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 Que des incapables

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MessageSujet: Que des incapables   Ven 29 Juil - 19:34

C’était sûrement un nouveau matin banal, puisque même chez les Lestrange, nous étions bien capables d’avoir des matins que nous considérions comme banals. Après nous n’avions sûrement pas la même définition du mot banal. J’avais proposé en toute simplicité à ma femme que nous nous entraînions un peu ensemble de très bon matin avant de partager ensemble le premier repas de la journée. Même si nos relations étaient un peu tendues depuis ma fameuse demande, il y a de cela presque une semaine, nous savions que nous pouvions nous faire confiance et nous entendre en ce qui concerne le fait d’agir pour le maître. C’est ainsi que remontant après l’entraînement, j’étais le premier et pas plus propre que ma femme, ni même en meilleur état. Je me dirigeais tout naturellement vers le dressing de notre chambre afin d’y prendre des vêtements propres et décents afin de pouvoir partager ce repas avec ma femme. J’entrais dans le dressing, ignorant le côté appartenant à ma femme pour aller du mien et en sortir une chemise noire. Lorsque je vis l’état de ma chemise, je me tournais à la recherche d’une saleté d’elfe de maison. Mon regard fit le tour de la pièce pour n’y trouver personne en dehors de ma femme. Bella m’avait suivi jusque dans le dressing, vraisemblablement dans le but de se préparer elle aussi pour prendre le petit déjeuner dans notre grande salle à manger. Je claquais des doigts dans le but d’appeler un elfe de maison, je lui ordonnais de revenir avec l’ensemble de ses camarades s’occupant du linge. Je savais que deux de nos elfes n’étaient au manoir que pour la cuisine et les stocks de provisions. « Lequel de vous est le coupable de tous les plis que je peux voir sur ma superbe chemise ? Lequel de vous est encore plus incapable que je ne pouvais l’imaginer ? » Claquais je en gardant toujours mon ton calme, mais en baissant la voix, ce qui chez moi n’était en aucun cas bon signe.

Tous les elfes le savaient, ils se mirent tous à trembler en triturant ce qui leur servait de main, leurs longues oreilles vers l’arrière afin de bien montrer leurs soumissions et leur malaise face à la situation. Je finis par montrer à ma femme l’état de ma chemise, lui faisant savoir d’un signe qu’elle ferait bien mieux de vérifier ses propres affaires si elle voulait se joindre à moi pour la punition de nos serviteurs. Je commençais mon interrogatoire auprès de nos elfes en commençant par les plus anciens, mais aussi les plus habitués à nos manières d’obtenir les réponses. Ceux qui savaient que s’ils voulaient moins souffrir que les autres, il leur suffisait de me dire tout ce qu’ils avaient à avouer. Je me mis à sourire alors qu’un sort de torture mentale, un dérivé du doloris touchait le plus ancien de nos elfes. Il se tortilla sur le sol en couinant, plus les couinements échappaient de sa bouche, plus je renforçais le sort. Mes yeux finirent par se poser suspicieusement sur ma femme, aucun elfe ne réagissait alors qu’en général, ils ne se faisaient pas prier pour éviter toute punition de la part de l’un de nous. Ma femme pouvait-elle avoir quelque chose à voir avec tout cela ? J’en doutais un peu, Bellatrix n’était pas du genre à agir si gentiment et ses agissements en général, je m’en souvenais plutôt bien. Je m’étais montré très sympathique avec ma femme, je lui avais du moins en quelques sortes laissé le choix d’accepter ma demande d’enfant sans pour autant en parler ouvertement. J’espérais simplement pour elle qu’elle allait finir par me céder. Pas que je souhaitais du mal à Bellatrix, c’est qu’avec elle pour femme, je n’avais pas trop à me plaindre, je ne voulais pas non plus avoir à me trouver une nouvelle épouse pour remplacer l’actuel. J’aimais bien trop nos relations à Bella et moi, nous n’avions souvent rien de commun avec les autres couples, mais avions nous seulement un seul instant fait les choses normalement depuis que nous nous étions rencontrés.

Je finis par abandonner avec le premier elfe pour lancer un doloris au second. Je me dis qu’avec un peu de chance, l’un d’entre eux allait finir par parler. « Je vais vous tuer les uns après les autres si vous ne consentez à me répondre. Que le coupable se dénonce, il sera le seul à être châtier et je pourrais même me montrer clément en lui laissant la vie sauve. » Affirmais-je en lançant un second doloris à l’elfe subissant déjà la torture, mais en silence pour celui-ci, bien plus habitué que ses comparses à un tel traitement. C’était mon elfe personnel et il avait souvent le droit à ce genre de traitement sans pour autant qu’il n’y ait de raison valable. Le moindre petit écart de mes envies pouvait lui valoir la torture. « Bella, vois-tu dans tes propres affaires quoi que ce soit dans un état aussi déplorable que mes affaires ? » M’enquis-je avant de me tourner pour partir à la recherche d’une chemise bien repassée. Toutes l’étaient hormis celle que j’avais choisi comme par hasard de porter aujourd’hui. Les elfes pensèrent à une accalmie de mon mauvais caractère mais ils avaient torts. Lorsque je me retournais une nouvelle fois vers eux, j’en fis voler un contre le mur du dressing avant de les envoyer rencontrer le mur un à un. « Je pense que nous allons patienter encore un peu pour notre petit déjeuner très chère. » Déclarais-je à ma femme en guise d’excuse, bien qu’elle me connaissait assez depuis le temps pour savoir que je ne laissais strictement rien passer aux elfes de maison. J’aimais bien trop faire le mal autour de moi, j’y avais toujours pris plaisir et j’y prenais toujours encore autant de plaisir.
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MessageSujet: Re: Que des incapables   Lun 8 Aoû - 9:11



« Petite taquinerie personnelle »

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Faut-il rire ou se contenter de hausser un sourcil en signe d’amusement ? Laisser un trait ironique se dessiner sur mon visage ou simplement rendre cet éclat de folie dans le regard, preuve d’un sérieux problème de raisonnement sain ? J’étais assise sur le lit, les cuisses croisées, les mains sur le lit et dans cet état fixe, je semblais à la fois calme et inquiétante. Ne vous fiez pas à cette passivité, elle n’était que le résultat d’une femme bien trop sûre d’elle, intelligente et prompte à agir seulement si nécessaire pour obtenir le plus de souffrance ou d’amusement possible. Rodolphus venait de s’énerver avec les elfes de maison. Il les torturait, il les menaçait, il attendait un nom et j’avais finalement ce rictus qui aurait pu facilement m’incriminer si on ne me connaissait pas assez. Je prenais du plaisir, sans même forcément en être responsable, de l’état d’embêtement dans lequel était mon époux. Il était agacé et je me délectai : voilà comment je préférai notre vie conjugale même si je savais les risques de la tournure de la situation s’il sentait que je m’en ravissais un peu trop. Pouvait-on cependant m’en vouloir d’apprécier la gente masculine dans une mauvaise position ? Le lit où j’avais été né m’interdisait de rire aux éclats et j’avais de toute façon bien trop de classe mais je sentais ce léger son  menacer de franchir mes lèvres alors que mon sourire ne demandait qu’à s’agrandir. Est-ce de l’amour vache ? Est-ce de l’amour tout court… ? Ne bougeant pas, à l’écoute de Rodolphus, il me demandait alors si mes propres affaires étaient dans un état aussi déplorable. Il ne valait mieux pas… Je serai bien capable de forcer un elfe à en égorger un autre pour ne pas me salir les mains avant de forcer d’avaler les entrailles de son congénère au fautif avant simplement de le laisser en vie. Oui… Je n’aurai pas tué le coupable… Je l’aurai simplement détruit de l’intérieur. Les elfes savaient mes capacités de folie à la moindre contrariété. Cependant comment en vouloir à ces créatures de me fournir un amusement après un duel avec mon époux ? Nos entraînements étaient intéressants mais éreintant et alors même que j’avais pris ma douche avant lui avant de réfléchir très soigneusement à la robe que j’allais porter, il s’en était pris aux elfes. Rodolphus attendit une réponse de ma part mais mon silence pourrait suffisamment lui suffire. Je n’avais rien remarqué pour la simple et bonne raison que la faute de l’elfe n’était pas un accident. J’étais d’humeur taquine et je voulais le rendre fou. C’était à ces moments qu’il était le plus séduisant et je ne pouvais m’empêcher de vouloir le voir dans cet état. Est-ce aussi une vengeance pour ses demandes ? Certainement. Les elfes volèrent à cause de leur silence. Quel état le pire : affronter la colère de Rodolphus ou la mienne ? Etant donné ma dernière punition, ils devaient préférer le doloris. Pouvait-on leur en vouloir ? J’aurai certainement fait le même choix. Les elfes ne me trahiraient pas, je m’en étais assurée.
« Je pense que nous allons patienter encore un peu pour notre petit déjeuner très chère. » m’informa-t-il.
Sans un mot toujours, je me levai pour enfin décider de m’approcher de lui en sous-vêtements. Il était irrésistible quand il était dans ce désir de torturer et surement tuer. Ma main posée sur son torse, je la fis glisser sur sa peau en tournant autour de lui comme le ferait un corbeau avant de se délecter de la carcasse qui lui était offerte. En revenant face à lui, un sourire mystérieux s’était glissé sur mes lèvres :
« Mes affaires sont intactes et cette certitude découle de la fidélité de nos elfes pour moi sans que je n’ai à faire aucune vérification. Une Black s’est toujours avisée de tenir sa maison au carré et dans le sens où elle l’a décidé. »
Est-ce un demi-aveu ? C’était aussi ma façon de lui rappeler que je pouvais très bien l’atteindre sans qu’il ne s’y attende. Ce n’était qu’une chemise froissée, rien de bien grandiose mais cela m’amusait de lui faire savoir que nos elfes m’étaient bien plus loyaux qu’à lui. La grandeur du sorcier passait aussi par la force de loyauté et le nombre de ses elfes de maison. Il était naturel que mes elfes m’obéissent au doigt et à l’œil. Seraient-ils cependant capable d’empoisonner leur maître si je leur commandai ? Qu’importait, si Rodolphus devait mourir, cela ne serait que de ma propre main. Je n’étais pas lâche, seulement vicieuse et sournoise. Est-ce aussi un affront ? Après tout il était dans mon devoir de veiller à la perfection de notre intérieur ?
« Maintenant tu peux les torturer autant que tu peux le désirer mais cela n’arrangera rien à ta chemise. » lui fis-je remarquer avec un sourire à la fois ironique, peut-être agaçant mais surtout railleur.
J’aimais le taquiner sans nul doute et si tous les couples normaux le faisait de façon gentille, moi j’adorai lui mettre des bâtons dans les roues, le mettre hors de lui ou même l’agacer. C’était ma petite victoire personnelle. Plus je le cherchais, plus il répondait, plus on trouvait un équilibre qui nous permettait de canaliser nos impulsions contre notre ennemi commun. J’étais alors seulement vexée d’une seule chose : qu’il n’ait pas compris que cela venait de moi. Après tout, c’était comme dire que je ne savais pas dresser les elfes pour gérer fidèlement et correctement notre maison. Jamais les elfes n’auraient osé faire une telle chose sans ma demande. Ils savaient les risques qu’ils encouraient. Je n’étais pas une douce maîtresse.
Toujours face à lui, j’avais ce regard fier tout de même de le surprendre et de lui poser quelques difficultés. C’était ma façon d’attiser son attention. Je ne l’aimais que dangereux et fougueux. Je détestai d’autant plus les plaies de la monotonie dans le couple. Mon regard dans le sien, je lui tournai alors le dos pour aller vers l’armoire et enfin me décider pour une robe que je sortais et posais sur le lit. Et les elfes de maison ? Je n’en avais que faire. Ils m’avaient obéis, c’était la moindre des choses. Je me contentai alors de me délecter de ma petite vilénie…

