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 ✘ And they lived happily ever after ✦ Svetael

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MessageSujet: ✘ And they lived happily ever after ✦ Svetael   Lun 13 Juin - 18:51

And they lived happily ever after


Svetlana observait l’écrin de velours sombre. Jamais elle n’avait pris la peine de l’ouvrir. Elle connaissait son existence, sa présence dans l’un de ses tiroirs. Oublié dans les confins de ses souvenirs. Posé sur la surface rugueuse faite de bois de sa table, la jeune s’adossa contre sa chaise engageant un duel silencieux entre l’objet et les méandres de ses pensées. Se saisissant la petite boite, la jeune femme la fit tourner à plusieurs reprises entre ses doigts. Un grincement se faufila, tranchant le silence environnant alors qu’elle ouvrait enfin le dernier rempart et cette bague. Cette bague de fiançailles qui lui était destinée depuis de nombreuses années à présent. Difficile de reconnaitre la dure réalité des faits. Objet de malheur la raccrochant sans pitié à son destin de femme. Un soupir se coinça dans sa gorge alors que ses prunelles se perdaient sur la pierre sombre. Le bijou était d’une grande beauté. Diamant noir orné d’éclats blancs entrelacés autour du solitaire. D’un geste de sec, elle referma l’écrin et le jeta à travers la pièce. Elle détestait cette bague. Elle haïssait son patrimoine. Elle arborait le nom des Silaïev qui se balançait avec mépris parmi les brides de son destin.  Elle rejeta sa chaise en arrière. Elle était sur le point de suffoquer. Pourquoi fallait-il que les Aliev marient encore leurs progénitures ? Pourquoi cette famille était-elle rattachée à celle d’Azraël ? « Tu viendras Zane. Tu n’as pas le choix. Et tu oublieras pas de porter ta bague de fiançailles. C’est déjà une honte que… » Le reste des propos de son géniteur resta sans oreille attentive. Debout au milieu de son salon, Svetlana sentait la Terre tourner sous ses pieds. Bien trop vite. Bien trop fort. Du coin de l’oeil elle vit le bijou la narguer alors que la boite s’était ouverte tandis qu’elle avait heurté brusquement le parquet.

Ses doigts glissèrent dans sa longue chevelure brune. Ses paupières battirent un instant au rythme de son souffle. Comme pour se trouver un tempo. Cette journée allait être catastrophique. Une journée de Sang-Purs aux traditions anciennes. Sa mère lui avait fait parvenir une robe. Une robe… Sans les tatouages, elle aurait l’allure de la parfaite petite héritière. D’un pas las, Svetlana se dirigea vers la salle de bain tentant de noyer ses rancoeurs sous l’eau brulante avant d’enfiler le tissu fluide d’une couleur vermeille. De petites manches couvraient ses épaules tandis que le tissu enlaçait sa fine taille pour mieux s’évaporer ensuite jusqu’à ses genoux. Sa mère avait dû penser que cela suffirait à camoufler l’encre qui parsemait sa chair. Elle avait opté pour un dos nu délicat ne se doutant pas que sa fille aurait des ailes de dragons tatouées à cet endroit. Elle voulait jouer ? La Sorcière se saisit de sa baguette et releva ses cheveux en chignon dont quelques mèches s’échappaient. De quoi laisser aux convives le loisir d’observer ses dessins immortels… Une légère touche de maquillage plus tard, Svetlana récupéra la bague qu’elle enfila avec une pointe d’amertume. Il lui sembla d’une décharge parcouru son échine à son contact.

Elle devait Le retrouver à quelques mètres du manoir des futurs mariés. Pour l’image, c’était le minimum d’arriver ensemble à ce genre d’évènements… Ils avaient échangé quelques hiboux pour se mettre d’accord. Ils allaient devoir donner le change et rien que cette idée lui donnait la nausée. La Slave enfila la paire d’escarpin assortie à sa tenue et transplana au lieu de rendez-vous. Elle chercha un instant de ses prunelles sombres Azraël. Elle le détailla longuement du regard alors qu’elle le dénichait enfin. Quand s’étaient-ils vu pour la dernière fois ? Son palpitant sembla s’accélérer alors que des images sensuelles venaient s’immiscer dans les limbes de ses pensées. Un sourire étira doucement ses lippes quand elle repensa au dénouement de cette entrevue. Certes, elle pouvait se venter de l’avoir laissé en plan mais la chaleur qui l’avait animé tel un brasier l’avait marqué au plus profond de ses entrailles. Elle fit quelques pas pour arriver à sa hauteur et le darda de son regard sombre. « Je veux bien jouer la comédie, mais que ce soit clair, on ne se tient pas par la main et on ne s’embrasse pas pour donner le change. C’est déjà assez chiant comme ça. » Pas de cérémonial. Pas de bonjour, comment vas-tu ? Pourquoi s’embêter avec de telles futilités ? Depuis qu’Azraël avait été désigné comme étant son futur époux, Svetlana avait tout simplement décidé de le détester oubliant les quelques souvenirs agréables qui avaient pu les unir dans le passé.

