-ce qu’elle raconte, hein ? Tu le sais bien, mais tu n’es pas supposé le savoir. Tu regrettes presque de ne pas pouvoir lui répondre, tiens ! Rapidement, tu te désintéresses faussement de ses paroles pour te replacer quelques plumes avant de lui grimper sur la tête et de t’y installer plus confortablement. Vu la masse que c’est, ça fait clairement un bon nid pour un oiseau comme toi. Tu t’aplatis un peu, prends tes aises. Peut-être que si tu te poses tout juste gentiment, elle va se décider à lire sa lettre. L’idée de fouiller sa poche pour t’en emparer et t’envoler au loin pour la lire te traverse bien l’esprit, mais ça serait bien trop suspect…

Crôaa

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Dernière édition par Haziel Z. Silaïev le Dim 13 Nov - 0:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Burning doves | Haziel   Jeu 3 Nov - 17:03


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Il devait être affamé à en juger par la vitesse et la précision avec lesquelles il engloutit la maigre pitance improvisée qu’Eve lui soumettait. Pour autant il ne la blessa pas une seule seconde, comme inconsciemment au fait de la douleur que son bec aurait pu lui engendrer. La jeune fille ne pouvait qu’en déduire une chose : cet animal était définitivement apprivoisé et avait donc un propriétaire. Restait à savoir de qui il s’agissait, car aussi agréable pouvait être ce corbeau, il n’en restait pas moins un oiseau dont la réputation rimait avec mauvais présages et noirceurs. Et la jeune sorcière aurait détesté apprendre que le volatile avec lequel elle conversait très paisiblement était l’animal de compagnie d’un Serpentard pro-Mangemort. Questions de principes, aurait-elle justifié.

Le problème avec les animaux, c’est qu’ils ne peuvent pas choisir sciemment leur camp. On les éduque, on les met à l’abri, on les élève comme on voudrait qu’ils deviennent. On les habitue à notre présence et à celle de notre entourage. On leur offre un univers, le nôtre, et ils le prendront pour la normalité. De fait, même le plus féroce des bestiaux ne l’était pas par nature. Eve, elle, était particulièrement partisane de cette théorie. C’était ce qui la poussait entre autres choses à ne pas chasser l’oiseau au plumage monochrome. Elle préférait se contenter de l’observer sous tous les angles, de le détailler du regard tandis qu’il engloutissait la dernière graine et semblait se distraire de mots qu’il ne comprenait pas. Eve esquissa un sourire amusé envers elle-même. Pas étonnant qu’il était perdu, avec tous les sons bizarres qu’elle produisait en parlant. Mais il ne s’était toujours pas décidé à s’envoler loin d’elle. Le repas n’était donc pas son seul objectif dans cette volière.

Et comme pour expliciter au mieux ce qu’il recherchait, le corbeau acheva sa toilette sous le regard de la Gryffondor avant de, sans prévenir, battre des ailes pour se hisser sur le haut de sa tête. La blonde hésita, ayant un léger mouvement de recul naturel tandis que le poids des pattes de l’animal se pressait doucement sur son crâne. La septième année grimaça, un brin nerveuse. Qu’un corbeau ait décrété faire de sa chevelure son perchoir n’était pas plus flatteur qu’arrangeant : elle ne voyait rien de ce qu’il faisait – stupidement, l’idée qu’il se mette à faire ses besoins lui traversa l’esprit pile à ce moment – et elle n’avait pas forcément envie de porter un volatile en guise de couvre-chef. « Tu ne peux pas te mettre là … » gémit-elle à voix basse, refusant d’office de se servir de la magie pour le chasser. Peut-être qu’en élevant la voix, il réagirait ?

« Descends. Allez, descends ! » lui ordonna t-elle sans véritable conviction, d’ailleurs même l’animal avait du le sentir puisqu’il ne bougea pas d’un misérable millimètre. Eve soupira, un peu partagée. Elle doutait clairement de sa capacité à saisir avec précaution le corbeau pour le poser ailleurs – c’était toujours compliqué d’attraper un animal sans l’apeurer ni le blesser, alors sans pouvoir le voir, la mission s’avérait périlleuse. « … Bon.  » Après tout, quand les quelques kilogrammes qui pesaient sur sa tête l’ennuieraient trop, la jeune fille n’aurait qu’à faire mine de rentrer au château. A moins que son nouveau compagnon ne soit si bien domestiqué que même être à l’intérieur ne le ferait pas fuir. Bah, elle verrait plus tard.

