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 Everybody wants to be a cat | Regulus

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MessageSujet: Everybody wants to be a cat | Regulus   Lun 4 Juil - 0:05


Because a cat's the only cat who knows where it's at

Réviser son cours de Runes un dimanche avait de quoi être l’activité la plus déprimante qui fut. Mais Eve n’avait pas le choix : ce jour-là, il pleuvait des cordes et il n’y avait donc pas la possibilité d’aller s’entraîner sur le terrain pour se changer les idées. Un examen particulièrement ardu prévu par Silaïev – toujours là pour lui ruiner son week-end – l’attendait dès le lendemain matin et même si la blonde avait pris connaissance de ce test depuis au moins une semaine, elle attendait comme toujours la dernière minute pour s’affoler et se mettre à découvrir les quelques notes griffonnées ça et là qui lui servaient de support de travail.

A moitié affalée sur un des rebords des hautes fenêtres qui projetaient une lueur automnale dans le couloir du deuxième étage, la blonde était coiffée à la va-vite, si tant était qu’on pouvait appeler cela une coiffure. Un chignon pêle-mêle où elle avait même glissé un crayon de bois, assorti au pull trois fois trop grand rouge écarlate et au pantalon qu’elle portait lui donnait presque un air de bûcheuse, ce qui n’était pas très proche de la vérité. Rares étaient les camarades de la Gryffondor ayant pu l’admirer en plein travail et pour cause : quand Eve Millerfield révisait, elle choisissait l’isolement le plus complet pour ne pas être tentée par la plus minuscule des distractions.

L’intention était louable, mais contrairement à ce qu’espérait la sang-mêlée, le destin parvenait toujours à ses fins et s’il avait décidé qu’elle ne pourrait pas être tranquille pour tenter de comprendre une bonne fois pour toutes l’intérêt des Runes, il le ferait savoir, d’une manière ou d’une autre. La sentence mystique prit la forme d’une petite boule de poils qui, arrivée jusqu’ici sans crier gare, vint se faufiler entre ses jambes, faisant sursauter la blondinette. En baissant les yeux jusqu’à ses chevilles, elle remarqua finalement l’adorable frimousse du fauteur de troubles qui lui fit abandonner son air soucieux et concentré : un chat. Ou plus précisément, un Fléreur. Eve était suffisamment bien renseignée sur les animaux magiques pour avoir reconnu les signes distinctifs de cette espèce féline particulière qu’abritait le monde des sorciers. Une queue touffue proche de celle du roi de la jungle moldue, des oreilles en pointe très effilées et surtout, des proportions bien plus réduites qui conféraient à la race – et en l’occurrence, à ce nouvel arrivant – un air tout à fait mignon.

Et bien sûr, si Eve avait beau jurer qu’elle n’était pas la première des nunuches à s’extasier sur les choses à coups de « chou » et de cris hystériques, ce Fléreur-là déclencha chez elle quelques relents typiques de la fille qui sommeillait en elle. « Tiens, salut toi … » Le Fléreur, pas prêt de cesser de se pavaner face à l’attention qu’il venait de susciter, se mit à tourner autour d’elle, la faisant progressivement reposer parchemins, livre puis crayon. Sa main droite vint s’approcher du museau de l’animal pour qu’il la flaire et l’identifie, avant de lui accorder une gratouille sur son crâne duveteux. « Comment ça se fait que tu te balades tout seul ? » La réponse substantielle de l’animal fut un ronronnement bienheureux qui ne manqua pas de faire sourire la jeune fille.

« Le bonheur, tu sauras que c'est la simplicité ! » lui avait un jour dit sa mère à raison. La joie que l’anglaise pouvait ressentir au contact banal des animaux en était un exemple criant. Il n’y avait d’ailleurs aucune surprise quand on remarquait que la matière où elle excellait était celle des Soins aux Créatures Magiques ; un cours où la pratique dominait et où l’intuition ainsi que l’attention primaient. C’était un domaine qui plaisait à Eve, un millier de fois plus que le torchon qu’elle était supposément en train d’essayer d’apprendre. Mais maintenant qu’elle avait enfin une excuse toute trouvée pour ne plus travailler, la rouge et or sautait sur l’occasion pour jouer avec le Fléreur.

Le félin, ravi d’accaparer une élève, semblait tout à fait prêt à servir d’attraction pour la demoiselle. Plus Eve l’observait et caressait ce dernier, plus elle avait la sensation d’avoir déjà aperçu la petite créature sans pour autant pouvoir retrouver le nom de son maître potentiel. Elle voulut vérifier s’il portait un collier, mais le Fléreur en profita pour se hisser jusqu’à elle et renifler sa poche droite, qui contenait quelques Plumes en Sucre. « Oh non, on ne mange pas ça, non non non. C’est pas pour toi. » le rabroua t-elle gentiment en l’attrapant pour le lever, le visage du félin aux longs poils face au sien. La blondinette aurait pu songer pendant quelques secondes à quel point elle devait avoir l’air d’une de ces grands-mères gâteaux parfaitement ridicules qui parlaient aux chats comme à leurs petits-enfants. Mais les préoccupations de la jeune Millerfield étaient bien éloignées de son éventuelle réputation. Bien trop absorbée par la présence de l’animal, elle préférait se comporter avec délice comme une enfant de cinq ans et demi et persévérait dans sa tâche d’apprivoiser le Fléreur. C’était sûrement pour cette principale raison qu’elle ne voyait pas venir, au lointain, l’ombre d’un autre élève se diriger vers eux – un élève qui n’allait pas être enchanté de constater dans quelles mains son protégé se trouvait.


