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 La tension est comme… palpable

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MessageSujet: La tension est comme… palpable   Jeu 11 Aoû - 15:21



« Petite manigance et jeu d'apparence »

I'm the boss right and Not gonna fake it cause this is my game and you better come to play, cause this is my ground and I'm dangerous - Demi Lovato, Confident



Si mon choix premier eut été de rejoindre mon maître, je savais qu’il me renverrait aussi sec auprès de mon époux en constatant que le problème n’était vraiment pas réglé. Je changeais donc de décision en me rendant au seul endroit où je saurai être soutenue : chez ma tante Walburga Black. Arrivant à sa porte, il me suffit de toquer pour que Kreattur ouvre et prévienne sa maîtresse de ma présence. Il me prit alors ma cape avant de me guider jusqu’au salon où ma tante m’accueillit chaleureusement malgré la surprise de ma venue. Elle me proposa alors de boire un thé, ce que j’acceptai volontiers. Je m’installai alors dans le canapé et pris mon thé dignement alors qu’elle demandait si j’avais des nouvelles de son fils Regulus Black.
« Nous comptions avec Rodolphus lui rendre visite pour discuter mais nous avons eu un léger contretemps. Je pense donc le voir samedi. » l’informai-je.
Walburga s’intéressait – pour ne pas dire oppressait carrément – à son fils concernant son avenir. Il était devenu l’unique héritier et quand je vois les soucis que pouvait causer un enfant ingrat comme Sirius, je n’avais vraiment pas envie d’être enceinte à mon tour. Walburga avait fini par faiblir. La raison m’était inconnue mais je ne désirai pas savoir ce qui l’avait finalement décidé. Est-ce parce que mon père n’arrivait pas à avoir de fils qu’elle avait cédé ? Cela aurait très bien pu mais je n’étais pas venue pour connaître les raisons d’une telle folie… Cependant étant donné ma proximité avec son fils Regulus, elle comptait aussi sur moi pour garder Regulus dans le droit chemin et éviter qu’il ne suive les traces de son clébard de frère. Allez alors savoir comment on en vint au sujet des enfants en général et de leur ingratitude mais Walburga déplorait le manque de reconnaissance de Sirius. Après tout, elle lui avait tout donné : du temps, de l’attention, une éducation exemplaire. De quoi pouvait-il se plaindre ?! J’avais eu énormément de respect pour ma propre mère mais j’admirai Walbuga qui était une femme exemplaire. Comment Sirius pouvait-il être aussi lâche ? Est-ce les quelques coups un peu violents qui le lui ont fait fuir la demeure ? Cette mauviette ne méritait d’exister. Cependant si le sujet fut Regulus Black un temps et l’ingratitude des enfants un autre, le sujet tangua dangereusement sur moi. Pourtant il commença merveilleusement bien quand Walburga commenta avec vigueur le regret de ne pas avoir eu une fille comme moi. N’étant pas une femme à rechigner les éloges de ma tante, l’aillant tout de même comme unique et véritable modèle féminin – allez savoir si c’était une réelle bonne chose – je l’écoutai parler de mes réussites tant à Poudlard qu’en société ou même chez les sangs-purs en général. J’avais un poids indéniable, qu’on ne pouvait nier. Rodolphus avait aussi su trouver sa place et curieuse, elle demanda alors comment se passait notre union. Mon long silence en disait suffisamment long alors que je buvais mon thé, cherchant à changer de sujet. Elle tiqua et m’affirma que toute union de sang pur ne pouvait malheureusement pas se faire par l’amour mais bien par une entente forte et soudée, ce qu’elle pensait être le cas entre Rodolphus et moi. Avoir recours au déni fut bien tentant mais mentir à ma tante m’étais tout bonnement impossible. Je ne pus donc que répondre finalement :
« Disons que nous avons quelques divergences de point de vue en ce moment… »
De point de vue ? C’était carrément une guerre qui risquait d’éclater d’un moment à un autre, si tenté que ma menace n’ait tout simplement pas été le déclencheur. Walburga fronça des sourcils. Je connaissais ce regard. Il voulait clairement dire « Je te conseille fortement de détailler le fond de la chose ». Walburga avait une prestance imposante, il fallait le reconnaître. Sans être impressionnée, je ne pouvais cependant aller à l’encontre.
« La question d’un héritier est sujet à discorde, précisai-je, ce à quoi elle me demanda mon propre point de vue. Si cela ne tenait qu’à moi, la question serait déjà réglée. Au vue de ma position actuelle, je ne peux et je ne me dois de tomber enceinte et laisser profiter les rats de cette potentielle position de faiblesse. Cependant Rodolphus n’est pas du même avis… »
Me tourner vers l’héritière des Black n’était peut-être pas une mauvaise chose. Malheureusement si Walburga prenait une décision, mon père ne pourrait rien dire or je soupçonnai mon père être capable d’être du côté de Rodolphus… Walburga m’écouta alors parler des diverses conversations avec mon époux et je sentis bien son poing se serrer quand elle vit la façon avec laquelle mon époux tentait de me forcer la main. Je sais… C’est sournois mais je sentais qu’elle n’allait pas laisser passer cela aussi facilement. Je venais peut-être de trouver une solution vicieuse à mon problème. La soirée à venir allait être charmante… Surtout que mon père avait décidé de faire une réception chez lui ce soir-même en invitant bien évidemment ses deux filles et sa sœur… Je n’osais imaginer l’ambiance chez les Black/Lestrange. Walburga me rappela cependant un détail, Rodolphus était un héritier et tout comme elle avait dû céder, un jour, il serait aussi en mon devoir de faire de même… Elle ne pourrait pas éternellement me seconder sur ce devoir et me conseilla très sérieusement de réfléchir au moment le plus opportun tout en m’insinuant que tout le monde n’était pas obligé de connaître l’existence d’un héritier en route avant la naissance si c’était la peur de perdre toute ma crédibilité qui m’inquiétait. Tant de discussion qui ne me convainquit pas. Walburga m’assura cependant son soutien avant de remarquer l’heure avancée et le moment pour penser à se préparer. Envoyant une missive à Rodolphus, je le prévins le rejoindre sur place chez mon père, étant actuellement avec ma tante. Je savais qu’en précisant ma position, il ne me poserait moins de problème. Après tout Walburga était une femme infiniment respectée dans notre monde.
Le moment arriva cependant de retrouver ma place d’épouse. Alors quand je franchis la porte et laissai ma cape à l’elfe de maison de mon père, je redressai la tête et afficha ce masque d’assurance et d’arrogance qu’on me connaissait si bien. Vêtue d’une longue robe vert émeraude faisant ressortir mes yeux, j’entrais donc dans la salle de réception en compagnie de Walburga et Orion Black. Mon père n’avait convié que des sangs-purs proches de notre famille. Il y avait donc les Malefoy, quelques Greengrass, les Crabble et Goyle, sans oublier bien évidemment les Lestrange, soit ma belle-mère et mon époux, et quelques noms encore influents. Trouvant du regard Rodolphus, je vins alors vers lui dans une prestance qu’on me connaissait si bien. Une fois à son niveau, je lui fis un signe de tête respectueux avant de me tourner vers mon père qui était à ses côtés pour le remercier de cette invitation. Celui-ci se contenta d’un signe de tête avant de recevoir ma tante et mon oncle, me laissant seule avec mon époux. Je n’avais pas besoin de lui jeter un regard pour savoir qu’il ne me pardonnerait pas si facilement mes audaces. Je me contentai alors d’un silence plat pour éviter tout conflit devant les invités de mon père. C’est cet instant que choisit la mère de Rodolphus pour apparaître et agir avec bienveillance à mon égard en affirmant le plaisir de me revoir. Je lui fis un signe de tête respectif. Elle me tendit alors un verre sans que je ne soupçonne ses véritables intentions pour voir de mon sein naître un descendant à son nom. Rodolphus était-il au courant ? Ou agissait-elle simplement, voyant son fils ne faire aucun véritable effort selon elle ? Quelles qu’étaient ses raisons, je pris le verre sans me méfier un instant, trinquant avec elle et acceptant de l’écouter simplement pour éviter d’avoir à inventer un sujet de conversation pour devoir faire bonne figure avec Rodolphus. Elle aborda alors simplement les mondanités de femme comme la nouvelle collection qui venait de sortir et les couleurs tendances de ce futur hiver. Narcissa bien évidemment, entendant le sujet de conversation, se mêla rapidement à l’engouement de la conversation. Elles me perdirent un instant cependant quand le sujet dévia des robes de soirées aux robes pour femme enceinte. Comment en étions-nous arrivés là ? Est-ce moi qui m’étais perdue dans mon verre qui me donnait une sensation de brûlure et de chaleur ou venaient-elles de passer du gobelin au troll sans même avoir réellement besoin d’une transition pour se comprendre ? Perdant le fil, ma belle-mère affirmait qu’elle avait même vu de magnifique faux corset vert qui mettait en valeur les formes d’une femme enceinte sans avoir à étouffer l’enfant. Cependant soudainement mal à l’aise, non pas du sujet de la conversation – quoi que… –  mais bien par l’alcool que je venais de boire, je finis par interrompre la discussion :
« Veuillez m’excuser… »
La mère de Rodolphus eut cet éclat dans le regard qui ne m’indiquait rien de bon. J’avais les joues rosées, ce qui était anormale de ma part. Je posai mon verre vide sur le plateau d’un elfe de maison avant de marcher de façon droite et assurée jusqu’aux cuisines. Ayant cependant franchi la porte, je m’appuyai contre un buffet. Prise de vertige, comprenant le subterfuge de ma belle-mère, je fis voler par colère ce qu’il y avait sur le buffet, brisant les verres et les cruches disposées ça et là. Je respirai alors longuement avant d’aller chercher dans le placard quelques ingrédients de potions. La porte s’ouvrit. Je m’attendais à trouver Rodolphus mais se fut sa mère. Elle s’avança vers moi avec un sourire vicieux en me tendant pourtant un verre d’eau. Par instinct, je le déclinai, tentant de reprendre une apparence fermée et solide. Elle insista cependant, affirmant que je n’étais pas obligée de jouer un rôle devant elle. Son insistance m’agaça si bien que je lui répliquai avec autorité :
« Je n’ai pas besoin d’eau. Maintenant, je vous prie de me laisser seule un instant. »
Elle n’en fit rien et s’approcha de moi en posant le verre à côté, sur le plan de travail de la cuisine. Des elfes de maison s’activaient autour de nous mais ni l’une ni l’autre n’y prêta attention. Elle assura être inquiète de mon état. Je me mis à rire ouvertement avant de lui dire :
« Ne faites pas celle qui ne semble pas comprendre ce qui m’arrive. Qu’avez-vous mis dans mon verre ? Feuille de framboisier ? De la fausse licorne ? Du trèfle rouge ? sentai-je de vil picotement naître en moi.
- Du Dong quai, sembla-t-elle s’en glorifier. Il n’y a rien de mieux pour favoriser la conception. »
Je me mis à pouffer de rire. Certes… C’était bien tenté mais si je n’avais pas eu le loisir de me concocter une potion bien trop puissante pour céder à cette plante. Je levai intérieurement les yeux au ciel alors que choquée de voir ma belle-mère se mêler de nos affaires, je lui demandai sérieusement :
« Rodolphus est-il au courant ?
- Ai-je besoin de mon fils pour agir ? »
Je me serai doutée que Rodolphus soit bien trop fier pour demander de l’aide à sa mère, surtout étant donné leur rapport quelque peu froid malgré leur rapprochement depuis l’emprisonnement de son père. J’avais cependant souhaitai m’en assurer avant de me mettre à rire de nouveau. C’est cet instant que choisit Rodolphus pour finalement entrer. Sa présence ne me fit que d’autant plus rire. Je sentais mes veines bouillonner.
« Après la mère… Le fils. Savais-tu, cher époux, que ta mère ait décidé dans ton dos d’empoisonner ta femme pour qu’elle te donne un héritier ? »
La situation me faisait plus sourire qu’autre chose. La situation était tout bonnement ridicule. Je sentais mes mains moites et mon corps commencer à sentir les effets de la plante qu’elle venait de diluer dans mon verre. L’alcool n’aidant pas à ralentir les effets, je décidai de leur démontrer que ce n’était pas une simple plante, du moins pas celle-là, qui réussirait à me soumettre si facilement à mon devoir. Je claquai des doigts en voyant un elfe de maison au loin avant de lui faire le signe d’approcher. Je pris alors une coupe dans ma main avant de lever mon verre vers eux :
« A la fertilité de mon uterus ! levai-je mon verre avec ironie. Qu’il apporte un héritier digne de ce nom aux Lestrange ! »
Je décidai alors de boire une gorgée avant de passer devant eux avec un sourire sur le visage tout en murmurant, une fois la mère et le fils dans mon dos alors que je passai la porte :
« Si tenté que le Dong quai puisse rivaliser avec ce que je prends… »
J’allais alors devoir prendre sur moi pour subir les effets secondaires mais s’il fallait en passer par là… Soit. Je fis de nouveau présence en salle de réception, laissant la mère et le fils régler leur affaire. M’avait-il alors vu récupérer discrètement un ingrédient dans le placard de mon père ? Je le cachais sagement dans mon sac quand personne ne pouvait le voir avant de rejoindre ma tante Walburga…

