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 Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »

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MessageSujet: Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »   Mer 3 Aoû - 3:47



   
Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »
Augusta & Haziel

   


Samedi 15 Octobre 1977,

Honnêtement ? Tu en avais vu des crétins et des imbéciles à Durmstrang et ce même dans ta propre caste, mais alors jamais tu n’avais vu un tel niveau qu’ici à Poudlard. A croire que dans cette école ils pratiquaient la connerie en compétition dans l’espoir de la voir s’ajouter à ce fameux Tournoi des trois sorciers dans la possibilité que celui-ci soit un jour relancé. Même chez les Serpentard, seule maison avec les Serdaigle qui valle une pointe de considération, on trouve des cas qui te donnent envie de soupirer très fort ou de t’éclater le crane contre un mur. Chose que tu ne fais qu’en ton for intérieur parce qu’il est hors de question que tu t’abimes ainsi volontairement. Sans être spécialement imbu de ta personne, il y a certaines limites à respecter. Le pire, reste  probablement cette pimbêche d’Augusta. Ta petite amie. Est-ce qu’elle croit réellement te duper ? Pense-t-elle vraiment que tu es si bête ? Que tu n’as pas su détecter le mensonge derrière son jeu d’actrice si…oh, déplorable ? Elle se veut manipulatrice et intelligente mais pas une seule seconde elle n’a compris qu’un tel rôle se joue en tout temps, même lorsque le rideau tombe et qu’il n’y a plus de spectateurs alentours. Pour bien mentir, il faut en venir à presque croire son propre mensonge…presque, un pas de trop en avant et c’est terminé…on se fait engloutir et avoir à son propre jeu. Bien sûr, cela ne t’arriverait pas. Au moins, elle avait le mérite de t’amuser avec ses questions sur ton frère qu’elle te posait dès qu’elle en avait l’occasion et que tu te faisais un plaisir à aller lui répéter pour te moquer allègrement d’elle à l’abri de son bureau. Néanmoins, il y a un avantage non négligeable à son comportement et au fait qu’elle aussi ne fait que semblant : Tu as moins de risque de voir cette fausse relation devoir virer sur des échanges physiques trop importants. Tu ne comprends et ne comprendrais probablement jamais l’intérêt des autres pour ça.

C’est tout à ses réflexions que tu avances dans les rues de Pré-au-Lard en compagnie de ton….amoureuses et vos amis. Naturellement, tu participes à la conversation en donnant ton opinion lorsque tu le juges nécessaire. Pour être franc, tu commences à t’ennuyer un peu. Tu ne vas pourtant pas avoir à réfléchir bien longtemps à une manière de te distraire. Nevea souhaite se rendre dans telle boutique, Reyna dans une autres et Demetrius ailleurs. Chacun vous lance un regard pour savoir si vous souhaitez accompagner l’un d’eux et…avant qu’Augusta n’est le temps de répondre quoique ce soit, tu t’empresses de glisser un « On se retrouvera plus tard alors, Augusta et moi on va aller faire un petit tour de notre côté.» avec un sourire qui sous entendait que tu souhaites passer du temps en tête à tête avec elle, tout en serrant doucement la main de la sorcière, la rapprochant de toi par la même occasion. Tu adores faire ça, jouer le type qui souhaite passer du temps seul à seul avec sa copine…tu te doutes qu’elle doit détester, compte tenu de combien elle tente de t’éviter lorsque plus personne ne vous regarde. C’est donc avec un plaisir presque malsain, que tu peines presque à cacher, que tu regardes les trois Serpentard s’éloigner. Tu es presque certain que pour la sorcière, ça doit s’apparenter à voir dériver au loin l’unique bouée de sauvetage dans un océan en pleine tempête dans lequel elle serait tombée.

Tu comptes mentalement jusqu’à trois avant de doucement te décoller un peu d’elle pour lui faire face «Tu connais le salon de thé de Madame Pieddodu ? J’ai entendu dire qu’elle y faisait des tartes à la mélasse incomparables ! » tu as remarqué depuis quelques temps déjà qu’elle semble particulièrement apprécier ces dernières, être attentif à ce genre de détail…ça renforce ta crédibilité. Et tout en disant cela, tu lui attrapes de nouveau la main pour l’entrainer doucement à ta suite « Il me semble que c’est par là… »

Tu ne fais à peine un mètre avant de t’arrêter… « Non, attend. Mince ! Je ne sais plus par où c’est…tu sais y aller, toi ? » parce qu’en vérité, tu n’as aucune idée d’où peut exactement se trouver ce salon…t’as à peine entendu un groupe d’élèves en parler la veille à la table des Poufsouffle, presque un coup de chance. Tu ne sais même rien de la réputation des tartes à la mélasse, t’as juste perçu quelques brides qui vantaient la qualité des pâtisseries qui y étaient servies et comme cette tarte est un classique, t’as vraiment peu de chance de te tromper. Quant à la sorcière, comme elle est prise au piège, qu’elle doit continuer à jouer le jeu du petit couple…elle avoue savoir où ça se situe et de s’y rendre. Fabuleux.

Tu lui emboites le pas tandis qu’elle se dirige vers la bonne direction, de toute manière tu n’as pas relâché sa main dont tu t’es emparé quelques instants plus tôt. Quelques pas et elle bifurque dans une rue latérale jusqu’à la devanture du fameux salon qui semble déjà presque rempli de jeunes sorciers amoureux et aux hormones en ébullitions…un coup d’œil à la vitrine te permets de juger de l’endroit qui semble kitch à souhait et ton impression se confirme lorsqu’un coup de clochette plus tard, vous pénétrez à l’intérieur. Cette décoration ! Le genre à plaire aux midinettes et à faire vomir les autres. T’es à peu près certains que la plupart des garçons ici se forcent à supporter l’ambiance pour faire plaisir à leur copine. Ou…peut-être n’y en a-t-il d’autres comme toi ? Qui ne s’y rendent que dans l’idée de les torturer un peu, innocemment. Ah ! L’amour.

Plus ou moins rapidement, on vous attribut une petite table pour deux, dans un coin du salon…proche de la fenêtre. Tu t’installes, lâchant enfin la main de la blondinette. Tu attends que la sorcière plus âgée s’éloigne afin de vous laisser choisir votre commande tranquillement pour te pencher légèrement vers la plus jeune…

_ Tu souhaites quelques choses à boire avec ton morceau de tarte, Austi’ ? Ou peut-être que tu désires autre chose ? N’hésite pas, surtout…

Avant de lui déposer un rapide baiser au coin des lèvres, la regardant avec un air faussement énamouré et sous-entendant bien clairement que oui, c’est toi qui paie.

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Dernière édition par Haziel Z. Silaïev le Mer 17 Aoû - 2:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »   Lun 8 Aoû - 7:16

Si tu pousses un poussin, t'en pousses un :

« Pretending is a game »


Augusta avait toujours aimé les sorties à Pré-au-Lard. Elles étaient l’occasion de faire ses courses et de changer d’air. Bien qu’elle considérât Poudlard comme son château, changer de paysage n’était pas plus mal. Le village lui offrait également une énième occasion de parader. Se faire regarder avec envie ou bien avec haine, ça lui importait peu en autant qu’elle se fasse remarquer, en autant qu’elle reçoive de l’attention. Il fallait dire que leur petit groupe ne passait pas inaperçu. Ils ne passaient jamais inaperçu de toute façon. Quoique aujourd’hui, Augusta détenait un atout supplémentaire. Elle se promenait main dans la main avec Haziel Silaïev. En soi, elle n’en avait rien à faire du garçon. Par contre, ses séances d’observation lui avaient vite fait comprendre qu’il était un élève influent de Durmstrang. Si Augusta voulait imposer son règne sur cette délégation et ainsi détrôner Aleksandra, elle devait mettre toutes les chances de son côté. En sortant avec un élève populaire de cette école, elle se rapprochait des slaves tout en leur démontrant la position qu’elle occupait. De plus, Haziel se trouvait être le frère de Azrael, le professeur de runes qui faisait accélérer son rythme cardiaque à chaque fois qu’il posait ses remarquables yeux vairons sur elle. Ça ne pouvait que l’avantager si elle pouvait se servir de son petit ami pour s’en rapprocher.