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Dernière édition par Eve H. Millerfield le Dim 7 Aoû - 15:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Everybody wants to be a cat | Regulus   Mer 6 Juil - 23:46




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Tu regrettais, comme à chaque fois que tu partais à la recherche de ton Fléreur, de ne pas pouvoir le faire venir à toi comme tous le faisaient avec leurs objets perdus, puis te ravisas en te disant que de toute façon Galilée était une créature d'une rare intelligence et que non seulement elle trouverait un moyen de ne pas répondre au sortilège lancé mais en plus elle prendrait alors un malin plaisir à te regarder ramer  pour le retrouver, même si tu avais encore une montagne de devoirs à réaliser et peu de temps pour partir à sa recherche. Tu avais de la même façon abandonné l'idée de le demander, sachant que qu’imaginer l'appeler tout seul au beau milieu du couloir attirerait l'attention envers toi et que tu trouvais la situation douloureuse rien que l'en y pensant. Tu changeais de toute façon sans cesse de pièce pour le chercher, parcourant le château et ses alentours en long, en large et en travers, et le jeune félin pouvait donc s'en retrouver déboussolé et te rechercher au mauvais endroit.

Désespéré à l'idée de le retrouver un jour, comme à chaque fois que Galilée s'amusait à se volatiliser, et  que tu étais persuadé que cette fois tu ne le trouverais pas et qu'il passerait la nuit tout seul dans un coin du château, tu étais tout de même déterminé à le chercher toute la nuit s'il le fallait, perfectionniste incorrigible que tu te trouvais être. La recherche s'était alors faite méthodique, éliminant les endroits où tu avais trouvé le félin se dégourdir les pattes depuis la durée assez précise d'une journée.  Ravi de ne plus avoir, du moins en théorie, à le chercher caché sous la table des Serdaigle de la grande salle sous leur regard consterné, tu te mis à fouiller de fond en comble l'atrium de Poudlard, trouvant que les chances étaient grandes qu'il y apprécie la fraîcheur automnale sans se mouiller pour autant - chose tout à fait positive à tes yeux au vu du travail de peignage que nécessiteraient ses poils.

Ne voyant pas la moindre trace de sa présence de ce dernier et ayant une pensée pour tout le travail qu'il te restait à faire une fois rentrée dans la salle commune, tu fulminas intérieurement et monta les escaliers du château, déterminé à en découdre avec cette partie de cache-cache tout à fait puérile de la part d'un chat qui n'avait absolument que ça à faire.
Et chercha avec la même méticulosité dans tout le premier étage tout ce qui était accessible à portée féline pour l'observer. Les salles de classe avaient été heureusement pour la santé de tes nerfs fermées, et la progression dans celui-ci fut assez rapide, bien que peu concluante. Le Fléreur avait donc déjà au moins monté quatre étages depuis les cachots, ce qui entrait dans ses habitudes les plus taquines.

Détestant ce chat et ses idées tordues de la même façon que l'on pouvait ne pas supporter un petit frère désobéissant, tu pris une nouvelle fois les escaliers, paniquant certainement plus qu'au premier étage ; les Gryffondor se faisaient définitivement plus nombreux à mesure que tu grimpais les étages, et tu savais que ce chat finirait par se décider à t'emmener tout droit à l'étage de leur salle commune alors que tu le rechercherais,  n'attendant pas impatiemment le jour où la Grosse Dame te questionnerait avec sa grosse voix sur ta venue, alors que tu n'étais pas réputé pour y être bienvenu.
Ta démarche se fit alors subtilement plus rapide et tes recherches plus effrénées à mesure que tu te rendais compte que la créature fugueuse était bel et bien toujours introuvable, et que tu finissais d’écumer un nouvel étage, sans résultats concluants, quand tu t’interrompis soudainement et pressa l’objet de ton attention en l’interpellant sur-le-champ, trop soulagé de finalement l’apercevoir pour prendre garde.

Tu regrettas instantanément ce chuchotement malheureux lorsque tu vis dans quels bras était blottie la petite créature, et te dis intérieurement que tu ne savais pas ce que tu avais pu faire d’aussi mal dans une vie antérieure, mais le destin te le faisait payer, et tu en étais certain, alors que tu ne bougeais toujours pas, trouvant une discussion avec Millerfield loin d’être urgente. Ton chat semblait malheureusement loin de vouloir s’échapper, et tu ne pus que frémir silencieusement quand il s’approcha des Plumes à Sucre de celle que l’on avait pris l’habitude de surnommer ‘La Batte’ pour les bonnes raisons dissimulait dans sa manche – prouvant que les rouge et or étant bien tous les mêmes – par peur qu’en plus qu’elle te confisque ton chat, elle te le rende malade. Mais elle déclina, ce qui te donna encore moins de raisons de lui arracher des mains pour le ramener avec toi, et tu venais à court d’idées pour l’éviter. Tu finis par te décider à te lancer et te ravisa aussitôt, ta gorge étant bien trop sèche pour ce genre d’affrontement. Ce chat aurait difficilement choisi pire personne à aborder qu’Eve.