Elle glissa sa main dans sa poche, ressortant le parchemin toujours plié. Ses mains jouaient avec le vélin, le froissant pour le défroisser à loisir. Comme un étrange encouragement qui arrivait à point, le croassement du corbeau posé sur elle semblait l’enjoindre à enfin lire son courrier. La lionne décacheta soigneusement le courrier, l’étala sous ses yeux – et ceux, plus attentifs qu’elle ne l’imaginait, de son compère à plumes. Les syllabes rondes dessinées à l’encre étaient caractéristiques de l’empreinte de son père, ce qui lui arracha un petit sourire un brin nostalgique. Elle savait que c’était parfaitement idiot, mais elle était toujours contente d’avoir des nouvelles de ses parents et ne pouvait jamais réprimer le léger serrement au cœur qu’elle ressentait dans ces cas-là. Une touche de soulagement, discrète et diffuse.

Les nouvelles n’étaient pas transcendantes, bien sûr. Il jouait comme toujours les pères surprotecteurs, insistant entre les lignes sur le fait qu’il espérait que « tout aille bien pour toi, et que tu ne dois pas t’inquiéter ni pour ta mère ni pour moi, nous sommes bien plus adultes, c’est notre rôle de veiller sur toi ». Bien sûr, il faisait référence aux dernières fois qu’Eve avait voulu en savoir trop sur les derniers incidents liés aux émergences rebelles des Mangemorts. Se mêler de ses oignons n’était pas sa spécialité. Elle soupira à nouveau en lisant la phrase qui clôturait la lettre. Comment se passent tes rendez-vous ? Ca, ca devait venir de sa mère. La blonde referma le papier, ses épaules s’affaissant légèrement. Elle n’aurait pas du être surprise, à chaque fois le sujet revenait indubitablement sur la table. « Ah, j’aimerais bien être un corbeau, des fois, moi aussi … » soupira t-elle.


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MessageSujet: Re: Burning doves | Haziel   Dim 13 Nov - 1:50



   
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Tu ne peux pas te mettre là… …Pour qui se prend-t-elle, la presque Sang-de-Bourbe, exactement ? Croit-elle réellement qu’elle peut te dire ce que tu peux ou ne peux pas faire ? Oh. Tu peux bien lui pardonner cet affront, uniquement parce qu’elle ignore qui se cache réellement sous les traits du corbeau, reste que…ignorante ou non…tu n’aimes pas que l’on te dicte ta conduite. Ça, seul ton frère peut se le permettre, ton père aussi…même s’il t’arrive parfois de vouloir n’en faire qu’à ta tête, de le faire même, alors…elle ? Jamais. Tu ne bouges pas. Réfrénant cette envie d’enfoncer tes serres dans son crâne pour lui faire comprendre Qui commande …Tu dois être gentil, mignon, adorable et attachant. Peut-être un peu envahissant mais pas méchant.

Tu ris, intérieurement, à ses ordres. Dscends. Allez, descends ! …Pathétique. Ridicule. Même un vrai corbeau ne se laisserait pas mâter ni impressionné par ça, alors…toi ? Aucune chance. Tu t’enfonces même un peu plus dans ses cheveux, comme pour trouver une meilleure position. Tu es bien là, elle va le comprendre et l’accepter. Et finalement, oui…elle capitule. Bien. Très bien. La lettre maintenant. Sors la, allez ! Lis ! …Peut-on être aussi lente ? Non. Ton impatience grandit lorsqu’elle sort le papier et, au lieu de l’ouvrir, joue avec ce dernier. Tu échappes un croassement, presque d’impatience. Est-ce aujourd’hui ou pour demain ?

Elle ouvre le courrier, ENFIN.

Rapidement, ton regard glisse sur le parchemin, et avant de s’y mettre à courir…tu soupires intérieurement…déçu. Tu reconnais l’écriture, pour l’avoir déjà aperçu les autres fois et les mots qui dansent devant tes yeux ne trompent pas. C’est une lettre de ses stupides parents. Tout ça, pour rien. Tu hésites à t’envoler, tu as dorénavant mieux à faire. Pourtant...Quelque chose te retient, comme l’instinct ou un pressentiment. Alors, tu lis....

Tu lis et tu t’amuses des mots, tu t’en moques même…Ils vont bien ? Qu’ils profitent, ça ne durerait pas. Les traitres à leur sang et leurs…horribles compagnons Moldus ne s’en tireraient pas comme ça. Viendrait un temps, bientôt…où ils seraient tous, sans exceptions, annihilés. Sans oublier leurs sales petites progénitures qui n’avaient pas lieu, ni droit, d’exister. Tu trouves, d’ailleurs, encore répugnant que cet école accepte de pareille engeance. Rien que pour ça, Poudlard aurait dû brûler, partir en fumer ou…mieux, être mis sous la direction d’Azrael qui aurait alors su en fait un lieu aussi prestigieux que Durmstrang, sinon mieux.