Tous les deux étaient accompagnés d’un petit groupe composé de Reyna, Nevea et Demetrius. Augusta aimait faire croire aux gens son petit jeu, mais s’il y avait quelque chose qu’elle aimait encore plus c’était de le faire devant un public. Ce jeu, elle le jouait pour eux, parce qu’elle voulait leur prouver une fois de plus sa place dans la hiérarchie sociale. Pourtant, son plan tomba à l’eau lorsque chacun de ses compagnons voulu aller dans une boutique différente et que le russe s’empressa d’ajouter qu’ils voulaient passer un moment en tête à tête. Par la même occasion, le jeune homme lui serra la main tout en la rapprochant de lui. Augusta lui offrit un sourire, sourire d’ailleurs faux, mais qui semblait pourtant être celui d’une adolescente heureuse de pouvoir partager du temps avec son petit ami. Le groupe ne s’étant pas encore séparé, elle déposa un bisou sur la joue du sorcier. Sauf que la comédie si amusante à jouer vira au cauchemar lorsqu’elle vit ses amis s’éloigner et son sourire sembla désormais plastifié. À quoi bon jouer le jeu si le public était absent ? À quoi cela lui servirait à part de s’encombrer de quelqu’un dont elle ne voulait pas ? Pour l’instant, elle avait réussi à réduire ces moments de solitude au maximum, trouvant toujours le moyen d’être entourée soit par des amis, soit par un autre couple, prétendant vouloir faire des sorties à quatre. Sauf qu’aujourd’hui, aucune issue ne semblait possible et la perspective d’une journée complète seule en sa compagnie lui donnait l’impression de se retrouver dans une cage dont les clés auraient été enfouies six pieds sous terre. La Vipère se reprit néanmoins rapidement en main. Pré-au-Lard n’était pas désert pour autant, il était certain que plusieurs les verraient ensemble. De plus, elle avait toujours aimé séduire et plaire. Qu’est-ce que cela changeait si elle n’avait aucun sentiment pour l’autre ? Ce serait loin d'être la première fois ou la dernière. Se rassurant avec ses pensées, c’est avec plus de confiance qu’elle aborda la perspective de cet après-midi. Confiance qui s’évanouie lorsqu’il lui proposa de se rendre au salon de thé de Madame Pieddodu. Augusta avait envie de rétorquer qu’elle n’en avait aucune envie et qu’en plus, les tartes à la mélasse n’y étaient pas tant spéciales. Son elfe de maison en faisait des cent fois meilleures. Toutefois, il ne lui donna même pas le temps de parler et avant qu’elle n’ait pu enchaîner le moindre mot, elle se retrouva à devoir le guider puisqu’il ne connaissait pas le chemin.

« Viens, c’est par là. » Dit-elle tout simplement en le guidant jusqu’au salon. Elle se sentit à cet instant comme une gardienne d’enfants, obligée de tenir la main au petit. Seule la façade du salon lui donna envie de vomir. Elle s’y était déjà rendue et à chaque fois qu’elle en sortait elle espérait ne plus jamais y revenir. Le seul point positif était que tous les élèves présents étaient trop occupés à s’observer avec des yeux amourachés ou à s’embrasser, du coup elle pouvait faire ce qu’elle voulait sans trop se préoccuper des autres. Le problème était qu’aujourd’hui justement, elle aurait voulu que tous les regards soient posés sur elle afin de lui donner une motivation supplémentaire. S’installant à une table, Augusta observa les lieux d’un œil critique, se demandant sérieusement s’il n’y avait aucune issue. Alors qu’elle lisait la carte du restaurant, Haziel lui rappela qu’elle ne se gêne surtout pas pour commander ce qu’elle voulait, l’appelant même Austi au passage. Ce simple surnom lui raviva la nausée d’un peu plus tôt, mais elle s'efforça tout de même de sourire. Un sourire crispé certes, mais de toute façon elle ne souriait pas souvent alors il ne verrait pas la différence. Après qu’il lui ait embrassé le coin des lèvres, Augusta toujours munit de son sourire répondit un vague :

« Merci, c’est gentil. »


L’idée de commander la carte complète du restaurant lui vint alors en tête. Il lui avait bien dit qu’elle pouvait prendre ce qu’elle voulait, non ? Cette perspective lui fit réprimander un vrai sourire cette fois-ci, bien qu’elle sût très bien qu’elle ne le ferait pas. Avec un garçon quelconque ça aurait été amusant, elle aurait pu le ruiner Sauf qu’Augusta n’était pas une fille quelconque et ne sortait pas avec un garçon quelconque. Elle savait que les Silaïev étaient fortunés, ça ne changerait donc absolument rien. Elle se contenta donc de commander le thé le plus cher de la carte parce que de toute façon, l’argent n’était pas une inquiétude pour eux et que s’il sortait avec elle, il devait s’habituer aux factures élevées. Ayant passé sa commande et refermant la carte du restaurant, elle fit vagabonder son regard en évitant de le poser devant elle, puis se décida finalement à jouer le jeu. Il fallait bien garder un minimum de crédibilité.

« Alors, tes impressions face à Pré-au-Lard ? Tu aimes ? »


Demande-t-elle, puisqu’il s’agissait de la première sortie du garçon. L’écoutant plus au moins attentivement, elle demanda ensuite :

« J’imagine qu’être loin de ton pays doit être dur. » En fait elle ne l’imaginait pas du tout et s’en fichait royalement. Selon elle, l’Angleterre était une terre sacrée et elle ne voyait vraiment pas pourquoi la Russie lui manquerait. Elle enchaîna immédiatement en posant une question dont la réponse l’intéressait un peu plus, d'un faux air inquiet : « Vous vous plaisez ici au moins ton frère et toi ? »
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MessageSujet: Re: Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »   Mer 24 Aoû - 1:50



   
Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »
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Quelque part, tu es déçu. Ce que tu aurais aimé qu’elle ne sache pas où se trouve le Salon de thé de Madame Pieddodu pour l’épuiser un peu à la faire tourner en rond à la recherche de ce dernier. Enfin, tout ne peut pas être parfait, n’est-ce pas ? Sauf chez un Silaïev, bien entendu. Alors, rapidement…peut-être un peu trop à ton goût, vous vous retrouvez devant puis à l’intérieur du fameux petit restaurant aux airs si…vomitif. Rapidement, vous êtes installés et tu lui assures que si elle le souhaite, elle peut prendre autre chose avec son morceau de tarte ou…tout à fait autre chose. Tu te contentes d’un léger sourire et d’un bref hochement de tête lorsqu’elle te remercie, comme-ci il s’agissait là d’un acte tout à fait naturel qui ne méritait pas tant que ça d’être remercié. Par la suite, à son instar, tu t’intéresses à la carte du restaurant, repérant très rapidement ce qui te fait envie…

Tu retiens un rire moqueur lorsqu’elle commande le thé le plus cher, est-ce véritablement par envie de boire celui-ci ou pas frustration ? Peut-être les deux, à moins qu’une autre raison s’y rajoute ? Tu envie parfois cette capacité à la legilimencie de ton frère et bien que tu pourrais éventuellement tenter de l’apprendre…tu préfères suivre son conseil et t’exercer à fermer ton esprit pour éviter toute intrusion. Et cela te semble effectivement une priorité bien plus importante. Tu refermes la carte dans un léger claquement, attrape celle de la sorcière pour la tendre à celle qui prend votre commande tout en ajoutant la tienne à la sienne. Tu t’amuses de cette façon qu’elle a de faire vagabonder son regard comme-ci elle retardait le moment fatidique où elle devra le poser sur toi, puisque tu doutes qu’il s’agisse là d’une véritable curiosité quant à l’endroit. Pourtant des deux, c’est toi qui perds aux changes…tu préfères infiniment plus te regarder toi qu’elle…parce que sans ce jeu d’observation que tu t’exerces à jouer sur elle, il y a de nombreuses sorcières bien plus belles à contempler. Toutes les filles sont belles à croquer ? Très franchement, plus tu t’attardes sur elle et plus tu te dis que sans cette grâce…cette élégance naturelle à bien des sangs-purs qu’elle dégage, il ne lui reste plus grand-chose. Finalement, c’est elle qui brise le silence en premier…

Tu n’es pas dupe, loin d’être né de la dernière pluie…tu te doutes que ses interrogations n’ont qu’un but hypocrite et qu’elle ne s’intéresse pas réellement à la réponse…néanmoins, tu prends le temps d’y réfléchir un court instant avant de, tandis que tu t’es légèrement rapproché d’elle pour éviter d’être entendu, laisser couler un « C’est…charmant. Dommage qu’on y autorise…Ça » plissant le nez dans une mimique de dégout tandis que ton regard s’attarde sur une élève plus loin que tu sais Sang-de-Bourbe révolté à l’idée du fait qu’elle ne soit pas qu’une exception, un oubli…mais bel et bien une parmi tant d’autres.. Tu reconnais suffisamment d’intelligence à Augusta pour savoir qu’elle va comprendre à Quoi tu fais allusion.

