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 [flashback] Nothing will be bigger than us - Eve H. Millerfield & Marlene A. McKinnon

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MessageSujet: [flashback] Nothing will be bigger than us - Eve H. Millerfield & Marlene A. McKinnon   Mar 2 Aoû - 21:13

POUDLARD EXPRESS
SEPTEMBRE 1970


Trois bruits secs contre ta porte retentirent, parvenant comme des sons diaboliques à tes oreilles. Tu grognas et rabattis la couette sur ta tête en te retournant. Trois nouveaux coups. Marlène... Non, pas maintenant, dodo... Tu étais plus fatiguée que d’ordinaire et les rayons de l'infâme soleil perçaient à travers les volets. Volets pourtant fermés, bon sang! À quoi servent-ils si la lumière passe au travers? Marlène, ma chérie... Pourquoi s'acharne-elle comme ça, à la fin? Tu n'avais presque pas fermé l’œil de la nuit et maintenant que tu avais sommeil, il était l'heure de se lever? Sans déconner. Ta mauvaise humeur t'impressionna, mais elle était justifiée. Satané soleil. Soudain, la raison de ton manque de sommeil de la veille surgit dans tes pensées. Tu ouvris de grands yeux soulignés de cernes, et te redressas brusquement, rejetant la couverture violemment.  Tu regardas autour de toi et aperçus ton énorme valise près de la porte. C'est je grand jour. Un nouveau coup retentit mais tu ne laissas pas le temps aux deux autres de suivre, tu t'éjectas de ton lit, assaillie par le vil froid qui régnait en dehors, et te ruas vers la porte avant de l'ouvrir et de courir dans le couloir, ignorant ta mère, et descendant en trombe l'escalier.

Tu t'arrêtas devant le véritable buffet qui t'attendait sur la grande table de la salle à manger, mais l'odeur s'en dégageant de réussit qu'à te retourner l'estomac. Tu grimaças. Marlène ! Viens manger ma belle. Lança ton père, tout sourires, déjeunant avec Nicholas et Louis qui étaient déjà debout. Euh, non merci, j'ai pas faim. Les trois garçons ouvrirent de grands yeux ronds. Et bien quoi ? Ce n'est pas parce que tu t'enfournes deux assiettes tout les matins que tu ne peux pas avoir envie de sauter ce repas ! Ton grand frère se mit à rire, brisant le silence. Il se moque, là ? Tu t'apprêtas à réagir, sur la défensive, mais il se calma et ajouta : Ça pour être stressée, tu es stressée ! Je te comprends mais je te conseille fortement de manger au moins un petit peu, il y a de la route jusqu’au train et tu risques de vite avoir faim. Tu te contentas de lui adresser un air renfrogné puis t'attablas à ton tour. Tu saisis un croissant et le mangeas à contre cœur, puis décidas que cela devrait être suffisant avant de te lever pour aller vérifier, pour la centième fois en deux jours, qu'il ne manquait rien dans ta valise.

On part dans un quart d'heure ! Déjà ? Tu te préparas à la hâte et fus finalement la première devant la porte. Le trajet te sembla interminable et l'angoisse ne faisait que monter. Te voyant triturer tes mains et mâchouiller nerveusement ta lèvre inférieure, Nicholas te pris la main et t'adressa un sourire réconfortant.

Une fois montés dans le train après de nombreux encouragements de la part de tes parents et un gros câlin à ton petit frère, tu lâchas un long soupir. Ton grand frère, étant Serpentard en Cinquième année maintenant, te proposa de te tenir compagnie durant le trajet, mais voyant le compartiment vers lequel il se dirigeait rempli d'adolescents aux couleurs de la maison des serpents, tu lui adressas un sourire se voulant rassurant et lui dis de rejoindre ses amis pendant que tu allais essayer de t'en faire toi même. Hésitant d'abord, puis cédant face à ton entrain apparent, il te laissa t'en-aller après t'avoir caressé la tête comme à son habitude.

Après avoir fait quelques rencontres peu concluantes, tu en déduis que ce wagon devait être maudit et rempli de Serpendard dans l'âme.  Tu te décidas alors à en sortir. Et si tu devenais Serpentard, toi aussi? Après tout, si ton frère, si gentil, y étais tombé, il y avait bel et bien un risque. Tu chassas cette idée en secouant la tête et continuas d'avancer.  D'après ce que tu avais entendu dire, les Serdaigle étaient sérieux et ambitieux, tu ne voulais donc pas y aller non plus. Leur maison ne semblait pas des plus amusantes. Une douleur dans ton ventre grandissait au fur et à mesure que tu réfléchissais à ta futur maison, et tu regrettais de ne pas avoir plus mangé le matin même car l'addition de la faim et de l'angoisse ne faisait pas bon ménage. Ton frère n'avait pas beaucoup parlé des Pouffsouffle, mais ton choix ne se portait pas non plus sur cette possibilité. En effet, tu avais déjà choisi, au fond. Une maison rouge, peuplée de gens courageux, fougueux, insouciants et braves, qui avaient rendu tes yeux brillants d'admiration lors de sa description. Mais ne voulant pas te faire de faux espoirs, tu préférais revisiter toutes les options et te torturer l'esprit à revoir, encore et encore, les quatre possibilités.

Dans ce couloir où de nombreux élèves se bousculaient encore pour trouver un compartiment qui leur convienne, tu avançais en jouant des coudes, espérant trouver des premières années assez civilisés pour pouvoir te tenir compagnie sans s'avérer appartenir à une quelconque famille aux idées radicales. En continuant de t'éloigner des portes, la foule se fit de plus en plus clairsemée et alors que tu en percevais enfin le bout, ta précipitation se solda par ton pied pris dans la jambe d'un élève, et, sans le voir venir,  tu t'écrasas de tout ton long, la tête dans les chaussures d'un inconnu. Encore sonnée, tu commenças à te redresser tant bien que mal, levant la tête et apercevant le visage surpris d'une jeune fille blonde qui te surplombait. Euh, désolée, je me suis prise les pieds dans... Enfin, je suis désolée, je ne t'ai pas fait mal? Pour la bonne première impression, on repassera.
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MessageSujet: Re: [flashback] Nothing will be bigger than us - Eve H. Millerfield & Marlene A. McKinnon   Jeu 11 Aoû - 23:12