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MessageSujet: Re: La tension est comme… palpable   Jeu 11 Aoû - 22:07

Bellatrix m’avait laissé ainsi dans notre chambre, seul. Je n’allais pas méditer sur ses paroles, elle pouvait bien me menacer, ce n’était pas elle qui allait me faire peur. Je devais avouer que les seules menaces pouvant réellement me faire peur serait celle venant de mon maître et je savais que notre seigneur n’allait pas faire le choix pour Bellatrix et moi-même, bien qu’il désirait sûrement nous garder tous deux à entière disposition. Il devait avoir conscience des devoirs de ma femme envers son nom d’épouse. Nous étions un couple reconnu et je venais d’une famille très pure comme ma femme, c’était tout à notre honneur de donner une descendance. C’était aussi montrer à nouveau à quel point nous aimions nos idéaux et traditions. Il me restait toujours à convaincre ma femme mais bon, c’était pas non plus du domaine de l’impossible. J’avais pleinement conscience que ma femme respectait les traditions et finirait sûrement par me céder alors qu’une personne aurait pris soin de lui rappeler quels étaient ses devoirs envers ma famille et moi-même. Je n’eus pas le loisir de penser trop à comment convaincre ma femme et comment faire en sorte qu’elle tombe enceinte. J’étais en plein dans mon premier repas de la journée, que je prenais seul, en tête à tête avec moi-même quand j’eus l’heureuse surprise de voir Antonin venir à ma rencontre dans ma salle à manger. Il était sûrement l’un des rares sang-purs à ne jamais se faire annoncer dans ma demeure. Antonin avait cette place de mentor pour moi qui lui conférait plus de droit que d’autres dans cette maison. De plus, il ne se permettait que très rarement des visites impromptues et encore moins comme aujourd’hui durant les heures de repas. Il venait parfois pour le digestif, mais se montrait relativement discret. Je vis à son regard qu’il avait parfaitement conscience que Bellatrix ne se trouvait pas au manoir. Généralement, lorsqu’il avait un doute de la présence de ma femme, il demandait à un elfe de venir annoncer sa présence. Non pas par crainte de ma femme, mais par respect pour mon épouse.

Sans dire un mot, il s’installa à une place proche de moi et je laissais un elfe lui demander s’il désirait quoi que ce soit à boire ou à manger. Mon mentor choisit de prendre un café, suivant mon propre choix de boisson mais refusa toute nourriture. Me justifiant qu’il avait pris le temps de prendre son propre petit déjeuner avant de se décider à venir me voir. « Je suis normalement présent ici afin de te rappeler que tu dois en tant que sang-pur donner une descendance à ta famille. Tu te doutes bien que cela vient de ta mère. Je ne vais perdre mon temps en futile parole. Je me doute bien que Bellatrix et toi n’avez aucun désir d’enfanter. Cependant, je dois me ranger du côté de ta mère sur une chose, les Lestrange vont avoir à un moment besoin d’une descendance et tu es le seul à pouvoir la donner. Je suis mal placé pour te parler ainsi, n’ayant moi-même ni femme, ni enfant. » Je comprenais qu’il ne voulait pas aller dans le sens de ma mère sans pour autant dire l’inverse. Après tout, il m’avait convaincu de me marier et d’épouser Bellatrix. Je savais que sans Antonin, j’aurai eu beaucoup de mal à accepter mon mariage. La seule raison qui aurait fait que j’accepte, c’était que Bellatrix était vraiment une femme très charmante et surtout, une très plaisante compagne autant à la chambre, que dans les loisirs communs que nous avions.

La matinée passa rapidement alors qu’en compagnie d’Antonin, je parlais ouvertement des faits. Surtout du fait que Bella ne voulait pas avoir d’héritier et ne voulait en porter un, parce qu’elle jugeait pour le moment sa posture de lieutenant plus importante mais également qu’elle me disait vouloir attendre. Antonin me rappela qu’il fallait savoir dominer sa femme, ceux à quoi je me mis à rire. Pas que je ne dominais pas Bella d’une certaine manière, c’était simplement que Bella n’était pas la femme commune. Avec Bellatrix, il fallait savoir jouer d’ingéniosité pour obtenir ce que l’on désirait. Notre conversation dévia bien rapidement sur mes idées pour que Bella tombe enceinte malgré le fait qu’elle ne le désire, mais je ne touchais pas un mot de la potion de contraception. Jugeant que c’était très privé et aussi en sachant que c’était contre les traditions. Je passais à un autre sujet discrètement, je ne voulais pas m’étendre sur le sujet héritier qui avait trop de lien avec le sujet vie intime. Je savais que chez nos camarades mangemorts, Bellatrix avait une bonne réputation et beaucoup trouvaient ma femme bien trop séduisante à mon goût. Après tout, je ne m’en cachais pas, Bellatrix était à moi et à personne d’autre. On ne m’avait jamais appris à partager et je ne voulais surtout pas partager ma femme. C’était aussi ce qui faisait que j’avais un tel désir d’avoir un héritier, je savais qu’après avoir enfanté, ma femme aurait beaucoup moins d’attrait. Que j’aurai plus de chance qu’elle soit moins convoitée. Je savais que ma femme m’était fidèle, mais je n’avais pas de doute sur ce point. Cependant, je n’aimais pas forcément les regards que les hommes posaient sur elle.

En fin d’après-midi, alors que je n’avais pas vu Bella de la journée. Antonin s’en alla sous prétexte qu’il avait à faire et je lui avouais avoir une soirée de prévue. Je me préparais pour me rendre à la soirée organisée par mon beau-père. Avant de me rendre chez Cygnus Black, je transplanais chez mes parents pour aller récupérer ma mère. Je trouvais bien normal de m’y rendre en compagnie de ma femme et ma mère, avec tous les Lestrange, puisque j’étais le seul homme Lestrange encore libre de ses mouvements. Transplanant avec ma mère chez Cygnus, je le saluais avec courtoisie, alors que ma mère le fit avec un peu plus de familiarité. J’avais remarqué que nos parents semblaient s’être rapprochés. Je n’avais pas connaissance du fait que tous deux complotaient afin que Bella et moi donnions naissance à un héritier.

Je laissais mon beau-père et ma mère ensemble, me rendant dans la salle de bal. J’étais le premier arrivé, mais je me servis naturellement un Whisky-Pur-Feu. Narcissa vint rapidement à ma rencontre, un léger sourire en coin aux lèvres. C’était ce qu’elle avait de plus naturel comme sourire lorsqu’elle se trouvait en ma compagnie. Pas que j’impressionnais réellement ma belle-sœur, c’était juste que nous n’étions pas si proche que cela. Je voyais toujours Narcissa comme la fillette blonde de ma première rencontre lorsque je n’étais âgé que de neuf ans. Je savais également que Cissy était très importante pour ma femme. Je m’empressais de poser deux bises sur les joues de Cissy, lui faisant une bise à la française et non trop cérémonieux comme chez les sang-purs. Après tout, je ne prétendais pas à devenir son époux ou son fiancé, puisque j’étais très bien en compagnie de sa sœur et je n’aurai voulu de la blonde pour femme. Rapidement après ma venue, les Malefoy arrivèrent et Lucius se plaça aux côtés de Narcissa, fier comme un paon de sa future femme alors que Cissy était en train de me demander où pouvait bien se trouver sa sœur. Lucius se montra bien rapidement agaçant à mes yeux, il voyait bien qu’il n’était pas le centre de notre attention et ça ne plaisait pas à Malefoy. Je n’avais pas de réelle entente avec mon futur beau-frère, c’était même l’inverse, j’aimai beaucoup Cissy, comme belle-sœur, elle était discrète et ne se mêlait pas de nos affaires à Bella et moi.