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MessageSujet: Re: Que des incapables   Lun 8 Aoû - 20:00

Ma femme quitta le lit où elle s’était installée depuis un petit moment en sous-vêtement. Je n’avais rien à redire sur sa tenue, mais à l’instant présent, je ne pensais qu’à comprendre comment ces elfes incompétents pouvaient se taire face à moi. Je ne voulais pas croire que ma femme puisse avoir agi avec une telle bassesse alors qu’elle était capable de faire bien pire. S’approchant de moi, elle posa sa main sur mon torse et tourna autour de moi, tel un animal traquant sa proie. Les doutes montèrent d’autant plus dans mon esprit, Bella avait elle réellement fait cela ? Etait-elle tombée aussi bas ? Avait-elle vraiment choisie de demander aux elfes de faire une telle chose, simplement en vengeance de mes désirs de voir un héritier naître de notre mariage et non de mon frère après que nous ayons monté une attaque pour le sortir d’Azkaban. Son sourire ne fut que la confirmation de mes pensées, elle avait bien fait cela, en demandant à l’un de nos elfes de bacler son travail afin de me mettre d’une humeur massacrante. Il me faudrait maintenant me venger de ses actes tout en continuant à me battre pour qu’elle me donne un héritier. « Mes affaires sont intactes et cette certitude découle de la fidélité de nos elfes pour moi sans que je n’ai à faire aucune vérification. Une Black s’est toujours avisée de tenir sa maison au carré et dans le sens où elle l’a décidé. » Je la fixais avec colère. Je n’aimais pas qu’elle vienne jouer avec mes vêtements, je me trouvais maintenant dans une situation loin d’être arrangeante, puisque je voulais mettre cette chemise et non une autre.

Ensuite j’en voulais à ma femme maintenant de laisser entendre que j’étais incapable de me faire obéir de nos elfes. Elle les effrayait bien plus que moi et je le savais, j’avais tendance à me montrer bien plus calme et posé que ma femme. Rare étaient les elfes m’ayant réellement vu exploser, puisqu’en général rien que voir Bella les dissuadaient de faire quoi que ce soit d’une mauvaise façon. Je devais m’avouer que je m’en satisfaisais bien, ce n’était pas à moi de gérer les elfes de maison, mais bien à ma femme, puisque c’est la femme qui gère le maintien de la maison en l’état. Avec Bella, je devrais sûrement me méfier, mais je faisais confiance à ma femme, nous n’étions peut-être pas toujours d’accord mais il fallait avouer qu’elle savait tenir sa place quand il le fallait et c’était bien une chose dont je n’avais jamais eu à me plaindre. J’allais pourtant me venger un jour ou l’autre de ses actions et du fait qu’elle ose sous-entendre que mes elfes ne me respectent pas. « Maintenant tu peux les torturer autant que tu peux le désirer mais cela n’arrangera rien à ta chemise. » Je la fixais avec un rictus mauvais, femme ou pas, je n’aimais pas me faire traiter de la sorte. Venant de Bellatrix pourtant, cela était bien pire. Je ne supportais pas de ne pas avoir le dessus sur ma femme. Je voyais bien qu’elle avait bien plus les faveurs du maître que moi et qu’elle avait plus de poids que moi auprès de nos elfes, ce qui m’exaspérait, je devais bien l’avouer. Je voyais là ma fierté touchée, puisque normalement, je me devais d’être supérieur à ma femme. Je savais que quiconque comprenant ce rapport de force inversé dans certains domaines verrait en moi un homme faible et je ne pouvais pas laisser cela ce faire. Bellatrix commença à me tourner le dos juste au moment où je fis voler ma chemise en sa direction.

N’avait-elle pas dit que torturer nos elfes n’arrangerait rien à la situation et à l’état de ma chemise. Eh bien, qu’elle s’occupe donc de rendre ma chemise impeccable. « Tu n’as qu’à rendre à ma chemise l’état dans lequel je la désire. Après tout, tu n’es qu’une femme, Bellatrix. Alors tu as peut-être le dessus sur nos elfes puisqu’ils ne voient que toi dans la plus profonde colère, mais tu m’es toujours inférieure par ton statut de femme. » Remarquais-je. J’étais très clairement en train de tout faire pour qu’elle se mette dans une colère noire. Je ne voulais pas être le seul à être énervé pour toute la journée et je savais qu’en l’énervant, elle ne ferait peut-être pas forcément attention à notre petit déjeuner. Je tentais de tout faire pour avoir rapidement un héritier et cela passait par bien des manières, comme tous les aliments pouvant la rendre plus féconde ou simplement pouvant annuler les effets de sa satanée potion de contraception. Je n’étais pas le moins du monde idiot, je savais parfaitement que même si je lui avais demandé d’arrêter sa potion, elle continuait à le faire parce qu’elle ne désirait en aucun cas me donner un enfant. Elle ne voulait pas agir comme elle le devrait en bonne sang-pure et c’est dans ce moment-là que je regrettais le choix de mon père. Parfois j’avais le désir fou d’obtenir tout ce que je désirais de ma femme sans avoir à me battre pour l’obtenir. Pourtant je savais qu’avec une femme autre que Bellatrix, je vivrais déjà depuis des années dans un ennui mortel et j’aurais déjà sûrement un héritier, voir même plus si j’étais tombé sur une femme trop idiote pour prendre une potion de contraception de façon régulièrement.

Malencontreusement, j’avais Bellatrix pour femme et j’allais devoir faire avec toute ma vie, puisque nous étions mariés jusqu’à ce que la mort nous sépare. Cependant, Bellatrix pour le moment, ne désirait pas me donner un enfant et j’allais me battre pour l’obtenir, je voulais mon héritier. J’étais après tout en droit de lui demander une telle chose et là, j’allais d’autant plus me venger qu’elle avait fait exprès de demander à nos elfes de mal repasser mes affaires. Je finis par me glisser dans le dos de ma femme, sachant parfaitement qu’elle ne voulait sûrement pas que je la touche, c’était justement pour cela que je venais le faire. Je laissais ma main glisser sur la hanche de ma femme, alors que je glissais mon autre main autour de son cou. Laissant mes doigts se positionner comme si j’allais l’étouffer, mais je n’en ferais rien. « Madame Lestrange, je vous ai connu faisant de bien meilleures actions afin de me mettre hors de moi. » Susurrais-je à son oreille avant de lui mordre violemment le lobe. Ce n’était en aucun cas pour lui faire plaisir que j’avais fait cela, c’était juste pour la mettre d’autant plus hors d’elle. Sans dire un mot de plus, je pris place sur notre lit très calmement avant me faire apparaître l’heure à l’aide d’un tempus. C’est que je commençais à avoir faim et j’allais avoir une très longue journée, si elle commençait déjà par des actions de Bella pour me mettre hors de moi. « J’attends ma chemise, très chère. Je ne vous pardonnerai pas l’existence d’un seul pli. » Ajoutais-je pour faire savoir à ma femme que nous n’aurions pas le plaisir de nous sustenter avant qu’elle n’ait fait réparer l’état de ma chemise.
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MessageSujet: Re: Que des incapables   Mar 9 Aoû - 10:15



« L'arrogance est un défaut qui peut nous porter préjudice »