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Plantée au beau milieu du couloir du train magique, la petite blonde à la moue sévère serrait les poings, plongée dans une concentration bien trop intense pour ne pas verser dans le ridicule. Elle surveillait le désordre ambiant de tous ses futurs camarades qui erraient en tous sens pour dénicher un havre de paix – ou tout du moins, un coin pour poser leurs énormes bagages – et donnait l’impression curieuse d’un gendarme miniature prêt à verbaliser le premier qui la pousserait, le képi moldu en moins. Ses yeux plissés scrutaient quelque chose au loin, un point indicible qui échappait au reste du monde à part à elle, et c’était tout ce qui comptait. Eve Millerfield, du haut de ses onze ans encore frais, donnait peu ou prou l’impression d’un cow-boy issu d’un western-spaghetti de la plus pure tradition. Ne manquait plus que la scène du tir au pistolet, celle-là même où la main venait piocher l’arme pour presser la détente et en faire sortir au mieux un petit drapeau orné d’un BANG ! grotesque, soit un bouchon de liège.

Dans sa tête, le délire frôlait dangereusement le scénario d’un combat à mort : elle ou le compartiment qu’elle avait repéré au loin et qui était encore vide. Il fallait qu’elle y fonce maintenant, question de vie ou de mort absolue – et non, il n’y avait aucune forme d’exagération dramatique dans la tête de cette enfant déjà un peu trop prête à tout pour avoir son bout de banquette dans cette locomotive remplie d’enfants pleurnichards. Elle, elle était une dure à cuire, elle n’avait même pas peur de se frotter aux plus grands ! En tout cas c’était l’idée claire et limpide qui embuait son esprit naïf alors qu’une demi-fraction de seconde plus tard, la réalité la frappa en pleine poire sous la forme d’une bousculade de la part d’un géant – un élève de quatrième année de Poufsouffle, comme elle le comprendrait des années plus tard. La minuscule sang-mêlée se retrouva plongée dans la peau de cette nouvelle bien trop frêle et ridicule qui ne pouvait pas rivaliser face aux sorciers plus anciens, et son énorme mallette pleine de babioles en tout genre – a.k.a son kit de survie dans le château de Poudlard - s’effondra au sol dans un vacarme sonore, faisant sursauter quelques autres première années liliputiens derrière elle. Mais ce n’était rien par rapport à la colère rentrée et fameusement mignonne qui la prit, ses joues virant au rouge écarlate alors qu’elle brandit le poing, telle la policière cherchant son sifflet pour interpeller le malfrat déjà parti depuis bien longtemps. « Hééééé ! MA VALISE ! REVIENS ICI TOI ! »

Eve n’allait pas se laisser faire, oh ça non. De toute ses forces et usant de son emportement soudain, la petite hissa le bagage debout pour le redresser, empoignant la valisette pour la traîner derrière elle avec l’énergie du diable et se précipiter à la suite de ce garçon. Oh ça, il allait s’en souvenir. Elle allait lui tirer les cheveux, lui hurler dessus, ou alors peut-être juste lui signaler d’une voix bégayante de colère avec des mots maladroits que ce n’était pas gentil de lui marcher dessus. Franchissant en trombe une porte qui séparait deux wagons, la petite blonde se retrouva aussitôt arrêtée par le choc frontal qu’elle reçut, prenant la forme d’une chevelure obscure qui noya sa vision.

La seconde d’après, elle était encore debout, un peu sonnée par la promptitude de la chose, mais au moins elle voyait maintenant clair et comprenait mieux le pourquoi du comment. C’était une fille, à peu près de son âge au juger, qui avait visiblement voulu aller un peu trop vite et n’avait jamais vu arriver Eve, lui rentrant littéralement dedans. La petite sorcière était encore par terre quand elle s’enquit de l’état de la sang-mêlée, qui haussa les épaules non sans continuer de l’observer avec une curiosité amusée. « Pff, tu rigoles ? Je suis pas un chamallow ! » Prête à jouer les fortes têtes, Eve redressa fièrement le menton, arborant un air de celle qui avait vu bien pire et tendit la main à sa future camarade pour qu’elle puisse se redresser. « Et toi, tu t’es pas blessée au moins ? Parce qu’il faut pas que tu arrives à Poudlard avec un bleu. » La pauvre fille avait l’air vraiment désolée, mais devait surtout avoir mal – quelque part pourtant Eve se voyait tout à fait à sa place ignorer totalement sa propre douleur pour se concentrer sur celle de la personne en face en guise de distraction. « Ou au pire on dira que t’as battu un autre nouveau qui te cherchait des noises. » Pour la première année, il était évident qu’une blessure de guerre dès le premier soir au château était une preuve irréfutable de sa force d’esprit et de caractère, et pas du tout un signe de maladresse ou d’impulsivité très questionnable.

La blondinette haussa finalement les épaules comme pour chasser l’incident de leurs têtes et observa le couloir autour d’eux, toujours aussi plongé dans l’effervescence. Plantées  comme des piquets, les deux nouvelles n’allaient pas aller bien loin si elles restaient ainsi. A deux, on parvenait toujours à avancer plus loin, n’est-ce pas ? « Allez, viens, faut qu’on se trouve un compartiment ! J’en ai trop marre de me traîner ma valise. » Les bagages pesaient leur poids et Eve regrettait presque de ne pas avoir écouté ses parents quand ceux-ci lui rappelaient que personne ne porterait ses affaires et qu’elle risquait de ne pas avoir besoin des trois quarts de ce qu’elle avait prévu, mais le mal était déjà fait.

Se rappelant tout à coup qu’elle ne connaissait pas l’identité de la première sorcière à qui elle parlait, la jeune sang-mêlée décida de se présenter sans détours. « Au fait moi c’est Eve ! Et toi ? » Sa main se tendit vers la fillette, un sourire chaleureux et fier s’étalant sur sa bouille ragaillardie par cette rencontre avec quelqu’un qui lui semblait être sympathique.