Soudain, alors que tu bouges légèrement, doucement, sans faire de mal, pour mieux te recaler sur le sommet du crâne…des mots attirent ton attention, l’interpelle même vivement. Comment se passent tes rendez-vous ? …ça, c’est nouveau. Nouveau et intéressant. Quels rendez-vous ? A en juger à la réaction de la Gryffondor, dont les épaules viennent de s’affaisser et qui souhaite soudain être un corbeau, tu devines que c’est quelque chose qui ne l’enchante guerre. Quelque chose donc, sur lequel tu dois mieux te renseigner. Pourrais-tu demander à Azrael de sonder son esprit ? Non. Tu préfères te débrouiller tout seul, découvrir de quoi il en retourne toi-même.

Crôa …Tu laisses passer quelques instants avant de battre doucement des ailes pour retourner sur son épaule. Tu l’observes, attentif. Juste quelques secondes avant de t’envoler, attraper une brindille sur l’un des nids des hiboux et revenir sur ton perchoir humain. Tu es un corbeau, un oiseau apprivoisé et qui plus est du monde magique, bien plus intelligent donc que ceux qui peuplent le monde Moldus. Assez intelligent pour reconnaitre son état d’esprit et…en retour, lui offrir ce ridicule bout de paille. Sans doute est-ce un tour que tu as appris, certainement…même. Du moins, le pensera-t-elle peut-être ?...

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MessageSujet: Re: Burning doves | Haziel   Jeu 17 Nov - 0:08


We're too young to die today,
But we're too broken to fly away
A certains moments, Eve regrettait de ne pouvoir parler à personne au château de ce qu’elle traversait sans trop comprendre. Elle aurait voulu pouvoir se confier à Marlene, Lily ou Mary. Peut-être même à Serenna. Mais quelque part, quelque soit le niveau de proximité et d’attachement qu’elle pouvait avoir avec ses quatre comparses lionnes, Eve savait que la conclusion était la même. Elle n’y parvenait pas. Elle n’arrivait pas à s’ouvrir, à leur parler sérieusement de ce qui l’inquiétait ou l’apeurait. Non pas parce qu’elle n’avait pas confiance en elles, bien au contraire. Ces filles-là, elle aurait pu tout faire pour elles. La sang-mêlée savait, inconsciemment, qu’elles étaient réellement ce qu’elles disaient être : une famille qui se serrait les coudes et se protégeait les uns les autres du moindre obstacle. Même quand elles pouvaient se chamailler pour des broutilles, les tensions retombaient aussi vite. Parce qu’elles avaient passé sept ans ensemble, elles avaient essuyé des périodes compliquées, et elles l’avaient fait ensemble.

Mais Eve n’avait pas envie de les ennuyer, pire encore, de leur créer une inquiétude. Peur de les décevoir, aussi. Comment aurait réagi n’importe laquelle de ses amies en découvrant qu’elle était obligée de voir un psychologue parce qu’elle avait des problèmes de vol compulsifs qu’elle ne parvenait même pas à gérer ? La crainte de ne pas être aussi forte qu’elle voulait l’être, l’idée effrayante de ne pas être à la hauteur de ses amies. Eve ne savait pas comment y mettre des mots mais elle comprenait plus que mieux la sensation : elle la vivait de plus en plus souvent, aussi souvent que chaque fois où elle se disait que peut-être, un jour, elle cèderait et avouerait à Marlene son problème.

En attendant, la jeune fille n’en était pas rendue à ce stade d’acceptation. Pour l’instant, le plus simple demeurait de s’occuper l’esprit avec d’autres choses. Ce corbeau ferait parfaitement l’affaire. Sans qu’elle s’en soit rendue compte sur le moment, son interlocuteur emplumé avait déserté le nid improvisé de sa chevelure pour se poser à côté d’elle et croasser doucement, à présent posé sur son épaule. C’était un étrange sentiment, sans doute un brin idiot, mais Eve avait comme l’impression que l’oiseau sentait sa brusque baisse d’enthousiasme et voulait la ranimer.

A moins qu’elle ne lui ait définitivement envie de s’en aller, songea la septième année lorsqu’il décolla pour s’écarter d’elle. Mais, fait autrement surprenant, le volatile paraissait chercher précisément quelque chose – comme si la solution au problème de l’élève se trouvait caché sous un monticule de paille de la volière. Une poignée de secondes s’écoula où Eve observa silencieusement l’oiseau jusqu’à son retour près d’elle. Son bec lui tendit une brindille, lâchant celle-ci dans la paume de sa main qu’elle avait entrouverte. Ses yeux allèrent du brin au corbeau, du corbeau au brin, avant d’éclater d’un petit rire nerveux. Elle était en train de se faire consoler par un animal. Tout allait très bien.