Lorsqu’elle s’inquiète de savoir s’il est difficile d’être loin de ton pays, tu retiens un flot de paroles acerbes toutes plus insultantes les unes que les autres envers cette foutu école. L’Angleterre, ça passe. Tu connais pour y avoir passé bons nombres de séjours avec Azrael lors de tes vacances scolaires hors de Durmstrang et si ça n’a rien de comparable avec la Russie, ça reste un endroit plaisant. Mais…Poudlard ? Ridicule. Chernobog, Vélès et Zirnitra soient loués, le Royaume-Uni ne se résume pas à cette école. Alors, tu ne t’attardes pas…t’apprêtant à être aussi évasif que son propre intérêt quant à tes états d’âmes…lorsqu’elle enchaine en précisant un peu mieux son interrogation…incluant ton ainé dans l’équation et là…

Tu vas rire, intérieurement seulement bien sûr, mais ça n’en restera pas moins amusant…. « J’apprécie beaucoup en ce qui me concerne. » Léger sourire, à peine un tressaillement de la commissure de tes lèvres pour appuyer tes dires puis tu te mords celle inférieure, comme concerné si ce n’est inquiet… « Azrael, en revanche… » Tu marques une pause, laissant planer un silence de quelques dixièmes de secondes à l’affut du moindre changement de réaction sur son visage qui se veut probablement de cire… « Il a du mal. Plus que la Russie, c’est sa fiancé qui lui manque. » Comme tu dois te faire violence pour ne pas rouler des yeux au terme Fiancé. Tes lippes se serrent entre elles, un faible soupir s’échappe… « Il va rester l’année pour tenir ses engagements…bien que si une occasion se présente avant… » …Il n’hésitera pas à faire ses valises, cette partie-là n’est pas bien difficile à déduire et tu imagines l’état de la Serpentard, ainsi que de toutes ces idiotes qui semblent vouer un culte à ton frère en se pensant probablement discrètes, dans tout leur état en apprenant son départ.

Votre commande arrive, tarte à la mélasse et le thé le plus cher de la carte pour la sorcière ainsi qu’une part de gâteau aux citrons et un thé du même arôme pour toi. Autant rendre le jeu encore plus plaisant en profitant de ce que tu aimes le plus. Tu adores le citron, petit déjà tu adorais le dévorer en croquant la pulpe à pleine dents. Te forcer devant un miroir à ne pas grimacer lorsque tu en mangeais un était devenu un jeu pour toi, parce que tu trouvais ça Cool de rester de marbre tandis que tes papilles gustatives se faisaient agresser par l’acidité. Et ce jeu enfantin t’aura au moins permis de pouvoir, encore aujourd’hui si l’envie t’en prends, de croquer dans un citron sans ciller ou presque. Ce talent si…enviable ne t’est néanmoins d’aucune utilité pour l’heure puisqu’un gâteau ou un thé n’est jamais suffisamment assez puissant en goût pour provoquer une contorsion incontrôlé des muscles du visage. Et c’est sur un ton poli bien qu’un peu froid, reflétant tes origines de sang-pur slave, que tu remercies celle qui vient de vous servir d’un simple Merci. Tu l’étudies quelques secondes tandis qu’elle s’éloigne et que de ta fourchette tu décroches un morceau de la pâtisserie citronnée pour la glisser entre tes lèvres, le temps de mâcher et d’avaler ton attention est de retour sur…ta copine.

« Et toi, tu as déjà quitté le pays ? Tu es resté à Poudlard l’an passé ou tu as fait partie de l’échange pour Beauxbâtons ? Je ne me souviens pas de t’avoir aperçu à Durmstrang en tout cas… » Le tout en feignant l’intérêt alors que par réflexe tu fais tournoyer ta cuillère dans ta boisson alors même que tu n’y mets ni sucre ni lait. Tu te demandes également si elle a pris le temps de digérer ce que tu as…révélé sur ton ainé l’instant plus tôt, alors tu restes attentif…pour déceler le moindre indice à ce sujet. Sachant déjà ce que tu ajouteras pour la tourmenter un peu plus si ça se révèle nécessaire…


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MessageSujet: Re: Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »   Mar 13 Sep - 4:49

Si tu pousses un poussin, t'en pousses un :

« Pretending is a game »


Alors que leurs pas claquaient dans les rues, ses pensées vagabondaient. Habituellement, la sorcière aimait séduire. Elle aimait se sentir apprécié, valorisé. Non qu’elle en ait besoin, Augusta avait suffisamment de confiance en elle pour apprécier son reflet devant la glace. Or, elle aimait être le centre de l’attention. Justement, en ce moment, coincée à une table du salon de thé de Madame Piedoddu, elle n’avait pas l’impression de l’être du tout. Bon, peut-être aux yeux d’Haziel, son petit ami du moment, mais elle ne se servait que de lui afin de se rapprocher de l’Élite de Durmstrang. De plus, les quelques élèves présents qui étaient assez importants pour qu’elle daigne leur accorder son attention étaient trop absorbés par leurs partenaires. C’est alors qu’elle se décida également à démontrer un minimum d’attention au russe. Elle n’avait pas bien le choix de toute façon. Puis peut-être pourrait-il lui donner des informations sur son frère, qui sait ? Alors qu’elle demanda comment il trouvait l’endroit, il répondit que c’était charmant, mais que c’était dommage d’y accepter « ça ». Augusta comprit tout de suite de quoi il parlait lorsqu’elle se retourna légèrement pour suivre son regard, qui la mena tout droit à une des sang-de-bourbes présentes. C’était un des aspects qui la faisait se plaindre de la rentrée. Elle devait à nouveau composer avec de telles personnes qu’elle pouvait largement éviter durant l’été. Durant les vacances elle pouvait parler à qui elle voulait, en l’occurrence les meilleurs de l’Élite, ou bien ceux de qui elle voulait se rapprocher afin d’obtenir une faveur. Un autre aspect qu’elle détestait de la rentrée était de revoir les professeurs devant qui elle devait faire semblant de ne pas détester les sangs impurs. Ou bien simplement de revoir certains d'entres eux. Elle aimait bien Slughorn et Silaïev, mais détestait celui de botanique, en partie pour la matière enseignée, et McGonagall. Certains la surnommaient Minnie McGodess, or elle n’avait rien d’une déesse. Non seulement sa peau fripée trahissait son âge, mais son attitude tombait rapidement sur les nerfs d’Augusta. C’est donc avec une légère grimace qu’elle répondit d’abord au garçon. Elle secoua ensuite la tête d’un signe de désapprobation en disant :

« Je sais. Poudlard serait mieux sans eux, mais ils préfèrent prôner l’égalité des sangs, tout ça. » Dit-elle en levant les yeux au ciel afin d’accentuer ses paroles. « Ça doit être bien un lieu comme Durmstrang. Au moins vous n’avez pas besoin de vous en souciez. »