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MessageSujet: Re: [flashback] Nothing will be bigger than us - Eve H. Millerfield & Marlene A. McKinnon   Jeu 18 Aoû - 21:49

Coupant net l'afflux de pensées qui déferlaient dans ton esprit sur ton probable ridicule apparent, ou encore l'avalanche de culpabilité face au possible désagrément causé à cette pauvre fille qui n'avait rien demandé à personne, celle-ci te répondit d'un air très sûr-d'elle, en t'assurant que tu ne lui avait fait aucun mal. Tu restas d'ailleurs un moment les yeux ronds à la dévisager, cette fille qui paraissait bien plus vivante que les autres élèves qui se bousculaient un peu plus tôt dans ce couloir. De toutes ces personnes sans visage qui t'avaient malmenée pendant de longues minutes, tu rencontrais enfin quelqu'un. Et ce n'était pas une Serpentard dans l'âme, ça, impossible. Alors que tu n'avais rien trouvé à répondre, elle continua et te demanda si tu n'étais pas toi-même blessée. Tu avais bien-sûr souffert du choc brutal de tes genoux sur le sol et t'étais  légèrement brûlé l'avant-bras qui avait glissé sur la moquette alors qu ta tête s'écrasait dans les chaussure de l'élève, mais rien de bien méchant. Tu n'y prêtais aucune attention en comparaison à celle que tu accordais à la potentielle douleur causée à la blondinette. Puis, l'idée évoquée par la jeune fille selon laquelle tu pourrais, à Poudlard, te vanter de tes blessures de guerre te plut à un point que tu ne pus réprimer un large sourire qui vint enfin éclairer ton visage. Tu te voyais déjà exhiber fièrement ta brûlure de dure à cuire à tes nouveaux camarades, arborant un sourire de vainqueur.
Sur-ce, la blonde te proposa de vous trouver un compartiment, et l'idée de partager ce trajet en sa compagnie fut un énorme soulagement et te rendit impatiente de pouvoir discuter avec elle pendant des heures. La fillette se présenta alors : Eve. Tu lui adressas ton plus beau sourire en répondant à sa poignée de main et répondis fièrement : Marlène, enchantée ! Après quelques secondes figées sur ce sourire partagé, tu te décidas à répondre à sa proposition plus que bienvenue de trouver un compartiment et suivis Eve tant bien que mal, traînant ton énorme valise en veillant à n'écraser les pieds de personne. Après une interminable et laborieuse avancée dans ce wagon, l'apparition d'un compartiment vide de tout désagrément te parvient tel une Oasis en plein désert. La foule de tout ces insupportables élèves grouillant tels des fourmis dans leur fourmilière, était le désert, vil et impitoyable. Après un dernier effort pour parvenir à cette Oasis, Eve en ouvrit la porte et s'y engouffra. Tu la suivis, poussas ta valise dans le compartiment et en sortis la tête pour jeter un dernier regard menaçant et circulaire à la foule, pensant ainsi dissuader quiconque de venir troubler votre paix, et refermas les portes coulissantes. Après avoir placé vos bagages, tu te tournas enfin vers la jeune fille puis la détaillas encore un moment, contemplant sa jolie chevelure que tu enviais face à la tienne dont tu trouvais la couleur trop courante. Tu croisas alors son regard, ses yeux, qui étaient clairs et vifs, contrastaient avec tes grands yeux noirs. Tu secouas la tête pour sortir de tes pensées, te rendant compte que tu fixait la jeune Eve depuis un bon moment maintenant. Tu lui souris alors et t'adressas enfin à elle : je te remercie pour ton aide, j'en pouvais vraiment plus, là ! D'abord un Wagon maudit par des Serpentard, puis un wagon bondé par des élèves paumés, j'ai cru que ça en finirait jamais !  Clamas-tu en t'affalant sur la banquette en poussant un soupir si long qu'il aurait été digne d'une apparition dans un article du Livre des Records. Tu claquas la langue à l'idée que tu aurais peut-être bien dû le chronométrer pour en avoir le cœur net et regrettais de ne pas être en compagnie de tes frères pour approfondir l'idée. Te rendant alors compte que tu pouvais certainement entamer la conversation tant attendue pour découvrir qui était cette rayonnante et particulièrement sympathique jeune fille, ton visage s'illumina tandis que les questions fusaient déjà dans ta tête. Tu te redressas pour lui faire face et commenças : Tu connais des gens ici, tu es toute seule ? tu viens d'où ?  Avant que la jeune fillette ne puisse répondre, tu surpris des élèves qui regardaient l'entrée de votre compartiment avec convoitise. Bien que la foule se soit en grande partie dispersée, il restait quelques élèves un air un peu perdu sur le visage, qui recherchaient encore des places tranquilles. Lorsque l'un d'entre eux s’apprêtait manifestement à entrer, tu te retournas vivement vers lui en lui lançant un regard d'un air si menaçant qu'une aura meurtrière devait à coup-sûr se dégager de ton petit corps, si bien que le garçon laissa retomber son bras le long de son corps dont la peau avait baissé d'une teinte. Quitte à passer pour une rustre, tu préférais largement passer le trajet sans qu'un inconnu à l'air peu accueillant s'incruste dans cette discussion qui serait décisive et se conclurait par soit une amitié naissante, soit par une rentrée à Poudlard sans amis, c'était selon. Surtout que, si cette charmante fille devait devenir ton amie, ce que tu espérais, cela ne servirait à rien de cacher qui était réellement Marlène McKinnon. En effet, « chassez le naturel, il revient au galop » ne faisait pas exception pour ton cas, et tu avais déjà eu l'occasion de le comprendre lorsque tu avais essayé de faire -pour une fois- bonne impression à l'un de vos précepteurs, dans le but de l'amadouer pour qu'il ne vous retienne pas trop longtemps et que vous puissiez aller jouer dans le parc le plus tôt possible. Tentative qui, comme on s'en serait douté, avait lamentablement échoué alors qu'un oiseau particulièrement mignon s'était présenté à la fenêtre. Tu avais alors bondis de ta chaise, propulsant l'entier contenu de ton encrier sur le pauvre vieillard qui se tenait devant toi, et l'avais entraîné dans ta chute alors que tu avais dérapé sur les parchemins de ton bureau. Le professeur t'aillant alors servi d'amortisseur s'était retrouvé à l'hôpital, tous les frais revenant à tes désespérés parents. Tu retenus alors -faisant preuve d'une logique pour le moins discutable- que tenter de te contenir ne ferait qu’aggraver la bêtise suivante.
L'élève aillant rebroussé chemin, tu te retournas avec un sourire coupable vers Eve. Et donc, d'où tu viens, alors ?  Repris-tu hasardeusement, espérant n'avoir pas trop effrayé la jeune fille.
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MessageSujet: Re: [flashback] Nothing will be bigger than us - Eve H. Millerfield & Marlene A. McKinnon   Mer 24 Aoû - 23:23


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Une fois sa main éphémèrement logée dans la sienne, Eve esquissa un sourire joyeux. C’était le premier contact qu’elle engageait avec quelqu’un de sa nouvelle école. Peut-être même sa première connaissance, et pourquoi pas sa première amie dans ce château incroyable ! Sous ses airs confiants et pas vraiment effarouchés, la petite blondinette n’en menait pas si large. Après tout elle restait une enfant comme tant d’autres que la solitude répugnait. Et trouver un point de vue proche du sien, sinon quelqu’un qui vivait la même galère que vous avait de quoi rassurer et réchauffer un peu le cœur.