Lorsque Bella arriva finalement, je l’observais avec attention, la totalité des convives étaient arrivés et tous m’avaient demandés où se trouvait ma femme. C’était sûrement étrange pour eux que je ne sois pas en compagnie de ma femme, surtout à une soirée organisée par son père. Comme elle arriva en compagnie de son oncle et sa tante, tous comprirent qu’elle avait passé une journée entre femme avec sa tante ou entre Black. Elle vint pourtant à ma rencontre et je lui proposais mon bras comme tous maris se doit de le faire pour sa femme. Elle eut un signe de tête à mon attention, puis à l’attention de son père. Son père nous laissa tous les deux seuls pour aller converser avec Walburga et Orion, je fis un signe de tête aux deux Black. S’il y avait bien une famille que je respectais, c’était celle des Black, parce que ma femme en était une. Ma mère prit rapidement la place de Cygnus auprès de Bella et moi. Je perdis le fil lorsqu’elle se mit à parler de robe, je me voyais très mal parler de mode avec ma mère et ma femme. Une chance pour Bella, Cissy se joignit volontiers à la conversation, évitant ainsi à ma femme de devoir jouer à un jeu qu’elle n’appréciait pas plus que cela. Du coin de l’œil, j’observais toutes les personnes présentes, la plupart étaient mangemort ou alors des alliés du maître. Ce qui ne m’étonnait guère venant de Cygnus Black, après tout, les Black étaient connus pour leur penchant pour la magie noire, mais aussi pour bien d’autres choses ,pas toujours très positives, du moins, du points de vue du ministère.

Rapidement après avoir accepté le verre de ma mère, ma femme prit congé et je ne m’en inquiétais pas plus que cela. Cependant en croisant le regard de ma mère peu de temps après je me dis que j’avais à m’en faire. Après je ne voulais pas croire que ma mère pouvait se montrer ainsi avec ma femme. Elle n’était pas une femme aimante, ni même gentille mais elle n’avait jamais montré son côté cruel ou ingénieux à quiconque d’autre que mon père, mon frère et moi-même. Et encore, je savais que face à mon père, elle s’était toujours soumise. Je la vis partir, en prétextant voir comment se portait ma femme, assurant à Cissy qu’il n’y avait pas de raison de s’en faire. Profitant de ce moment seul, j’allais à la rencontre de personne avec qui j’entretenais une entente cordiale ou même presque amicale afin de converser un peu. C’était toujours bon de se montrer en société. Je me dis à m’inquiéter pour ma femme lorsque je ne la vis revenir, je savais ce que ma mère avait en tête depuis un petit moment, sujet dont je n’avais jamais parlé à ma femme avant ce fameux jour en mission et qui était aujourd’hui sujet à dispute. Arrivant dans la cuisine des Black, j’y découvris ma femme et ma mère, ainsi que les elfes s’affairant autour d’elles sans qu’elles ne notent leur présence.« Après la mère… Le fils. Savais-tu, cher époux, que ta mère ait décidé dans ton dos d’empoisonner ta femme pour qu’elle te donne un héritier ? » Je déglutis difficilement, non pas parce que j’étais au courant des intentions de ma mère. Loin de là même. C’était juste que les paroles de ma femme me rendaient inquiet. Je savais ma mère véritablement capable d’empoisonner ma femme, mais je savais également que ce que ma mère avait donné à ma femme n’était sûrement pas fait pour une femme prenant le genre de potion que ma femme prenait.

J’avais toujours fait en sorte que ma mère et ma femme ne puissent jamais aborder un tel sujet. J’avais tout fait pour cacher à Bella le désir de ma mère de voir naître un héritier rapidement. J’avais fait croire à ma mère que nous avions des soucis pour procréer mais que nous tentions de le faire depuis déjà plus d’un an. Je n’avais pas de scrupule à mentir à ma mère, puisque je n’avais aucun sentiment pour elle, c’était juste ma génitrice. Par contre, Bella ne savait absolument pas que j’avais fait croire cela à ma mère, comme ma mère n’avait jamais su pour la potion de contraception. Pour ma mère prendre une telle potion relevait d’un manquement aux traditions. Bella finit par prendre une coupe et la leva en notre direction. « A la fertilité de mon uterus ! » Annonça-t-elle et j’en aurais ri si ma mère n’avait été présente. Je me voyais mal rire, sinon ma mère poserait bien trop de questions et je ne voulais avoir à y répondre. « Qu’il apporte un héritier digne de ce nom aux Lestrange » Poursuivit ma femme en passant devant nous avec un sourire en prenant une gorgée de sa coupe. Elle quitta la pièce, me laissant ainsi en tête à tête avec ma mère. Mon masque de parfait petit sang-pur se brisa afin de laisser place à un visage parfaitement fermé à la conversation et tout à fait dur. Ma baguette se retrouva dans ma main bien rapidement alors que mes doigts venaient enserrer la gorge de ma mère. « Ne vous avais-je pas dit de rester en dehors de cela, Mère ? » Claquais-je froidement et même si ma mère était une femme dure et cruelle, elle hocha la tête doucement. Je savais très bien que ma mère depuis l’emprisonnement de mon père avait compris que j’étais le chef de famille et qu’elle avait tout intérêt à écouter mes paroles.

Je remis mon masque pur, la lâchant, je retrouvais la salle de réception. Trouvant ma femme en compagnie de sa tante et son oncle, je les saluais avec toute la politesse possible. « Je vous prie de nous excuser, mais j’aimerai m’entretenir d’une affaire importante avec ma femme, en privé. Nous reviendrons vers vous au courant de la soirée, Madame et Monsieur Black. » Déclarais-je avec la plus grande politesse et un ton tout à fait calme. J’entraînais Bellatrix vers la chambre qu’elle avait occupé lorsqu’elle vivait encore dans ce manoir. Sans dire un mot, je passais la porte, Bella à mon bras. Fermant la porte derrière nous, j’allumais la lumière avant de la pousser violemment sur le lit afin qu’elle se retrouve assise. Bien qu’avec ma force, il est bien possible qu’elle ait fini allongée et non assise. Une fois en tout cas qu’elle fut sur son lit, je m’y assis, à une distance respectable, au cas où quelqu’un aurait la mauvaise idée de venir par ici en pensant que nous étions montés afin d’assouvir je ne sais quel désir charnel. Pensant à cela, je verrouillais la porte d’un sort, rendant également la pièce parfaitement insonorisé. Je me tournais ensuite vers ma femme, cherchant son regard. « Bella ! Que t’a fait prendre ma mère ? Quels effets secondaires cela peut-il avoir avec ce que tu prends ? Je ne voudrais pas me retrouver veuf et encore moins perdre ma plus précieuse alliée. Je sais que nous n’avons pas eu la conversation la plus plaisante du monde ce matin même mais en tant que femme, tu as une place importante dans ma vie. Je n’ai pas désiré te forcer à me donner un enfant, mais simplement répondre aux demandes incessantes de ma mère. Cependant, là, je ne désire que m’enquérir de ta santé. » Avouais-je à ma femme. Je ne le disais que rarement, mais Bella était importante pour moi, elle était devenue une présence stable dans ma vie. Même si nous avions une vie plutôt instable, et une façon de vivre instable, nous étions toujours là pour l’autre. Nous étions un couple et un duo fonctionnant bien, mais à sa propre manière. Je n’en demandais pas plus, attendant la réponse de ma femme, avant d’en avoir une, il était hors de question que nous retournions à la soirée. Je voulais qu’elle me certifie qu’elle se sentait assez bien pour une soirée en société à tenir un rôle.
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MessageSujet: Re: La tension est comme… palpable   Ven 12 Aoû - 12:28



« Circonspection et diplomatie »

I'm the boss right and Not gonna fake it cause this is my game and you better come to play, cause this is my ground and I'm dangerous - Demi Lovato, Confident