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J’avouais être capable de plus d’ingéniosité mais pourquoi se donner la peine quand je savais que lui faire remarquer avoir moins d’impact sur nos elfes de maison le blesserait suffisamment dans sa fierté ? J’aimais taquiner mon époux et le voir en colère. Il ne m’attirait jamais autant en dehors de ces moments. Est-ce de la folie que de flancher quand il était bien énervé ? Ses impulsions, sa colère et ses énervements faisaient de nos ébats des moments sauvages et passionnés que j’affectionnai particulièrement depuis quelques années. Je ne l’aimais pas doux mais si sauvage. Sa douceur, à mon sens, n’était qu’une faiblesse qui me dégoûtait. Je ne cessais de rentrer en conflit avec lui en intimité pour éviter de me retrouver piéger dans un moment niais qui me donnerait tout simplement envie de vomir. Restons honnête un instant… je n’étais pas romantique. Je préférai qu’il m’apporte la tête – c’est une métaphore bien évidemment – de nos ennemis sur un plateau d’argent plutôt que de m’offrir des chocolats. Je ne disais pas ne pas aimer les bijoux et les fleurs mais je n’étais pas du genre à me poser sous les étoiles en discutant de notre avenir et des enfants que nous aurons. Je préférai bien plus une chasse au clair de lune où nous sommes en train de poursuivre ceux qui ne méritent de vivre. Mon attitude aurait alors certainement inquiété plus d’un psychomage qui se serait amusé à chercher les différentes raisons de mes humeurs et folies imprévisibles comme celle de donner l’ordre à mes elfes de maison de ne pas repasser que la chemise qu’il affectionnait couramment. Quelle utilité à ce geste ? Aucun mais j’aimais le voir s’agacer alors qu’il lui suffirait de prendre une autre chemise. Cependant Rodolphus était aussi dérangé que moi et plutôt que de hausser les épaules et en prendre une autre – ce qui serait bien moins hilarant, il faudrait le reconnaître – non, il voulait CETTE chemise justement PARCE QUE il NE pouvait PAS l’avoir. Rodolphus avait un penchant pour désirer l’inatteignable et cela, je l’avais bien compris rapidement. C’est aussi ce qui faisait d’ailleurs que notre couple fonctionnait aussi bien. Sans cela, il y aurait bien longtemps que notre relation serait devenue platonique. Je savais mettre du piquant dans notre vie comme il savait en faire autant de son côté et ce pour notre bien à tous les deux. De toute façon ça n’aurait pu finir que de deux façons : soit nous nous serions très rapidement déchirés jusqu’à la mort, soit nous n’aurions pu que devenir fusionnel dans notre folie. Choisissant la vie plutôt que la mort, nos esprits s’étaient accordés sans aucun mot de plus. Cependant si nos moments de folie nous aider à survivre, il n’empêchait qu’ils ne soient parfois explosifs et c’est justement ce que je cherchais…
Depuis l’annonce de sa demande, je m’étais d’abord quelques peu refroidie et éloignée. J’étais devenue méfiante. Je soupçonnai la moindre traitrise dans mon souper ou encore sur mes vêtements. La paranoïa aurait alors très bien pu me gagner rapidement et j’aurai implosé. Cependant passer du temps avec mon maître pour compenser, m’avait permis de réfléchir. Allais-je laisser mon époux me dominer ainsi ? Reprenant du poil de la bête après une bonne semaine de méfiance, j’avais décidé de renforcer ma potion, de briffer les elfes de maison pour que Rodolphus ne puisse compter sur leur soutien et enfin être prévoyante. Cependant si nous n’étions un couple fait d’amour, nous avions eu l’habitude de vivre passionnément et ce manque de confiance en l’autre était en train à la fois de me ronger et de me rendre faible. Ne pouvant plus continuer comme cela, décidant donc de mettre en place tout ce qu’il fallait pour retrouver notre équilibre passé, je retrouvai aujourd’hui mes marques, de nouveau sure de moi. C’est ainsi que je décidai de jouer de nouveau avec ses nerfs.
Lui signalant ainsi que torturer les elfes de maison plus encore ne servirait à rien. Indirectement, je venais d’assurer aux elfes la fin de leur calvaire. Il fallait bien savoir parfois être « clémente » pour s’assurer la fidélité de ses elfes. J’étais du genre à penser qu’il fallait souvent aboyer, parfois mordre mais toujours se faire craindre. Je tournai alors le dos à mon époux avec ce sourire victorieux sur le visage. Je reprenais en main la situation intime de mon couple et en cet instant, je le dominai clairement, preuve en étant du sourire mauvais qu’il devait avoir dans mon dos et que je devinais sans avoir besoin de le voir. Je commençais à le connaître depuis toutes ces années. Il fit alors voler sa chemise en la direction que j’attrapai par un merveilleux réflexe. Le voici en colère… Mais je ne faisais que commencer à jouer.
« Tu n’as qu’à rendre à ma chemise l’état dans lequel je la désire. Après tout, tu n’es qu’une femme, Bellatrix. Alors tu as peut-être le dessus sur nos elfes puisqu’ils ne voient que toi dans la plus profonde colère, mais tu m’es toujours inférieure par ton statut de femme. »
De ses mots, je me mis à rire très ouvertement dans un éclat de rire ironique. Je n’étais qu’une femme, là était toute l’ironie de la chose. J’avais pleinement conscience de mon statut sexuel et positionnel face à lui mais c’est justement parce que je détenais la place soi-disant du sexe faible qu’il était jouissif de le dominer sur beaucoup de fronts.
« Je suis une femme… en effet et c’est justement là l’intérêt de la situation. » raillai-je avant de lever les yeux au ciel.
J’étais dotée de seins faisant de moi un outil délicat et prompt à enfanter selon beaucoup mais j’avais aussi une dague, un esprit et une force magique qui pourraient se retourner contre celui qui ferait l’erreur de me considérer comme faible. Je savais cependant que Rodolphus ne le pensait pas. Il n’était pas assez idiot pour cela. Ses mots n’étaient fait que pour me mettre hors de moi or je me sentais joueuse et déterminée à l’énerver lui avant d’avoir moi-même l’envie de l’assassiner sur le champs. J’aimais l’idée qu’il soit le seul énervé pour la journée, qu’il rumine cette discussion quand il passerait la porte et qu’il la claque en rentrant le soir pour m’attraper brutalement et m’embrasser comme il savait si bien le faire. Oh bien évidemment je pourrai briser un vase qui passe sous ma main sur le sommet de son crâne, il me plaquerait violemment contre le miroir de l’entrée, celui-ci tomberait sur nous, mais même écorchés à vif, cela ne nous empêchera pas d’aller au bout de cette folie avant de penser à passer un bandage. Nous étions faits après tout dans le même moule et je savais qu’il ne tarderait pas à désirer la même chose que moi surtout après une semaine d’écartement physique…
Je tenais alors sa chemise et je lui jetai ce sourire en coin. De là, je sentis sa présence dans mon dos et déjà tout mon corps se mit en alerte comme par instinct de survie. Je savais que l’énerver ne le rendrait pas doux. Mais n’y étais-je pas habituée depuis toutes ces années de mariage ? Etrange alors non… Alors qu’il devait penser mon refus d’être touchée, je désirai justement qu’il le fasse. Ne pas vouloir d’un enfant ne m’empêchait pas d’éprouver du désir et à ce jeu, je n’avais jamais pu voir meilleur partenaire que mon époux. Sa main glissa de façon délectable le long de ma hanche nue. Après tout, j’étais encore en sous-vêtements. Son autre main trouva le chemin de mon cou en longeant ma peau. Une pucelle aurait soupiré. Je me contentai d’un sourire en coin, nullement effrayée de ce qu’il pourrait faire. Est-ce de la folie ou une confiance aveugle ? Il tint enfin mon cou comme pour symboliser l’étouffement dans son geste sans pour autant s’exécuter. Il me tenait simplement avec domination, ce qui me fit serrer les dents.
« Madame Lestrange, je vous ai connu faisant de bien meilleures actions afin de me mettre hors de moi. »
Pourquoi me compliquer la vie quand si peu, peut déjà le rendre fou… Il me mordit violemment l’oreille, m’arrachant une grimace. Si ses mots ne m’avaient pas atteint, je détestais quand il faisait cela et mon poing se serra autour du tissu de sa chemise. Il me lâcha alors brutalement et froidement pour se poser sur le lit. Je me tournai vers lui dans un regard noir qui signifiait clairement mon dégoût pour cette morsure.
« J’attends ma chemise, très chère. Je ne vous pardonnerai pas l’existence d’un seul pli.
- Nous avons des elfes de maison pour cela, je ne suis pas ta boniche mais ta femme. » rétorquai-je.
Je lui lançais alors la chemise dans la figure pour qu’il se débrouille avec en la confiant aux elfes de maison. Il me suffirait d’un sort pour régler le problème mais je préférai le laisser se débrouiller plutôt que de céder à ses ordres. Il avait cependant de la chance puisqu’au lieu de lui rendre, j’aurai tout aussi bien pu la rendre de poussière mais je m’abstins tout de même de détruire l’une de ses chemises favorites. Non pas que je le craigne, simplement parce que je le trouvai bien trop sexy dans cette chemise pour la détruire simplement. Pourquoi se punir après tout. Après lui avoir jeté sa chemise à la figure, je savais qu’il serait énervé. Ça ne lui plairait pas de se faire traiter ainsi et je m’en mordillai les lèvres d’amusement. J’allais alors me retourner pour passer une de mes robes et l’ignorer mais je ne pus m’empêcher de rajouter juste pour renforcer ses agacements :
« Oh et tes vaines tentatives de changer mon alimentation par des aphrodisiaques, réalisai-je l’état dans lequel je me sentais actuellement, ou encore de laisser des contre-potions, sont parfaitement inutiles, affirmai-je en revenant vers lui jusqu’au pied du lit. Tu te doutes bien que j’ai pris mes dispositions entre temps… précisai-je en passant au-dessus de lui après l’avoir poussé en arrière pour qu’il soit allongé sur le lit. A ta place, j’abandonnerai l’idée de lutter parce que je ne me soumettrai pas aujourd’hui à ta demande… » lui soufflai-je sur les lèvres.
Je les attrapai alors avec mes dents sans pour autant lui faire le moindre mal. Passant cette lèvre inférieure de mes dents à mes lèvres, je l’embrassai ouvertement pour lui prouver mon assurance mais aussi mon audace à vouloir le défier et lui refuser une demande qui lui revenait de droit. J’étais jeune… beaucoup trop jeune à mon sens pour être mère. Si Walburga avait eu ses enfants à trente-cinq ans, pourquoi serais-je obligée de lui donner un héritier avant ? Je voulais profiter de cette force et de ma place avant de penser à lui donner un héritier. Et pour cela, j’avais des alliés qu’il ne pourrait soupçonner. Après tout, je n’étais pas la première femme Black à ne vouloir se soumettre à son devoir si rapidement… Lui offrant alors ce baiser délectable et passionné sans autre forme de procès, je me redressai finalement à califourchon au-dessus de lui pour poser mes mains sur son torse et le caresser avec intensité.
« Ma tante a mis au monde Sirius passée la trentaine. J’en ferai autant. » décidai-je pour le moment.
Jusqu’à trouver une autre raison, arrivée à la trentaine pour tirer jusqu’à la ménopause sans avoir eu la désagréable expérience de la douleur de l’accouchement. Je ne lui laissai alors pas le temps de répondre en l’embrassant de nouveau non pas par simple désir mais surtout par volonté de corruption. Ma main se garda bien d’ailleurs de rester à sa place en glissant le long de sa peau. C’était mal me connaître que de croire me voir céder aussi facilement à une telle demande qui ne semblait apporter que des désagréments à mon sens. Lui aurait le plaisir d’un héritier mais qu’aurais-je moi ? La douleur ? Les nerfs à vif ? La perte de ma place auprès du lord ? L’apparence d’une femme faible ? Me demander une telle chose revenait à me condamner à Azkaban. Je préférai garder mes privilèges sans enfants.
« D’ici là…, lui dis-je entre deux baisers, oublie un peu cette histoire d’héritiers et reprenons nos habitudes… » murmurai-je sensuellement.
Ma main avait déjà trouvé son chemin vers le bas de son corps pour saisir ce qui ferait sa faiblesse. Je savais qu’il serait idiot de sa part de me refuser de telles avances. Il serait certainement coincé entre sa fierté de ne vouloir me laisser gagner et la chance peut-être que mon assurance me trahisse et me trompe. J’étais persuadée que ma potion tiendrait le coup malgré ses diverses tentatives. Avais-je raison d’être aussi certaine ? J’avais un talent certain pour la potion mais Rodolphus était tout autant doué. J’ignorai son dosage comme il ignorait le mien. Après tout je n’étais pas aussi idiote pour lui laisser mes potions à portée de main pour arriver à trouver le bon dosage. Je les réservai à des cachettes protégées et insoupçonnées. Cachettes qui m’avaient été offertes par le lord lui-même.
Croire que notre maître n’est pas au courant de tout ce qu’il se passe chez ses mangemorts serait être naïf et si mes entrainements pour devenir occlumens avait tôt fait de lui faire suivre « assidument » mon histoire avec mon époux, même s’il s’en serait clairement passé tout comme moi à certains épisodes de ma vie comme ma nuit de noces… Si aujourd’hui je pouvais protéger mes souvenirs comme je le désirai et éviter ce genre de moments délicats et gênants, devenir legimens n’aida certainement pas cependant. J’étais préoccupée par cette histoire d’héritiers et elle avait tôt fait de me déconcentrer cette dernière semaine si bien que le maître s’était énervé après moi de me voir aussi dissipée depuis une semaine. Il m’avait ordonné de me donner la raison de sa déception à me voir totalement échouer. Je ne pouvais mentir au maître. De toute façon, à quoi cela servirait ? Cela s’était conclu dans sa salle de potion. Il m’avait alors donné une plante qui m’était inconnue. Je me doutai qu’il n’avait que faire de notre discorde de couple. Tout ce qu’il voyait était son meilleur soldat perdre de sa concentration et ça ne lui plaisait pas. Il m’avait ainsi tendu cette plante avant de me dire clairement :
« Son unique contrepoison est l’actée à grappe noire. Préserve cela et tes problèmes seront résolus. Mais que nous soyons bien clair Bellatrix : Ne me fais pas défaut parce que je serai extrêmement déçu de ne pouvoir compter sur toi… Je n’ai que faire des tensions dans ton couple mais j’exige que mes lieutenants cessent leurs discordes maintenant. Qu’il y ait héritier ou non, faites un choix mais ne pensez pas un seul instant à me décevoir tous les deux par votre manque de concordance où je serai obligé de sévir. » me menaçai-je lourdement.
Autant vous avouer que je n’avais pas été très fière d’avoir une telle conversation avec mon maître. J’avais ainsi pris la plante et j’avais reçu un congé de deux jours pour régler mes affaires. Il ne désirait me revoir sans avoir la certitude que mon époux et moi cessions nos chamailleries enfantines sur la naissance ou non d’un héritier. Je ne pensais pas que le seigneur ait touché un mot à Rodolphus de tout cela. Celui-là n’était pas très loquace sur la vie privée de ses mangemorts. Il attendait simplement de la performance. Si cette conversation avait eu lieu l’avant-veille, je savais que le maître attendait de moi de régler le problème puisqu’il émanait de mes propres décisions de refuser de remplir mon rôle.
Ainsi, si nous revenions à la situation présente, au-dessus de mon époux, sur le lit, d’un baiser, je m’employai à régler le problème en tentant de retrouver nos tensions « normales ». La plante dont le maître m’avait recommandé de me méfier était l’unique contrepoison contre la puissance de celle qu’il m’avait donné. Je me doutai qu’il faudrait du temps à Rodolphus pour trouver cela et surtout la nécessité de savoir quelle plante j’utilisai exactement. Cela me laissait un temps long et aisé puisque je savais mon maître loin d’aller raconter une telle chose à mon époux. Après tout, il n’était pas dans son intérêt de contenter l’un de ses lieutenants. Qu’en avait-il d’ailleurs à faire ? Un soldat de plus ? Au risque de perdre sa plus fidèle servante ? Rassurée donc sur ce point, j’étais loin de me douter que mon père connaisse aussi cette plante pour avoir tenté d’en user sur ma propre mère pour espérer un fils… Mais cette information, je ne la détenais pour oser me méfier. Après tout mon arrogance était bien trop forte pour croire mon époux pouvoir me surprendre sur un tel terrain.
Je me redressai finalement en l’attirant avec moi. L’un en face de l’autre, je glissai mes bras autour de son cou pour planter mes ongles dans sa peau avant de perdre mes mains dans ses cheveux, le griffant douloureusement sur le passage. Tenant sa tignasse, je savais qu’il me ferait payer une telle attitude en me réservant une vengeance digne de sa grandeur. Comment s’empêcher de frissonner à cette idée. Je lui demandai alors très sérieusement, non sans peut-être une pointe de raillerie cachée :
« Désires-tu toujours me voir m’occuper de cette chemise, dis-je le bassin certainement pas innocent au contact du sien, ou préfères-tu laisser le soin de cette tâche à un elfe de maison ? »
Et s’il advenait qu’il prenne la première proposition ? J’aurais simplement ce sourire en coin, je lui mordrai la lèvre et je balancerai la chemise dans la figure d’un elfe de maison pour l’envoyer le faire non sans une menace si ce n’est pas impeccable. De ce pas je prendrai la robe de mon choix, soit noire à dentelle, et je passerai dans la cuisine pour m’occuper du déjeuner. Et s’il décidait la seconde ? Sans nulle doute que la suite ne se passerait pas de façon chaste et innocente, mais ce choix appartenait bien évidemment à mon époux alors que j’attendais sagement sa décision, du moins aussi sagement que mon corps était capable de l’être tout en caressant sa peau…