Il firent les quelques pas qui les séparaient du lieu des festivités. Lente agonie alors que la foule grouillante finissait de les avaler. Guidés dans les jardins du manoir Silaïev, ils gagnèrent le lieu de la cérémonie. Une majorité des personnes présentes étaient connu par Azraël. Ils partageaient le même sang, à peu de chose près le même patronyme. Silencieuse, Svetlana cherchait une échappatoire, la moindre excuse serait la bonne pour être distraite. Distraite car ce mariage ne faisait que trop écho avec ce qu’on attendait d’eux. C’était un rappel. Une sorte d’alerte de leurs propres familles. Ce mariage aurait pu être le leur. Tourbillon amer qui fit souffler Svetlana. « On ne sert pas aux convives de quoi se désaltérer dans ta famille ? » Son regard piquant chercha celui d’Azraël. Comprendre que toutes boissons légèrement alcoolisées auraient très bien pu faire l’affaire. Juste quelques degrés pour se détacher, se délaisser. Oublier. Un peu.
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Dernière édition par Z. Svetlana Ozoliņš le Jeu 18 Aoû - 18:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ✘ And they lived happily ever after ✦ Svetael   Lun 8 Aoû - 16:47





Les pas résonnent dans le couloir, foulées régulières et assurées parfois étouffées par le passage du marbre aux épais tapis persans qui parsèment les pièces de l'immense manoir. Chaussures cirées, costume parfaitement lissé, parfaitement taillé qui met en avant ta silhouette svelte. Le noir contraste avec le diaphane de ta peau, ciselant encore davantage tes traits indubitablement purs, les pommettes hautes, les lèvres charnues, la ligne dure mais sinueuse que prennent tes sourcils lorsque tu te pares de cette expression décidée, faisant jaillir les prunelles vaironnes comme des joyaux sur l'écrin noir de tes cils. A ton majeur droit, la chevalière qu'ornent les armes de ta famille brille et étincelle, reprise par sa jumelle, celle qu'Ezra aurait dû arborer à son doigt en se tenant à côté de toi. Si d'ordinaire elle reste dissimulée entre le tissu et la peau nue au dessus de ton coeur, elle repose aujourd'hui de façon très visible sur ta chemise, passée sur une chaîne du plus pur des argents qui marque d'une pression familière la base de ta nuque. Toujours avec toi, même s'il n'est plus là. Témoin constant et éternel de chaque instant de ta vie, même de tes actes les plus cruels. De cette vengeance qui est pour lui.  Si beaucoup oublient sans doute que vous étiez deux là où tu te tiens dorénavant seul,  tu ne manques jamais de le rappeler lors des occasions officielles. Signe de deuil et de respect envers feu ton jumeau, malgré les maux perpétuels. Preuve tangible d'un amour inébranlable dont l'intensité n'est égalée que par sa pureté inaltérable. Brasier inextinguible qui remplace le myocarde mutilé, anime le corps et l'âme d'un incendie indéfectible. Flammes infernales qui brûlent tel un feudeymon sur de la paille. Rien ne l'arrête, rien ne l'éteint. Rien ne se met sur son chemin sans que tu ne l'anéantisses de tes mains. Les regards éblouis souvent dérivent lorsqu'ils en captent l'éclat, les nuques se courbent avec cette indubitable goutte de révérence, et l'on se presse hors de ta route pour ne pas éveiller l'ire en un fol élan d'insolence. Il ne faut pas être devin pour savoir que, cette fois encore, c'est ainsi que les choses se passeront, que les interactions se feront. Si certains ineptes laissent parfois entendre qu'il faut souvent aboyer, parfois mordre mais toujours se faire craindre, tu es la preuve vivante que ce ne sont que de fades billevesées. Nul besoin de crier, il suffit de savoir jouer de nuances avec subtilité.

Une porte se dresse devant toi, dont le bois sombre parsemé de veines sinueuses n'est que magnifié par ses sillons peint d'argent. Gravé dans le battant supérieur, les armes ancestrales des Silaïev se déploient, indiquant qu'il s'agit là d'une pièce appartenant au chef actuel de la famille. Tu la frappes doucement de tes phalanges et, sans attendre de réponse, entres avec assurance. Assis dans un haut fauteuil dont le plus infime détail prouve l'onéreuse valeur et dont les roues frôlent à peine le parquet lustré, trône Zakhar Silaïev dans toute son impressionnante splendeur. Les traits sont durs, taillés à la serpe avec une maîtrise digne d'oeuvres que même les ridules ne parviennent à altérer - au contraire, elles ne font que rehausser son aristocrate grandeur, sublimer cette aura terrible qui s'échappe de l’indestructible. Les iris, billes de glace dont la quasi transparence transperce même les barrière les plus épaisses, quittent le parchemin qu'elles étudiaient pour se poser sur toi, qui t'avance sans ciller dans cet espace où même le silence semble en suspend. "Les Aliev nous ont-ils enfin fait parvenir le portauloin ?" La voix graveleuse, qui n'a guère besoin de s'élever pour porter, est accompagnée d'un geste élégant mais intransigeant de sa main qui se tend vers toi. Tu hoches la tête, plongeant ta main dans la poche de ta veste pour en ressortir un unique cristal d'améthyste que tu places au creux de sa paume ouverte. "Ils auront mit le temps, mais la pierre parle d'elle-même." Que tu remarques distraitement, préférant te pencher par-dessus l'épaule de ton père étudier le parchemin qu'il lisait -tu découvres là l'écriture de Vassili Slezniov, que tu connais relativement bien, l'objet portant sur certaines affaires entre vos deux familles- tandis qu'il observe à son tour la gemme. "Effectivement." Confirme-t-il sans avoir besoin d'y réfléchir : l'améthyste est l'une des pierres symboles de votre famille, inspirant le violet profond qui orne votre blason. Vous en faire parvenir une, même en tant que simple portauloin, est un salut, une marque de respect qui honore votre alliance. "Quand tu es prêt, Azrael. Nous aurons tout le temps de discuter de cette missive à notre retour." Puisque alliance il y a, dans le mariage et dans le sang, et ce en dépit des tensions latentes nées il y a de cela une quinzaine d'années. Ta mère, aussi traîtresse soit-elle, était une Aliev avant d'épouser ton père, et c'est une partie de leur sang qui coule toujours au creux de tes veines bleues.