La dénommée Marlène paraissait équitablement soulagée de pouvoir adresser la parole à quelqu’un qui ne menaçait pas de lui voler sa place assise ni de lui tendre une blague de goût douteux pour son arrivée. Et pour cause, les bizutages attendraient encore un peu : maintenant qu’elles n’étaient plus seules, elles pouvaient tenter de trouver un îlot de calme en binôme pour le reste du trajet, ce qui ne serait pas une mauvaise chose. « De rien, c’est normal ! Faut s’aider entre nouvelles. » C’était la vision qu’Eve avait des relations ; un groupe demeurait toujours bien plus fort et plus efficace qu’une seule personne. Il ne fallait seulement qu’un peu d’organisation et de bonne entente et l’intuition soufflait à la fillette qu’elle avait trouvé en Marlène une acolyte adéquate.

Maintenant qu’elles étaient toutes deux sur leurs pieds et prêtes à parcourir de long en large le train jusqu’à atteindre une banquette confortable où se vautrer, les deux petites sorcières se remirent en marche d’un commun accord, se plaignant du manque évident de savoir-vivre du reste du monde – car il n’y avait rien de tel qu’une bonne séance de critique pour faire naître un véritable esprit d’équipe soudée et solidaire ! « M’en parle pas ! Les gens sont fous, on dirait qu’ils savent pas se tenir. » Ce n’était pas deux petites filles incapables d’éviter la moindre collision et chargées comme des baudets qui allaient montrer l’exemple parfait de la tempérance et des bonnes manières ; néanmoins dans l’esprit de la Millerfield, elles étaient les plus civilisées et surtout les plus fréquentables de l’espace où elles se trouvaient. Jusqu’à présent le périple de la toute jeune sorcière n’avait été entrecoupé que de regards curieux et pesants - adressés par des élèves plus âgés qui s’amusaient très certainement à d’ores et déjà deviner sa maison - et de jérémiades d’autres nouveaux comme elle, plus craintifs ou alors plus agressifs. Sa mère le lui avait pourtant répété de nombreuses fois : la peur de l’inconnu déclenchait parfois certaines réactions plus rétives, et la méchanceté pouvait servir de rempart devant l’étranger.

Les conseils de celle-ci restaient gravés dans sa mémoire et s’ils s’étaient ravivés, ce n’était pas tout à fait par hasard ; lorsque le nom de la Maison fondée par Salazar atterrit dans la conversation, la frimousse d’Eve tiqua, celle-ci baissant d’un ton pour confirmer la suspicion qu’elle avait à ce sujet. « Il faut faire attention aux Serpentards justement, il paraît. » Comme un secret de polichinelle, Eve poursuivit avec le plus grand sérieux. « Tous ceux que j’ai vu en parler n’arrêtaient pas de regarder tous les première année bizarrement. Tu sais, comme si on avait un truc écrit sur le front à l’encre invisible, ou j’sais pas quoi. » Sans doute comprendrait-elle plus tard pourquoi tant d’observation et de froideur de la part de plusieurs élèves. Même si elle avait remarqué une sorte de malaise indicible dont l’explication muette ne semblait vouloir être éclaircie par qui que ce soit, l’élève songea qu’elle aurait tout le temps d’y réfléchir bien plus tard, quand elle n’aurait que ça à faire. Il y avait bien plus urgent à l’heure actuelle, le lourd poids de sa valise le lui rappelant à chaque pas qu’elle faisait.

Leur pérégrination déboucha finalement et fort heureusement sur ce qui avait toutes les caractéristiques d’un mirage, d’un oasis de bonheur : le compartiment aux banquettes moletonnées, vide, les attendait à bras ouverts. Elles s’y réfugièrent avec la joie de deux naufragés découvrant des bouées de sauvetage fraîchement apparues et s’installèrent à leur aise en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire « chocogrenouille ». Marlene lança la conversation, visiblement pressée d’en apprendre plus sur celle avec qui elle partageait ce moment.« Oh, je connais personne non ! » Dit-elle comme si ce fait un brin angoissant pour toute personne normalement constituée ne relevait que du détail frivole. « Et puis … Qu’est-ce qu’il y a ? »

La blonde fronça les sourcils, suivant le regard de sa voisine. A la vitre de la porte, le visage collé d’un nouveau prenait les trois quarts de l’encadrement et les lorgnait avec une avidité teintée de peur. Eve était déjà prête à sauter de son perchoir pour défendre sa place mais Marlene le fit à leur place avec l’attitude la plus inattendue qui fut. Et pour cause, les yeux de la petite brune se mirent à flamboyer de telle sorte qu’à peine quelques secondes plus tard, le futur intrus avait déjà reculé de la porte et filait sans demander son reste. De quoi en rester bouche bée. « La vache ! Tu leur as fait trop peur ! » s’esclaffa la sang-mêlée. Le constat semblait davantage sonner comme un point positif chez la jeune Eve puisque loin de s’offusquer de quoi que ce soit, la jeune fille avait plutôt l’air de s’amuser beaucoup. Son rire clair envahit le compartiment pendant quelques secondes encore avant qu’elle ne se calme et affiche un sourire, fouillant dans les poches de sa veste pour en dégainer une friandise cristalline aux formes effilées qu’elle proposa à son interlocutrice. « Tu veux une Plume en Sucre ? »[/color][/b]