«  - Galilée, tu viens, il faut rentrer maintenant. »
Il était possible qu’Eve trouve la technique lâche, et tu ne doutais pas qu’elle le fut, bien que tu préférais la percevoir comme un subterfuge pour ne pas avoir à s’adresser directement à un individu, art dans lequel il t’avait fallu rivaliser d’inventivité depuis six années déjà. Mais l’action était de bonne guerre dans la mesure où ton chat n’aurait jamais du arriver dans les pattes d’une des dernières personnes sur lesquelles tu voulais tomber si l’on exceptait les Maraudeurs. Déjà que la journée avait été longue, tu en dormirais difficilement, et encore, tu dormirais si elle optait pour relâcher la créature retenue captive entre ses bras.

La créature laissa passer ce qui te sembla être plusieurs années géologiques avant de daigner songer à bouger d’un centimètre, trop confortablement logée sur l’uniforme noir et pourpre, et tu eus à le presser de regards de plus en plus insistants pour qu’il se lève et s’étire sur les genoux, sans finalement daigner avancer beaucoup plus. Si le Fléreur était censé être en mesure de sentir ses ennemis, le tien avait décidément un problème, et tu en faisais les frais bien malgré toi alors que tu te retrouvais coincé face à Millerfield, et toujours décidé à rentrer avec ton petit protégé.
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MessageSujet: Re: Everybody wants to be a cat | Regulus   Dim 10 Juil - 0:22


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Entre ronronnements et babillages, la batteuse et le Fléreur continuaient à faire connaissance comme si de rien n’était, faisant fi du nouvel arrivant qui n’avait pas encore osé se montrer à eux. Jusqu’à ce qu’il se fasse entendre, cette fois-ci de manière intelligible.

De la part de l’élève, aucune réaction subite. Sa main continua de gratter les flancs du chat avec une délicatesse propre à ceux qui respectaient les espèces animales plus que tout, tandis qu’elle restait concentrée sur la frimousse du petit quadripède. « Galilée, hm ? C’est ça ton p’tit nom ? » chuchota la septième année avec une attention toute particulière à l’adresse du félin qu’elle gratifia d’une dernière caresse entre les oreilles, geste qui avait davantage convaincu l’animal de rester à ses côtés que les interpellations un peu trop faibles de son réel propriétaire. Propriétaire qu’Eve avait identifié rien qu’au son de sa voix mais qui la fit esquisser un petit sourire en coin tandis qu’elle redressait le menton pour croiser son regard. Car quand quelqu’un vous observait, même s’il souhaitait le plus profondément du monde rester discret et imperceptible, la force de son attention pouvait s’avérer si pesante qu’elle vous mettait automatiquement à découvert.

A chaque fois qu’elle tombait sur lui volontairement ou non, Regulus Black affichait cet air entre affolement et consternation de celui qui venait de tomber sur une bombe à retardement qu’il ne savait toujours pas commencer stopper. Eve ne savait pas exactement comment elle avait pu déclencher chez lui cette constante appréhension, mais elle prenait un malin plaisir à renforcer cette incompréhension croissante teintée d’agacement et de crainte qui bouillonnait chez le vert et argent, et ce depuis qu’il était arrivé à Poudlard. Elle le provoquait quand elle en ressentait l’envie – et surtout le besoin, ce qui arrivait souvent lors des matches de Quidditch, mais aussi en cours. Parce qu’elle ne parvenait pas à comprendre comment on pouvait être aussi calme et aussi effacé, pourquoi de tels fossés séparaient l’aîné du cadet. Elle qui était amie avec Sirius n’avait aucun lien, aucune affinité avec son benjamin. Les conflits qui opposaient ces derniers ne la regardaient aucunement, mais elle s’y impliquait malgré elle et ce sans remords. L’intuition, enfin, qu’il n’y avait rien pour les relier participait à cette distance froide entre eux. Alors pour mieux le cerner ou tout simplement parce qu’elle voulait éprouver ses limites, Eve testait Regulus. Comme à ce moment exact, où elle prit tout son temps pour briser le silence entre eux, sa main droite restant en contact avec le pelage du dénommé Galilée. « Oh ! Et donc son maître … C’est toi. Tel animal, tel possesseur, j’imagine. » conclut le plus ironiquement du monde la jeune fille. A partir du moment où elle avait vu Regulus dans son champ de vision, avait décidé de ne plus le lâcher d’une semelle.

Ses doigts fourragèrent entre les longs poils clairs du Fléreur qui paraissait parfaitement serein au beau milieu de cette ambiance de guerre froide où l’un jaugeait l’autre, tantôt avec appréhension, tantôt avec amusement. L’animal avait changé de place mais c’était pour mieux s’installer, et surtout marquer sa position. Il ne choisissait aucun camp ; en tant que félin fidèle à son espèce, il n’ignorait pas que c’était grâce à Regulus qu’il était nourri, qu’il dormait confortablement dans ce château et qu’il n’avait pas à se plaindre. Néanmoins, les caresses qu’on lui attribuait semblaient suffisamment agréables pour le faire rester auprès de la septième année. Quand il se lasserait, il quitterait sans doute le muret pour rejoindre son maître mais ça n’était pas encore le cas. Ses iris allèrent distraitement du visage du sang-pur jusqu’à la silhouette de Galilée, signe qu'elle allait très bientôt céder à l'envie de titiller le sixième année. « C’est fou tout de même. Il n’y a que ton frère et le Fléreur qui ont vraiment compris qui étaient les bonnes personnes dans ce château. » La blague tomberait sûrement à plat du côté du vert et argent mais elle avait définitivement achevé de dessiner un sourire sur la bouche de la rouge et or – du genre à suinter une fierté enfantine suite à sa petite remarque bien placée.