Le tic discret des aiguilles d'un pendule qui passe l'heure détourne ton attention de la conversation. Tes doigts se referment sur le verre de cristal posé sur ton genou, cessant de faire tourbillonner délicatement le rouge du vin. Les arômes subtils explosent dans ta bouche lorsque tu en prends une dernière gorgée avant de te lever, attirant l'attention des quelques sorciers présent dans le Petit salon du manoir Aliev. Les gestes sont liés, mesurés, captant les regards avides avec un magnétisme dont ils ne sont que peu conscients de subir, tandis que tu poses le verre sur le plateau d'un valet qui s'est approché pour te le permettre et déjà se retire dans un coin de la pièce. Sur tes traits joue la courbe assurée d'un sourire feint mais presque charmeur, tandis que tu adresses une légère inclinaison du torse à tes hôtes. "Tante Ellen, Oncle Darius. Père. Vous m'excuserez, je me dois de rejoindre ma fiancée." Et si le terme t'érafle l'intérieur de la bouche, tu n'en laisses rien paraître. La continuité du velours avec ses nuances plaisantes. C'est ce qu'elle est, et ce depuis des années, que ça vous plaise ou non. A vrai dire, ça ne te dérange pas tant que ça : on ne te demande pas de l'aimer d'un amour passionnel, et Svetlana est une de ses femmes qui allient la beauté et la force de caractère, l'élégance qui sublime l'impétueuse puissance de son nom et surtout de sa magie. Oui, elle est de celles que tu estimes et qui méritent le respect, tu n'aurais pas apprécié avoir à t'unir à une femme de salon dont le seul passe-temps consiste à s'exhiber parée de votre fortune -non merci, jamais. En revanche, elle ne semble pas apprécier la perspective d'être promise à toi, et votre relation déjà tumultueuse, incompréhensible à bien des yeux tant son instabilité qui frôle le bipolaire était devenue légendaire, n'a fait qu'empirer depuis. Vous vous évitez d'un bout à l'autre du monde et, lorsque le hasard et les obligations vous rassemblent, c'est avec la force d'un séisme que vos corps se heurtent, perpétuant les pires des cataclysmes.

Sans hésiter une seule fois pour t'orienter dans les couloirs richement meublés, tu traverses manoir Aliev jusqu'à une petite pièce annexe au vaste hall d'entrée où les enchantements protecteurs sont légèrement modifiés pour permettre à certains proches de la famille de transplaner plus librement. La magie des protection roule sur ta peau et pression éthérée sur l'épiderme, grésille doucement lorsqu'elle reconnait ton sang, avant de te laisser passer. Tu disparais pour réapparaître quelques fractions de secondes plus tard, non loin de la propriété, distance si courte que tu aurais pu la faire à pieds en quelques minutes. Ca n'est pas là par paresse : il en va simplement des traditions et des convenances. Lors d'une réception d'une telle importance, ne pas arriver accompagné de son -ou sa- promis.e est généralement mal vu. Même lorsque l'on s'appelle Silaïev et Ozoliņš, même lorsque l'on ne s'entend pas bien. Même lorsque, comme toi, on était convié en avance pour converser avec vos hôtes, par respect envers ton père qui, handicapé, ne peut se déplacer aussi facilement que les autres sorciers, mais aussi et surtout pour honorer votre position d'alliés. De la sorte, personne à part tes hôtes ne t'ont vu sur les lieux, et ton apparition se fera en même temps que celle de Svetlana. Tu n'as d'ailleurs pas à l'attendre outre mesure : tu as à peine allumé une cigarette pour en tirer une première bouffée que, déjà, elle apparaît, captant ton attention comme celle d'une bonne demi-douzaine de sorciers et de sorcières qui se pressent en direction de la haute grille en fer forgé qui délimite l'entrée de la propriété. A raison : si toutes les filles sont belles à croquer, elle est femme à la beauté fatale, rose carmine aux dangereuses épines. Les souffles se coupent et se retiennent, tandis que les cœurs chavirent, poussés par les soupirs de ces âmes qui se pâment. Ton regard s'égare le long de lignes de sa nuque gracile, dévoilée par ses cheveux relevés ; tes yeux se perdent sur sa silhouette fine, merveilleuse dans son écrin vermeil. Ta bouche s'assèche en traîtresse et tu humectes tes lèvres sans la lâcher du regard, prédateur qui a trouvé sa proie. Dans son dos, tu perçois quelques parcelles d'une peau de porcelaine rehaussée du noir caractéristique d'un tatouage que dévoile le tissu lorsqu'elle se tourne pour te chercher du regard, et tu te souviens très bien de la dernière fois où tu l'as vue. Des lèvres rougies et des pupilles dilatées, de la chemise froissée, ouverte sur la peau brûlante. Tu te rappelles des expirations pécheresses, de vos bouches qui se dévoraient en d'avides caresses, des doigts arachnéens griffant les épidermes sans délicatesse. Une sauvagerie dans la passion refoulée, dans le désir incendiaire qui avait fini par exploser. Pas assez, puisqu'il s'était retrouvé noyé. Puisqu'elle t'avait laissé en plan en toute beauté. Et même si tu es quasi certain que ce n'était qu'une énième échappée, te fuyant toi et ce que tu représentes, cette manière singulière que vous avez de vous faire réagir, ça n'est pas là une offense que tu laisseras passer sans vengeance. Vous êtes en guerre, et nulle attaque ne reste sans riposte, spirale infernale qui toujours va vers le pire dans la conquête de vos empires.