La deuxième sucrerie qu’elle avait dénichée atterrit dans sa bouche, la londonienne savourant le goût doux et familier du sucre cuit sur ses papilles. Il n’y avait rien que ses bonbons préférés ne pouvait réparer, en tout cas pas jusqu’à ce jour. La demoiselle mâchonna la Plume comestible avant de finalement reprendre là où elles s’étaient arrêtées, écoutant pensivement les questions que lui avaient reposées Marlène. « Sinon, je viens de Londres. Tu viens d’Angleterre toi aussi ou tu es née ailleurs ? »


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MessageSujet: Re: [flashback] Nothing will be bigger than us - Eve H. Millerfield & Marlene A. McKinnon   Jeu 27 Oct - 21:32

Étrangement, la remarque de la blonde te rendis extrêmement fière. Et alors qu'en temps normal tu te serais laborieusement justifiée sur tes actes pendant de longues minutes pour prouver que non, tu n 'étais pas si étrange qu'on pouvait le croire d'après ce comportement quelque peu excessif, tu lui adressas un sourire à la fois victorieux et plein de malice. Peut-être était-ce le ton admiratif qu'elle avait employé. Décidément, cette Eve te plaisait de plus en plus.
« Je suis d'Angleterre aussi ! » t'exclamas-tu comme s'il s'agissait là d'un point commun crucial dans le renforcement de votre amitié naissante. « Je vis un peu en retrait de Londres, ce n'est pas la campagne mais c'est un petit coin tranquille, un peu écarté de la ville. C'est plus pratique pour jouer au Quidditch sans se faire remarquer » Ajoutas-tu en riant. « Tu y as déjà joué toi, au Quidditch ? Personnellement je suis super rapide ! C'est mon frère qui me l'a dit. Il a aussi dit que je pourrais peut être obtenir un bon poste dans une équipe à Poudlard si je continue de m'entraîner. C'est génial, non ? J'adorerais jouer pour Gryffondor. » Ajoutas-tu d'un air rêveur. Tu te voyais déjà sur ton balai entourée de ton équipe de rouge et or, en conquérante. Oh, tu ferais tout pour que cela ce produise !
Tu te rappelas soudainement de la remarque de ta copine sur le fait qu'il fallait apparemment se méfier des Serpentard. Le fait que la fillette en sache si peu sur ces serpents que tu fuyais t'interpella. « Mais attends, tu n'es pas au courant ? » Remarquant que tu venais de parler trop fort pour aborder un tel sujet, tu regardas instinctivement autour de toi, comme si quelqu'un avait pu t'entendre. Tu t'avanças encore vers Eve et repris sur un ton bien plus bas, ce ton que l'on emploie pour révéler le genre d'informations top secrètes. « De nombreux sorciers qui ont mal tourné étaient à Serpentard. » Commenças-tu en reprenant les mots exactes de ta mère lorsqu'elle t'avait elle-même fait cette confidence. Tu jubilais intérieurement à l'idée de ressembler ne serais-ce qu'un instant à cette grande femme à qui tu vouais une admiration totale. Après un moment de silence pour faire planer le suspense et ainsi accentuer l'aspect théâtral de ton explication, tu repris : « Et avec ce qu'il se passe dans l'actualité, il vaut mieux redoubler de méfiance, tu vois ? » Tu faisais bien évidemment allusion aux mangemorts, mais tu trouvais ton explication bien assez explicite pour ne pas approfondir le sujet : sait-on jamais, tu ne voulais pas de problèmes dès ton premier jour de classe. Repensant soudainement à ton frère, tu bondis brusquement de ton siège, avec l'impression de l'avoir grandement insulté. « Mais Nicholas n'as rien à voir avec ça ! » Tu te rassis alors et gesticulas quelques secondes l'air très préoccupé sur ton siège, avant d'ajouter : « Lui c'est pas pareil, c'est le seul Serpentard en qui tu puisses avoir une confiance absolue. Je suis persuadée que le choixpeau c'est trompé sur son compte. » Tu t'arrêtas un moment et pris un air renfrogné en grommelant : « Bien que lui ne soit pas de cet avis... Mais en tout cas je compte bien le prouver ! » De tes yeux se dégageait une détermination palpable qui laissa place à de l'admiration. « Nicholas c'est mon grand frère, il est super classe et trop gentil ! Il m'a déjà sauvé la vie plein de fois ! » Tu sourias d'un air pensif en te remémorant cette fois où il t'avait épargné les dégâts d'une chute de plusieurs mètres quand tu étais montée dans un arbre et qu'il avait amorti ta chute alors que la branche sur laquelle tu étais avait craqué sous ton poids. Vraiment incroyable, ce Nicholas. « Mais, oui, il faut se méfier des Serpents. Moi je pense que la meilleure des maisons est celle de Gryffondor, et toi ? » Tu espérais bien évidemment que la petite blondinette soit de ton avis, car tu ne connaissait qu 'elle ici et que te retrouver dans la même maison qu'elle serait un énorme soulagement. De plus, tu l'adorais déjà et savait qu'elle t'accompagnerait sûrement dans tes plans foireux, ce qui te semblait être une excellente chose.


Dernière édition par Marlene A. McKinnon le Mer 16 Nov - 14:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [flashback] Nothing will be bigger than us - Eve H. Millerfield & Marlene A. McKinnon   Sam 12 Nov - 1:10


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Cette rencontre, bien que complètement dénuée de tout calcul, rendait Eve encore plus enthousiaste que précédemment. Elle avait peut-être eu beaucoup de chance en tombant nez à nez sur une future amie. Maintenant qu’elle commençait à se sentir bien en présence de Marlene et qu’elle avait de plus en plus l’impression qu’elle pouvait vraiment l’apprécier, elle commençait dans le même temps à craindre que la petite fille et elle ne se retrouvent pas dans la même maison. La cérémonie de la répartition qui servait à déterminer leur futur « groupe » pouvait tout autant les réunir que les séparer définitivement, Eve le craignait légèrement. Même si elle n’avait cela dit aucune difficulté à créer des liens avec les autres enfants de son âge, ne pas avoir Marlene auprès d’elle l’aurait quelque peu déçue, elle le savait déjà.