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MessageSujet: Re: Que des incapables   Mar 9 Aoû - 19:42

Je ne pus m’empêcher de rire à la réaction de Bella m’annonçant que nous avions des elfes de maison et qu’elle n’était pas ma boniche. Elle pouvait bien se plaindre que je la traite une seule fois comme la plupart de mes congénères devaient sûrement traiter leurs épouses, comme des choses faibles et soumises. Elle devrait plutôt s’estimer heureuse de m’avoir pour époux et surtout que je sache voir en elle plus qu’une femme et pas simplement une boniche ou une poule pondeuse bonne simplement à me pondre un fils. M’enfin, la suite ne me plût pas particulièrement, puisqu’elle eut la mauvaise idée de m’envoyer ma chemise à la figure. Je pouvais accepter bien des choses, mais je considérais qu’elle allait cette fois-ci un peu trop loin. N’était-elle pas après tout celle qui avait rendu cette faute possible à nos elfes, leurs donnant sûrement l’ordre de ne surtout pas repasser correctement ma ou mes chemises favorites. Bellatrix avait plus que conscience que j’accordais énormément d’intérêt à mes vêtements, c’était très important lorsque l’on se montre en société. Je ne pouvais pas me permettre de sortir sans être impeccablement vêtus, n’importe quel sorcier d’un sang digne verrait cela comme de la faiblesse de la part de la noble famille Lestrange. Je ne pouvais me permettre de donner une mauvaise image de ma famille.