En présence de ma tante, je cachais ma raillerie. Il y avait pourtant de quoi pouffer de rire. Sérieusement, s’étaient-ils tous donnés le mot ? En regardant mon père au loin, je me demandai si lui aussi n’allait pas s’y mettre aussi. Très sérieusement, cette situation avait de quoi me faire rire alors même que je sentais les vertiges me tirailler, que je tentai de compenser par l’alcool qui apaiserait un peu la douleur ressentie face aux nausées qui commençaient à naître. Qu’importait cependant mon état, je ne perdrai jamais la face parce que j’étais ainsi, refusant de paraître faible devant quiconque. J’aurai pu avoir le nez saignant que je n’en aurai pas fait une formalité. Quel danger cependant d’utiliser cette plante que mon maître venait de me donner et qui au long terme pourrait me tuer. Je n’étais pas idiote. Je savais qu’il n’y avait pas meilleur poison que l’aconite seulement je préférai m’enterrer six pieds sous terre que de revivre le calvaire de ma mère. Ainsi restant à l’écoute d’une discussion bien plus intéressante que simplement les effets de mode sur les robes de femme enceinte, j’écoutai ma tante parlait politique avec un Greengrass. C’est cet instant que choisit Rodolphus pour revenir vers moi. Si mon état était étrange, je sentis pourtant son parfum qui perturba un instant mes sens. Je sentais le désir intense de retrouver ces moments où ses dents attrapaient ma peau avant de l’embrasser… Je détestai être prise entre un état de malaise et de désir. Ma potion ne faisait pas bon ménage avec les tentatives de la mère de Rodolphus. Celui-ci vit-il au travers de mon regard les complications dans lesquelles je me trouvai ? J’aimais me vanter d’être imparable mais nous commencions tous les deux à bien trop nous connaître pour arriver à tout nous cacher. Il ne lisait pas en moi comme dans un livre ouvert mais nous savions déceler quelques détails imperceptibles aux yeux des autres… Ainsi il s’excusa afin de pouvoir m’entretenir d’une affaire importante en privé. Ma tante fit un signe de tête, acceptant ses excuses et je dus le suivre sans avoir d’autres choix que d’obéir face à un public qui aimait à savoir qui était celui qui dominait réellement dans notre couple fou.
Ainsi de la salle de réception, je le suivis dans ce couloir de l’entrée, l’escalier qui nous fit passer à l’étage, de nouveau ce couloir et enfin cette chambre qui m’appartenait avant mon mariage. Entrant, celle-ci n’avait pas changé. Elle détenait toujours ces couleurs vertes et noires. Mon père n’avait rien changé à la décoration que je lui avais attribuée. Alors je me retrouvai violemment contrainte d’être sur mon lit. Si la force de son geste me fit lui jeter un regard noir, je restai cependant par la suite assise. Il s’assit alors à son tour à une distance raisonnable alors que j’avais réellement cru qu’il me prendrait sans ménagement sur ce lit. Sa nouvelle attitude m’intrigua alors. Pourquoi après tout ne pas tenter d’en profiter ? Qui sait si sa mère n’avait pas vu juste ? Certes, moi je savais que ça ne fonctionnerait pas mais qui ne tentait rien n’avait rien non ? Alors qu’elle est l’intérêt de monter si ce n’est pour tenter la conception d’un héritier ? Parce que très honnêtement, si je devais reprendre ses mots, entre « affaire importante », « en privé » et l’insinuation de notre absence un temps à la soirée, il ne fallait pas être intelligent pour comprendre les risques d’un tel aparté. De toute façon qui aurait pu nous en vouloir ? N’était-ce pas dans notre devoir d’engendrer ou du moins de le tenter ? Le long de cette ascension, moi-même je m’étais parai à subir ses tentatives de conception, ce à quoi je n’étais pas très encline au vue de mon état. Et pourtant, malgré les apparences qu’il aurait pu donner, il s’essayer à une distance presque trop respectueuse pour ne pas être louche… Je le regardai, méfiante. Il verrouilla la porte. Ma méfiance grandit. Insonorisant la pièce, je commençais sérieusement à me demander ce qu’il avait en tête et d’instinct, je posai ma main sur mon sac, prêt à saisir ma baguette. Il se tourna alors vers moi. J’étais prête, très sérieusement, à l’attaquer avant qu’il n’ait le temps de le faire lui-même. Ses paroles m’arrêtèrent cependant d’un coup sec :
« Bella ! Que t’a fait prendre ma mère ? Quels effets secondaires cela peut-il avoir avec ce que tu prends ? Je ne voudrais pas me retrouver veuf et encore moins perdre ma plus précieuse alliée. Je sais que nous n’avons pas eu la conversation la plus plaisante du monde ce matin même mais en tant que femme, tu as une place importante dans ma vie. Je n’ai pas désiré te forcer à me donner un enfant, mais simplement répondre aux demandes incessantes de ma mère. Cependant, là, je ne désire que m’enquérir de ta santé. »
Je fronçai des sourcils. Qui était-il et qu’avait-il fait de mon époux ? Surprise, prise au dépourvue, je ne m’attendais pas à de tel propos. Ne relâchant cependant pas ma méfiance, des fois que ce soit un subterfuge de sa part, je gardai mon sac sur mes cuisses… Qui sait ce qui était en train de lui traverser l’esprit pour endormir ma méfiance. Je m’étais habituée à perdre de la confiance envers lui et j’avais très rapidement oublié nos franchises et nos alliances communes. Cette histoire d’héritier m’avait totalement retourné le cerveau et je voyais des complots partout. Je n’étais pas le genre paranoïaque mais reconnaissons qu’il y avait de quoi rester sur ses gardes quand l’homme que vous avez en face de vous est très fortement capable de vous empoisonner pour obtenir ce qu’il voulait. Et je ne parlais même pas de sa mère ! La surprise passée, je me mis alors à rire. C’était plus fort que moi. Est-ce le résultat de tant de tensions accumulés ces derniers jours ? J’étais habituée à en avoir mais autant de tous les fronts étaient particulièrement éprouvants.
« Si je ne te connaissais pas, je penserai que tu t’inquiètes très sérieusement pour moi… » ironisai-je.
Profitant alors de ce battement, je sortis ainsi une herbe que j’avais prise dans le placard de la cuisine. Avant d’avoir de réel problème et sans lui demander son avis, je lui montrai simplement l’étiquette. Loin de l’intention de le rassurer, je lui démontrai simplement qu’il s’agissait d’une plante médicinale plus que d’un ingrédient dangereux comme j’aurai été capable de prendre. Je jetai alors un sort sur le flacon qui provoqua des vapeurs. Alors je me mis à l’inhaler simplement en fermant les yeux.
« Ta mère est ingénieuse mais elle oublie que sa belle-fille, avant d’être une Lestrange, était une Black. L’herbe devrait me libérer des vertiges et des nausées mais je vais devoir limiter la potion pour ce soir si je ne veux pas défaillir. Je suis désolée de te l’annoncer mais je suis assez coriace pour ne pas te laisser la liberté et la joie d’être débarrassé de moi aussi facilement. Il est hors de question que je te laisse me remplacer par l’une des cruches de sangs purs qui ne sait réfléchir qu’avec ses atouts féminins et non sa matière grise, rallai-je. Je saurai être raisonnable ce soir si tu n’envisages pas de profiter de la situation…
Soyons honnête, s’il osait en profiter, je préférai mettre ma santé en danger que de lui accorder le plaisir de faire échouer mes tentatives de me préserver d’une grossesse. Je repensai alors à son inquiétude – feinte ? – et ses mots et je ne pus m’empêcher de pouffer de rire et de lever les yeux au ciel :
« Franchement Lestrange, j’ignore si ton inquiétude est feinte mais elle est presque écœurante. Il ne manque plus que les pétales de rose sur ce lit, les bougies et une déclaration à cœur ouvert et j’envisagerai très certainement de t’envoyer devant le maître pour qu’on te défasse de cet enchantement immonde ! » me moquai-je très ouvertement.
J’avais bien le droit, dans l’état où m’avait mis sa mère, d’ironiser un peu. Je respirai alors de nouveau longuement les vapeurs. Je détestai parfois être une femme ou du moins en avoir les faiblesses. Sa mère avait de la chance d’être de la famille où je l’aurai très certainement dolorisée depuis longtemps. Nul doute cependant que je me vengerai un jour quand l’occasion se présentera mais cela, je n’allais certainement pas m’en vanter. On ne s’en prenait pas à moi sans conséquence même en ayant le statut de belle-mère. Je ne supportai pas la traitrise. Je ne la pardonnai que rarement et difficilement.
Je me disais alors qu’on ne pouvait pas continuer ainsi sans risquer de me voir détruire ma propre santé, parce que j’en étais réellement capable… Le but cependant n’était pas de me tuer. L’aconite était un moyen radical de pouvoir le contrer mais je savais aussi que j’allais me tuer si je continuai ainsi, même avec tous les mélanges pour en atténuer les effets.
« Sérieusement, cette situation devient parfaitement ridicule. Et je suppose que tu ne renonceras pas ? dis-je sérieusement. Nous voilà donc face à une impasse… finis-je par sourire, consciente que je ne cèderai pas non plus.
La vapeur s’éteignit peu à peu et je refermai le flacon pour le ranger dans mon sac. J’avais déjà une meilleure mine. Je croisai ainsi les jambes. Nous étions dans une impasse. J’en avais clairement conscience. Je posai mon sac sur la table de nuit. Je savais que nous n’étions jamais plus forts que quand nous nous accordions parfaitement. Or j’avais l’impression de voir mon couple réduit à tous ces deux autres : une liaison insipide, faible et sans intérêt. Comment ne pas perdre ce que nous avions mis du temps à construire ensemble ? Est-ce que je devais réfléchir encore pour deux ? J’avais conscience nous avoir mis seule dans cette situation mais j’aimais le voir comme l’unique coupable. Or j’avais comme le sentiment qu’il ne désirait de cette situation comme moi. J’avais alors comme la sensation d’avoir une ouverture non soupçonnée jusqu’à lors. Je savais l’impossibilité dans le temps de me déroger à mon devoir. Si Walburga ne l’avait pu, il était clair que je ne le pourrai. Restez à savoir si j’allais me rendre victime de ma condition ou au contraire profiter de ce devoir pour être d’autant plus forte. C’était à moi de choisir si je désirai être une victime ou si j’allais prendre le centaure par la crinière pour décider à ma convenance des conditions dans laquelle se passeront la suite.
« Puisqu’il s’agit de mon corps, j’estime avoir un droit de négociation, ne lui laissai-je le choix. J’exige, donnai-je le ton sans possibilité de discussion, ne pas être contrainte de rester cloîtrer à la maison selon ton bon vouloir ou celui du médicomage et qu’importe les risques pour l’enfant à naître ou moi-même. C’est à moi et à moi seule de juger si je dois me reposer ou non. L’enfant et toi devrez faire avec cet état de fait. Si ce premier n’y survit pas, alors c’est qu’il ne méritait de vivre. Nous sommes des battants et je refuse la mise au monde d’un faible. »
Le tempo était donné. Et si cet enfant survivait avec un handicap ? Mon insinuation était suffisamment forte pour que je n’ai à le préciser. Au moindre doute de sa force, je l’assassinerai moi-même au berceau. Il en allait d’une potentielle traitrise à son adolescence. S’il osait faire de même que ma propre sœur ou mon cousin, je ne me contenterai pas de les bannir, je les détruirai et les rayerai de ce monde comme s’ils n’avaient jamais existé. Je serai intransigeante sur cela. Il n’y aura pas de demi-mesure.
Pour ce qui était de la grossesse, je voulais pouvoir l’assurer comme je le désirai et sans avoir à subir la pression de mon époux ou d’un médicomage. Qu’importait les danger, seule moi devais juger de mes actes. Je ne voulais perdre ma place et encore moins manquer à mon devoir pour le maître. Il passait avant cette grossesse et je l’affirmai indirectement clairement. Si l’enfant était fort, il y survivrait.
« A la moindre complication ou à une fausse couche, aucun reproche ne sera formulé. Le responsable sera uniquement l’enfant que tu as tenté de me faire enfanter et qui n’était pas suffisamment fort. Et si tenté que l’enfant soit de sexe féminin, tu l’assumeras sans aucune contestation. Les femmes ne sont pas des êtres faibles comme les hommes peuvent s’amuser à le croire et elle pourra autant te donner satisfaction. Donc tu ne chercheras un retour de couche quel qu’en soit la situation. Je requiers ainsi deux années consécutives où je détiendrai seule le choix le moment d’une nouvelle grossesse. Au-delà, il t’appartiendra d’en décider à ton tour. Je me réserve aussi le droit à tout moment de la possibilité de te refuser définitivement un second enfant si les risques sont trop grands. Je ne passerai pas après ta descendance comme ma mère. »
Je m’assurai le contrôle total de la situation. Il était hors de question qu’il puisse m’imposer quoi que ce soit sur le développement en mon sein de cet enfant et des suivants. Il aurait assez du contrôle de leur éducation et de leur avenir – si tenté que là aussi je ne m’en mêle pas un minimum.
« Enfin, je ne veux aucun subterfuge de ta part. L’enfant sera conçu quand la nature le décidera et non pas avec l’aide de toute substance plus ou moins sournoise. Si je ne puis te faire confiance ou si je soupçonne la moindre trahison de ta part, tu peux dire adieu à ta descendance. Tu sauras alors faire preuve de patience sans ajouter aucune pression. Je ne veux plus entendre parler du sujet d’un héritier entre nous jusqu’à ma propre annonce d’une grossesse évidente. »
Par la nature, cela impliquait autant la fin de ses manigances que des miennes. Sans nul doute que dans ces termes, j’avais bien plusieurs mois de tranquillité voir une bonne année avant que la nature ne s’en mêle – à moins d’une bonne fertilité imprévue – et ce délai me rassurait le temps de prendre mes propres dispositions pour m’éviter un échec et une chute qui me ferait tout perdre. Enfin, j’allais lui apporter ma dernière exigence :
« Pour clôturer ma demande, j’aimerai et bien évidemment ce n’est pas négociable non plus, que la grossesse ne soit connu de personne en dehors de nous. Ni notre famille, ni les autres sangs-purs n’apprendront cette grossesse tant que je pourrai m’en préserver. Il te reviendra l’unique droit d’annoncer la naissance. »
J’avais conscience que cela relèverait du miracle si j’arrivai à cacher cette grossesse jusqu’à la naissance mais je voulais être seule maître de cela. Libre à Rodolphus d’annoncer la naissance de son héritier(re) mais la grossesse m’appartenait et je lui faisais clairement comprendre. Si je devais tomber enceinte, ça ne serait pas avec faiblesse et par décision de mon époux mais bien par consentement de ma part et avec un contrôle total sur la chose. Là serait la seule occasion de me voir accepter. J’avais cependant conscience que de telles demandes ne lui assuraient cependant pas mon accord définitif, tout comme un simple entendement ne suffirait pas.
« Je te laisse donc méditer sur ma proposition et m’apporter tes propres contre ou non propositions que je ne m’engage à respecter sous la condition unique d’une acceptation au préalable. En guise alors de bonne foi des deux partis, si tu penses pouvoir respecter tout ceci, alors tu ne seras contre un serment inviolable que ma sœur se fera un plaisir d’accomplir sous secret. »
J’avais confiance en mon époux mais je le savais assez vicieux pour être capable de ne pas tenir sa promesse si ma sécurité ou celle de l’enfant venait à jouer. Or, je ne voulais pas être contrariée par un époux un peu trop autoritaire lors d’une grossesse qui sera déjà bien difficile à accepter et gérer pour ma part. Je ne voulais lui laisser aucun contrôle sur celle-ci. Je désirai donc m’assurer ceci grâce à ce serment inviolable. S’il jouait alors le jeu, il pourrait gagner plus qu’il ne pourrait l’imaginer. Après tout, qui sait ce que peut avoir comme influence les hormones de femme enceinte sur moi ? Je voyais en tout cas à cette proposition, l’issu de nos conflits. Je détestai nous savoir faibles et incapables de nous accorder. Ce n’était pas de l’amour mais un simple instinct de survie qui nous avait jusque-là bien réussi. Je tenais alors à lui préciser :
« Sache que c’est mon unique proposition et qu’il n’y en aura pas d’autres. Si tu l’acceptes et dès l’instant où nous aurons fait ce serment, je te donnerai mes réserves de potions et m’engage à ne plus rien prendre jusqu’à la première – et dernière, avec espoir – naissance. Mais n’oublie pas que les termes du contrat impliquent aucune traitrise de ta part pour accélérer l’enfantement, avant la première grossesse, mais aussi après. » lui rappelai-je.
Il ne pourrait user d’aucun stratagème de lui-même ou par l’intervention d’un tiers, tout au long de notre vie. Je n’aimais sérieusement pas me faire droguer et ça faisait partie de mes conditions. Je pensais alors avoir fait le tour pour mettre fin à notre différent. Je me redressai alors pour me relever élégamment et lui faire face :
« Prend le temps d’étudier tout ceci et reparlons-en plus tard, si cela te convient et si tu n’as la moindre question à me formuler ? »
Cette proposition méritait réflexion et je le savais. Je ne désirai pas une réponse sur l’instant. Je préférai qu’il réfléchisse et tienne compte de tous les facteurs auxquels il allait devoir s’engager. Après tout, au moindre dérobement, c’est sa vie qu’il risquerait par ce serment inviolable. J’avais cependant accepté d’être diplomate et de trouver une solution à notre situation et j’espérai qu’il tienne compte de mon accommodement exceptionnel pour savoir saisir l’occasion et cesser cette querelle enfantine indigne de nous. Nous étions connus pour savoir toujours trouver un arrangement et certainement pas pour nos déchirements, or, nous avions toujours mis un point d’honneur à cacher nos explosions face à nos désaccords. Allions-nous laisser cette histoire d’héritier avoir le dessus sur nous alors que jusqu’à lors nous semblions infaillibles ? J’attendais alors de lui qu’il réponde à la hauteur de ma propre attitude : comme l’homme qu’il m’avait toujours prouvé être, celui qui savait négocier et rester digne et fort tout en m’accordant le loisir de rester forte, ferme et puissante à la fois.