Augusta demanda alors plus par politesse qu’autre chose s’il ne trouvait pas cela difficile d’être loin de son pays. Voyant là une belle opportunité, elle inclue également Azrael dans la question. Haziel répondit qu’il appréciait l’Angleterre. En même temps, comment ne pas l’apprécier ? Certes, d’autres pays étaient connus pour être plus raffinés, mais il fallait simplement savoir où aller. Son expression changea alors lorsqu’il mentionna son frère. Augusta, désormais toute écoute, attendit avec curiosité la suite. Apparemment il avait de la difficulté à s’adapter. Bon, l’effet était le même pour tous les étrangers, non ? Ça finirait par passer. Or, la blonde ne put s’empêcher de subtilement se crisper lorsqu’une fiancée entra en compte. Peut-être était-ce la faute à l’odeur incroyablement sucrée du salon, mais la jeune fille se sentit soudainement nauséeuse. En même temps, elle avait dû s’y attendre... Au grand dam d’Augusta, ça n’avait pas l’air d’être le genre de mariage sans sentiments, servant uniquement aux alliances. Le garçon en rajouta en disant qu’il resterait pour finir l’année, mais que s’il le pouvait, il partirait avant. Sans doute pour la rejoindre... Elle ne sut trop quoi en penser. Elle se réprimanda mentalement, se disant que de toute façon, elle n’en avait rien à faire. Sauf que son ventre se contractait dangereusement et lui envoyait un tout autre message. Elle se contente donc d’acquiescer en répondant d’un ton neutre :

« C’est certain que dans ces circonstances… » Elle ne prit même pas la peine de continuer sa phrase, bien qu’une curiosité malsaine l’envahie. « Et toi, tu as une fiancée ? Vos parents s’en sont occupés ou… ? » Elle prit la peine d’ajouter Haziel à la question, parlant avec une pointe de jalousie dans la voix. Son petit ami penserait surement qu’elle lui était dirigée. Puis, la question lui servait également à savoir s’il s’agissait du choix de l’ainé à la base. Elle se réprimanda à nouveau. Silaïev était un professeur de toute façon et puis, il n’était pas tellement attirant finalement. Il ressemblait plutôt à un hippogriffe mal aimé quand on y pensait bien... Sauf qu’évidement, il s’agissait de bluff dans le propre esprit de la blonde. Elle ne pouvait s’empêcher de voir apparaitre ses yeux dans son esprit et de repenser à la façon dont il d'inquiétait pour elle et son jumeau, comme personne d’autre ne le faisait.  Son thé et le morceau de tarte furent sa salvation. Elle ne prit pas la peine de remercier la serveuse, Haziel l’ayant déjà fait. Elle se contenta d’ajouter du sucre dans son thé et d’en boire une longue gorgée. La boisson lui brûla la langue, mais elle n’en laissa rien paraitre, avalant sa gorgée jusqu’au bout sans ciller. Étrangement, la brûlure et le liquide enflammé glissant le long de sa gorge lui firent du bien. Ils lui permettaient de se concentrer sur autre chose. Le russe demande ensuite si elle avait déjà quitté le pays et si elle avait fait partie d’un échange l’année dernière. Évidemment, la sorcière était restée chez elle et en avait profité pour prendre le trône. Ce fut d’ailleurs, une excellente décision, même si elle compliquait désormais les choses. La question lui permit également de dévier ses pensées, elle s’empressa donc de répondre.

« Bien sûr, j’ai souvent voyager avec mes parents. J’ai eu l’occasion de visiter plusieurs pays dans divers continents. » Dit-elle en retrouvant le ton hautain et vantard qui la caractérisait tant. Sa famille étant très impliquée en politique, il était certain qu’elle avait visité d’autres pays. Sans parler des vacances que ses parents se permettaient, où ils ne visitaient que les endroits les plus luxueux du monde sorcier. « Par contre, je n’ai fait partie d’aucun échange. Je n’en avais pas envie avec mon frère, tu comprends… » Son frère avait fait partie des raisons pour lesquelles elle était restée. Elle n’aurait pas supporté être séparée de lui aussi longtemps, puis elle avait voulu garder un œil sur lui. Ce qu’elle ne dit pas par contre, c’était qu’elle avait également trop tenu à sa couronne pour partir. Quelqu’un d’autre aurait pu la lui prendre durant son absence… Comme elle l’avait si bien fait elle-même. Elle prit ensuite une petite portion de tarte à la mélasse, se laissant enivrer par le goût. Son elfe de maison lui en préparant tout le temps lorsqu’elle ne se sentait pas bien. Sa saveur avait donc quelque chose de rassurant pour la jeune fille, qui en avait besoin. Mine de rien, elle venait d’apprendre que le professeur de runes était fiancé… Et elle venait également d’effleurer trois sujets qui tourmentaient énormément ses pensées ces temps-ci. Son frère, sa meilleure amie (si elle pouvait toujours la qualifier ainsi) et sa position menacée dans la hiérarchie sociale.
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Dernière édition par Augusta Greengrass le Ven 30 Sep - 22:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »   Lun 26 Sep - 18:34



   
Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »
Augusta & Haziel

   


Sans surprise, elle a compris ce que tu avais voulu insinuer lorsque tu avais exprimé ta déception quant au fait qu'ils acceptent Ça parmi les rues de Pré-au-Lard et les murs de Poudlard. Faisant part de son regret quant au fait que cette dernière préfère prôner l'égalité des sangs malgré le fait que l'endroit serait bien mieux sans. Et tu hoches doucement la tête alors qu'elle suppose qu'un lieu comme Durmstrang, qui n'accepte pas ce genre de...choses, doit être bien. Bien mieux que bien, même. Parfait, ou presque. La perfection après tout, se retrouvait plutôt dans l'enceinte des demeures Silaïev... « Ça l'est....et surtout, cela permet d'éviter le genre d'incident qui a eu lieu l'autre fois. Si Poufsouffles ne semble pas être la maison la plus digne d'intérêt, il est pourtant avéré que certains sangs-purs s'y trouvent...il aurait été dommage de perdre quelques rares véritables sorciers à cause de ces parasites. Je comprends l'envie de l'incapable qui a souhaité...éradiquer une partie de ces vermines, mais la méthode reste très franchement à désirer, où cela a mené finalement ? Nulle part. » Sans oublier que l'écroulement des gradins des jaunes et noirs avait entraîné dans sa chute celui des Serdaigles. Et est-ce que tu viens juste de rejeter la faute de ce qui s'est passé sur le dos des Sang-de-Bourbes ? Exactement, oui. Tu es persuadé que sans leur présence, rien de tout cela ne serait arrivé...parce qu'il était évident qu'ils étaient les premiers visés dans tout cela. Et bien sûr, c'est à voix très basse...à peine audible, compréhensible rien que pour elle, que tu t'étais exprimé avant de te redressé légèrement puisque tu avais pris la peine de te pencher quelque peu vers elle afin de limiter encore plus les risques que votre conversation soit surprise. Bien que les autres personnes présentes semblaient bien plus intéressé par leur moitié que par vous deux, mais l'on était jamais trop prudent.

Puis, et sans qu'elle ne se rende compte, elle te donna tout un tas d'éléments pour s'amuser avec ses précieux petits nerfs. Pas que tu la détestes à ce point-là, seulement...tu avais toujours adoré t'amuser au dépend des autres. Rapidement, tu t’écartes de l’équation en affirmant apprécier l’Angleterre. Préférant porter toute ton attention sur le cas de ton frère, déclarant alors que lui en revanche…à ton inverse, avait plutôt le mal du pays. Rajoutant toutefois, pour remuer le couteau dans la plaie de ses illusions meurtris, que plus que la Russie...c’était sa fiancée qui lui manquait. Et si un œil mal avisé aurait manqué cela, toi…tu ne rates pas un instant l’infime contraction qui crispe les traits de la Sang-Pur. Réfrénant un sourire satisfait tandis que tu en rajoutes en précisant que bien qu’il va tenter de rester l’année pour tenir ses engagements…eh bien, il ne raterait pas une occasion de rentrer définitivement au pays si celle-ci se présentait. Vraiment, si le doute est l’école de la vérité, ce n’est certainement pas avec celui que tu t’efforces à implanter en elle quant à l’avenir d’Azrael à Poudlard, en Angleterre, qu’elle va se rendre bien loin. Et tu n’es pas dupé par ce ton détaché qu’elle emploie pour, en quelque mot, faire croire qu’elle comprend la situation. Pourtant, tu te contentes d’un léger mouvement de tête pour appuyer ses dires qui n’attendent pas réellement de réponse. Ses interrogations en revanche sont toutes appréciées…à croire qu’elle aime se torturer elle-même en te donnant matière à continuer, parfaire même…ton petit jeu de moqueries déguisées. Et le mieux dans tout cela, c’est que tu glisses quelques éléments véridiques pour rendre le tout encore plus réel…