« Oh et tes vaines tentatives de changer mon alimentation par des aphrodisiaques, » Me fit-elle savoir qu’elle avait compris ce que je faisais depuis maintenant une semaine. « ou encore de laisser des contre-potions, sont parfaitement inutiles » Ajoute-t-elle en me rejoignant au pied du lit. J’eus un léger sourire, je savais que je ne la duperais pas longtemps avec mes actes, mais j’avais au moins essayer et cela me laissait du temps pour trouver un moyen de la mettre enceinte et d’avoir mon héritier. « Tu te doutes bien que j’ai pris mes dispositions entre temps… » Ce dont je ne doutais point. Elle avait dit cela en venant s’installer au-dessus de moi après m’avoir poussé en arrière afin que je sois allongé sur le dos. « A ta place, j’abandonnerai l’idée de lutter parce que je ne me soumettrai pas aujourd’hui à ta demande… » Souffla-t-elle sur mes lèvres. Suite à ses paroles, elle saisit ma lèvre inférieure entre ses dents, elle n’y fit aucun mal, je savais qu’elle contrôlait sa force. Son but n’étant visiblement pas de me faire souffrir, comme toujours, Bellatrix voyait bien plus loin. Je la connaissais, elle ne voulait pas me faire souffrir physiquement, mais la position voulait clairement dire qu’elle se pensait supérieure à moi. Je lui laissais croire cela, la laissant embrasser ma lèvre sans dire mot. Me contentant de prendre ce qu’elle était en train de me donner, bien que je ne trouvais cela réellement fameux. Après tout, je n’aimais Bellatrix que pour sa folie, notre passion et notre fougue. C’était ainsi que nous devions être et tout acte doux avait un goût amer dans ma bouche. Ce n’était tout simplement pas nous. Cependant, Bella savait très bien user de son statut de femme lorsqu’elle désirait quelque chose.

Après si elle me lançait sur le terrain de l’intimité conjugale, je n’allais pas dire non, je devais bien l’avouer. J’aimais nos étreintes passionnées et puis se serait peut-être l’occasion de préparer le terrain afin de lui faire un enfant. Elle acheva son baiser et finit par se redresser, se retrouvant ainsi assise à califourchon sur moi. « Ma tante a mis au monde Sirius passée la trentaine. J’en ferai autant. » Je me retins de lui répliquer que le résultat a été qu’elle a enfanté un traître. Je savais que c’était un sujet sensible chez les Black que la traitrise et surtout pour Bella. Cependant, je ne voulais pas que ma femme prenne l’exemple de sa tante. Je ne voulais pas qu’elle nous porte malheur en enfantant un traître à son sang parce qu’elle avait eu le désir d’agir comme sa tante et de n’enfanter qu’à la trentaine. Je savais également que même si elle me vendait cela, ce n’était qu’une nouvelle façon de tenter de gagner du temps. Elle pouvait toujours essayer, mais j’étais bien déterminé à procréer la future génération de Lestrange rapidement. Je n’avais pas le désir de laisser ma famille sans héritier, Bellatrix se fichait peut-être de l’avenir des Lestrange, mais pas moi. Après tout, Lestrange était mon patronyme, celui que je portais fièrement depuis ma naissance. Pour elle, je savais que les Black comptaient sûrement plus mais voilà, en m’épousant, elle avait accepté également de faire son devoir vis-à-vis du nom de Lestrange. Pourtant aujourd’hui que je le lui demandais, elle me le refusait. Je savais qu’il me faudrait rendre une visite à son père, qui avait toujours encore un certain pouvoir sur les agissements de sa fille et qui sûrement se rangera de mon côté, désireux lui aussi de voir un nouveau sang-pur sur cette terre, surtout né de l’union de deux bonnes familles et de sa fille.

« D’ici là…, » dit-elle entre deux baisers, me sortant par la même occasion de mes pensées qui vagabondaient malgré ses baisers. « oublie un peu cette histoire d’héritiers et reprenons nos habitudes… » Me proposa ma femme et je fus tenter de simplement lever un sourcil. Ne comprenait-elle pas que je voulais justement me passer du poids d’avoir un héritier dans plusieurs années alors qu’il serait justement un poids bien trop encombrant. Actuellement, nous avions atteint un rythme que nous connaissions bien, une sorte de routine Bella et moi, c’était le moment propice d’enfanter. Nous étions encore dans une période relativement calme pour la mise en place de nos idéaux sur l’ensemble du monde sorcier par le maître. Un bambin serait bien moins un poids que s’il venait à naître dans quelques années. D’ici que la guerre soit réellement lancée à un rythme très soutenu, notre héritier aura le temps de grandir et d’être entouré d’un précepteur afin d’apprendre les bases de la vie. Pendant que je pensais à tout cela, ma femme avait fait le choix de saisir la partie qui devait être l’une des plus sensibles à ses charmes de mon être. Mais pourtant, je n’y prenais pas le même plaisir qu’habituellement, je savais que ce n’était pour elle qu’un moyen de me persuader d’attendre qu’elle atteigne la trentaine pour la remplir afin de lui faire un petit Rodolphus. Son mouvement de main continuait inlassablement, mais laissait un goût amer et je n’avais surtout aucune envie de me laisser convaincre de ne pas avoir un héritier rapidement.

Je savais que Bella avait peur de perde sa place auprès du Lord mais ce n’était pas non plus quelques mois d’absences qui allaient lui couter cela. Surtout pas à elle, nous savions tous que sa place à elle lui resterait quoi qu’il arrive. Elle n’avait pas été choisie par hasard et cela j’en avais conscience. Je voyais bien sa relation privilégiée avec notre maître. Parfois même je la jalousais, du moins, je jalousais le maître d’avoir cette place dans la vie de ma femme. Je n’aimais pas passer après lui, du moins lorsqu’il s’agissait de question importante pour les Lestrange. J’étais prêt à tout sacrifier pour mon maître, mais parfois, je trouvais qu’il me prenait un peu trop ma femme. Je n’avais aucun doute en ce qui concernait la fidélité de ma femme, je savais pertinemment que Bella suivait l’éducation qu’on lui avait donné et qu’elle ne donnait son corps qu’à ma personne. Cependant, je ne pouvais m’empêcher parfois de jalouser le fait que le maître puisse avoir autant d’heures en tête à tête avec elle. Des heures que nous pourrions passer à régler des affaires plaisantes ensemble. Nous formions après tout un couple loin d’être ordinaire mais également un duo hors pair.

Je n’étais toujours pas prêt à laisser le maître avoir le dessus sur mon désir de voir la famille Lestrange s’agrandir pour laisser une nouvelle génération derrière nous. Je ne voulais pas laisser ma famille s’éteindre. Mon frère ne pouvait transmettre notre nom d’où il se trouvait. Mon père n’était pas dans une meilleure situation, puisque tous deux se trouvaient exactement au même endroit. J’étais le seul à avoir la possibilité de prolonger la lignée. Mais voilà, il avait fallu que j’épouse l’une des rares femmes qui a décidé de ne pas satisfaire la demande d’héritier de son époux. J’avais choisi l’une des rares femmes préférant les duels aux plaisirs de la vie de femme au foyer. L’une des rares préférant un bain de sang à la préparation d’une soirée mondaine. Le pire était sûrement que pour rien au monde je n’échangerais Bellatrix contre l’une de ces femmes ennuyeuses. Elle avait beau me mettre hors de moi, m’agacer au plus haut point, me refuser un héritier. C’était ce qui me donnait d’autant plus envie de lui faire un enfant. De gagner la partie. De ne pas m’avouer vaincu. Notre dualité était notre moteur et je voulais continuer ce jeu. Malgré le plaisir en demi-teinte que me procurait le mouvement de sa main sur cette part sensible et maintenant rigide de mon être, un léger grognement passa mes lèvres au bout d’un certain temps. Je pouvais bien me satisfaire de petites choses telles que cela un temps, mais il fallait rapidement passer à des affaires plus sérieuses. Bien que je sache que Bellatrix aimait me pousser dans mes retranchements afin d’obtenir de moi que plus de passion et de fougue.

Elle me donna finalement un baiser, tout en continuant ce qu’elle faisait depuis déjà un petit moment. Je ne laissais rien paraître, mais je n’aimais pas la posture que nous avions. Je n’aimais pas me sentir ainsi soumis en me trouvant sous ma femme. Je savais que dominance et soumission n’avaient strictement rien à voir avec la position d’être en dessous ou au-dessus. Bella était bien capable de me surprendre et de prendre le dessus même en se trouvant en dessous de moi. C’était justement ce qui faisait que nous ne nous lassions jamais dans l’intimité. Nous ne faisions jamais la même chose, nous étions dans une dualité constante, ainsi chaque ébat pouvait être comparé à un duel et nous cherchions à voir qui allait gagner celui-ci. C’était ainsi que nous étions le mieux ma femme et moi, loin de la monotonie et complètement dans l’originalité, si je puis nommer notre façon d’agir comme de l’originalité. Lâchant finalement ce que sa main détenait depuis un moment, elle se redressa, m’entraînant avec elle puis finalement passa ses bras autour de mon cou. Je la laissais faire, ses ongles se plantèrent dans ma peau. Je sentis ses mains remonter dans ma chevelure alors qu’elle prenait soin de bien griffer mon cuir chevelu. Mes propres mains vinrent saisir sa taille sans douceur. J’aurai pu y planter mes ongles, si j’en avais eu, mais ce n’était pas dans mes habitudes de garder des ongles longs, c’était un acte de femme. Je devais m’avouer que le geste de ma femme, loin de me faire réellement souffrir, me rendit que plus désireux d’elle. Moins elle se montrait tendre avec moi, plus elle était attirante. J’aimais voir ma femme dangereuse, qu’elle se comporte tel un animal sauvage. Bellatrix n’était jamais plus attirante que lorsqu’elle avait l’air sauvage et indomptable. C’était sûrement ce côté indomptable qui m’avait rendu si désireux de son corps avant que nous soyons mariés. Je voulais dresser la bête en elle, je voulais la faire plier et même maintenant que nous étions mariés, je n’y étais encore parvenu. Du moins, je n’avais pas encore totalement dompté Bella, bien que j’avais réussi à domestiquer une part d’elle.