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MessageSujet: Re: La tension est comme… palpable   Ven 12 Aoû - 22:11

Voyant Bella froncer les sourcils, je compris qu’elle ne comprenait pas forcément la raison de mes paroles, du moins ma façon d’agir. Je l’observais avec inquiétude. C’est que je me méfiais de ma femme, elle était bien capable de ne pas comprendre que je pouvais m’inquiéter pour elle parce qu’elle était ma femme et qu’il était de mon devoir de prendre soin d’elle et de veiller à sa bonne santé. Après je savais que Bella n’était pas assez bête pour penser que je pouvais éprouver des sentiments tel que l’amour pour elle, ce qui ne m’empêchait pas de tenir à elle. Je savais également que son père m’en voudrait s’il lui arrivait quoi que ce soit et j’avais beaucoup de respect pour Cygnus. Autant que j’en avais pour Antonin. Lorsqu’elle se mit à rire, je ne sus comment je me devais de réagir. Je n’arrivais en cet instant pas à savoir ce qui pouvait se passer dans l’esprit de ma femme, c’était sûrement l’un des sujets sur lequel nous n’avions pas le même point de vue. « Si je ne te connaissais pas, je penserai que tu t’inquiètes très sérieusement pour moi… » Ironisa mon épouse et j’eus un sourire qu’elle connaissait, il n’était pas plein de sentiment, mais pas non plus le sourire de sang-pur que je réservais à tout le monde, c’était juste un sourire qui ne voulait pas forcément dire quelques choses. Après je devais avouer que j’étais bien heureux qu’elle ne prenne mon inquiétude au sérieux, bien que je sois réellement inquiet pour elle. J’avais après tout de l’estime pour elle et elle était l’une des rares à avoir ma considération.

J’observais ses mains lorsqu’elle sortit un ingrédient de son sac. Me montrant l’étiquette, je sus exactement quel était cette plante et ce qu’elle avait comme effet. Je fus rassuré de voir qu’elle n’allait pas user de quelque chose qui pourrait lui faire du mal. Je ne voulais pas avoir à la surveiller toute la soirée de peur qu’un effet secondaire puisse la faire passer pour faible face à des camarades mangemorts et à des personnes de notre niveau social. Bella se mit à inhaler les effluves de la plante après avoir jeté un sort. « Ta mère est ingénieuse mais elle oublie que sa belle-fille, avant d’être une Lestrange, était une Black. L’herbe devrait me libérer des vertiges et des nausées mais je vais devoir limiter la potion pour ce soir si je ne veux pas défaillir. Je suis désolée de te l’annoncer mais je suis assez coriace pour ne pas te laisser la liberté et la joie d’être débarrassé de moi aussi facilement. Il est hors de question que je te laisse me remplacer par l’une des cruches de sangs purs qui ne sait réfléchir qu’avec ses atouts féminins et non sa matière grise. Je saurai être raisonnable ce soir si tu n’envisages pas de profiter de la situation… » Je me mis à rire de ses propos. Je n’avais aucun désir de la remplacer, ni même de la perdre. J’avais même pleinement conscience qu’il en fallait plus pour tuer Bellatrix Black Lestrange. Cependant voilà, pour une rare fois, j’avais simplement laissé les choses être dîtes parce que j’étais un homme qui voulait s’occuper dignement de son épouse. Cela passait également par la bonne santé de celle-ci. Je n’avais dans ses paroles pas apprécier le fait qu’elle me dise de me montrer raisonnable en cette soirée si je voulais qu’elle diminue sa dose de potion afin d’éviter d’avoir d’autant plus d’effets secondaires à la plante que ma mère lui avait fait ingérer.

« Franchement Lestrange, j’ignore si ton inquiétude est feinte mais elle est presque écœurante. Il ne manque plus que les pétales de rose sur ce lit, les bougies et une déclaration à cœur ouvert et j’envisagerai très certainement de t’envoyer devant le maître pour qu’on te défasse de cet enchantement immonde ! » Se moqua Bella et je levais les yeux au ciel avant de reposer mes yeux sur ma femme. Je devais avouer que j’étais un peu vexé par les paroles de ma femme. Je n’étais pas le genre d’homme romantique ou même amoureux, mais voilà, j’avais bien le droit d’être inquiet pour ma femme alors même qu’il s’agissait des actes de ma mère. Surtout que je me sentais un peu coupable, puisque j’aurai mieux fait de faire savoir à mon épouse que ma mère depuis des années désirait un héritier et que j’avais laissé entendre que nous faisions tout pour en avoir un, ce qui était bien évidemment faux. Je n’avais jamais même abordé le sujet avec ma femme avant. Peut-être une question de fierté, je ne voulais pas avouer à mon épouse que la pression de ma mère me poussait peu à peu à bout et qu’un mensonge avait été plus facile à faire que de demander à ma femme un héritier. Maintenant que ma mère avait agi, je me dis que j’aurai mieux fait d’en parler à ma femme, bien que nous ayons déjà eu une conversation concernant la naissance d’un héritier. Je ne lui avais pas avoué que ma mère en voulait un et non moi. Puisque devenir géniteur n’était sûrement pas mon but premier dans la vie, loin de là même.