D’une voix autrement plus douce – mais qui était loin de lui correspondre -, Eve poursuivit, très tranquillement, trop en réalité. « Tu peux t’approcher pour venir le récupérer, Black. Je ne mords pas. » Ou en tout cas, pas assez fort pour lui faire mal. Même s’il devait y avoir plusieurs élèves pour jurer qu’Eve Millerfield devait être atteinte d’un syndrome plus ou moins dérivé de la rage moldue, ou bien qu’elle avait du sang de dragon croisé à un troll dans les veines. A ce sujet, les rumeurs restaient divisées mais bien établies, ce qui avait le don de la faire beaucoup rire quand elle était de bonne humeur. « Quoique. D’après Greengrass, nous, les nés-moldus, nous sommes si sournois … » Parce qu’une provocation n’était jamais assez, une deuxième suivait toujours assez rapidement.


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MessageSujet: Re: Everybody wants to be a cat | Regulus   Jeu 4 Aoû - 10:58





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Tu ne savais pas pour quelles raisons tu étais le plus énervé ; que ce soit pour avoir cherché pendant une demi-heure un chat qui semblait ne même pas t'attendre et qui, blotti dans les bras d'une autre personne, n'avait même pas jugé utile de te retrouver alors qu'il avait dû t'entendre arriver depuis ta traversée de l'étage, te laissant aussi inquiet que ce que ton imagination te permettait, ou de retrouver celui-ci précisément là où tu n'avais jamais tenu à le chercher. Tu connaissais assez les habitudes de la rouge et or pour savoir que toute tentative de se tenir à proximité, et ce même en territoires neutres tels que les salles de classe, étaient par définition vouées à finir en tentatives de faire perdre patience une bonne fois pour toutes. Sans réellement savoir d'où venait le problème qu'elle avait avec toi et te disant qu'elle était certainement de la sorte avec beaucoup de Serpentards, il n'y avait pas grand chose à y faire sinon tenter de l'éviter le plus possible, et de gagner au Quidditch pour la calmer quelques minutes – quoi qu'elle n'en devenait plus tard que plus revancharde et, n'ayant aucun cas de conscience à user de sa batte, ta sûreté se retrouvait cette fois en jeu ; Merlin qu'il faudrait un entretien psychologique aux Batteurs avant de leur laisser de telles choses entre les mains, les résultats seraient intéressants.

A sa réponse à propos de ta toute récente interpellation – et tu te serais félicité d'avoir su attendre moins d'une minute à te décider, bien que la démarche se soit révélée tout à fait inefficace – tu eus une forte envie de lui répondre que non, il ne s'agissait pas du nom de ton Fléreur mais de toi appelant des scientifiques moldus décédés depuis plus de deux siècles pour faire la conversation, mais Millerfield te prendrait très certainement au mot et ne manquerait pas de le répéter à tout son entourage, à savoir les Gryffondor, contre qui tu avais passé trop de temps à essayer de ne pas perdre la face pour te faire avoir par une telle bêtise. Tu te contentas d'un plus sage « Bah oui, tu t'en doutes, puisque je l'appelle pour qu'il rentre. » et ne céda pas à la tentation de lui demander de le relâcher ; tu connaissais à la connaître après six ans passés à la supporter, et cela précipiterait les choses et lui donnerait l'idée de le garder.

Le Fléreur gris t'observa sans réagir vivement pendant quelques secondes, puis dévoila toutes ses dents dans un puissant bâillement avant de rentrer sa tête à nouveau dans le bras de la Septième Année – tu jurerais qu'il s'agissait d'une blague particulièrement nulle. Avec toute autre personne, il t'aurait suffi de faire mine de partir sur quelques pas pour le faire réagir et qu'il revienne avec toi, mais que tu tournes le dos pour partir devant Eve signifierait qu'elle eût gagné (et non, pas encore), ou qu'elle pourrait se mettre en tête de câliner le félin jusque là où tu ne pourrais pas venir le chercher. La situation était encore plus ironique à tes yeux, sachant pertinemment que ce Fléreur  détestait la plupart des personnes qu'il rencontrait, y compris certaines personnes de ton dortoir, pour finir par se nicher au creux du pull d'une rouge et or qui, tu en étais sûr, pour le coup te détestait vraiment, preuve que Galilée était définitivement un chat à la mentalité tordue.

Observant attentivement la situation depuis maintenant quelques bonnes minutes, tu savais que le plus gros restait à venir, et que rien n'était encore joué en ce moment, Eve ressemblant ici à ton féroce félin pour jouer avec une souris malheureuse pour s'en lasser une fois le mal réalisé et ne rien en faire, et attendis patiemment une catastrophe qui ne sut tarder à venir les bras croisés et les yeux fixés durement sur la silhouette en face, bien que la chose ne fut pas simple en raison du coucher de Soleil qui se profilait juste derrière elle, et qui te conduit à plisser les yeux pour la distinguer plus qu'autre chose, maudits soient tes yeux clairs. Millerfield étant une Gryffondor de Septième Année occupant jusque le même poste dans l'équipe de Quidditch que ton frère, tu n'aurais pas dû t'étonner qu'elle s'abaisse à s'attarder sur votre lien pour s'attarder sur tes réactions, mais resta tout de même soufflé, comme à ton habitude. Paradoxalement, tu étais plus habitué à ce que les verts et argent t'indiquent la teneur de leur estime envers Sirius que d'entendre parler de lui de la bouche de ses congénères, et pouvais dorénavant statuer que la chose était presque pire. Que Remus te manquait.