« Désires-tu toujours me voir m’occuper de cette chemise, » Me demanda-t-elle alors que les ondulations de son bassin contre le mien, m’empêchaient de lui répondre avec tout l’agacement qu’elle m’avait fait ressentir à la découverte de l’état de ma chemise. « ou préfères-tu laisser le soin de cette tâche à un elfe de maison ? » Je ne répondis rien, me contentant d’un grognement mauvais. Je savais qu’elle avait gagné un peu de terrain en me prenant par-là où l’on peut tenir n’importe quel homme. J’avouais volontiers être un homme faible face à ma femme après une semaine de distance. J’étais faible face à ses charmes, mais pas dans mes actes. C’est ainsi que sans ménagement, je retournais la situation à mon avantage, la forçant ainsi à se trouver sous moi. Je la forçais à s’allonger, la plaquant contre notre lit. Laissant mon bassin continuer ce qu’elle avait commencé comme mouvement traître. Mes lèvres trouvèrent son cou, ma langue y passa à plusieurs reprises avant que mes dents ne viennent pincer la peau. Je ne la mordis, je ne voulais laisser aucune trace. Je savais que d’une simple potion les marques auraient disparues, mais voilà, je m’évertuais toujours à ne laisser que des traces sur les parties que j’étais le seul à voir. Je ne laissais ma marque qu’à des endroits que nous n’étions que deux à connaître. Je ne voulais pas laisser savoir à quiconque que nous avions des moments très passionnés ensemble. C’était notre intimité et je n’étais pas le genre d’homme à m’étendre sur ce que je faisais de mon temps avec ma femme. Je savais pour l’avoir déjà entendu que certains se vantaient des nuits passées avec leurs épouses. Je m’en abstenais par désir, bien que certains doivent penser que je le faisais parce que Bellatrix me faisait peur. Mais ceux-là ne savaient pas que contrairement à eux, je ne craignais aucunement ma femme. Depuis toujours, je m’évertuais à la mettre en colère, à réveiller ce que tous ne voulaient surtout pas réveiller en elle.

Me trouvant ainsi au-dessus de ma femme. Je marquais un temps d’arrêt dans son cou. Avant d’y poser presque délicatement mes lèvres. Je remontais à son oreille, laissant ma langue jouer un peu avec son lobe. « Tu auras bien le temps de t’occuper de ma chemise après ce moment, femme ! » Affirmais-je avec le plus grand sérieux. Je ne lui laissais pas le temps de répliquer quoi que ce soit. L’entraînant dans un moment passionné et fougueux qui nous laissa pantelant et en sueur à même le sol de notre chambre. Dans notre passion nous avions, il me semble chuté du lit pour finir à même le sol. Du moins, je ne cherchais pas à savoir, je ne savais qu’une chose. Je n’échangerai Bellatrix pour aucune autre femme, j’avais bien conscience pour avoir eu des relations avec d’autres femmes, que Bella était sûrement la seule à ne jamais m’ennuyer et surtout, c’était bien trop plaisant de me trouver entre ses cuisses. Il ne me restait maintenant plus qu’à lui faire un enfant et j’aurai obtenu ce que ma famille attend de moi.

Après tout, même si Bella voit cela comme un désir de ma part, c’est également une des attentes de ma mère, qui ne comprend pas pourquoi alors que nous sommes mariés depuis plusieurs années, Bella ne m’a toujours pas donné de fils ou même de fille. Je me tournais vers ma femme. J’étais allongé sur le côté, me maintenant sur un coude. « Je ne te laisserais pas attendre tes trente ans pour qu’à ce moment-là, tu me dises vouloir attendre encore dix ans et ainsi de suite jusqu’à ce que tu ne puisses plus me donner d’héritier. » Annonçais-je, laissant volontairement notre instant passionné loin derrière nous. « Je ne désire pas plus que toi avoir un marmot dans notre manoir, ni même dans notre vie. Mais c’est le devoir d’un héritier que de donner un héritier. De plus, ma mère commence à s’impatienter, elle ne comprend pas qu’après tant d’années de mariage, tu ne m’aies toujours pas donné de descendance. » Ajoutais-je en laissant mes doigts glisser dans les cheveux de ma femme. C’était l’un des rares gestes tendres que je pouvais avoir pour ma femme. J’avais conscience de ce geste, mais je me l’autorisais, il n’avait rien d’amoureux ou de trop niais, c’était juste mes doigts passant dans ses boucles. Parfois, croisant des cheveux bien emmêlés où je m’empressais de glisser mes doigts afin de les démêler en faisant bien évidemment le plus mal possible à ma femme. « Nous nous devons de donner un héritier Lestrange. Et puis que sont neuf mois. La guerre n’est pas encore à un rythme trop soutenu, c’est le moment propice. Lorsque le Lord aura besoin de notre présence constante, l’enfant sera en âge d’être éduqué pour les bases par un précepteur et nous ne l’aurons que rarement dans les jambes. » Plaidais-je afin de convaincre ma femme de repenser à la chose. Après tout, je pourrais peut-être réussir à la convaincre à force d’arguments. De plus, je voyais que chaque minute gagné en lui demandant de réfléchir me laissait un peu plus de temps pour trouver un moyen de la faire sournoisement tomber enceinte. Je n’avais jamais dit que j’allais jouer dans les règles de l’art afin de gagner la naissance de mon héritier. Je savais parfaitement que Bella même enceinte allait sûrement tout faire pour ne jamais avoir à donner naissance à un enfant vivant.

Je n’allais pas me laissait faire et je n’allais sûrement pas la laisser gagner. Mes doigts se mirent à glisser sur la peau plus que blanche de ma femme. Dessinant des formes qui n’en étaient pas alors que mes pensées s’envolaient lointainement vers mes livres de potion à la recherche d’un moyen de contrecarrer sa potion afin de la mettre devant le fait accompli de sa grossesse un beau matin. Je cherchais dans mon esprit le souvenir de la moindre lecture sur le sujet. Cependant, dans ma jeunesse j’avais essentiellement concentré mes lectures sur le moyen de ne justement pas me retrouver dans la situation de devenir père. Je n’avais jamais eu le désir profond d’être père tout en sachant que j’allais devoir assurer ma descendance. Pour moi, il y avait une grande différence entre le rôle de père et le rôle de géniteur d’un héritier, je voulais le rôle de géniteur, mais en aucun cas celui de père. De père je ne voulais que le nom, parce que les coutumes le demandent, sinon je m’en serais passé. De plus, étant plus jeune et même aujourd’hui, je n’avais aucun désir d’avoir un bâtard. Pour moi, un bâtard revenait à engendrer un sang-mêlé, donner naissance à un sorcier d’une classe plus basse que la mienne. Il était hors de question qu’un Lestrange s’abaisse à faire une telle chose. De plus, il était coutume chez les Lestrange d’être fidèle à son épouse, même si nous n’avions pour elle aucun sentiment, aucun désir et même si la vie conjugale se résumait à sa propre main. Nous devions tenir fidélité. Du moins, mon père me l’avait inculqué et bien rappelé au moment de mes fiançailles. Pourtant ma mère m’avait laissé entendre à plusieurs reprises que mon père n’avait pas lui-même suivit les traditions. Cependant, je n’étais en aucun cas mon géniteur et j’avais ce respect autant pour Bellatrix que pour son nom de jeune fille. Je ne voulais ni déshonorer la famille Black, ni Bellatrix, voilà sûrement l’une des raisons qui fait que même si nous ne vivons pas une vie de couple parfaite et que nous avions nos moments de dispute. Jamais je ne suis allé voir d’autres femmes depuis que j’ai été fiancé à Bellatrix et sûrement la raison qui fait que je veux tant que Bellatrix me donne un héritier volontairement, puisqu’elle est la seule femme pouvant m’en donner un. « Maintenant que nous avons satisfait notre faim. Je pense que tu as le devoir d’aller t’occuper de ma chemise. » Annonçais-je alors que mes doigts avaient atteint la partie basse de son corps.
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MessageSujet: Re: Que des incapables   Mer 10 Aoû - 10:34



« D'alliés à ennemis, est-ce ce que tu souhaites réellement ? »

I'm the boss right and Not gonna fake it cause this is my game and you better come to play, cause this is my ground and I'm dangerous - Demi Lovato, Confident