C’est d’abord avec un très léger rire amusé, très loin d’être railleur, que tu lui réponds tout en balayant l’air d’un petit mouvement de la main comme pour chasser l’idée qu’elle vient d’emmètre « Non, non. Aucune fiancé » Tu te racle la gorge, préférant t’intéresser plutôt à la seconde question…réprimant une grimace de dégoût lorsqu’elle évoque Vos parents mêlant donc ainsi votre traitresse de mère à vos affaires familiales. Bien sûr, elle ignore tout de cette…femme, tu ne peux donc pas en vouloir à la Serpentard pour son erreur… « Hm. Azrael n’aime pas que je dépeigne cela ainsi mais…c’est une histoire presque digne d’un conte de fée. Bien que notre père ait arrangé les fiançailles, mon frère et sa fiancée étaient déjà très fusionnels à Durmstrang. Ils ont passé presque toutes leurs années ensemble. Tu n’imagines pas leur ravissement lorsqu’ils ont appris que leurs parents respectifs avaient décidé de les unir officiellement… » …Ça, tu te souviens encore de la crise de Svetlanulle lors du dîner qui avait été organisé en leur honneur, mé-mo-ra-ble… « Le mariage ne devrait pas tarder, le seul inconvénient c’est qu’ils ont autant l’un que l’autre le souci du moindre détail…tout doit être absolument parfait pour leur Grand Jour… » …et c’est sur un léger sourire…faussement attendri, en vérité plus qu’amusé par la bêtise que tu t’apprête à sortir que tu évoques l’idée suivante… « Avec de la chance, si père décide de me trouver une fiancée, il orientera peut-être son choix vers une anglaise, parfaire nos alliances hors de la Russie serait après tout une idée, …Les Greengrass étant une famille plus que respectable… » Tu marques une seconde d’arrêt, ton regard vrillant le sien tout en restant attentif à la moindre de ses réactions… « Surtout s’il s’aperçoit à quel point nous allons bien ensemble…si tu acceptes de venir chez nous lors de prochaine vacances bien sûr, de plus…ça te permettrait de voir Azrael si celui décide de rentrer plus tôt…Je sais que tu l’aimes bien, aussi… » …Et même sans cela, rien n’empêchait ton frère de rentrer au pays pour les vacances. « Je pourrai même…lui glisser subtilement l’idée… » Quant à toi, ton regard s’illumine d’une fausse lueur d’espoir, à l’idée…un peu folle…de te voir uni pour toujours à la blondinette qui fait battre ton cœur. Ou tout du moins, c’est ce que tu t’évertues à faire croire…à faire passer comme message. Avoir l’air du type un peu trop amoureux a, sans nul doute, quelque chose de véritablement…tordant. Surtout compte tenu du fait que…cela ne fait même pas un mois que vous vous côtoyez, mais quelle importance lorsqu’on aime ? Haha. Non. Restons sérieux. « De plus…Je suis persuadé que tu t’entendrais à merveille avec sa fiancée » Et derrière ce regard qui s’ancre en elle, tu es fier…bien que tu n’en montres rien, fier d’avoir probablement trouver ce petit quelque chose pour la tourmenter encore plus…même s’il ne s’agit là que de l’espace d’un instant. Comme tu regrettes que sa boisson ne soit pas déjà là, avec un peu de chance…elle s’en serait quelque peu étouffée avec. Si tu es rancunier ? Si tu n’aimes pas que l’on te prenne pour un imbécile dont on peut user sans conséquences ? Tout à fait.

Tu apprécies particulièrement l’arrivée de votre commande, le morceau de gâteau que tu détaches de son ensemble pour en goûter la saveur est une aide bienvenue pour te retenir de rire et garder cette expression énamourée mais pas trop, mêlant à celle-ci cette élégance naturelle au sang-pur…cette dignité, que tu t’efforces à afficher depuis votre arrivée en ce lieu. Une fois fait, tu t’intéresses de nouveau à ta Copine en l’interrogeant sur elle-même, feignant l’intérêt tout en faisant tournoyer ta cuillère dans ta boisson chaude par simple habitude. Ainsi donc, elle a souvent voyagée avec ses parents, ce qui en soit n’est pas très étonnant…si l’on en juge par les moyens qu’ils semblent avoir. Quoique, certaines riches familles n’aiment pas s’écarter de leur chez-soi, les Greengrass auraient tout à fait pu faire partie de cette catégorie. Alors, ton visage s’illumine d’un sourire tandis que venant d’avaler un second morceau de ta pâtisserie tu te redresses légèrement…

_ Oh ? Quels endroits ont été tes préférés ? J’ai moi-même eu l’occasion de visiter divers pays en compagnie d’Azrael. J’en ai vu moins que lui pour le moment bien-sûr, compte-tenu qu’il a passé plusieurs années à voyager après sa sortie de Durmstrang, souvent en compagnie de son amie…d’ailleurs. Az’ est du genre à apprécier explorer de nouveaux endroits…tant que ça reste de courte durée et qu’il peut vite retourner dans notre pays auquel il est particulièrement attaché…

Allez, tu lui jettes ce petit quelque chose au sujet de ton frère comme l’on jette un os de poulet à un chien affamé. Tu n’es pas si mauvais que ça, malgré le fait qu’il s’agisse là que d’un quart de vérité enveloppé dans un mensonge éhonté pour de nouveau remuer la lame du couteau dans la plaie que tu prends loisir à creuser en elle. Prenant un malin plaisir de lui rappeler, après un si courte durée, l’existence de cette amie …et le fait qu’à tout moment…Azrael pourrait préférer retourner en Russie plutôt que de rester ici, en Angleterre. Mais il est vrai, néanmoins, qu’il aime voyager. Bien que tu ne prennes pas la peine de préciser que ce qui l’anime réellement est de découvrir, d’apprendre, de nouvelles formes de magies. Et écartons bien sûr tout ce qui concerne votre vengeance. Tu te félicites presque intérieurement tandis que tu avales une gorgée de ton propre thé…

Quant au fait qu’elle n’a fait partie d’aucun échange…tu hoches très légèrement la tête pour démontrer de ta compréhension… « Je comprends. Bien qu’il aurait pu être intéressant pour vous deux de faire partis de l’échange ensemble. Peut-être que cela vous aurait…rapproché ? » Il ne fallait pas être né de la dernière pluie pour se rendre compte que sa relation avec son frère restait quelque peu à désirer. Tu ignores tout de leur passé fusionnel, mais ça n’a pas d’importance pour le coup. Et tes doigts glissent le long de ta tasse pour retrouver le contact froid de la fourchette qui de nouveau vient détacher un morceau de gâteau citronné, alors que ta main gauche vient se poser sur celle d’Augusta dans un geste faussement rassurant, compatissant et…affectueux, ton regard plongeant à nouveau dans le sien.

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MessageSujet: Re: Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »   Mer 7 Déc - 4:39

Si tu pousses un poussin, t'en pousses un :

« Pretending is a game »


Si Augusta n’aimait pas Haz comme lui l’aimait, elle ne pouvait pas dire qu’elle ne l’appréciait pas un minimum. Certes, il était souvent encombrant, mais au moins elle pouvait s’en servir pour devenir influente chez les élèves de Durmstrang. Puis honnêtement, elle avait vécu pire pour arriver à ses fins, même si évidemment cela ne l’empêchait pas de se plaindre. Il avait au moins le mérite d’être un sang-pur de l’élite à bonne éducation. Elle s’en était assurée avant de sortir avec lui bien sûr, mais leur conversation le confirmait. En effet, les deux adolescents installés à une table de l’horrible salon de thé de Madame Piedoddu discutaient à voix basse de la classe inférieure, soit les sang-de-bourbes. Augusta en était venue à commenter Durmstrang et à dire que les choses devaient être bien là-bas, sans eux. Sans surprise, Haziel acquiesça, disant que cela évitait les accidents comme celui du match de Quidditch. Selon lui, si les sang-de-bourbes n'étaient pas acceptées au château, personne n'aurait voulu faire tomber les gradins. Augusta ne pouvait qu'approuver, surtout lorsqu'il parla de la méthode qui laissait à désirer. Elle non plus ne trouvait pas cette méthode des plus ingénieuses et aurait trouvé beaucoup mieux s’il s’était agi d’elle.