Tes lèvres se tordent d'un rictus carnassier, allumant en tes prunelles des éclats dangereux parmi la danse des lueurs sauvages. Les yeux s'accrochent et s'électrisent tandis qu'elle s'approche, et tu considères ses paroles avec un sourire où la suffisance se mêle à la raillerie d'un souffle moqueur. "Ne prend pas tes peurs irraisonnées pour une réalité, Svetlana." La voix susurre sournoisement, parée de nuances melliflues qui ne rendent que plus audible la satisfaction retorse du sermon. "Personne ne s'attend à nous voir agir ainsi. Ne sais-tu plus faire preuve d'assez de discernement pour réaliser que, chez les sang-purs, fiançailles n'ont jamais rimé avec amoureux transis ? Mais peut-être qu'à force de le fuir comme la petite Feuer rebelle que tu étais, tu en es venue à oublier les fondements-mêmes de notre monde." Le sourcil s'arque, prend ce pli aristocrate. Tu portes ta cigarette à tes lèvres, tirant une bouffée avec tant qu'indolence qu'autour, on inspire ton insolence. Les prunelles la jaugent, dégringolent sa silhouette avec l'air doucereusement moqueur d'un félin qui étudie sa proie. Tu t'avances d'un pas, murmurant d'une voix grave. "Quel... dommage." La fumée s'échappe de tes lèvres à chaque syllabes, s'échouant sur son visage, vous entourant d'une brume de nicotine qui flotte dans l'atmosphère assassine. Reprenant une dernière taffe avant de jeter ta clope à moitié finie dans les gravillons, tu lui offres pourtant ton bras comme l'exige la bienséance. "S'il te reste quelques souvenirs de nos moeurs..." Que tu indiques, presque comme un défi. Libre à elle de faire son choix, alors que les regards, déjà traînent sur vous, appréhendant parfois le résultat de votre mélange plus qu'explosif.

A votre tour, vous honorez l'allée de vos foulées, passant rapidement l'entrée pour rejoindre les festivités. Dans les jardins, les tables de banquet s'alignent, proposant les plus fins des mets aux convives que tu salues parfois. Une allée de pétales immaculés -bien trop clichée à ton goût- s'éloigne entre les plates bandes subtilement fleuries jusqu'au lieu de la cérémonie et tu te retiens de secouer la tête d'un air dédaigneux : mariage sang-pur, assurément, mais qui ne suit que certains des rituels traditionnels, délaissant d'autres plus anciens, plus puissants, dans les limbes de mystifiées de l'oubli. C'est plus que regrettable, frôlant la désolation tel un parjure. Tu ne les oublieras pas, le jour où, à ton tour, tu te marieras -que ce soit avec Svetlana ou pas. Et tous verront ce que signifie vraiment la pureté du sang. Et toutes les nuques ploieront, les échines se courberont devant leur ancestrale puissance. Parce qu'ils oublient peut-être, mais toi, tu sais. Tu sais ce que tant de ces rituels délaissés signifient, ce qu'ils apportent s'ils sont correctement réalisés. Et tu n'es pas de ceux à laisser échapper de telles opportunités. La voix de Svetlana te tire de ton fil de pensées. Les vaironnes se posent sur elle en silence, tandis que la profondeur de ses prunelles te darde de ses milles épines. Le regard traîne, musarde sur ses traits tandis que tu claques nonchalamment des doigts. Presque immédiatement, un valet semble se matérialiser à vos côtés, un plateau à la main, un silence révérencieux à la bouche. Tes pupilles pourtant ne la quittent pas, se rivant aux siennes, les captant lorsqu'elles la vrillent. "Qu'attendez-vous ? Ma fiancée souhaiterait se désaltérer. Ne vous a-t-on jamais apprit à ne pas faire patienter les invités de vos maîtres ?" La voix est un murmure, qui fait pourtant l'effet d'un coup de fouet à l'homme lorsqu'il comprend qu'il lui est adressé. Tressaillant, il s'empresse de proposer une coupe de champagne à Svetlana, puis à toi. Les doigts s'enroulent autour du pied de cristal, l'arrachant presque du plateau avec pourtant une sorte de grâce dans le geste. Tu arques un sourcil à l'attention du valet sans toujours refuser de quitter Svetlana des yeux où passent de furtifs éclairs d'une malice arrogante, et le revoilà qui se hâte de disparaître de votre champ de vision. Tu lèves ton verre d'un geste presque moqueur. "Je suis tout aussi invité que toi ici, aujourd'hui. A nous." Une énième pique, presque insultante au vu de votre relation tumultueuse, tandis que tes lèvres se parent à nouveau de torsions retorses.


© charney

ω



OUR ANIMAL IMPULSES
Shine razor eyes in delight. Shine razor eyes before you die. Shine razor eyes in this light. There’s a cold breeze blowing over my soul.
Animal Impulses ; IAMX.