« Sérieusement, cette situation devient parfaitement ridicule. Et je suppose que tu ne renonceras pas ? » Dit-elle sérieusement. « Nous voilà donc face à une impasse… » Fit-elle remarquer. Je savais que pour le coup, elle n’avait pas tort. C’était une situation ridicule, nous n’allions céder ni l’un, ni l’autre et surtout nous étions dans une impasse. Nous étions tous les deux trop têtus pour céder face à l’autre. Bella finit son inhalation, rangeant sa plante dans son sac. Je ne dis rien de plus, j’observais ma femme. Je savais très bien qu’elle n’en avait pas terminé avec moi. Si Bellatrix parlait ainsi, c’était qu’elle avait quelque chose en tête et j’avais peur que ce ne soit pas bon pour moi. Après tout, je connaissais Bella, elle n’allait pas céder à ma demande facilement. « Puisqu’il s’agit de mon corps, j’estime avoir un droit de négociation, » Dit-elle catégoriquement sans me laisser de possibilité de réponse. « J’exige, » C’était déjà trop de sa part d’avoir des exigences, après tout j’avais mon mot à dire. « ne pas être contrainte de rester cloîtrée à la maison selon ton bon vouloir ou celui du médicomage et qu’importe les risques pour l’enfant à naître ou moi-même. C’est à moi et à moi seule de juger si je dois me reposer ou non. L’enfant et toi devrez faire avec cet état de fait. Si ce premier n’y survit pas, alors c’est qu’il ne méritait de vivre. Nous sommes des battants et je refuse la mise au monde d’un faible. » M’annonça Bella et je levais un sourcil. J’avais du mal à comprendre pourquoi elle était en train de m’accorder un héritier, du moins à demi-mot. En tout cas, cela me rendit méfiant. Après j’aimais entendre Bellatrix accepter l’idée de me donner un enfant. Du moins, cela contenterait tout le monde et m’arrangerait bien ainsi je n’aurai plus personne sur le dos. Après je n’étais pas complètement d’accord avec ses dires. Je ne voulais pas qu’elle soit la seule à avoir le choix de ce qu’elle allait faire. Même si elle le portait et qu’elle devrait le faire durant neuf mois, il n’en restait pas moins, que j’aurais contribué à la fécondation de son ovule pour donner une base à ce fœtus.

Je devais lui accorder le fait que je n’allais pas lui en vouloir si elle perdait l’enfant. Après tout, elle n’avait pas tort dans son explication, nous étions un couple fort, si elle perdait un enfant, c’était qu’il était trop faible pour être notre enfant. « A la moindre complication ou à une fausse couche, aucun reproche ne sera formulé. Le responsable sera uniquement l’enfant que tu as tenté de me faire enfanter et qui n’était pas suffisamment fort. Et si tenté que l’enfant soit de sexe féminin, tu l’assumeras sans aucune contestation. Les femmes ne sont pas des êtres faibles comme les hommes peuvent s’amuser à le croire et elle pourra autant te donner satisfaction. Donc tu ne chercheras un retour de couche quel qu’en soit la situation. Je requiers ainsi deux années consécutives où je détiendrai seule le choix le moment d’une nouvelle grossesse. Au-delà, il t’appartiendra d’en décider à ton tour. Je me réserve aussi le droit à tout moment de la possibilité de te refuser définitivement un second enfant si les risques sont trop grands. Je ne passerai pas après ta descendance comme ma mère. » Je n’étais pas d’accord avec la totalité de ses mots. Je lui accordais le fait de ne pas user du retour de couche, de toute manière, je ne voulais pas me retrouver avec deux enfants très jeunes au manoir, un seul suffirait amplement. Après pour ce qui était du fait de traiter une fille comme un fils, je ne pouvais pas. Je ne jugeais pas les femmes comme des êtres faibles, du moins, je ne pourrais voir ma fille comme une femme faible quand on voit qui est sa mère. Cependant, ce qui m’importait dans un héritier, était la transmission du patronyme Lestrange. Pour cela, il me fallait un fils et non une fille. Je n’aurais rien contre le fait d’avoir une fille, tant qu’elle était apte à se comporter comme sa mère et non pas comme une sang-pure banale comme toutes les autres.

En plus de ce désaccord avec ses mots, il y avait aussi celui des deux ans de choix pour elle sur le moment où elle désirerait enfanter, bien qu’après ces deux ans je serais libre. Je n’aimais pas l’idée de laisser à Bella tant de temps après la naissance de notre premier enfant. Je trouvais qu’un écart de deux ans était amplement suffisant entre deux enfants. Ainsi, je désirerai avoir la possibilité de lui faire un second enfant non pas après deux ans mais bien après une seule année. « Enfin, je ne veux aucun subterfuge de ta part. L’enfant sera conçu quand la nature le décidera et non pas avec l’aide de toute substance plus ou moins sournoise. Si je ne puis te faire confiance ou si je soupçonne la moindre trahison de ta part, tu peux dire adieu à ta descendance. Tu sauras alors faire preuve de patience sans ajouter aucune pression. Je ne veux plus entendre parler du sujet d’un héritier entre nous jusqu’à ma propre annonce d’une grossesse évidente. » Me déclara ma femme et je l’observais étrangement. Ses paroles me rendirent muet, elle voulait que nous laissions la nature faire. Après je n’avais rien contre cela, mais je n’aimais pas l’idée de devoir me priver de toutes les substances que j’aurai pu lui faire prendre pour accélérer le processus. Mon but étant de me débarrasser rapidement de la tâche pour avoir la paix avec ma mère mais également pour laisser la question de l’héritier derrière moi. Je n’allais avoir que son éducation à faire, mais cela, je l’avais déjà fait plus ou moins avec Rabastan et mon frère était loin d’avoir mal tourné. Il s’était juste montré plus abruti que discret dans ses agissements, ce qui l’avait donc conduit à Azkaban, avec une peine à vie.

« Pour clôturer ma demande, j’aimerai et bien évidemment ce n’est pas négociable non plus, que la grossesse ne soit connu de personne en dehors de nous. Ni notre famille, ni les autres sangs-purs n’apprendront cette grossesse tant que je pourrai m’en préserver. Il te reviendra l’unique droit d’annoncer la naissance. » A cette demande, je me contentais de hocher la tête calmement. J’étais bien d’accord pour cela. Bien que je sache que ma mère ne serait pas la plus facile à vivre. Bien que je le ferais, je ne voulais pas que ma femme se retrouve avec ma mère sur le dos. Ni même que tous les sang-purs soient sur son dos alors qu’elle n’en voulait pas et que ce n’était pas Bella de passer son temps avec des femmes de sang-pure parlant de futilités qui ne l’intéressaient guères.

« Je te laisse donc méditer sur ma proposition et m’apporter tes propres contre ou non propositions que je ne m’engage à respecter sous la condition unique d’une acceptation au préalable. En guise alors de bonne foi des deux partis, si tu penses pouvoir respecter tout ceci, alors tu ne seras contre un serment inviolable que ma sœur se fera un plaisir d’accomplir sous secret. » Je ne fus pas étonner de voir Bella me proposer un serment inviolable. Cependant, elle faisait bien de me laisser le temps de méditer, ou du moins, la possibilité de luii donner mon propre point de vue sur la question. Puisque nous n’étions clairement pas d’accord sur la totalité de l’arrangement. Peut-être que j’étais un peu trop habitué aux traditions des sang-purs avec l’homme qui domine et décide. Je n’avais pourtant jamais fait cela en parlant de grossesse, mais pour moi, ma femme devait me laisser tout de même un minimum de place. Je n’étais pas non plus rassurer que Bella pense à demander à Narcissa de faire le serment, à moins que je puisse avoir la preuve que Narcissa également avait fait un serment de ne rien dire de l’accord entre ma femme et moi-même. Si Cissy venait à parler d’un tel serment, je passerais pour un faible alors que je ne l’aurai accepté que pour que ma mère et ma femme me laissent en paix. L’une à cause de son désir de voir un bébé Lestrange, l’autre par désir de ne pas enfanter ou du moins de limiter ses devoirs au strict minimum si cela était possible. « Sache que c’est mon unique proposition et qu’il n’y en aura pas d’autres. Si tu l’acceptes et dès l’instant où nous aurons fait ce serment, je te donnerai mes réserves de potions et m’engage à ne plus rien prendre jusqu’à la première » M’annonça Bella et je voyais que cette proposition était vraiment alléchante, si nous parvenions à nous accorder. Ensuite nous devrions tous les deux nous contrôler pour résister à l’envie de tuer notre héritier alors qu’il se trouverait être à peine né. Je savais que j’aurai bien du mal à supporter un enfant dans notre manoir. J’aimai bien trop ma vie de couple avec Bella, nos moments, mais aussi ces instants de solitude et de silence si plaisant alors que nous étions chacun de notre côté ou qu’elle ne se trouvait au manoir. « naissance. Mais n’oublie pas que les termes du contrat impliquent aucune traitrise de ta part pour accélérer l’enfantement, avant la première grossesse, mais aussi après » Je savais que ce serait sûrement la part la plus difficile si je venais à faire le serment. J’avais cette envie de régler rapidement la question sans pour autant obligé mon épouse à avoir des enfants à seulement neuf mois de différence. Je ne voulais pas avoir des enfants trop rapprochés, pour moi l’écart parfait était deux ans et je désirais qu’elle accepte cette demande.

Bella finit par se relever et je l’observais, restant assis pour ma part. Un geste que beaucoup d’homme n’aurait fait face à leur femme, trouvant cette posture soumise. Alors que je ne me sentais en rien diminué face à ma femme. « Prend le temps d’étudier tout ceci et reparlons-en plus tard, si cela te convient et si tu n’as la moindre question à me formuler ? » Me déclara Bellatrix et je me mis à sourire. Elle était presque en train de s’esquiver. J’avais conscience qu’elle ne voulait pas m’entendre répondre par des contres propositions maintenant et pourtant j’allais le faire. C’était ainsi et je savais que nous pouvions parler librement en cet instant. « Je ne peux simplement accepter ce que tu me proposes Bellatrix. D’une part, je te précise que jamais je n’aurai usé de retour de couche afin de te faire un enfant si tu venais à me donner une fille ou à perdre l’un de nos enfants. » Déclarais-je calmement en me relevant pour me mettre face à elle et fixer mon regard dans le sien. « Je ne suis pas d’accord avec le fait que tu veuilles attendre deux ans avant de me donner un second enfant. Je pense que deux années de différence entre deux enfants suffissent, ils nous évitent de les avoir trop longtemps à la maison. Lorsque l’un partira à Poudlard, l’autre le suivra deux années plus tard et il en sera de même lorsqu’ils quitteront définitivement le manoir pour vivre leur propre vie. Je trouve cela bien avantageux et je dois dire que j’aime avoir notre manoir rien que pour nous. Plus vite nous seront débarrassés du ou des héritiers du manoir, mieux se sera. » M’exprimais-je en donnant mes arguments afin que Bellatrix se laisse plus facilement tenter par l’envie d’accepter ma proposition.