Mais heureusement pour l’heure, la discussion était axée sur les joies du sport sorcier le plus en vogue dans ce monde, le Quidditch. Les yeux d’Eve s’illuminèrent d’une curiosité enjouée. « J’en ai entendu parler oui ! Mon père m’a dit que je pourrais en faire à Poudlard. Ca a l’air trop cool ! » La blonde ignorait ce que leur futur leur réservait, mais ses paroles contenaient sans qu’elle ne le sache cette vérité qu’elle énonça avec l’insouciance d’un enfant qui parle sans savoir. « Oh ça serait trop marrant si on était toutes les deux à Gryffondor et dans l’équipe de la Maison ! » Elles auraient fait une super équipe et auraient tout mis en œuvre pour gagner, c’était évident. « Enfin, d’abord on va voir ce que le Choixpeau nous réserve. » temporisa comme pour son propre inconscient la blondinette en s’enfonçant légèrement dans sa banquette, ses yeux se perdant brièvement dans le paysage verdoyant qui défilait derrière la vitre.

Car cette histoire de couvre-chef ensorcelé l’avait déjà brièvement travaillée auparavant, mais maintenant que la brune face à elle en parlait à cœur ouvert, Eve sentait la légère angoisse revenir au grand galop vers elle. A nouveau on évoquait Serpentard, à nouveau elle ressentait cette intuition que bon nombre d’obscurités cernaient cette caste si particulière de l’école. « Ben … Je savais pas non. » avoua, légèrement déconfite, la fillette. Même si elle était sang-mêlée, seul son géniteur avait la chance d’être lui aussi un sorcier et d’avoir connu Poudlard. Il lui en avait raconté les détails les plus incroyables et les plus géniaux, mais ne s’était pas attardé sur les autres ; soit pour la protéger des histoires moins belles à entendre, soit tout simplement parce qu’il n’en avait pas eu le temps. Difficile d’expliquer tout l’institut sorcier britannique en seulement quelques mois.

En tout cas la sang-pure avait capturé son attention et maintenant qu’elle l’avait, elle pouvait dire tout ce qu’elle voulait, Eve l’entendrait sans faute. D’ailleurs les sourcils de l’anglaise se plissèrent à l’entente de certains mots précisément choisis pour qualifier les élèves disciples de Salazar. « Mais quand tu dis « mal tourner », tu veux dire quoi ? Qu’ils étaient tous mauvais à l’école ? » Si ce n’était qu’une question de notes, Eve n’avait pas trop à s’en faire, elle détestait les premiers de la classe et trouvait ça tout aussi bien d’être moins bon à l’école tant qu’on pouvait compter sur tout un tas de copains pour s’en sortir.

Mais apparemment ça n’était pas aussi léger qu’elle le pensait. Marlene continuait de parler, toujours plus vive et loquace, ce qui donnait matière à réfléchir à Eve. « Nicholas ? » répéta t-elle, perplexe, avant de se raccrocher au train rapide des paroles de Marlene. Elle finit par comprendre en l’écoutant qu’il s’agissait de son aîné et sourit, se voulant aussi réconfortante que sûre d’elle-même – alors qu’elle n’en savait absolument rien. « Oh, mais si c’est ton frère c’est sur qu’il doit être aussi sympa et gentil que toi, je parie ! Peut-être que le Choixpeau fait des erreurs des fois, oui. Ca doit pas être si grave. » Non bien sûr. Un artefact vieux de centaines d’années censé lire en vous comme dans un livre ouvert était moins fiable que l’avis très réfléchi de deux petites filles toutes nouvelles dans le monde de la magie.

Quoi qu’il en fut, elles devaient se dire qu’elles, elles ne seraient pas concernées par Serpentard et toutes ces rumeurs peut-être vraies. Elles étaient de vraies Gryffondor, pour sûr, et bien qu’Eve n’avait pas encore totalement une idée précise de ce que cette Maison pouvait représenter comme ambitions et comme traits de personnalité principaux. « Je pense comme toi. J’espère qu’on y sera en tout cas. » La future première année croisait les doigts. Atterrir dans la maison des Poufsouffles ne la dérangeait pas tant que les gens y étaient sympathiques, ce que son père avait eu l’air de confirmer dans le peu qu’il lui avait confié sur les préjugés et socles de valeurs des quatre Maisons. Mais si les Serdaigles étaient bien trop portés sur les livres et le savoir – deux choses qui ne trouvaient pour le moment pas grâce à ses yeux -, les Serpentards représentaient maintenant un anti-idéal qu’elle souhaitait ardemment ne pas atteindre. « Tu connais plein de trucs sur les sorciers, dis donc. Ils sont tous allés à Poudlard dans ta famille ? J’veux dire, ils ont tous des pouvoirs ? » Pour le moins intriguée par l’entourage de sa camarade, Eve songeait que sa curiosité n’était pas plus mal placée qu’elle était malsaine. Elle avait tout simplement envie d’en savoir autant que possible sur la première fille qui avait été sympathique avec elle dans ce train.

Sa main chercha dans la poche intérieure de sa cape un petit sachet de papier kraft qu’elle ressortit et ouvrit dans un bruit de papier froissé. Elle le tendit à Marlene spontanément, y dévoilant son contenu à la concernée – des bonbons moldus, de toutes sortes et de toutes les couleurs. « T’en veux ? »


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MessageSujet: Re: [flashback] Nothing will be bigger than us - Eve H. Millerfield & Marlene A. McKinnon   Mer 16 Nov - 15:52



Ton visage s'illumina alors que la jeune fillette mentionnait son envie de vous voir jouer dans la même équipe de Quidditch : « Oh ouais ! Ce serait trop génial ! Mais tu n'y as jamais joué toi ? Chez moi on a un graaand jardin derrière la maison et on peut jouer sans être vus par les moldus, peut être que tu pourrais venir un jour ! » Mais Eve avait raison, peut être que vous ne seriez même pas dans la même maison après tout. Cette possibilité te faisait peur, et tu ne pouvais plus attendre de connaître le fin mot de l'histoire. « J'ai hâte de savoir où on va aller, je suis tellement stressée que j'ai mal au ventre... »