Dernière édition par Azrael Z. Silaïev le Lun 17 Oct - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ✘ And they lived happily ever after ✦ Svetael   Jeu 18 Aoû - 18:44

And they lived happily ever after
Ton regard se perd sur la foule. Grouillante. Asphyxiante. Tu n’as pas envie d’être là. Ta carcasse décharnée est muée par une main invisible qui te force à tenir debout. Assassine de tes ancêtres qui te pousse à évoluer au milieu de leurs descendants.  Tes prunelles glissent d’un visage à un autre. Des traits qui forment un air familier. Tu les connais. De près. De loin. Tu te plais à les ignorer, les observer de toute ta hauteur. Ta présence attise la curiosité. Eveille incompréhension et médisances. Les murmures ne te touchent pas. Ils te frôlent. A peine. Avec indolence, tu leur souris. Tu esquives avec la délicatesse d’une mante religieuse. Tu dévores leurs âmes en peine pour mieux les voir suinter leur propre malheur. Ils envient votre liberté éphémère. C’est ce que tu crois. Au plus profond de ton être. C’est ce qui continue de te faire vibrer; Puis tu le vois. Tes yeux le vrilles sur place. Son regard glisse sur toi, comme le tien sur sa silhouette. C’est comme si tu l’avais senti, comme si le chemin de ses iris avaient brûlé la moindre parcelle frôlé de ta chair. Du jour où il a été question de vous unir, tu as décidé que tu le détesterais. Lui et son nom. Son patronyme, qu’il porte lourdement sur ses épaules et qu’il devrait partager avec toi. Depuis longtemps. C'est comme une contravention. Ca te tombe dessus, tu n'en veux pas. Sur le moment, tu t'es fais plaisir. Après. Après tu regrettes.A se demander comment vous êtes parvenus à y échapper depuis tout ce temps. Fuyant chacun de votre côté. Toi parcourant les pays à la recherche de tes reptiles adorés. N’ayant aucune attache, surtout pas lui.

Le courant vous rapproche. Son sourire. Sa clope au bout de ses doigts. La fumée qui vous entoure. Cette bulle qui vous enlace, prête à exploser à n’importe quel instant irradiant sur votre entourage sans aucun scrupule. Ce n’est pas ce ressentiment qui vous ronge de l’intérieur. Tu le sais et c’est bien enfouit aux creux de tes entrailles que tu étouffes cet appel de la chair. Ces envies irrépréhensibles de l’attraper par le col de sa chemise, de plaquer tes lèvres aux siennes. Pour mieux le mordre de toute ta colère. Mais peut-être qu'à force de le fuir comme la petite Feuer rebelle que tu étais, tu en es venue à oublier les fondements-mêmes de notre monde. En l’espace de quelques secondes, ta main s’élève dans les airs alors qu’il s’est approché avec insolence. Tu étouffes un souffle rageur retenant ton geste alors qu’il n’a pas cillé et lui arrache sa cigarette la portant à ta bouche afin d’en aspirer les vertus toxiques de la nicotine. En cet instant, tu aurais besoin de plus. D’une décharge bien plus forte que cette pauvre clope. Tu relèves le visage, rives tes yeux aux siens. Qu’y a-t-il à part quelque centimètres qui vous sépare ? Tu tires une dernière latte sur le cylindre avant de lui glisser avec nonchalance le filtre entre ses lippes charnues, un sourire amère accroché à tes traits.

Tu t’éloignes avec lenteur pour te mettre à ses côtés, ton bras se glissant autour du sien comme si cela avait toujours été sa place. Ton palpitant s’embrase de céder face à ces futilités. « Quel chien docile tu fais. » Ca claque dans les airs. Dans votre langue maternelle. C’est encore plus fort. Plus violent. Tu regardes droit devant toi ignorant son regard brulant. Tu esquisses à peine un sourire à vos hôtes, tout juste un hochement de tête. Tu observes. Tu observes ce simulacre de mariage. Ces faux semblants reflétant un amour imaginaire. Toutes ces manières surfaites. Inutiles. Il vous suffirait parfois de juste signer un morceau de parchemin pour accomplir les volontés divines de vos aïeules, gendarmes de vos vies.