« Tu as raison. Il est clair que l’élève avait pour but de se faire remarquer, mais il aurait définitivement pu s’y prendre mieux. N’importe qui l’aurait pu. »

Il fallait l’avouer, Augusta prenait plaisir à la discussion. Parler en mal des autres ou plus précisément des sang-de-bourbes était une activité qu’elle appréciait. Elle était toujours aussi mécontente de se retrouver avec Haziel, mais au moins ils s’entendaient bien sur leurs idéaux. Toutefois, ce sujet de discussion ne pouvait durer éternellement et c’est avec regret qu’elle vit le russe se redresser. Elle aurait mille fois préférés parler de politique que du sujet à venir… Azrael, le frère ainé d’Haziel. Ce n’était pas de la personne qu’Augusta ne voulait pas parler, au contraire, elle avait elle-même provoquer cette discussion. Ce qui la dérangeait, c’était la tournure que la discussion prenait. Haziel venait de lui apprendre que son frère n’aimait pas l’Angleterre, qu’il partirait si l’occasion se présentait mais surtout, qu’il avait une fiancée. En même temps, Augusta se dit qu’il était stupide de sa part de ne pas l’avoir considéré avant. Au fond, peut-être l’avait-elle su depuis longtemps, mais l’entendre donnait beaucoup plus d’impact à la nouvelle, comme si elle la confirmait une fois pour toute. Elle garda néanmoins bonne figure, faisant semblant que cela ne l’affectait pas du tout alors qu’en fait, elle sentait une vague de jalousie se répandre en elle. Elle demanda si leurs parents s’étaient chargés de leur trouver des fiancées, plus pour savoir si c’était le choix du professeur ou non. Haziel répondu pour sa part qu’il n’en avait aucune et pour Azrael… Qu’ils avaient eu une relation fusionnelle durant toute leur scolarité et qu’ils ont été ravis lorsque les parents ont annoncé les fiançailles. Il ajouta même que le mariage ne devrait pas tarder, mais que la préparation était longue puisque tout devait être parfait… S’en fut beaucoup trop pour Augusta, qui mine de rien, jalousait incroyablement cette femme. N’ayant pas le temps de commenter quoique ce soit, Haziel lui servit un de ses sourires qu’il lui faisait avant de lui servir un truc qui se voulait mignon. Elle redoutait déjà le pire… Pour d’autres, cela pouvait être attendrissant. Surement que dans d’autres circonstances elle le trouverait aussi. Souvent elle appréciait, après tout elle était Augusta et elle aimait se faire complimenter. Sauf que cette fois-ci, il poussa le bouchon un peu loin… Proposant les fiançailles entre les deux. Au départ, elle n’eut aucune réaction. Absolument aucune. À la fois parce qu’elle ne savait pas quoi dire et surtout, s’il était sérieux. Voyant qu’il continuait dans son délire, disant qu’il l’inviterait chez eux durant les prochaines vacances et qu’il pourrait glisser l’idée à son père. Augusta le toisa sérieusement alors qu’il continuait de parler, essayant de déceler une pointe de sarcasme. Le pire était qu’elle voyait parfaitement la situation se concrétiser. Ses parents ne savaient pas qu’elle sortait avec Haziel, mais s’ils recevaient une lettre proposant de donner leur fille en mariage à une grande famille de sang-pur russe, ils sauteraient sur l’occasion. Puis elle, elle n’aurait pas son mot à dire. Parce que c’était ainsi et parce qu’elle n’aurait aucune raison d’être en colère. Sauf que non. Ça ne se passerait pas ainsi. Elle mettrait fin à leur relation avant qu’une telle éventualité se présente. Elle se devait de le faire. Une possibilité aussi alarmante lui donnait même envie de tout arrêter, immédiatement, mais elle ne pouvait pas. L’année était encore à ses débuts et elle devait s’imposer aux élèves de Durmstrang, voler les suiveurs d’Ivanov…  Malgré cette réflexion, l’odeur sucré du salon de thé, le conte de fée d’Azrael et la proposition d’Haziel réussirent à lui donner la nausée. Apparemment il avait enfin terminé de donner son idée. Augusta commença par laisser apparaitre un sourire, c’était déjà ça. Maintenant, il lui fallait parler. Elle se félicita mentalement d’avoir vécu des situations pires, trouvant assez rapidement quoi dire pour qu’Haziel ne se rende pas compte que l’idée était loin de la réjouir.

« J’adorerais. » C’était un début… « Mon père serait ravie d’avoir des liens avec la Russie, et ma mère serait heureuse que j’ai trouvé un aussi bon parti. » Bien évidemment, la blonde s’en tenait au minimum, gardant un sourire figé sur ses lèves. Elle se rendit toutefois compte qu’avec ces paroles, elle ne satisferait surement pas Haziel. C’est pourquoi elle ajouta : « Si ça se produit réellement, je suis contente que ça tombe sur toi. En plus, si tu dis que je risque de bien m’entendre avec la fiancée d’Azrael, quoi de mieux. » Elle en rirait presque, tellement ses paroles sonnaient fausses à ses oreilles. Elle espérait toutefois que le russe ne faisait que parler et qu’il ne tente pas quoique ce soit pour que cette idée devienne une réalité. C’est avec soulagement qu’elle vit leur commande arriver et surtout, la conversation déviée à un autre sujet. Même si les préoccupations d’avant ne s’étaient pas dissipées, elles s’étaient atténuées. Tous les deux parlaient désormais d’un sujet tout à fait différent, les voyages. Elle avait avoué avoir souvent voyager, Haziel demandant au passage quels endroits avaient été ses préférés. Il ajouta qu’il avait lui aussi souvent voyager en compagnie d’Azrael. Celui-ci avait beaucoup voyagé à sa sortie de Durmstrang et appréciait explorer de nouveaux endroits. Cette information rappela une des causes du pourquoi elle sortait avec Haziel, en apprendre plus sur son frère. Malgré tout, la jalousie se fit une fois de plus présente lorsque la fameuse fiancée réapparue dans la conversation. Elle la laissa néanmoins de côté, n’ayant pas envie de s’attarder à ce sujet.

« J’ai beaucoup aimé l’ensemble de l’Europe. La France, l’Italie, l’Espagne… Ce sont tous de très beaux pays et surtout, les familles de sang-purs y sont très nobles. J’aime aussi découvrir de nouveaux endroits, je trouve cela enrichissant. » Le non-dit de la conversation était qu’elle aimait surtout voyager pour observer les coutumes des autres pays, comment s’y faire accepter, comment s’y faire des relations importantes… Bref, tout ce qui avait trait à la hiérarchie et la politique. « Ton frère et toi, quels endroits avez-vous préférés ? » Elle se sentait obligé de poser la question pour démontrer un semblant d’intérêt, alors qu’encore une fois, ce n’était que le frère qui l’intéressait.

Malgré l’envie d’Augusta de créer des liens un peu partout, elle n’avait fait partie d’aucun échange. Cela était bien trop risqué. En effet, elle était aussi d’avis qu’avant de voyager, il fallait s’assurer que sa position soit stable… Ce que Nevea n’avait clairement pas fait. De plus, elle n’aurait simplement pas pu quitter son frère, être loin de lui, le laisser sans surveillance… Et dire qu’à une époque, il était celui qui gardait l’œil sur elle. Penser à son frère était de plus en plus compliqué, le sujet l’attendrissait, mais l’angoissait à la fois. Haziel répondit qu’ils auraient pu faire le voyage ensemble pour se rapprocher. L’idée lui était déjà venue, mais encore une fois, sa couronne l’avait emporté et elle avait préféré rester.