« - Tu viens de le comparer à un chat de deux ans et tu dis qu'il sait choisir ses amis ? Tu as fait attention à ne pas te compter dedans alors ? Oh, et certains Fléreurs ont un peu de mal à déterminer les personnes bien attentionnées des nocives, Galilée en fait peut-être partie, donc si tu rapportes ses décisions à celles de.. de Sirius en matière de bonnes personnes, il doit en être plus qu'honoré. »


Et tu pensais réellement que Galilée avait un problème à ce niveau là, bien que jamais un tel trouble n'ait été reporté dans toutes les recherches que tu avais pu faire, et qui vantaient toutes ces créatures comme réglées comme des horloges, même les croisées depuis plus de deux générations ; alors que ta boule de poils continuait de ne supporter personne et de fuir devant certains de tes proches, et récemment même devant des membres du corps professoral, pour finalement se lover confortablement contre de redoutables adversaires de Quidditch.

Eve t’indiqua que tu pouvais t'approcher, ce qui te fit longuement hésiter et martyrisa tes mains devant la décision que tu devais prendre, pour au final la laisser s'exprimer quelques secondes plus tard ; la Gryffondor ne te réservait bel et bien aucune surprise, et commençant à la connaître, tu restas soigneusement aussi loin que possible. Tu aurais bien dit quelque chose sur le besoin que tu aurais de le laver après qu'il se soit offert ce genre de fréquentations, mais pas envie pour autant que l'envie lui prenne de faire apparaître assez de boue pour lui en recouvrir le dos, ou autres, et par conséquent, si tu ouvras la bouche plusieurs fois pour trouver de quoi répondre, tu restas tout de même muet, fidèle à toi-même.

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MessageSujet: Re: Everybody wants to be a cat | Regulus   Dim 14 Aoû - 19:08


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Et voilà qu’il la prenait pour une demeurée notoire. Quand Regulus Black adoptait cette façon abominablement condescendante pour lui répondre une évidence qu’elle-même avait pu déduire, Eve sentait tout son corps trembler d’une drôle d’envie de lui faire goûter le terreau fertile du terrain de Quidditch. Quelque part il parvenait merveilleusement bien à la faire sortir de ses gonds, mais ce n’était pas ça qu’elle attendait de lui. Elle le voulait plus offensif, certes, mais moins dans le sous-entendu ou dans le second degré. Ces armes-là étaient, d’après elle, pour tous ceux et toutes celles qui craignaient le conflit et préféraient jouer la carte de la passivité-agressivité. La sang-mêlée au point de vue fondamentalement tranché n’aimait pas la nuance, et encore moins la demi-mesure.

« Le prends pas mal, hein. Mais j’ai comme l’impression que ta technique ne marche pas trop. » Goguenarde, Eve savait pertinemment une chose : chacune de ses phrases ou interventions n’aidait pas Regulus à écourter le malaise de cet échange. Pire encore, elle l’accentuait. Mais il ne tenait après tout qu’à lui d’agir dans le sens qui lui semblait le plus opportun. Elle n’était pas là pour lui faciliter la tâche comme le reste du monde se plaisait à le faire avec tous ces petits fils à papa et ces filles à mamans. Ils pullulaient parmi les verts et argents.

Un court instant, les yeux plissés du jeune sang-pur se forçant à la regarder droit dans les siens la fit se demander si c’était son statut de sorcière impure qui lui brûlait à ce point la rétine. Eve aurait pu se fendre d’un petit commentaire bien senti mais la chaleur du soleil lui heurtant doucement le dos lui rappela qu’elle éblouissait littéralement le sixième année, ce qui là encore ne manquait pas d’une note de sarcasme. Les circonstances étaient, parfois, bien plus drôles qu’on ne le pensait.

Elle se tint donc silencieuse, affrontant ses critiques. Envers toi, envers son frère Sirius, même envers son chat. Il se raccrochait à tout et n’importe quoi comme autant de preuves potentielles qu’il était dans le droit chemin et que c’était les autres qui avaient tort. La tristesse de ce déni frappa la jeune femme sans la faire sourire une seule seconde. Elle n’avait même pas le cœur à se moquer tant cela la révoltait. Regulus ne comprendrait donc jamais que son grand frère était bien plus raisonnable que ce que le reste du monde lui avait fait gober ? il fallait croire que non. « Ca sera toujours mieux de se fier à un chat de deux ans, comme tu dis, qu’à quelqu’un de Serpentard. » répondit la blonde du tac au tac, définitivement peu en mesure d’apprécier ce qu’elle comprenait entre les lignes des propos du Serpentard. Serpentard qui peinait jusqu’à prononcer sans hésitation le patronyme de celui qui partageait son sang, comme une honte dissimulée, un camouflé qu’on avait du mal à endurer au quotidien. « Surtout quand on voit à quel point le sens de la famille t’importe, Black. La vraie famille, tu sais, celle qui n’essaie pas de te laver le cerveau. » Parce que c’était ainsi qu’elle voyait le monde des Sangs-purs : un clan intègre tant que chaque membre était suffisamment formaté pour répéter et appliquer chaque précepte inculqué. Un seul mouton noir, et les portes se refermaient sur lui. Son ami batteur en avait quelque part fait les frais.