Je ne voulais en aucun cas lui laisser la possibilité d’avoir le total pouvoir sur toutes les questions concernant la naissance d’un héritier. « Je n’aurai et ne tenterai rien s’il s’avérait que tu me donnais une fille. Cependant, une héritière ne transmettra pas le patronyme, alors je te préviens que je te demanderai au moins une seconde tentative afin de me donner un fils. Après, je ne désire en aucun cas avoir une équipe de Quidditch simplement pour avoir un fils. Si au bout de trois enfants, tu n’as donné que des filles. Je ne t’en voudrais pas et nous pourrons poursuivre notre vie normalement. » Affirmais-je à ma femme sans lui mentir. J’étais parfaitement honnête avec ma femme et je l’avais toujours été. Je n’avais pas envie de lui mentir, se serait une perte de temps pour chacun de nous. Déjà que le sujet ne nous enchantait ni l’un, ni l’autre même si elle devait penser que je désirais vraiment avoir un enfant, un héritier. Après je me passerais bien d’accomplir ce devoir, si seulement il y avait d’autres Lestrange pouvant donner un héritier, j’aurais très volontiers délégués ce devoir.

« Je désire également que Narcissa face un serment inviolable de ne rien révéler à quiconque. Je ne veux pas que ta sœur puisse me faire passer pour un faible parce qu’elle a été la témoin du serment inviolable que nous avons fait par rapport à la naissance d’enfants du couple Lestrange. Je veux également que nous mettions cela sur parchemin avant de faire le serment. Histoire que chacun de nous puisse bien lire sur parchemin toutes les clauses du contrat qui seront énoncés lors du serment. » Assurais-je à ma femme. Je me protégeais, je savais que Bellatrix pouvait bien tenter quoi que ce soit. Je ne lui faisais pas confiance lorsqu’il était question d’héritier. « Dernière chose, je ne veux pas que tu sois la seule à avoir le pouvoir de dire quand tu te reposeras. Je sais que tu ne veilleras ni à ta santé, ni à celle d’un enfant si le maître décide de t’envoyer en mission. Si perdre un fœtus ne me dérange en rien, je compte garder mon épouse bien vivante. Je ne suis pas certain de pouvoir retrouver une femme avec les mêmes qualités dans la vie intime que celles que tu possèdes. » Déclarais-je à ma femme. J’avais soigneusement choisi mes derniers termes afin qu’elle ne les considère pas comme une insulte, mais pas non plus comme une preuve que je pouvais ressentir des sentiments pour elle. Du moins pas d’autres sentiments qu’un désir et un plaisir physique lorsque nous étions dans ce cocon d’intimité qui nous allait aussi bien que les moments où nous nous battions côte à côte ou encore ces moments où nous torturions autant pour assurer nos missions pour le maître que par plaisir pur.
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MessageSujet: Re: La tension est comme… palpable   Sam 13 Aoû - 14:48



« Nouvelle contre proposition »

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Debout, prête à retourner à la soirée, je le vis cependant sourire à ma proposition. Comprenait-il que le sujet de conversation n’était pas celui que j’affectionnai le plus. Si j’avais pu m’en passer le restant de mes jours, je ne me serais certainement pas fait prier. Il avait cependant envie d’en parler et il me le fit très rapidement savoir au travers de ces mots suivants. Ainsi je l’écoutai attentivement en décidant de prendre appuie sur la commode proche de l’entrée. Il ne bougea pas un seul instant lors de son discours et rapidement et au fur et à mesure, je faisais le propre récapitulatif de nos désirs communs et conflictuels.
Ainsi si je devais récapituler, il acceptait de ne faire aucun reproche, qu’importe les complications ou déception de recevoir la venue d’une fille dans notre vie. Il ne chercherait pas à un retour de couche et s’arrêterait même à trois filles s’il n’obtenait de descendant mâle. Je gardai le droit de mettre fin à cette conception de l’héritier si ma vie venait à être en danger et enfin la grossesse resterait secrète. Face à tout ceci, il n’évoqua pas le fait de laisser la nature faire et je supposai donc qu’indirectement il l’acceptait même si je supposai que ça devait le déranger un minimum, le connaissant. Après tout, plus rapidement nous aurions cet héritier plus rapidement nous aurons la paix cependant j’avais besoin de ne pas être précipitée et pressée. En contrepartie de ces efforts, il demandait à ne me laisser qu’un an et non deux, il ne souhaitait pas me laisser totalement décider si je venais à mettre ma vie en danger, il désirait que Narcissa fasse aussi un serment inviolable et enfin que tout soit mis par écrit.
De ses propres propositions, je laissai un silence s’installer entre nous où j’étudiais ses propres demandes, pesant le pour et le contre en écoutant bien ses propres arguments à de tels choix. Appuyée toujours contre la commode, j’étais bien tenter de me refuser à ces deux objections principales, soit : le délai d’un an plutôt que deux et la possibilité de me contrôler si ma vie était en danger. Je savais cependant que mon attitude ne serait qu’une lâcheté de ma part. Nous trouvions finalement bien rapidement un accord et cela me rapprochait bien trop rapidement de mes devoirs. Je n’aimais pas cela. Cependant quel était le mieux : se débarrasser maintenant ou subir les tentatives idiotes de nos proches ? Je n’étais pas le genre raisonnable mais je savais que ce serment inviolable serait pour moi le seul moyen de contrôler tout ceci à mon aise. Je me mis alors à marcher dans la pièce, en réfléchissant de nouveau à voix haute :
« Un an entre la naissance et la prochaine grossesse s’il s’agit d’une fille… »
Je grimaçai clairement. Un an était un délai bien court à mes yeux quand il s’agissait d’effectuer une tâche qui me dégoûtait totalement… Je soupirai. Il faisait des efforts et j’en tenais compte.
« Soit. Tes arguments sont convaincants. » dis-je en faisant un signe agacée de la main en levant les yeux au ciel.
Je savais qu’il me faudrait céder pour au moins une de ses attentes, or quitte à choisir, je préférai encore raccourcir le délai du retour en couche que de lui laisser le moindre contrôle sur mes faits et gestes. Je me tournai alors vers lui :
« Cependant, il m’en voit navré de refuser ton mot à dire lors de la grossesse. A toi d’apprendre à me faire confiance et croire en mon désir de vivre bien trop fort. Après tout, je ne voudrai pas laisser mon maître seul avec tous ces incompétents simplement parce que je n’ai su écouter les alarmes vers une mort assurée ! » raillai-je.
Il devrait se contenter de me faire confiance.
« J’estime faire suffisamment d’efforts. Mon corps, mon contrôle. C’est à prendre ou à laisser. » étais-je de nouveau catégorique.
A lui de réfléchir et de peser le pour et le contre mais il avait bien plus à gagner que de céder au lieu de renoncer et tenter des supercheries qui risquaient de me tuer tout bonnement et simplement. J’espérai alors jouer sur son refus à me perdre pour gagner cette manche et mes propres clauses au contrat. Le laissant méditer donc sur cette partie du contrat qui posait quelques difficultés à mon époux, je me stoppai au niveau de mon bureau et me tournai vers lui pour rajouter :
« Narcissa fera ce serment et j’accepte que nous mettions sous écrit nos accords. Avons-nous donc trouver un terrain d’entente ou as-tu encore quelques revendications ? »
Je venais alors de me poser juste devant lui, comme l’invitation de rejoindre la soirée s’il n’aurait d’autres formulations. Non pas qu’être seule en sa compagnie pouvait être dérangeant mais tant que le serment n’était fait, je ne désirai rester seule avec lui. J’aimais faire les choses correctement sans avoir à devoir lui planter une de mes pinces à cheveu dans la main pour le freiner s’il tentait quoi que ce soit. Après tout, si ma broche ne paraissait pas dangereuse, il fallait toujours se méfier de ce que je pourrai être capable de faire, même loin de ma baguette qui se trouvait actuellement dans mon sac, sur la table de nuit… Avions-nous donc un accord ?

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MessageSujet: Re: La tension est comme… palpable   Sam 13 Aoû - 17:31

Bella sembla méditer sur mes paroles, ce qui ne me fit que d’autant plus sourire. Je ne savais si j’allais avoir gain de cause, mais je voyais là en mes paroles des demandes justes. Après tout, je ne changeais pas tant de demande que cela, je faisais surtout ce qu’il fallait pour avoir ce que je voulais et m’accorder avec ses propres désirs. « Un an entre la naissance et la prochaine grossesse s’il s’agit d’une fille… » Grimaça mon épouse, elle ne semblait pas heureuse de me voir proposer un laps de temps qu’elle devait juger trop court. Je jugeais pour ma part ce temps parfait pour la différence d’âge entre les enfants. Après j’avais conscience que ce qui embêtait ma femme était sûrement le fait de repasser par la grossesse si rapidement. Je la comprenais, du moins, je comprenais son désir de n’y repasser si rapidement, puisqu’elle ne désirait déjà pas porter un premier enfant, alors penser à un second et même plus ne devait pas l’enchanter. Mais c’était ainsi dans les traditions, elle devait en passer par la afin de me donner un héritier ou des héritières.

Elle soupira. « Soit. Tes arguments sont convaincants. » M’accorda-t-elle en faisant un signe de la main alors que ses yeux se levaient vers le ciel. Je connaissais ma femme et je me doutais qu’elle allait sûrement céder à l’une ou plusieurs de mes requêtes. Je savais que Bella ne désirait pas plus que moi de cet héritier et je voyais ses efforts pour suivre nos traditions. Efforts que je réalisais moi-même de mon côté afin de contenter autant ma famille que la sienne et l’intégralité de la société. Je savais que même si cet enfant ne serait jamais l’héritier de Cygnus, il y verrait un intérêt parce que justement cet enfant serait l’enfant de sa fille adorée. Bella se tourna vers moi pour ajouter railleusement. « Cependant, il m’en voit navré de refuser ton mot à dire lors de la grossesse. A toi d’apprendre à me faire confiance et croire en mon désir de vivre bien trop fort. Après tout, je ne voudrai pas laisser mon maître seul avec tous ces incompétents simplement parce que je n’ai su écouter les alarmes vers une mort assurée ! » J’observais ma femme, je ne savais si je pouvais lui faire confiance. Je savais qu’elle penserait à sa santé, mais voilà, elle faisait passer le maître avant moi une nouvelle fois dans ses paroles. C’était peut-être un sentiment bien jaloux à cet instant, mais j’aurai préféré qu’elle ne me traite pas en quelque sorte d’incompétent en plus d’ajouter qu’elle voulait vivre pour ne pas laisser son maître seul avec des incompétents. Je fis comme toujours, comme si ne pas être le premier homme dans sa vie ne me faisait rien. Cependant, je trouvais cela bien blessant qu’elle me fasse passer après le maître qu’importe les circonstances. J’étais et suis fidèle à mon maître, mais je savais faire la part des choses entre mes devoirs d’époux et mes devoirs de camarades, ainsi que mes devoirs envers le maître. Bella dans son extrémisme et dans sa frénésie à servir le maître, ne vivait que pour lui et je m’inquiétais parfois de la voir sombrer totalement, laissant toute notre vie en tant que couple de côté, toute notre vie d’époux ne devenir qu’un lointain souvenir.