"Qu'attendez-vous ? Ma fiancée souhaiterait se désaltérer. Ne vous a-t-on jamais apprit à ne pas faire patienter les invités de vos maîtres ?" Tes paupières se plissent. Fiancée. Foutaises ! Tes doigts s’enroulent autour du verre faisant cliqueter la bague de fiançailles que tu ne portes jamais. Toujours avec une bonne raison si on te pose la question. Mais aujourd’hui quelle aurait été l’excuse ? A nous Tes assassines se crispent autour de la coupe. Ton bras se lève néanmoins à son encontre. Avec nonchalance. Ironie brillant d’un éclat non dissimulé. « Tu sais qu’il me faudra plus qu’une coupe pour supporter ce simulacre. » A nouveau, tes yeux se promènent un instant de trop sur ses lèvres, sur le tissu tendu de sa chemise immaculée tout le long de son torse. Trop propre sur lui. Tu t’avances, parfaitement consciente de réduire une distance que la bienséance impose. Tu déposes ta coupe sur la table juste derrière Azraël. Frôle sa hanche de son bras. Inspire un instant son odeur.  Iode de la mer, liberté illusoire de la plage. Des vagues fouettant votre horizon. Tes mains se glissent sur le col de sa chemise, le remettent de manière imaginaire en place, puis se promène sur le noeud de sa cravate. « Tu étouffes. Admet le. Que toi aussi tu détestes tout ça. » De la paume, tu lisses le tissu déjà impeccablement stable. Frôle le repli de la chevalière qui encercle sa nuque. Ta bouche vole sur sa joue dans un faux semblant d’affection, avant de t’éloigner, reprenant ta coupe avec nonchalance. Pesant le moindre de tes mots. Comme s’ils étaient précieux. Comptés. Tu les cherches pour t’insinuer dans son être. Le pique à vif. Tu le cherches. Tu veux le faire tressaillir. Provoquer le jeune homme tumultueux que tu connais caché derrière cette image du parfait petit héritier. Peut-être que lui, ça lui tient bien plus à coeur que toi. « A moins que tout ça, ça ne soit que pour emballer les étudiantes de ta petite école ? » Un de tes bras se replient sous ta poitrine, tandis que tu gardes ton verre à hauteur de tes lèvres. Ne lâchant pas un instant vos yeux ancrés l’un dans l’autre. Tu penches légèrement en arrière, comme pour le juger de toute ta hauteur, même si par la taille il t’a toujours dépassé. « Ou serais-tu toi aussi comme eux ? » Tu marques une pause. Bois une gorgée. « Serais-tu toi aussi un simulacre ? » La foule commence à se regrouper et à se faufiler dans le lieu de sacre. Mais toi tu n’en fais qu’à tête. Tu leurs tournes le dos. Tu lui tournes le dos. Marche à contresens et t’enfonces dans cette verdure privée qui pourrait tout aussi bien être un jardin publique. Tu tournes légèrement sur toi même, avançant à reculons. Tu dardes tes iris sombres dans les siennes. Provoque d’un sourire. « Tu te caches derrière tes bonnes manières parce que tu as peur Silaëv. » Un éclat de rire s’échappe de tes lippes. Une pensée file, volontaire.« Peur que je t’abandonne à nouveau ? »
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ET POURTANT
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MessageSujet: Re: ✘ And they lived happily ever after ✦ Svetael   Jeu 27 Oct - 5:31




Elle est là. A frôler des hauteurs que la foule ne peut que rêver d'atteindre, à commander aux souffles et aux expirations. Elle les coupe et les gorges révérencieuses les enferment ; même le tien se trouve, un instant, otage de ta bouche - déjà, il se glisse dans l'interstice de tes lèvres insolentes, courbées d'une indolente suffisance. Tu la jauges et tu l'admires. Belle et rebelle, perpétratrice de passions déchirantes ; elle est Perséphone, reine des Enfers, et sa sauvagerie sublime attise les désirs inavouables, insuffle les jalousies irrespirables. Vos regards se croisent, et c'est comme une bulle qui se referme sur vous. Une tumulte qui vous agite et vous tient en haleine. Une tension dans l'atmosphère qui fait naître d'invisibles éclairs, qui vous assaillent et vous transcendent. Un incendie qui ronge les entrailles d'envies démentes, l'esprit accablé d'images indécentes - souvenirs autant qu'imaginations se mêlent et se déchaînent ; les bouches se mordent et se dévorent, les doigts s'enfouissent dans les cheveux et tirent sans douceur sur leur longueur. Les ongles lacèrent ces épidermes qui s'embrasent dans l'intimité de leurs frictions, à peine voilés par les derniers pans de tissu oubliés dans l'effervescence, dénudés jusqu'à l'offense. Les souffles se trouvent et se confondent, s'évaporent dans leurs élans erratiques ; ces corps avides se pressent comme s'ils pouvaient, rien qu'un instant, se fondre l'un dans l'autre d'une manière qui dépasse l'anatomiquement possible. Aucune douceur dans les envies voraces. Pas de tendresse dans les caresses, la rudesse dans l'audace de ces corps qui s’enlacent. Les masques, pourtant, restent figés dans la glace.

Sur tes lèvres persiste toujours ton rictus provocateur, encore rehaussé par la clope qui revient inlassablement les embrasser. La fumée, dont l'âcreté laisse au fond de la bouche un goût amer à l'image du magnétisme qui s'opère, envahi l'air comme l'insolence que tu exhales comme tu expires. Prédateur railleur, le venin qui coule de ta bouche n'a d'égal que le velours dont il se pare, malgré la véhémence de ses moindres nuances. En réponse, c'est sa main qui s'élève, transperce l'air et, autour de vous, les inspirations trébuchent à l'idée qu'elle perpètre l'offense - osera-t-elle ? Pourtant tu ne bouges pas. Tu ne cilles même pas. Tu continues à la fixer d'un air narquois tandis que le sourcil s'arque, hautain ; que les lignes de ta bouches se tordent davantage, sinuosités retorses qui creusent en la joue l'emprunte d'une fossette moqueuse. Le rictus se laisse voler sa précieuse prisonnière, et tu suis son chemin jusqu'à ses lèvres, autorisant tes prunelles à errer un instant sur les courbes de leurs vallons amers. Combien se sont parjurés pour quelques gouttes de leur feint amour ? Drogue doucereuse qui, dissimulant la déchéance sous l'illusion d'un extase, ne saurait amener que la mort ? Elle est telle la mer : aussi belle que cruelle, l'insoumise au centre de toutes les convoitises. Et toi, dans tout ça ? Tu es l'ouragan violent qui la déchaîne, la tempête qui l'entraîne malgré elle dans ses vrilles vindicatives. Vents impérieux qui claquent et qui frappent, provoquent l'impétuosité de vagues démoniaques. Véhéments amants, dont la valse dévaste le monde jusqu'à ses moindres vestiges ; dans l'air, une musique aux rythmes hypnotiques vous accompagne jusqu'à des hauteurs qui terrassent de vertige les têtes qui se lèvent pour tenter de vous suivre.