Finalement, Galilée n’avait pas choisi de camp, ou plutôt n’avait pas eu envie d’écourter les problèmes de son maître. Il était toujours là, immobile, jaugeant sans doute le pour et le contre dans son petit crâne félin aux pensées inaccessibles pour eux. Cela en laissait Regulus sans voix, ouvrant la bouche sans réussir à dire le moindre mot. « Qu’est-ce que tu nous fais, une imitation de poisson rouge ? Ou alors tu essaies d’oxygéner ton cerveau pour trouver quelque chose à répondre ? » S’il avait voulu s’essayer à la répartie instantanée, il fallait croire, à en juger par cette absence totale de son qui sortait de sa bouche, qu’il était en train d’échouer en beauté. La blonde sentait l’envie de rire redoubler et tordre son estomac mais elle se retenait – peut-être à cause de l’once de pitié qui l’effleurait à chaque fois qu’elle se rappelait à quel point le Serpentard était aussi menaçant qu’un panier de chatons. Affirmer son opposition n’était pas le fort du jeune homme et pour cause : il fallait souvent aboyer, parfois mordre mais toujours se faire craindre. Et ce genre de maximes ne s’appliquait en aucun cas à  lui, trop heureux de pouvoir passer entre les mailles du scandale et des regards curieux de ses congénères. Tant qu’on ne le poussait pas sous la lumière, tant qu’il n’attirait pas l’intérêt de toute la foule, il semblait être parfaitement serein. Et ça, Eve n’en voulait pas – pas avec ses ennemis, même ceux comme le Sang-Pur.

La sang-mêlée changea de position, se redressant un peu sur son séant pour appuyer son coude sur son genou libre et loger son menton dans sa main. Telle le penseur de Rodin absorbé par les futures réactions décidément hilarantes du sixième année, Eve dévisagea Regulus pendant quelques lentes secondes puis finit par lâcher, un poil consternée. « Black, viens récupérer Galilée toi-même si c’est ce que tu veux. C’est simple comme bonjour. » Un enfant de six ans n’aurait pas hésité l’once d’une seconde et se serait avancé pour reprendre son du, le plus simplement du monde. Mais bien sûr, il ne voulait pas aller au devant des ennuis, ou bien au devant d’elle tout simplement. Il risquait d’attraper une maladie, auraient gloussé quelques verts et argents un peu grisés par la volonté de faire de l’humour – foireux, certes, mais il fonctionnait à tout les coups chez eux. « Lui, il ne bougera pas en tout cas. » dit-elle en désignant du pouce un Galilée ronronnant à souhait. Et moi non plus, compléta son inconscient farceur. Décidément, la situation n’était pas là de se décanter …


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6ème année ϟ Attrapeur
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MessageSujet: Re: Everybody wants to be a cat | Regulus   Jeu 15 Sep - 18:18




Everybody wants to be a cat
feat. Eve Millerfield



C’en était trop. Galilée continuait de se prélasser tranquillement dans les bras d’une Batteuse de l’équipe adverse, en sachant pertinemment – il s’agissait tout de même d’un Fléreur, non ? – que la personne dans laquelle il s’était retrouvé blottie pour des plumes en sucre comptait parmi les meilleures amies de Sirius Black ; tu ne pensais pas ce chat si corruptible, et sentais que la boule de poils argentée n’avait pas fini de faire des siennes. Et si l’on t’avait toujours trouvé patient, la Septième Année était à deux doigts de réussir à prouver le contraire, bien qu’une fois définitivement énervé il n’y aurait pas grand-chose à faire de plus excepté devoir supporter les moqueries éventuelles de celle qui n’attendait que ça ; et tu ne pouvais pas lui faire ce plaisir en sachant ce qu’elle en ferait.


« - Est-ce que tu te rends au moins compte que tes propos n’ont aucun sens ? Forcément qu’un chat est fiable et que tu peux tout lui dire, il ne sait pas parler, et les Fléreurs n’ont plus n’ont pas cette capacité. Dire que j’avais entendu parler que les Soins Aux Créatures Magiques étaient la matière que tu maîtrisais le mieux, tu es un cas bien plus désespéré que ce que je pensais. »
Scolairement, mais tu avais tellement entendu la jeune Millerfield pester dans toute la bibliothèque lors du passage de ses BUSEs que tu avais l’impression de connaître tous les rapports qu’elle pouvait avoir avec les professeurs. Naturellement, aucun de ses amis n’avaient abandonné la cause et tout simplement suggéré qu’elle arrête de prendre telle ou telle matière, mais tu devais admettre que tu les avais souvent entendus se mettre à jouer aux cartes quelques minutes plus tard, ou même une fois se mettre à arroser sans raison apparente, en plein dans la bibliothèque et quitte à ce que chacun d’entre eux écope d’une retenue une Serpentard aînée. Décidément, le jour où tu les comprendrais serait un jour où tu aurais admis beaucoup de choses. Et pour en revenir à Millerfield, la rouge et or se donnait très souvent l’excuse d’avoir des projets bien arrêtés dans la vie pour justifier ses lacunes et retards dans les cours où elle n’avançait pas le moins du monde. Aussi avais-tu pu entendre toute sa cinquième année des projets professionnels presqu’irréalisables dans lesquels elle avait une totale confiance en ses capacités ; celle-ci avait donc visiblement, selon toutes les occasions qu’elle avait pu trouver pour s’en vanter le projet de devenir Batteuse professionnelle - pauvres Attrapeurs – ou bien soigner les créatures magiques – pauvres animaux –, ce qui se résumait en tout et pour tout aux souhaits d’un enfant de cinq ans, et rien de plus d’après toi. « Et les Gryffondor sont des rapporteurs nés en plus, toujours en quête de choses à dire sur tout le monde. » Rajoutas-tu pour réinstaller un certain équilibre dans ses propos. Selon toi, les Gryffondor ne valaient en termes de racontars et de disputes pas toujours mieux que les Serpentards, et tu étais fatigué que le mauvais rôle soit accordé par leurs soins seulement aux verts et argent alors qu’eux au moins avaient le mérite de ne pas attraper les Fléreurs des autres dans l’unique but d’obtenir de la part de personnes plus jeunes un malaise aussi épais qu’un nuage avant la pluie. Tu reconnaissais tout à fait que ta Maison était en tous lieux pires pour critiquer ou rapporter n’importe quel fait ou attitude à d’autres lorsqu’une personne ne se comportait pas comme on l’entendait, en avait particulièrement fait les frais auprès de tes aînés, mais tu ne laisserais jamais par principe la Septième Année avoir raison ne serait-ce qu’une seconde.