« Peut-être oui… En même temps, je n’avais pas envie de le forcer à faire quoique ce soit. »Cela était entièrement faux, mais quelle importance ? De cette remarque vient à la blonde, pour la première fois de la journée, une question à propos d’Haziel dont elle était réellement curieuse. « Et toi ? Pourquoi avoir fait l’échange ? »
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MessageSujet: Re: Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »   Jeu 12 Jan - 2:23



   
Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »
Augusta & Haziel

   


« J’irai même jusqu’à dire que même l’un de ces Sang-de-Bourbe aurait pu mieux s’y prendre » Paroles que tu prononces en plissant le nez de dégoût, de dédain, tant envers ceux que tu mentionnes qu’envers le sujet principal de votre conversation : Le responsable de l’écroulement des gradins. C’est dire comme tu le considères peu pour oser…pareille remarque. Au moins, aurait-il eu le mérite de te permettre de te divertir un peu : transformer les débris en araignées avait été particulièrement…rigolo. Oui, c’était le terme adéquat.

Puis, la conversation dérive vers Azrael, évolue sur ses fiançailles, que tu embellies de façon outrageante  avant de…pousser le vice jusqu’à proposer l’idée, concrètement, à ce que vous le soyez aussi. Après tout, autant elle que toi êtes libre, non ? Et tout du long, tu regardes cet air…mignon, amoureux, sérieux. Tu fais de ton mieux pour que la moquerie et le sarcasme ne perce pas les octaves de ta voix. Tu fais un effort…inconcevable les quelques fois où tu mentionnes…Zane, pour ne pas laisser ton ressenti envers elle, prendre le dessus. Tu restes, un instant, sans bouger…te contentant de la fixer. Te délectant de sa réaction, qui n’en est pas vraiment une. Elle ne dit rien, ne fait rien. Est-ce que tu viens de la casser ? Pendant un instant, un très court laps de temps, elle te fait pitié.  Une seconde, tu te demandes si tu n’as pas été trop loin et si tu ne devrais pas fendre ton visage d’un sourire plus large tout en déclarant que c’était une blague. L’hésitation ne dure qu’une seconde. Non. Tu n’en feras rien. Ça lui apprenait à ne pas avoir eu au moins l’idée de te proposer de créer un faux couple pour de communs intérêts. Elle avait voulu te manipuler, elle pensait le fait encore ? Tant pis pour elle…tu n’allais pas te gêner pour la faire passer par toute une palette d’émotions toutes plus…désagréable les unes que les autres. Soudain, tu bats des paupières, une fois. Au même instant, elle esquisse un sourire, pile avant que tu ne te décides à lui demande si ça allait bien.

Tu souris, encore, lorsqu’elle affirme qu’elle adorerait. Comme ravi, véritablement, que ton idée l’enchante. Sans un mot, toute ton attention tourné sur elle, tu l’écoutes. Comme elle a l’air godiche avec ce sourire figé sur ses lèvres. Oh, tu ne doutes pas que ses parents seraient…heureux de voir leur fille unie à l’une des plus puissantes familles de Russie, mais elle ? Tu manques de lui demander, comme faussement concerné par son bien-être mais elle te devance, affirmant que si ça arrivait…elle était heureuse que ça tombe sur toi avant de mentionner Svetlap* …tu hoches doucement la tête « Oui, à merveille. Vous avez des tonnes de points communs » …Etait-ce vrai ou non ? Tu n’en sais trop rien pour le coup…mise à part leur opinion politique et tu t’en fiches complètement. Si seulement la fiancée d’Azrael pouvait avoir un accident de dragon…mortel, l’accident. Parce qu’en vérité, tu préfèrerais presque, presque, voir Augusta mariée à ton frère que cette espèce de…cette pauvre folle capricieuse et qui se pensait si intéressante…si rebelle. Ri.di.cu.le. Tu manques de lâcher un Je devrais commencer à glisser l’idée par hibou dès ce soir mais…tu n’en fais rien, tu ne la détestes pas à ce point-là. En vérité…tu ne la déteste même pas.

Encore une fois…la conversation dérive, pour chavirer vers le sujet des voyages. Tu ne résistes pas, quand même, à l’envie d’en rajouter un peu…un tout petit peu au sujet d’Azrael et de son idylle si parfaite. Ses nombreux voyages, il les a faits avec sa compagne. Insistant également sur le fait que, si ton frère aime voyager…il préfère tout autant rentrer au pays. Piqûre de rappel, pour qu’elle se souvienne qu’à tout moment…son professeur préféré peut…s’en aller. Et donc, elle répond à ta question. Son endroit préféré ne t’étonne pas. Des lieux raffinés, jolis et…si l’on savait où aller…très bien fréquentés. Elle aimait voyager, découvrir de nouveaux endroits, trouvant cela enrichissant. Tu ne peux qu’appuyer ses dires d’un mouvement de tête parce que tu partages réellement ce même intérêt. Elle te retourne d’ailleurs la question…Quels endroits avez-vous préféré ? Hm…« Azrael n’a pas vraiment de préférence, il trouve chaque endroit qu’il a visité tous aussi intéressant les uns que les autres. Ce qui l’intéresse, c’est d’en apprendre sur chaque forme de magie. Pour ma part, c’est un peu la même chose mais j’ai particulièrement apprécié l’Afrique pour ses formes de magies anciennes et un peu oubliées du reste du monde ainsi que la France, pour son côté…noble et raffiné… » Oui, ce dernier pays avait un certain charme…pas autant que ta Russie natale mais…suffisamment pour être digne d’intérêt. Et l’Afrique…Quel endroit ! Plus que de nouvelles formes de magies, tu avais également appris bien des choses sur l’art des potions qui ne s’apprenait pas de votre côté de la planète. Des petits rien, des petits plus qui toutefois t’avaient enrichis sur le sujet, toi qui était tant passionné par leur concoction.

Ainsi, n’avait-elle pas voulu forcer son frère à faire quoique ce soit. Vraiment ? Venant de quelqu’un qui aime diriger tout son monde comme elle le fait, cela t’étonne grandement. Néanmoins, peut-être en est-il autrement avec son jumeau ? Mensonge ou vérité ? Tu ne peux pas vraiment le savoir et…pour ce sujet-ci, cela t’importe peu. Tu hoches donc doucement la tête sur un « Je comprends. »

Puis, tout aussi étonnamment…elle te pose une question…directement adressé à toi, elle te concerne. Oh. Une première, dis donc…

« J’étais curieux. Tant en ce qui concerne Poudlard, que les méthodes qu’emploierait Azrael pour enseigner sa matière. » Des demies vérités, encore une fois. Rien n’est faux, tu omets juste quelques détails comme celui où tu avais voulu participer à l’échange pour élargir tes relations, te trouver de nouveaux…pions. Ainsi que, celle qui n’était pas un mystère si l’on savait observer, tu avais voulu rester près de ton frère, ce crétin qui partait enseigner au fin fond de l’Écosse. Ça, la complicité qui vous unissait, vous unit, peut aisément se deviner pour qui sait observer. Et même si elle ne maitrise pas cet art autant que toi, tu sais qu’elle est bien assez intelligente pour l’avoir remarqué. Pas que tu souhaites réellement te cacher de cette dernière raison…tu ne vois pas non plus l’intérêt de la mentionner. La première n’est pas honteuse non plus, si l’on sait la formuler, ne la dire qu’à moitié mais…encore une fois, ça ne la regarde pas nécessairement.

Tu avales un morceau de gâteau celui-ci est presque terminée avant d’esquisser un sourire…l’envie de l’embêter, un peu, à nouveau revenant très vite. Tu poses ta main sur la sienne, des cœurs dans les yeux sur un « La meilleure décision de ma vie » sur ce ton énamouré…presque à vomir avant de t’intéresser une nouvelle fois à ton…goûter.