« J’estime faire suffisamment d’efforts. Mon corps, mon contrôle. C’est à prendre ou à laisser. » Poursuivit mon épouse et je ne cachais pas mon rire. Je trouvais risible ses mots. Après tout, elle ne faisait pas d’effort, elle se contentait d’accepter un fait, d’accepter le fait qu’elle me devait un héritier. Après je n’allais pas le lui dire, je ne voulais qu’elle se rétracte. Je savais que la négociation ouverte par Bellatrix allait m’offrir la tranquillité afin de la féconder sans qu’elle ne s’y oppose d’une quelconque manière. Je savais que je me devais d’accepter cela tout simplement, parce que j’avais conscience que ma femme allait fermer toutes les portes si je venais à refuser son offre. « Narcissa fera ce serment et j’accepte que nous mettions sous écrit nos accords. Avons-nous donc trouvé un terrain d’entente ou as-tu encore quelques revendications ? » Elle se trouvait juste devant moi et je l’observais. Je ne savais que faire, je ne voulais pas lui céder mon accord trop rapidement. Du moins, je ne voulais passer pour un faible en lui accordant directement mon accord. Je la regardais dans les yeux, laissant mes doigts se perdre sur l’étoffe de sa tenue sans aucune arrière-pensée. Je savais son attente de mon accord afin que nous retrouvions la réception. Cependant, j’avais une ultime demande à lui formuler, une qui ne lui plairait pas forcément. « Je désire que le serment inviolable fait par Narcissa le soit rapidement. J’exige également que notre propre serment soit réalisé dans les deux jours qui viennent. Plus rapidement nous aurons accomplis cette tâche, plus rapidement nous aurons la paix. Cependant, tu me demandes de ne pas en parler à quiconque. Puis-je me permettre d’aller rappeler à ma mère que nous tentons vainement de procréer depuis bien des années maintenant mais que nous avons le désir de laisser faire la nature sans aide venue de l’extérieure ? » Ma demande concernant ma mère n’en était réellement une. C’était juste la demande à ma femme de me mêlait de sa santé en allant prévenir ma mère qu’elle allait sûrement souffrir si elle venait à retenter une telle expérience sur ma femme. Même si je savais que les agissements de ma mère n’allait me tuer, puisque ma très cher matriarche ne prenait pas la peine de me dire ce qu’elle comptait faire à ma femme. Il était hors de question que je la laisse se mêler de ma vie sexuelle. Parce que plus encore que se mêler de ma vie privée, je trouvais qu’en donnant cette plante à Bella, elle s’était mêlée de ma vie intime, la plus grande intimité, celle dont on ne converse pas. Bien qu’elle l’avait fait dans le but de voir naître un héritier Lestrange, je ne lui pardonnais pas l’insulte sous-jacente envers mon épouse et moi-même. Celle que par nous-même nous n’étions capable d’enfanter, ni même de nous servir de ce que nous avions à disposition pour accentuer la fécondité de mon épouse ou moi-même. Je n’aimais que l’on m’insulte et encore moins quand cela venait de ma mère ou d’un de mes géniteurs. Je n’avais aucune considération pour mes géniteurs, du moins pour leur avis. Je savais qu’ils étaient ma chair et mon sang, mais j’avais fait mes choix. J’avais choisi de servir le maître, d’être prêt à donner ma vie pour mon seigneur. J’avais également choisi mon frère et mon épouse. Du reste, le monde pouvait s’écrouler, tant que vivraient, mon maître et ma femme, nous avions tout pour vivre heureux et rappeler la puissance des sorciers de sang-pur.

Sortant de mes pensées, je reposais un regard sérieux sur ma femme. « J’ai une dernière revendication, que je veux écrite et dite lors du serment inviolable. Cette demande est que si le seigneur me questionne sur la famille Lestrange ou sur les possibilités de naissance d’un héritier de nous, j’ai l’autorisation de lui répondre ouvertement et de lui faire part de l’existence de cet accord. Je ne mentirais au maître, pas même pour vos beaux yeux, Madame Lestrange. » Affirmais-je à ma femme en sous-entendant dans mes derniers mots que surtout je ne risquerais pas ma vie pour un serment inviolable. Je me protégeais de la mort si mon maître venait à poser la moindre question, je n’avais pas peur de mentir à quiconque, mais jamais un mensonge ne passerait mes lèvres lorsqu’il était question du maître. Je savais que ma femme m’accorderait cette requête, sa dévotion pour le maître était aussi grande que la mienne, elle l’était même peut-être légèrement plus à sa manière. Ou était ce simplement que j’étais fidèle d’une façon plus discrète et mesurée. Je ne pourrais le dire, mais pour l’instant, j’étais certain d’une seule chose. J’avais gagné de Bellatrix un héritier pour le nom de Lestrange. J’étais convaincu qu’elle pouvait bien être capable de me donner dès la première grossesse un fils qui serait digne de nous. De ma main, je saisis la sienne, la soulevant à mes lèvres pour y déposer un baiser, comme lorsque plus jeune, je la retrouvais en tant que fiancée afin de l’emmener à une soirée mondaine où nous étions invités. « Que diriez-vous de retourner à la soirée, Madame ? Nous pourrions même, converser avec Narcissa afin de lui proposer de venir déjeuner au manoir demain ? » Proposais-je afin de faire comprendre à Bellatrix, que je désirais que Narcissa fasse le serment demain, ainsi que le fait que nous le ferions demain. Je voulais régler la question de ce serment dans les plus brefs délais.
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MessageSujet: Re: La tension est comme… palpable   Dim 14 Aoû - 12:23



« Accord établi »

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Me tenant debout, devant lui, pour moi, le sujet arrivait à son terme. Il m’agaçait déjà assez de céder d’une certaine façon, je ne désirai pas non plus m’étendre davantage. Il plongea alors ses yeux dans mes miens et prit le temps de réfléchir à tout ceci. Je l’aurai pressé si je l’avais pu mais je me retenais vivement, me comportant avec désinvolture, comme si tout ceci n’avait strictement aucune importance pour moi en dehors de mes conditions. Je ne voulais pas lui montrer à quel point la situation ne me rendait que peu à l’aise. Je détestai ma condition féminine plus que jamais en cet instant. Je m’impatientai ainsi cependant intérieurement quand il formula ses propres attentes :
« Je désire que le serment inviolable fait par Narcissa le soit rapidement. J’exige également que notre propre serment soit réalisé dans les deux jours qui viennent. Plus rapidement nous aurons accomplis cette tâche, plus rapidement nous aurons la paix. Cependant, tu me demandes de ne pas en parler à quiconque. Puis-je me permettre d’aller rappeler à ma mère que nous tentons vainement de procréer depuis bien des années maintenant mais que nous avons le désir de laisser faire la nature sans aide venue de l’extérieure ? »
Deux jours ! Si la situation ne m’aurait pas dérangée, j’aurai très certainement ri de ses impatiences mais il fallait être honnête : je n’étais pas autant pressée de régler définitivement cet accord. Je ne dis cependant rien sur cela. Vouloir rallonger le délai ne ferait que renforcer ma mauvaise foi et je ne voulais qu’il doute de moi un instant. Je me contentai donc d’un haussement positif d’épaule à l’évocation de sa mère. Si cela pouvait me permettre d’avoir au moins la paix avec ma belle-mère, je n’allais pas m’en priver un seul instant. Adélaïde Lestrange n’était pas désagréable mais je ne la portai pas non plus dans mon cœur. Disons que nous entretenions des rapports cordiaux à cause de mon union avec son fils.
« J’ai une dernière revendication, que je veux écrite et dite lors du serment inviolable. Cette demande est que si le seigneur me questionne sur la famille Lestrange ou sur les possibilités de naissance d’un héritier de nous, j’ai l’autorisation de lui répondre ouvertement et de lui faire part de l’existence de cet accord. Je ne mentirais au maître, pas même pour vos beaux yeux, Madame Lestrange.
- Cela se conçoit. Notre maître a gain de cause. »
Et l’aura certainement pour toujours. De toute façon je ne doutai pas que notre maître l’apprenne rapidement si je ne lui cachais pas lors de mon apprentissage pour être legimens. Après tout, il lui arrivait de s’immiscer dans mon esprit pour me démontrer la marche à suivre alors que j’avais pour recommandation de ne pas utiliser mes dons d’occlumencie. Je ne pouvais donc décemment lui refuser une telle demande. Pour moi il allait de soi qu’il était hors de question de mentir au maître par simple orgueil. De mon accord, il saisit alors ma main pour la soulever à ses lèvres. Il embrassa ma peau comme il avait eu tendance à le faire dans le passé pour m’agacer. Je ne prenais cependant aujourd’hui pas cet acte comme une provocation. Elle était le simple signe de notre accord définitif et du respect que nous nous portions l’un à l’autre.
« Que diriez-vous de retourner à la soirée, Madame ? Nous pourrions même, converser avec Narcissa afin de lui proposer de venir déjeuner au manoir demain ? »
La patience n’était pas le fort de mon époux mais d’un signe de tête j’acceptai sa proposition. Il se redressa alors et nous sortîmes ensemble de cette pièce pour faire preuve d’une nouvelle apparence en présence de nos alliés. De nouveau comme un couple soudé, je ne pouvais m’empêcher de ressentir une certaine rancœur face à la situation. Rodolphus semblait bien plus détendue et si je ne montrais rien de mes propres gênes, je ne pouvais m’empêcher à la fois de le détester et de le respecter de m’accorder mes désirs. Après tout il avait le choix mais il savait aussi que de moi, il n’obtiendrait ce qu’il désirait que par négociation s’il ne voulait que notre entente se termine en guerre. J’avais fait un effort, il en fit un en contrepartie. Est-ce pour autant que j’acceptai ce qui allait m’arriver ? J’accusai simplement le coup en silence, avant de chercher à trouver un moyen de faire de ma situation plus une force qu’une faiblesse. Bien évidemment, avant de faire le serment, j’étais aussi très bien tenté de me rendre stérile mais cela… n’était qu’une autre affaire que je gardai dans le coin de ma tête.

THE END

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