Dès l’instant où il me bascula sous lui, je compris son choix sans qu’il n’ait à le formuler. Je l’avais provoqué, je l’avais cherché et je me retrouvai sous lui, coincée entre nos désirs et nos impulsions. Plaquée contre le lit, je le laissais prendre le dessus, faisant un ravage sur ses propres désirs. Je savais m’y prendre à l’envers. Est-ce comme cela que je devais honorer mon époux ? Que m’importait l’avis des autres sur mes choix et décisions ou encore mes actes. Qu’importait la façon dont Rodolphus était faible pour ne résister à mes charmes tout autant que je l’étais au talent qu’il avait pour me transporter. J’aimai ces moments où nous retrouvions notre unité. Glissant alors dans une passion peu commune qui nous emmenait droit vers le sol de la chambre, c’est dans un amortissement douloureux mais intense que je rencontrai le plancher. Vibrante, l’esprit sur une autre dimension et les sensations décuplées, j’aimais vagabonder sur cette nuance avec lui. Elle provoquait ces picotements dans chacun de mes doigts alors qu’une explosion d’artifices me prouvait que cette liaison durerait longtemps tant qu’elle aurait cette forme. Le cœur battant, loin pourtant de sentiments normaux, je perdais le fil de mes émotions alors que mes lèvres rencontraient les siennes par moment quand elle ne prenait pas le chemin de sa peau simplement avec mes dents. Allez savoir si ce furent simplement mes doigts qui appuyèrent férocement dans son dos ou mes ongles qui percèrent sa peau au même moment que grandissait le plaisir en moi… Plongeant dans cette folie, je ne contrôlai plus rien au point de m’abandonner un instant aveuglément. Frôlant peu à peu les portes du jardin d’Eden, j’avais pourtant la sensation de pouvoir sentir les flammes comme prisonnière du dieu des enfers lui-même qui me promettait le plaisir et le bonheur dans son royaume souterrain. Qu’importait que la destination finale soit alors les champs Elysées, l’île des bienheureux ou la couche d’Hadès. Si je pouvais revivre cet instant encore et encore sans avoir à subir les conséquences de ma condition de femme, j’étais prête à voler la place de Perséphone et la rendre à sa mère pour être celle qui règnerait à son tour dans un royaume fondé uniquement sur la détresse et la douleur du deuil des autres. Passion… Volupté… Intensité… Brutalité… J’étais comme le vent, passant sur ces émotions, les voyant agir sur un corps qui n’était plus le mien. Sortant métaphoriquement de ma propre enveloppe corporelle, je perdais pied au point de devoir me mordre violemment les lèvres, étrange dernier contrôle de moi, pour ne pas échapper son nom entre mes lèvres. La lutte était violente. Tout mon corps vibrait à l’unisson avec le sien. Quel autre homme pourrait faire vivre une telle émotion alors même qu’il vous laisse l’emprise de pouvoir, malgré votre position d’infériorité, commander un instant son plaisir à lui ? Je le sentais s’abandonner au plaisir de goûter à un fruit défendu depuis trop longtemps. Je ressentais cette ivresse comme la mienne et prenant le soin de laisser le pêcher grandir en moi, je m’offrais à lui dans un baiser violent…
Le cœur battant et essoufflée, j’étais allongée sur le dos alors qu’il était posé sur le côté, se maintenant sur le coude et donc en quelque sort à côté de moi. Je reprenais mon souffle avec un sourire en coin, indiquant l’entière satisfaction de mon corps autant que le plaisir de le contrôler sur la tentation de prendre possession de moi. J’aimais le dominer en lui donnant le goût de m’affirmer toute sa virilité. Ce tableau était parfait. Pourquoi vouloir le changer en transformant ce corps parfait que je possédai ou en devant après se charger d’un enfant ? Je ne voulais pas stopper ce calme plat après un moment aussi foudroyant. J’adorai ce silence de l’après où il était inutile de dire un mot pour tenter de combler un vide gênant. Je fermai alors les yeux, me délectant de cette douceur après la violence de notre moment. Il n’y avait qu’à ce moment que j’étais capable de rester en place et ne plus bouger pour simplement apprécier ce moment. Ce n’était certes pas un moment qui rimait avec amour mais simplement l’appréciation d’un magnifique combat menant vers un plaisir commun. Pourquoi alors gâcher un tel moment par de telles paroles :
« Je ne te laisserais pas attendre tes trente ans pour qu’à ce moment-là, tu me dises vouloir attendre encore dix ans et ainsi de suite jusqu’à ce que tu ne puisses plus me donner d’héritier. »
Clôturant cette accalmie, je rouvrais les yeux vers lui, consciente de n’avoir gagné qu’une bataille mais pas la guerre. Je ne dis cependant rien, laissant ce plaisir calme s’envoler peu à peu dans mes respirations lentes et contrôlées.
« Je ne désire pas plus que toi avoir un marmot dans notre manoir, ni même dans notre vie. Mais c’est le devoir d’un héritier que de donner un héritier. De plus, ma mère commence à s’impatienter, elle ne comprend pas qu’après tant d’années de mariage, tu ne m’aies toujours pas donné de descendance. »
Il était tombé certainement sur la seule famille qui laissait au femme trouver le temps d’être prête même si mon père serait très certainement du même avis que sa propre mère… Est-ce un complexe, un refus simplement catégorique ou un dégoût prononcé ? Je n’avais que vingt-six ans et si mon âge était tout à fait correct pour envisager de prendre au sérieux cette demande, je n’avais pas la sensation d’avoir cet âge. Je pensais avoir le temps. Pouvait-on m’en vouloir de ne pas désirer de cet enfer ? Est-ce que pour avoir la tête du royaume de ses enfers, il fallait lui donner un successeur ? Est-ce que pour garder ma place, je devais passer par le rôle d’une mère ? Je ne voulais de mes devoirs. Je ne désirai me plier. Trop de détails qui me tenaient à cœur étaient en jeu… Je savais qu’on allait m’attendre au tournant. Je ne voulais pas me montrer faible. J’avais la sensation d’avoir lutté ardument pour obtenir une place respectée au sein des mangemorts qui ne tenait cependant encore qu’à un fil parce que je n’étais qu’une femme. J’allais me redresser et me refermer sur moi-même mais il laissa entre temps ses doigts alors glisser dans mes cheveux, me calmant un instant.
Nous n’étions ni romantiques, ni doux mais il existait quelques rares gestes tendres qui pourtant pouvait aussi permettre d’éviter notre destruction mutuelle et ce geste en faisait partie. Je n’étais aucunement sensible à la douceur mais après un tel moment aussi passionné, j’étais certainement plus facilement atteignable avec une telle attention. J’avais cet instant de faiblesse dû à la satisfaction de nos corps rassasiés. Il ne durait que quelques instants et lui était uniquement dédié. Ses doigts jouaient, passaient, caressaient mes boucles revêches et des nœuds créés de notre passion, il les défit sans aucune délicatesse. Je fermai cependant de nouveau les yeux, le laissant faire, seul autorisé à toucher mon être de cette manière.  Je considérai alors ses propos. Un héritier… Cette idée me travaillait bien plus que je ne voulais le laisser paraître et si j’avais pu croire régler le problème par une potion contraceptive offerte par mon maître, le problème ne résidait pas physiquement comme je l’aurai craint mais bien mentalement. Je bloquais totalement et chacun de ses rappels de ses attentes me glaçait.
« Nous nous devons de donner un héritier Lestrange. Et puis que sont neuf mois. La guerre n’est pas encore à un rythme trop soutenu, c’est le moment propice. Lorsque le Lord aura besoin de notre présence constante, l’enfant sera en âge d’être éduqué pour les bases par un précepteur et nous ne l’aurons que rarement dans les jambes. »
Il avait le mérite d’avoir une infinie d’arguments en sa faveur mais quoi qu’il dise, je ne voulais entendre raison. Mon corps était prêt mais mon esprit n’arrivait pas à être en accord. Les yeux toujours fermés, nues, je laissai ma respiration soulever le haut de mon corps doucement. Etais-je en train de reconsidérer sa proposition ? J’étais surtout en train d’essayer de ne plus laisser cette histoire me perturber et me faire échouer dans mon apprentissage pour la legimencie. Quelle était la solution à ce problème ? Rodolphus n’aurait pas de repos tant que mon corps ne serait pas porteur de son héritier. Cette histoire ne faisait que commencer et elle n’aura de fin qu’à la naissance d’un fils. Que devrais-je alors subir si jamais une fille venait à naître ? Là était mon problème. Je ne voulais pas lui donner grossesse après grossesse pour le contenter. Je ne ferai que voir s’échapper mes chances de garder ma place. Je perdrai tout ce que j’avais…
Ses doigts glissaient sur ma peau. Il laissa mon esprit méditer sur ses mots alors que ses doigts dessinaient des formes irréalistes sur ma peau. Je finissais par soupirer. Que faire pour sortir de cette situation ? Lutter ? Ou lui céder ? Comment trouver un compromis pour qu’il me laisse en paix ? Lutter serait mon premier choix si je ne me voyais pas autant échouer à mes apprentissages. Sa demande ne perturbait pas mes capacités déjà acquises mais j’avais l’esprit trop occupé pour arriver à apprendre. Comment faire alors que je devais à la fois apprendre à dresser un dragon et la legimencie ? Je n’arrivais pas à faire abstraction parce qu’une part de mon être avait toujours su respecter les traditions. J’étais la première à vanter la perfection de mes choix et de mes décisions en suivant à la lettre les coutumes. Ne venait alors qu’une tâche noir : donner neuf mois de moi pour donner naissance à un petit être qui me ferait tout perdre. Le plus ardu était de choisir entre mon devoir d’épouse et celui de ma dévotion pour mon maître. Je craignais le décevoir… Si j’avais bien une peur qui me terrorisait, c’était bien de ne plus être à la hauteur de ses attentes. J’allais enfin lui répondre et lui exprimer ma façon de penser mais il finit par me dire au même moment :
« Maintenant que nous avons satisfait notre faim. Je pense que tu as le devoir d’aller t’occuper de ma chemise. »