L’effet escompté était néanmoins là : la jeune fille souriait à nouveau. Intriguée, elle fit tournicoter entre ses doigts la brindille jaunie et fanée avant de finalement secouer la tête en silence et de ranger le curieux cadeau dans sa poche de pantalon. Elle trouverait bien un endroit où la jeter plus tard – pas devant l’oiseau, bien sûr, elle ne tenait stupidement pas à le vexer. En tout cas, Merlin merci, on pouvait compter sur les oiseaux pour voir son moral remonter en flèche. « Bon. Peu importe. » souffla t-elle finalement, rangeant la lettre et se redressant du muret sur lequel elle s’était appuyé.

Son regard se promena au lointain avant de revenir sur les quelques hiboux qui sommeillaient à plusieurs mètres d’elle. Eve avait envie de rentrer, s’isoler un peu. Et bien qu’elle fut ravie de sa rencontre impromptue avec un corbeau domestiqué, elle n’allait pas le faire aller dans le château. Le pauvre risquait de crotter tous les étages et les élèves avec - à la pensée de voir plusieurs Serpentards aux épaules ou aux têtes tâchées de fiente, Eve réprima un rire.

Elle attrapa donc d’une main assurée mais délicate le « phénix des hôtes de ces bois » comme l’appelait La Fontaine pour le reposer sur le muret devant elle. « Tout doux. Voilà. » murmura la jeune fille pendant l’opération, ne traînant pas pour libérer l’animal. Elle savait que certains n’étaient absolument pas faits pour ce genre de contact humain, mais il était un peu trop bien installé pour se déloger de lui-même. Elle lui adressa un dernier regard bienveillant. « Allez, va t’en. Tu dois avoir mieux à faire que de rester ici je parie ! » Pour sûr, il pouvait voler. Tout un programme pour occuper sa vie d’oiseau, en définitive.

Alors qu’elle avait déjà tourné les talons, Eve jeta un dernier coup d’œil à la volière et au corbeau avant d’ouvrir la porte et de s’engouffrer à l’intérieur, décidée à retourner à sa salle commune. Le courrier l’attendait.


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MessageSujet: Re: Burning doves | Haziel   Mar 10 Jan - 0:29



   
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Les yeux de la Gryffondor voyagèrent de la brindille à toi, d’à toi à la brindille après que tu l’eus déposé dans sa paume entrouverte. Comme elle a l’air…stupide, vraiment. Ce petit rire nerveux te hérisse presque les plumes, tu te fais violence pour le supporter…la supporter. Encore plus, pour te faire à l’idée que, pour le bien de la mission que tu t’es donné, tu viens de plus ou moins la réconforter. Oh ! Comme elle a intérêt à t’apprécier et…t’adopter, accepter ta…compagnie chaque fois que tu viendras à elle sous cette forme. Comme tu espères qu’elle finira par se confier à toi comme certains peuvent le faire avec leur animal. Vraiment. Tu ne comptes pas avoir fait tout ça pour rien. Remettre un sourire sur le visage d’une sang-mêlé, d’une Gryffondor, c’est déjà suffisamment…Répugnant, si en plus…ça ne sert et ne mène à rien…non merci.

Quels sont ces rendez-vous ?
Cette idée, cette question…tu espères pouvoir y répondre bientôt. Tu es presque certain que ça te sera une information utile, sinon…au moins très amusante.

Tu croasses, alors qu’elle range la brindille dans sa poche. Gentille fille, va. Un instant, ton propre regard s’attarde sur les hiboux, tu reconnais M’rak qui somnole dans son propre coin. Comme il est trop mignon avec toutes ses plumes ébouriffées et…enfin bref.

Soudain, et presque sans prévenir…elle s’empare de toi d’une main un peu trop assurée. Tu t’agites un peu, pour qui elle se prend ?! Tout doux ?! Qu’elle s’estime heureux que tu ne lui pinces pas les doigts. Bon. Calme. Souviens-toi, être un gentil petit corbeau. Tu te laisses, gentiment…calmement posé sur le muret sur un Croâ un peu indigné. Ce regard, qu’elle te lance, te file autant de frisson qu’il te satisfait…visiblement, tu as bien réussi à gagner sa sympathie. Tu ignores ses paroles…mais au moins, tu restes sur le muret…parce que pour le moment, tu n’as plus rien à gagner de la coller. Et ce n’est que lorsqu’elle quitte la volière que tu t’envoles pour regagner un coin sûr et hors de toutes vues pour te retransformer…décidé à vaquer d’autres occupations…

Quand même…Quel genre de rendez-vous pouvaient la mettre dans un tel état ?....


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TERMINÉ ♥

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