Puis, la suite de la conversation te donna finalement raison, si bien que tu lui octroyas par mégarde le privilège de te voir démarrer au quart de tour, et regrettant instantanément, te disant que tu aurais pu au moins mieux calculer ton coup, et que tu paierais très certainement le fait d’avoir sous-estimé la capacité d’écoute de la lionne, qui, si elle ne montrait rien de tout cela, devait bien attendre que tu réagisses exactement de cette façon. « Tu peux laisser ce qui ne te concerne absolument pas en dehors de tout ça ? Arrête de te mêler de tout sérieusement, surtout quand tu ne sais rien, c’est affligeant. » Esquivas-tu en prenant un air condescendant et en lui adressant un air qui en disait long sur le ridicule dont tu pouvais qualifier la situation. Et selon toi, ses propos n’avaient vraiment aucun sens. Eve semblait tout à fait divaguer bien avant d’employer le terme « vraie famille », mais là tu jurais l’avoir perdue sous tes yeux au profit du voile de la folie douce. Tu fronças les sourcils, et tentas d’avoir au moins plus l’air perplexe qu’énervé. D’une certaine façon, tu hésitais à être plus curieux sur ce qu’elle avait à offrir dans ce que tu appelais désormais son délire notoire, mais tu te résignas vite en te rappelant que ses propos allaient beaucoup trop vite déraper et la situation devenir hors de contrôle, comme à chaque fois que l’occasion d’en parler était soi-disant donnée à un Gryffondor, même s’ils n’avaient jamais de raisons réelles voire même d’excuses pour le faire.

L’appel de la jeune rouge et or à venir récupérer toi-même le chat était de la pure provocation, et tu en étais parfaitement conscient. Ne bougeant pas d’un millimètre, tu lui adressas une œillade noire, blessée qu’elle ne relâche pas la créature dans ses mains, qui elle continuait de s’enfoncer dans ses bras pour s’y endormir plus confortablement. L’appel était, tu le savais tout à fait banal, mais cette dernière devait pertinemment savoir qu’il t’était irréalisable, pour des raisons que tu ne pouvais t’expliquer. Ton envie de lui arracher des mains pour le loger entre tes bras était intense, mais ta paralysie plus encore. Il te fallait trouver un évitement passable et qui puisse éventuellement être interprété comme de la fierté, au mieux.

« - Si je venais le chercher, tu serais capable de le serrer plus fort et de lui faire mal, ou alors de l’emmener ailleurs. » Décidément aussi remonté que tu pouvais l’être, tu finis par la jauger du regard d’un air déterminé et alla t’asseoir contre le mur opposé, toujours dans le couloir, et ajouta, acerbe mais feignant de la patience ; « J’ai tout mon temps, mon devoir en Etude de Runes, ça fait longtemps qu’il est terminé. » Tu ne rajouterais rien sur le fait qu’il s’agisse du même malgré votre écart d’âge tout en n’en pensant pas moins dans le regard, et tentas même un petit sourire fier à cette idée ; non Eve ne réussissait pas, et oui, elle avait ses raisons d’angoisser assez pour vouloir prendre en otage ton chat ; elle n’avait aucune autre distraction, et pour cela tu te permis même de penser que la situation n’était peut-être pas tout à fait perdue. Il ne s’agissait de toute façon pas de te risquer à attendre que ton chat revienne de lui-même alors qu’Eve pourrait tout à fait continuer à le garder, – tu jugeais que cela lui ressemblerait assez même – ou même d’aller vers elle pour le récupérer, chose qui malgré toute la motivation du monde te paraissait encore inconcevable.
by NYXBANANA
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7ème année ϟ Batteuse
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MessageSujet: Re: Everybody wants to be a cat | Regulus   Sam 1 Oct - 17:19