Dans mes réflexions, je n’avais pas porté attention au chemin de ses doigts qui descendirent dangereusement vers mon intimité… J’eus finalement un sourire en coin avant d’ouvrir les yeux et dire :
« Es-tu vraiment sûr que là est ton véritable désir… ? »
L’insinuation était présente. Je parlais bien de ses doigts qui se perdaient sur le bas de mon corps. Je balayai cependant celle-ci d’un revers de main pour me redresser et attraper sa chemise. Celle-ci, dans notre chute, avait été entraînée et avait aussi fini sur le sol. Ainsi, de cette chemise attrapée, je me redressai pour l’abandonner à sa place sur le sol. Après tout… n’étais-je pas en train de lui obéir ? S’il souhaitait une chemise impeccable et surtout être ponctuel à ses très certains nombreux rendez-vous ou flânerie au ministère, nous ne pouvions nous permettre de remettre le couvert. J’étais de toute façon refroidie avec cette demande qui occupait une grande partie de mon esprit. J’appelai alors un elfe de maison, lui donnant la chemise avant de lui recommander très fermement de la rendre impeccable. L’elfe disparut après s’être aplatit plus bas que terre en jurant honorer ma demande. Par la suite, il ne fallut qu’un coup de baguette pour me vêtir rapidement de la tête au pied. Passant une robe noire, courant mes bras de dentelles de la même couleur, je relevais un peu mes cheveux tout en les laissant tomber sur le dos. Je ne dis pas un moment de plus à mon époux sur cette préparation. Je me doutai d’ailleurs qu’il faisait de même le temps que l’elfe en termine, ce qui ne dura pas, puisque ce dernier apparut pour poser la chemise sur le lit. Je vins alors la prendre pour la passer sur les épaules de mon époux. Commençant à la boutonner en laissant mes doigts trainés sur sa peau au passage, je finis par relever le regard vers lui, de façon plus que sérieuse.
« Un héritier… » semblai-je réfléchir.
Est-ce un début de victoire ou de soumission ? C’était mal me connaître…
« Que se passera-t-il s’il s’agit d’une fille ? Tu recommenceras encore et encore à t’acharner pour me convaincre de mettre au monde un deuxième, un troisième, un quatrième enfant s’il le faut ? Pour que cela se termine comme ma mère ? Elle est morte à la naissance de Narcissa. Est-ce cela que tu désires ? La perte de ta meilleure alliée, essoufflée par ton entêtement ? Je suis forte mais pas pour cela. Je ne suis pas née pour enfanter comme mon statut de femme pourrait le faire croire mais pour me battre, faire régner nos convictions et me donner corps et âme à celui qui nous as promis et qui nous donnera cet avenir. Je comprends ta demande et je la conçois mais je ne suis pas comme Narcissa. Je n’ai pas reçu cette éducation qui pourrait t’apporter satisfaction. Pendant qu’on lui apprenait les rudiments et l’art d’être mère, on m’apprenait le talent d’enfermer des fléaux dans un flacon de potion. Alors sans nul doute que ma soeur donnera à Lucius le plus bel héritier qui soit mais ce que tu me demandes à moi… je ne peux te le fournir. Ce n’est pas de la mauvaise volonté de ma part. Je sais très bien comment cela se passera. Tu auras une fille et j’aurai échoué. Comment alors avoir encore de la crédibilité auprès des autres mangemorts et remplir le rôle d’un homme si je ne suis même pas capable de remplir celui d’une femme ? »
Je réalisai ne pas craindre véritablement la grossesse mais bien la naissance et toute la polémique autour du sexe de l’enfant. Si je n’avais plus aucune crédibilité et force pour me faire respecter, je décevrai mon maître et perdrai ma place. Je ne pouvais imaginer une telle chose. Le changement et le bouleversement de mes habitudes ne me plaisaient pas. Je pouvais très bien relever le défi. J’avais cette force en moi de faire taire celui qui oserait me défier et faire de ma fille, la jeune femme la plus convoitée des familles de la haute société mais pourquoi me compliquer autant la vie alors que je pouvais simplement éviter la naissance de cet enfant ?
« J’ai aujourd’hui une place que j’ai pu obtenir au prix de sacrifice et de lutte acharnée. Et toi… mon allié… mon époux… mon amant… tu me demandes de prendre le risque de perdre cette place si une fille voit le jour ? Ce n’est pas toi qui essuieras les critiques et les railleries sur mon incapacité à remplir mon rôle de femme. Si je ne peux te donner un héritier, comment pourrai-je continuer à me faire respecter ? Je devrais reprendre en bas de l’échelle si tenté que le maître lui-même ne soit pas déçu de mon échec et de ma chute… Tu sais tout comme moi qu’il n’accorde pas de seconde chance… Est-ce alors cela que tu désires ? Une femme qui ne sera plus que l’ombre de ce qu’elle est aujourd’hui ? Est-ce cela que tu désires ? Voir sombrer la seule personne qui ne te poignardera jamais dans le dos ? »
Je jouais sur notre liaison. Jamais les mots n’avaient été formulés mais nous savions tous les deux que malgré nos audaces et nos manipulations, jamais nous ne cherchons la chute de l’autre. C’était ce qui faisait notre force. Je comptai alors profiter de la surprise de ma franchise pour le manipuler et le faire céder. J’étais prête à tout pour obtenir ce que je désirai jusqu’à le menacer… Or il s’entêtait et face au mur, ne pouvant pas continuer ainsi, j’étais obligée d’aller plus loin qu’un simple refus. Alors je lui rappelai que notre couple, loin d’être fait d’amour, non désiré, avait trouvé pourtant une stabilité qui nous convenait parfaitement. Combien ont essayé de nous retourner l’un contre l’autre ? Nous étions soudés dans notre folie. Est-ce alors une guerre qu’il souhaitait me déclarer en me forçant la main ? Je savais qu’il n’était qu’au début de ses nombreuses tentatives pour me faire céder… Combien de temps avant qu’il n’en vienne à la manière forte ? Combien de temps avant qu’il ne me force réellement ? Combien de temps avant qu’il n’anéantisse ce que nous avions construit ensemble ? Combien de temps avant de briser notre alliance qui commençait doucement à s’effriter par notre entêtement mutuel sur ce sujet houleux qu’était la présence d’un héritier ? Ayant fini de boutonner sa chemise, je le regardai alors droit dans les yeux. Mon air n’indiquait rien de bon. J’avais tenu une semaine à garder mon calme, ce qui était un exploit, venant de moi. Je n’étais guère d’une patience infinie et je ne supportai pas que l’on me contre-dise.
« Je suis aujourd’hui ton alliée car nous avons toujours trouvé un compromis pour lutter ensemble et réussir ensemble à force de discussion pour s’accorder et ne laisser à nos ennemis le plaisir de nous voir nous anéantir seuls. »
J’insistai volontairement sur le mot « ensemble ». Il était la base de notre couple. Nous avions tôt compris que si nous étions capables de détruire le monde en nous déchirant mutuellement, nous étions aussi capables de faire des ravages chez les ennemis en apprenant à nous accorder. J’avais appris à canaliser mes impulsivités, il avait assimilé qu’il était nécessaire de me laisser une marge de manœuvre. Jamais un couple ne fut plus infaillible depuis lors mais branché sur une bombe à retardement, nous n’étions pas à l’abri que détonateur se déclenche et le sujet « héritier » pourrait bien être cette faiblesse entre nous. Après tout, si nous n’étions plus capables de nous accorder, que se passerait-il ? Si nos ennemis avaient à s’en faire, nos alliés d’autant plus. Une guerre déclarée entre deux sanguins comme nous l’étions pourraient causer beaucoup de dommages collatéraux. Alors avant d’en arriver à une telle extrémité, parce que je me sentais déjà arrivée à bout, surtout parce que cette histoire m’empêchait de progresser dans mon apprentissage avec le maître, je décidai de clore le sujet de façon menaçante :
« Mais je préfère être claire Rodolphus… Si tu me mets enceinte contre mon grès, je m’assurerai que ta virilité ne puisse plus jamais enfanter de nouveau. Je te détruirai personnellement avant de te laisser à l’agonie et te faire rejoindre ton frère à Azkaban. J’aurai alors le plaisir de souiller ta couche de la présence d’un autre homme alors que ton enfant ira pourrir six pieds sous terre. Ai-je été assez claire ? »
Est-ce de la folie de menacer Rodolphus Lestrange ? Il fallait bien être le seigneur des ténèbres en personne ou moi-même pour oser faire une telle chose. Mon ton était calme et posé mais pourtant glacial et menaçant. C’était le genre de ton qui n’indiquait rien de bon. Je ne le craignais pas. J’étais d’ailleurs l’une des rares personnes. Combien de mangemorts, Rodolphus faisait-il trembler ? Surement l’intégralité. Mon père lui-même devait très certainement se méfier de mon époux. Mais qu’avais-je à perdre de m’exécuter s’il avait réussi l’exploit de me mettre enceinte ? Il ne pouvait cependant, tout comme moi, imaginer à quel point, par hormones, je pourrai avoir suffisamment les nerfs à vif pour réaliser bien pire que mes propres prévisions.
« Alors très sérieusement, dis-je finalement avec un sourire très posé et serein, je te conseille réellement d’oublier tes envies d’héritier parce qu’à moins d’un ordre du maître lui-même, raillai-je, sachant que ça n’arrivera jamais, ou que tu ais une proposition digne d’un réel intérêt pour ma position, jamais je n’accepterai de céder. »
Y avait-il réellement un espoir de me faire flancher ? De simples arguments ne suffiront pas tout comme de simples promesses. J’avais besoin de preuve concrète et s’il fallait, même un sort inviolable. Engager sa propre vie serait certainement une solution possible mais suffira-t-elle à me convaincre ? J’étais têtue et je ne voyais que des finalités négatives à cette grossesse. Ma réaction était alors peut-être égoïste mais je n’étais pas arrivée à ma place en faisant preuve d’altruisme. Je décidai donc de le laisser méditer là-dessus et quitter la pièce. Autant être honnête : j’avais l’appétit coupée et je me contentai de prendre une pomme avant de transplaner directement chez mon maître par besoin de m’éloigner de tout cela…

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