Il ne reste que deux morceaux que tu termines, avant de vider la dernière gorgée de thé. Tu jettes un coup d’œil à sa propre assiette…puis un autre vers l’horloge se trouvant à quelques pas… « Je vais m’occuper de régler ça, c’est bientôt l’heure de retourner à Poudlard… » sur un soupire, comme déçu à l’idée de devoir quitter cet endroit qui en réalité te donne presque envie de rendre ce que tu viens de manger. Et, joignant le geste à la parole, tu attires l’attention de la vieille sorcière pour lui payer ce qui est dû…répondant gentiment, souriant et par l’affirmative lorsqu’elle vous demande si vous avez passé un agréable moment. Tu ne résistes pas, même, à exagérer en précisant que vous reviendrez certainement. Si Greengrass souhaite se servir de toi, grand bien lui fasse…mais tu ne comptes pas lui rendre la tâche si…agréable, certainement pas.

Tu te lèves, finalement…invitant d’un geste poli cette dernière à faire de même… « Allons retrouver les autres…. » Allez, dans ta grande…mansuétude, tu veux bien lui donner un peu de répit.

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MessageSujet: Re: Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »   Dim 26 Mar - 6:16

Si tu pousses un poussin, t'en pousses un :

« Pretending is a game »


Les deux adolescents installés au salon de thé parlaient de l’incident des gradins, un sujet de conversation bien populaire en ce moment chez les élèves. Toutefois, ils avaient une façon différente de voir les choses. Bien loin de se plaindre des blessés, ils se plaignaient plutôt de la manière dont le plan avait été exécuté. En effet, selon Augusta l’attaque aurait pu être plus réfléchi, viser une clientèle plus précise…  Or, certains sang-purs auraient pu y passer. Pour prouver à quel point Haziel trouvait le plan pauvrement exécuté, il dit qu’un Sang-de-Bourbe aurait pu faire mieux. Augusta n’exagérerait pas jusqu’à ce point, mais elle hocha tout de même la tête pour montrer qu’elle comprenait l’idée.  Ce fut ensuite que la discussion dévia vers un aspect plus intéressant. Parler de sang ne la dérangeait pas, mais si elle en avait le choix, elle préférait parler d’Azrael Silaiev. Après tout, n’était-ce pas une des raisons pour lesquelles elle avait choisi Haziel comme petit ami ?

Toutefois, si la blondinette avait su que la fiancée du professeur de runes ferait parti de la conversation, elle s’en serait passée. Bien que cela lui amenait des renseignements supplémentaires, elle  n’était pas certaine d’apprécié la façon dont tournait ce rendez-vous. Définitivement pas… Voilà qu’elle apprenait que Silaiev était fou amoureux de sa précieuse copine, et ce n’était pas fini. Son petit ami venait de lui proposer qu’ils se fiancent l’un à l’autre. Cette idée fit paniquer Augusta. Pourtant, elle n’avait jamais pensé se marier à quelqu’un qu’elle aimerait et la famille du russe était des plus respectable, mais comment dire, elle n’avait pas du tout envie de passer le reste de sa vie à ses côtés. Cela voudrait dire avoir à supporter le bonheur parfait du professeur et de sa future mariée, à tout jamais. Non merci. De plus, Augusta n’avait pas du tout envie de quitter l’Angleterre.  L’idée la bouleversait intérieurement, mais à l’extérieur elle ne laissa rien paraître. Elle ne se tâcha que d’un léger sourire, disant que ses parents aimeraient beaucoup l’idée et elle aussi. Afin de garder les apparences, elle ajouta même que si elle risquait de bien s’entendre avec la fiancée d’Azrael, quoi de mieux. Alors qu’elle affirmait ces paroles, son ventre se tordit dangereusement. Elle conserva son sourire crispé quelques instants, surtout parce que Haziel affirma qu’elles avaient plusieurs points en commun, puis profita de l’arrivé de leur commande pour passer à un autre sujet.

Les voyages prirent maintenant la place aux fiançailles, ce qu’Augusta préfèra largement. Jusqu’à ce qu’Haziel ne cesse de lui rappeler que son frère s’entendait à merveille avec sa compagne. La Serpentarde fit de son mieux pour garder le contrôle, après tout elle vivait à tous les jours des situations qui la poussaient à garder sa façade impeccable. Toutefois, Haziel avait une manie de sérieusement  l’irriter, sans même le faire exprès. Ce qui était « drôle », c’est que lui semblait profondément épris d’elle. Si son frère n’avait pas été autant attirant, peut-être aurait-elle été moins indifférente envers lui… Quoique non. S’il n’avait pas eu de frère, elle aurait jeté son dévolu vers un autre.

Elle demanda alors quels lieux ils avaient préféré lorsqu’ils avaient voyagé. Le russe répondit que son frère n’en avait pas vraiment, se passionnant surtout sur  les formes de magie de chaque pays. Voilà une information intéressante, enfin. Son petit ami lui, dit qu’il avait surtout aimé l’Afrique et la France. Elle avait également beaucoup apprécié la France, mais l’Afrique piqua sa curiosité. C’était un continent où elle avait rarement mis les pieds et dont elle ne connaissait pas grand-chose.

« L’Afrique… Je t’avoue ne pas y être allée souvent. On pourrait y voyager ensemble. » Dit-elle, un faux sourire aux lèvres faisant semblant de réellement en avoir envie. Pourtant, si Haziel avait été un simple ami, elle aurait pu en avoir envie. Or, dans le contexte, un voyage en sa compagnie ne lui procurait absolument rien si ce n’était des moments d’intimités qu’elle ne désirait point.

Augusta, qui recommençait tranquillement à reprendre contrôle, se fit encore prendre au dépourvu lorsque Aurelius se mêla à la conversation. Son jumeau était un sujet qui ne la dérangeait pas de partager avec l’autre Silaiev, pas celui qui lui faisait face. Elle s’en tint au minimum, disant qu’elle n’avait pas voulu le contrôler en le forçant à faire un échange. Cela était évidemment faux. Elle n’avait jamais voulu faire l’échange, mais si ça avait été le cas, ça ne lui aurait pas déranger de forcer son frère à l’accompagner. Puis c’est alors qu’une question vint en tête à Augusta. Pourquoi avait-il fait l’échange ? Le russe semblait très attaché à son pays. Pourquoi avoir voulu le quitter ? Il répondit qu’il était simplement curieux. C’était une raison valable, quoique pas totalement. Par contre, lorsqu’il mentionna son frère elle comprit qu’il avait également fait l’échange pour rester près de lui. Elle avait remarqué leur complicité et pouvait comprendre cela. C’est alors qu’un Haziel énamouré lui confia que ça avait été la meilleure décision de toute sa vie, sous-entendant qu’il était très heureux de l’avoir rencontré. Encore une fois, Augusta eu cette impression d’être coincée entre quatre murs. Elle détestait cela. Elle n’en montra toutefois rien, ne se contentant que de sourire à nouveau comme une idiote. Elle prit à nouveau une bouché de tarte, espérant y trouver un certain refuge. Leur commande presque terminée, Haziel affirma qu’il s’occuperait de l’addition puisqu’ils devraient bientôt partir. Enfin ! Elle se sentit soudainement impatiente de quitter cet endroit maudit que le russe semblait avoir très envie de revoir… Augusta ne se laisserait pas avoir une prochaine fois. La commande réglée, ils se levèrent tous les deux, Haziel proposant qu’ils aient rejoindre les autres. Elle sentit immédiatement un poids lui tomber des épaules.

« Bonne idée. » Dit-elle en lui prenant la main, lui donnant ensuite un baiser signifiant son approbation. Puis après tout, ils se retrouveraient bientôt en public... Aussitôt que les clochettes signifiant leur départ tintèrent, Augusta prit une grande bouffé d’air frais. Elle était encore obligé de rester avec Haziel, mais l’air pur lui fit du bien et soulagea la nausée qui l’avait pris à l’intérieur. L’odeur de sucré, la fiancée d’Azrael, la perspective d’un mariage entre les deux… Tout cela avait été de trop. Augusta se réprima intérieurement, se répétant qu’elle avait été incroyablement stupide à l’intérieur. Elle avait perdu le contrôle, s’étant laissée emporter par ses émotions et cela aurait pu être dangereux Plus jamais cela ne se reproduirait. Plus jamais. Elle se le promit. Un peu plus confiante, elle se mit en marche, déterminée à retrouver sa cour et à se ressaisir.

Spoiler:
 
lumos maxima

ω



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Si tu pousses un poussin, t'en pousses un : « Pretending is a game »
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