Because a cat's the only cat who knows where it's at
Et blablabla, et blablabla … Mon dieu mais il ne s’arrête jamais de parler, et tout ça pour jouer le rabat-joie constamment … Mais comment peut-il être le frère de Sirius ?! Le fil de ses pensées avait totalement décroché du plaidoyer accusateur que lui adressait Regulus. Avec la même puérilité d’une enfant de six ans, Eve se plaisait à faire mine de ne pas l’écouter, désintéressée au possible, jusqu’à ce qu’il parvienne à piquer un tantinet sa fierté. Parce que bien sûr, une Lionne ne pouvait jamais rester de marbre ad vitam eternam. Il y avait toujours une goutte d’eau pour faire déborder le vase – ou en tout cas elle parvenait à trouver une excuse suffisante pour attaquer l’ennemi. Ses sourcils se haussèrent d’indignation, une lueur dans ses yeux évoquant le choc de ceux dont on aurait insulté la plus précieuse chose à leur cœur – peut-être y avait-il une once d’exagération dans l’attitude d’Eve, bien que nombre de ses camarades connaissaient son penchant pour l’absence totale de demi-mesure. « Euh … A quel moment tu as décidé que te prendre pour le conseiller d’orientation de Poudlard était une bonne idée ? » Au moins, le cadet Black pouvait voir les choses du bon côté et se dire qu’il avait réussi à énerver un peu Eve Millerfield. Le mauvais point, c’était qu’elle allait sûrement encore moins avoir envie de lui faciliter la tâche. Dommage. « Alors celle-là elle est bien bonne. Tu permets que je te l’emprunte ? Il faut que je ressorte ta blague, elle va faire un carton. » La blonde secoua la tête, comme hallucinée que le sixième année eut été saisi d’autant d’impertinence après des années de discrétion.

Elle ne prit même pas la peine de relever la remarque inutile qu’il fit quant à sa Maison. Le conflit inter-maison qui régnait depuis des centaines d’années entre les Serpents et les Lions n’avait pas besoin d’être alimenté par de telles sottises. Et puis après tout, il était de notoriété publique que les Rouge et Or étaient les grands vainqueurs indéniables de cette rivalité déjà perdue pour les disciples de Salazar. Le chauvinisme de la sang-mêlée à l’égard des siens ne connaissait aucune limite, pas plus que son irrespect de l’intimité des autres. Si elle était très curieuse, l’anglaise n’avait aucun mal à aller fouiner quand elle en ressentait l’irrépressible besoin et au même titre qu’elle ne pouvait pas laisser un de ses camarades en détresse. Il fallait qu’elle intervienne. Devant l’injustice la plus minime, confrontée au plus ridicule des mystères, elle n’était pas de ceux qui se tassaient et laissaient passer en silence. « Oh désolée. Mais je fais ce que je veux, tu vois. » Eve « tête de mulle » Millerfield faisait son grand retour et apparemment elle avait décidé de pousser le niveau d’exécration à son maximum.

Le pire, c’était qu’elle se débrouillait toujours pour commencer les hostilités avec le jeune Serpentard. Lui ne demandait rien la plupart du temps – en tout cas au départ – mais avec le temps il avait du finir par intégrer qu’elle ne lui ficherait la paix qu’à son départ de Poudlard et qu’il allait donc falloir montrer un peu les crocs et sortir les griffes. Manque de chance là encore, Eve choisit d’en faire de même lorsque son camarade explicita enfin les raisons qui le poussaient à ne pas l’approcher. « Sérieusement ? » Interdite, Eve se pinça les lèvres, mue par l’envie soudaine de faire pleuvoir une pelletée d’insultes fleuries à l’adresse du vert et argent. Inutile, il allait encore se servir de ses remarques comme d’une preuve de son manque évident de finesse. Pourtant si la Gryffondor était connue pour être brute de décoffrage avec la plupart de ses camarades velléitaires, avec les autres êtres vivants, c’était tout à fait différent. « T’es … C’est un animal. Je ne blesserais jamais un animal. Non mais quel crétin. » Celui-là, elle n’avait pas pu le retenir, il venait du fond du cœur. « Allez Galilée, tu devrais aller voir ton maître, lui qui a l’air tellement impatient de te retrouver qu’il n’ose même pas te prendre lui-même. » ironisa sans aucune discrétion la blondinette, s’adressant au Fléreur. Visiblement parmi le trio improbable que le hasard avait uni ce jour-là, c’était l’animal à quatre pattes qui faisait le plus preuve de maturité et de sagesse. A moins qu’il ne soit intérieurement en train de savourer tout l’honneur et toute l’attention dont il profitait par cet affrontement entre maître et kidnappeuse.

La blonde s’était arrêtée de caresser le Fléreur, trop occupée à fusiller Regulus du regard pour ses propos. Cela ne plaisait guère à Galilée qui donna de petits coups de tête dans la main d’Eve, dont le rôle principal était avant toute chose de le couvrir d’attentions. « Trouve autre chose que les matières scolaires pour m’attaquer, je te le répète. C’est pas vraiment comme si être la première de la classe faisait partie de mes plans. Je ne suis pas éperdument accrochée à mes livres comme à une bouée de sauvetage, moi. J’ai d’autres choses plus importantes que ça dans ma vie. » Les amis, la famille. Considérer les études comme un bagage futile était certes un comportement dangereux qui ne mènerait pas Eve à une carrière fructueuse et longue mais avant tout, la rouge et or parlait avec son cœur. Elle était encore pleine d’idéalismes et d’utopies, persuadée que la volonté suffisait à ouvrir les portes qu’on souhaitait. Pour elle, les BUSEs et les ASPICs n’étaient que des leurres pour les rats de bibliothèque et les intellos. Son jour viendrait à elle, quand elle pourrait intégrer les rangs des équipes professionnelles de Quidditch. Et pour cela, ni les Runes, ni les Potions ne lui seraient d’aucun secours, n’en déplaise à Regulus.


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