Quelques inspirations volées, des regards qui s'accrochent et se défient. Un peu de fumée qu'elle t'expire au visage et, c'est entre tes lèvres qu'elle replace la cigarette dérobée. Un fantôme de chaleur qui se perd sur la chair, la trace de ses lippes sur le filtre laisse entre les tiennes l'emprunte brûlante de leur baiser au toxique. Tu regrettes presque l'absence du contact fragile, d'un de ces effleurements si frêles qu'ils tissent les premiers lacis de la folie. La main s'élève, dissimule les lèvres quand elles se pressent en une ligne acerbe et que les doigts s'emparent de la clope d'un geste nonchalant, patient. Comme si tu ne faisais qu'attendre qu'elle se décide, ou non, à prendre ton bras offert comme le demandent les usages. Plus que par moeurs, c'est un geste qui suinte l'ironie, provocateur presque jusqu'à l'extrême : tu sais combien elle méprise tout ça, sans doute plus encore depuis l'annonce de vos fiançailles. Son bras s'entrelace au tien pourtant, ses doigts glissent sur la manche pour s'y refermer. Elle persifle, attaque avec la précision d'un serpent et ses mots claquent en l'air comme un fouet. Elle ne t'arrache que l'essence d'un rire : une expiration courte et précipitée qui trahit l'éclat, l'amusement sauvage qui ourle les lèvres sur les crochets, une avalanche de lueurs vives allument les vaironnes comme une tempête de feuilles d'or en automne - ne murmure-t-on pas parfois que l'automne porte plus d'or dans sa poche que tous les autres saisons ? Tu tournes la tête vers elle, suivant les lignes de son visage comme si tu hésitais à lui faire part du secret qui se cache derrière les apparences. Secret qui n'en est pas vraiment un, qu'elle connait, tu es certain de ça. Ca n'est qu'une mise en scène, qu'un jeu pour te distraire et chercher à l'enrager en la prenant de haut. Sur tes traits l'amusement se mue en une malice carnassière, évocatrice de milles et uns vices, et tu penches doucement la tête, faussement réprobateur, à feindre la pédagogie quand il n'est question que d'une suffisance insolente. "Voyons, Svetlana. Il n'est pas question de docilité mais de bon sens. Tu t'épuises à te révolter contre la société quand elle gravite dans le creux de ma paume." Encore un peu et tu aurais ce geste du doigt insupportable, cet index qui se lève pour sermonner les enfants récalcitrants et confondre les plus grands dans un élan de rage inopinée.

Vous avancez. Devant vous la foule des invités à la fête se fend inconsciemment pour vous laisser passer, vous observer. Leurs regards coulent sur vous comme un torrent auquel s'ajoutent leurs murmures, sans parvenir à vous entraîner pourtant : c'est comme s'ils ne vous touchaient pas, comme s'il n'étaient pas là. Ils ne sont que spectateurs de votre rivalité légendaire, adorateurs de votre impérieuse grandeur. Sujets empressés de votre empire, leurs échines se courbent tandis qu'ils vous admirent. Le valet tremble presque de vous servir, s'oublie dans votre prestance écrasante. Jamais tu ne lâches Svetlana des yeux, perpétrant les offenses avec un sourire en coin sournois, le masque triomphant. A vous, que tu imposes, et le cristal des verres tinte comme pour saluer l'audace de du sarcasme sous l'honneur feint. Vos yeux voyagent sur les traits avec cette lenteur lascive, cette langueur affolante qui fout le feu au corps. Elle s'approche. Brise la distance fragile qui subsistait encore, défiant des convenances dont vous n'avez que faire. Elle te frôle à travers le tissu, replace ton col et s'attarde sur le noeud de ta cravate, et tes pupilles persistent à la vriller. Trop proches de ta peau, bien trop loin aussi, c'est un entre-deux dérangeant, horripilant. Qu'elle choisisse. Tu sais que c'est sa manière d'attaquer, féline et assassine, et plutôt que de résister et risquer de te noyer, tu te laisses porter par le courant, contrôlant ta dérive. Les yeux se voilent, les cils frôlent la hauteur des pommettes lorsque, lentement, tu clignes. Les lignes des lèvres se font languides, le souffle un peu plus chaud. La nuque ploie, rapproche dangereusement ton visage du sien - de ses lèvres, de sa peau, bifurquant alors vers son oreille. "Qui te dit que je déteste ça ?" Le rauque dans la voix, les nuances qui se perdent dans des graves à faire frissonner. Le flou dans les mots, l'ambiguïté qui hurle dans le murmure. C'est volontaire, bien sûr que ça l'est ; tu aimes à semer le doute autant que la tempête. A elle de deviner, d'interpréter.