Attendant avec impatience la réaction de ton amie après ton explication théâtrale, tu fus quelque peu perplexe face à sa réponse : « Mauvais à l'école ? Non, il sont sûrement pas trop mauvais... Je crois... » Tu n'en savais rien à vrai dire. Tu te perdis dans tes pensées pour savoir si il fallait être ou non moins intelligent que la moyenne pour mal tourner, parce que, qu'on se le dise : Il faut vraiment pas être fute-fute pour vouloir avoir le mauvais rôle. Mais pourquoi parlait-on de l'école ? « Aaaaah ! » t'exclamas tu avant de rire de ta propre bêtise : « Non, en fait, les Serpentard ne tournent pas mal dans le sens où ils ont de mauvais résultats, mais dans le sens où ils deviennent de mauvaises personnes ! Tu as entendu parler de... » Tu te coupas net. C'était un sujet dangereux, un sujet à prendre avec des pincettes. Tu fis signe à la jeune fille de se rapprocher et lui murmura alors : « Est-ce que tu sais ce que c'est que les Sympa... Euh, les Sympathisans ? » Tu te demandas pourquoi diable le mot « sympathique » faisait partie de leur nom, pensant que ça ne mettait pas assez en garde les personnes de leur dangerosité. Tu en parlerais à ta mère. « Les Sympathisans donc, sont les méchants. Et nombreux de ces méchants viennent de la maison des Serpentard. C'est pour ça, qu'il faut s'en méfier : les Sympathisans sont dangereux. »

Flattée par le compliment de ta nouvelle copine sur tes connaissances sur Poudlard, que tu étais toute fière de partager avec elle, tu t'exclamas : « Ahah, merci ! Oui, mon frère m'en a beaucoup parlé, et ma mère est Auror alors elle connaît plein de trucs ! Et étant donné que je veux devenir Auror moi aussi, j'essaie de retenir tout ce qu'elle me dit quand elle rentre de missions. » S'ils ont tous des pouvoirs ? « Bien, oui, pourquoi ? » Oh ! « Attends, tu veux dire que ce n'est pas ton cas ? Tu est sang-mêlée ou née-moldue ? » t'exclamas-tu avec beaucoup plus d'excitation qu'on en aurait pu attendre de la part d'un Sang prétendu « Pur ». Et alors que tu questionnais la sorcière sur ses origines, celle-ci sortait une pochette avant de te la tendre. Tes yeux s'illuminèrent à la vue du trésor que venait de sortir Eve de sa poche. Le regard luisant de gourmandise, tu te penchas sur le paquet et admiras les sucreries de plusieurs couleurs. Tiens, tu ne les connaissais pas celles-là. Tu en choisis alors une de couleur rose -étant habituée aux parfums surprise des bonbons sorciers, tu doutais tomber sur un goût de poubelle avec celui-là- et la portas a ta bouche en fermant les yeux, comme pour sacraliser ce moment. Oui, la blondinette venait officiellement de sceller votre amitié. Peu importait vos maisons, à présent. Surprise par le goût de la friandise, tu t'écrias : « Whaaaaa ! Ils sont bons ! Ça fait bizarre de manger des bonbons pas piégés, mes frères en prennent jamais ! » Sans prévenir, tu te redressas et regarda la fillette dans les yeux un moment sans rien dire, puis, le plus sérieusement du monde, tu continuas : « Merci. Merci beaucoup. » Bien que cette scène puisse paraître quelque peu exagérée, tu n'aurais pas pu exprimer ta gratitude autrement : Eve t'avait offert des bonbons, et les bonbon, chez toi, c'est sacré.
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MessageSujet: Re: [flashback] Nothing will be bigger than us - Eve H. Millerfield & Marlene A. McKinnon   Jeu 17 Nov - 0:43


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La blonde répondit par la négative quand Marlene s’étonna d’apprendre qu’elle n’avait jamais volé sur un balai de sa vie. « Jamais. » insista t-elle, avant de sourire, enjouée à l’idée qu’un jour elle puisse voir le quotidien d’une vraie famille de sorciers au complet. Est-ce que c’était déjà le début d’une bonne entente qui se dessinait entre les deux filles ? Eve avait du mal à croire que les amitiés pouvaient se créer aussi facilement mais elle n’allait certainement pas dire non, surtout que son intuition lui murmurait qu’elle avait raison de se faire confiance.

La discussion tourna à nouveau autour des Maisons, et plus particulièrement d’un groupe de sorciers appelés les Sympathisants. La petite blonde haussa les sourcils, perplexe. « Euh … Non. » Le nom ne lui disait absolument rien. Son père avait du oublier de l’évoquer pendant une de leurs nombreuses session « mise au point sur la sorcellerie ». Eve écouta donc attentivement sa camarade lui faire une petite séance de rattrapage sur le sujet, son imagination fertile se mettant très rapidement à travailler pour elle. « Oh. Je vois. » Si la Maison des Verts et Argent ne lui avait pas d’ores et déjà donné une impression plutôt désagréable, Marlene se chargeait d’achever proprement le travail : au vu de la façon dont elle en parlait, Eve n’avait aucunement envie de se retrouver chez les Serpentards. Adjugé vendu, elle croiserait les dix doigts de ses mains – et les dix orteils de ses pieds – pour devenir une Gryffondor. « De toute façon t’en fais pas. A deux on risque pas de se faire embêter par les Serpentards, j’te l’dis. » rassura la petite, persuadée qu’à deux, on pouvait très facilement venir à bout de ces fameux « sympathisants » dont elle ignorait bien des détails sordides.

Sa voisine de compartiment s’interrogeait maintenant sur ses origines et l’anglaise contenta de lui répondre très franchement, sans détour – elle n’en voyait pas l’intérêt. « En fait mon papa est un sorcier mais ma mère une moldue. » Eve avait dit ça non pas avec gêne ou honte, mais avec fierté. Elle qui ignorait jusque là que la normalité dans le nouveau monde qu’elle intégrait se composait surtout de familles exclusivement sorcières n’avait pourtant, depuis la découverte de ses pouvoirs, cessé d’éprouver une profonde admiration bouffie d’orgueil d’avoir un père magique. Quant à sa mère, elle n’avait absolument pas besoin de pouvoirs supplémentaires pour qu’Eve en soit pleinement heureuse. « Tu sais quoi ? C’est tant mieux. Moi j’pourrai te raconter tous les trucs des moldus, et toi … Ben déjà tu m’expliqueras ce que c’est qu’un Naureur. » Pas certaine d’avoir bien prononcé le mot dont le sens lui avait échappé précédemment, la fillette se contenta d’imposer une pause sucrée, qui ferait le plus grand bien à elle comme à sa nouvelle future amie.

Et visiblement elle avait marqué plus que de simples points ; les yeux de Marlene s’étaient écarquillés d’enthousiasme et de curiosité, et une fois qu’elle avait goûté à une des sucreries de la jeune Millerfield, elle s’avoua être sincèrement enchantée – ce n’était pas des bonbons farce et attrape comme on pouvait apparemment en avoir dans le monde magique. Eve éclata de rire, ravie de pouvoir à son tour lui apprendre un peu de sa culture personnelle de tous les jours. « C’est mes bonbons moldus préférés ! Celui que t’as mangé, on appelle ça des fraises Tagada. Et là … des mini bananes ! » Elle pointa du doigt les confiseries citées avant de montrer des petites billes enrobées de poudre très claire. « Ceux-là, ils sont un peu surprise. Mais t’inquiète ça va. » Les têtes brûlées restaient un des classiques les plus acidulés et les plus forts des bonbons moldus, et Eve avait déjà plus que hâte de voir la tête de la petite brune se plisser sous l’acidité vibrante du citron piquant.

La fillette la remercia très chaleureusement de ce partage qui semblait insignifiant pour la sang-mêlée. Cette solennité touchait bêtement Eve qui sourit, haussant les épaules comme si elle trouvait ça parfaitement normal – même si pour donner quelques friandises à une autre personne tout en s’appelant Eve Millerfield, c’était qu’il fallait avoir fait bonne impression. « De rien. » Elle était contente. Tout allait bien se passer, elle le sentait. Le château allait les accueillir et elles allaient passer les sept années les plus géniales de leur vie. Voilà ce qu’une toute petite voix aux tonalités proches de celle de Marlene venait de souffler à son inconscient.


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MessageSujet: Re: [flashback] Nothing will be bigger than us - Eve H. Millerfield & Marlene A. McKinnon   Sam 19 Nov - 0:10


Jamais. Jamais Eve n'avait joué au Quidditch. Et peut-être n'était-elle même jamais montée sur un balai. A présent, tu voulais absolument faire découvrir ta passion à la jeune fille, tu ne pouvais plus attendre de lui faire découvrir ce nouveau monde : un monde dont tu avais pris conscience en assistant à ces nombreux matchs, les yeux brillants d'admiration et le cœur emporté dans cette euphorie générale, cette adrénaline ambiante, ces acclamations. Un monde que tu entre-apercevais dès lors que ton frère lançait le souaffle, et que, par moments, alors que le jeu avait envahi tout l'espace et qu'il ne restait plus que la soif de victoire, tu ressentais cette atmosphère qui se dégageait de la ferveur des grands joueurs. Tu rêvais pour cette raison d'entrer dans la cour des grands, et comptais bien transmettre cette envie à ton amie. Il fallait qu'elle sache, il fallait qu'elle le vive, il fallait qu'elle le voit. La perspective de la découverte de ce monde à ses côtés te rendait impatiente. Pourquoi elle ? Pourquoi cette jeune fille que tu avais rencontré quelques moments plus tôt ? Oui, c'est parce que tu lui avais trébuché dessus. Mais pas seulement, non, c'est aussi parce que cette fille, malgré vos peu de connaissances l'une sur l'autre, tu savais que tu ferais un long chemin avec elle. C'est ce que tu espérais du moins, car Eve était l'amie rêvée pour un petit monstre de ton genre. L'air maligne, drôle, gentille, que demander de plus ? « Je te montrerais, il faut absolument que je te montre, tu verras, je suis sure que tu vas adorer ! »

La réponse de la blondinette quant à ta mise en garde sur les Serpents n'aurait pas pu faire meilleur effet. La jeune sorcière venait de t'assurer qu'elle avait la même position que toi vis-à-vis de ces viles créatures, mais plus encore, elle t'avait assuré que vous formeriez un duo. Cela ne voulait peut être rien dire pour elle, mais c'était un véritable signe pour la petite fille de onze ans que tu étais. Ton visage s'illumina et se fendit en un sourire espiègle : « Compte là-dessus ! » Lanças-tu à la jeune Eve.

Quelques instants plus tard, tu apprenais donc que ton amie était sang-mêlée, c'était genial. Une multitude de questions sur son mode de vie se bousculaient dans ton esprit : que mangeait-elle au petit déjeuné ? Est-ce qu'elle aussi allait à des parcs moldus pour s'amuser ? Comment était sa mère ? Et alors que tu réfléchissais à l'ordre dans lequel tu allais poser toutes ces questions, l'anglaise interrompit ton flux de pensées en te proposant justement de te donner des informations de type moldues. Parfait. Toutefois, Avant cela, tu devais lui expliquer ce qu'était un « Naureur... » Et bien tu aurais bien aimé le savoir, hors ce n'était manifestement pas le cas. Naureuuuuur... Oh ! La sonorité de ce mot -si s'en était bien un- pouvais vaguement te faire penser au métier de ta mère dont tu t'étais ventée un peu plus tôt. « Tu veux dire Auror ? » Si c'était bien là ce qu'elle entendait, elle n'aurait pas pu te lancer sur un sujet plus intéressant.  « Les Aurors, c'est des héros ! Il sont super puissants et sauvent des gens, il défendent les gens contre les méchants, ma mère est Auror ! Moi aussi je le serai ! » Tu partis alors dans le récit des exploits de certains d'entre eux, les yeux luisants d'admiration, il y avait tant à en dire.

Des fraises tagada, des mini bananes, trop géniaux ces moldus. Eve te présenta alors d'autres bonbons, ronds ceux là, dont elle te mit en garde. Naturellement, tu t'empressas d'en prendre un et de le porter à ta bouche. À première vue, le bonbon avait simplement un goût douteux, mais alors que tu t’apprêtais à en faire la remarque une explosion eut lieu dans ta bouche : « Aaaaah ! Ça pique ! » C'était moldu, ça ? Comment avaient-ils pu créer une telle chose sans magie ? Tu posas alors la question à la jeune fille qui te répondit avec un intérêt pareil au tien. Et c'est alors qu'une grande discussion sur la différence de vos deux mondes était née, et plus le temps passait, plus vous vous intéressiez l'une à l'autre. Et plus votre intérêt croissait, plus le temps passait vite. Si bien que vous arriviez à destination assez rapidement. Alors, vous descendiez du train, vous embarquiez dans ces petits bateaux, et vous faisiez face à ce grand château, ensemble, deux petites filles, les yeux brillants d’émerveillement devant cette immensité nouvelle. Ça commençait, et ce n'était pas près de se terminer.
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