Les muscles de ton dos se crispent néanmoins lorsqu'elle effleure la chaîne qui porte la chevalière d'Ezra, refroidissant la fièvre qui grimpait en toi. Personne ne la touche, hérésie qui ne saurait qu'être punie par ta furie infinie ; il n'est qu'à toi. Mais déjà ses lèvres s'abandonnent sur ta joue, livrent une tendresse toute feinte aux centaines d'yeux qui vous épient. Rien qu'un instant. Déjà, elle s'éloigne, réinstaure cette distance censée rester de mise entre chacun tandis qu'elle provoque, cherche à te piquer sans réussir à faire plus que te chatouiller. Cette fois, ce sont bel et bien quelques notes d'un rire amusé qui s'échappent de ta bouche, agitent ton torse quelques fractions avant qu'il ne se mue en sourire malicieux. Elle poursuit, croise ses bras qui viennent souligner sa poitrine, et sa main porte son verre au niveau de ses lèvres pour la laisser siroter l'or pâle de l'élixir qu'il contient. Toi aussi, tu camoufles partiellement ta bouche derrière le cristal, même après que tu en aies bu une nouvelle gorgée. Sa convexité déforme, sa transparence, tavelée de gouttelettes oubliées, transforme. Le sourire semble se faire étrange, presque fantomatique malgré sa précédente malice - qu'en est-il réellement ? Est-ce une simple illusion ou une impression bien fondée ? La voix elle-même semble subrepticement changée. Le ton est identique pourtant la voilà plus profonde, avec comme un goût d'outre-tombe. "Et toi, Zane ?" La tête s'incline sur la droite sans que les yeux ne se lâchent, éternellement ancrés aux rivaux qu'ils refusent de lâcher. Les tiens forts d'un de ces regards qui transpercent, qui mettent à nu. "Es-tu bien certaine de ne pas être un simulacre ? Tu les exècres, pourtant toi aussi, tu portes des masques." Tu ne nies pas, cependant. Parce qu'elle a raison, parce qu'elle dit vrai : peut-être plus que tout autre ici, tu es un simulacre. Tu te contentes juste de planter un miroir métaphorique devant elle, de lui montrer ce reflet qu'elle sait si bien omettre.

Parée d'une nonchalance exquise, elle s'éloigne, te tourne le dos. Traverse à contre-sens la marée des invités qui viennent se masser vers le lieu de la célébration. Tes prunelles l'accompagnent, dégringolent le long de son dos qui s'offre à ton regard, dévalent la cambrure de ses reins, chute sensuelle d'où cascade le fin tissu vermeil. Tu t'humectes les lèvres, fini la coupe que tu délaisses sur la table avant de la suivre. Elle se retourne, te darde d'un regard et d'un sourire, d'un éclat de rire. Provoque de ses mots et de cette qu'elle pensée projette pour toi, si fort que, si elle était son, il te faudrait être sourd pour ne pas l'entendre - certains disent que les pensées sont comme des feuilles, qu'au moindre coup de vent elles s'envolent : assurément ce n'est pas le cas de celle-ci, gravée au fer rouge dans l'intangibilité même de l'air et de l'esprit. Sur tes lèvres reviens ce sourire carnassier. Tu es le prédateur qui s'amuse de la vengeance toute prête à être exécutée. L'indolent qui traque sa proie sans se presser, qui attend le bon moment. Et il vient. Tu n'as besoin que d'une fraction de seconde. Un coup d'oeil qu'elle jette derrière elle lorsque quelqu'un s'approche trop près, un automatisme instinctif, à peine conscient sans doute. Pourtant déjà tu bouges comme un serpent qui frappe. Un mouvement vif qui tranche sur l'indolence calculée ; tes doigts s'emparent des siens, l'attirent à toi, la font tournoyer si bien qu'elle se retrouve presque lovée contre toi - son dos partiellement calé contre ton torse, entourée par ton bras qui la retient. "Pourquoi aurais-je peur que tu m'abandonnes quand tu ne fais que me chercher, Svetlana ?" Murmure perfide et bien trop satisfait que tu glisses comme un secret au creux de son oreille, tandis que tes lèvres effleurent le coin de sa mâchoire. Tu ne joues pas même l'accident, encore moins l'inconscient. Elle comme toi savez que c'est un geste volontaire, une attaque insidieuse. "Tu fuis parce que je te laisse faire. Parce que la traque me distrait." Ta main s'égare de l'autre côté de sa mâchoire, dirige l'inclinaison de sa tête lorsqu'elle se glisse sous son menton, jusqu'à faire partiellement coïncider vos visages. Jusqu'à ce que les yeux se retrouvent et se rivent. Jusqu'à ce que vos bouches se défient, que vos souffles se mêlent comme si tu allais l'embrasser. "Je t'aurais quand je me lasserai. Tu articules nonchalamment, avec une telle assurance qu'elle suinte de chacun de tes mots, encore renforcée par le fait que tes bras l'emprisonnent. Comme si ça tenait de l'évidence.

Ton pouce se glisse alors entre vos bouches, et tu suis des yeux son lent chemin lorsqu'il retrace sa lippe avec, dans la caresse, un semblant de tendresse. "Ce n'est pas moi qui ait peur, Svetlana." Une franchise qui tranche et qui détonne, une véracité si simplement posée qu'elle déstabilise. Et brusquement, le feu se mêle à la glace. C'est comme un éclair qui traverse un ciel pourtant clair. Un revirement presque total de situation. Ce n'est qu'un énième coup de ta petite vengeance, que tu octroies drapé d'une hauteur plus sournoise, plus pernicieuse. Et lorsque les lèvres s'ourlent, se tordent d'un rictus incisif, ce sont des ombres nouvellement alarmantes qui s'étirent comme un fauve sur la peau nue de ton visage. "C'est toi qui as peur, c'est toi qui détestes autant tout ça. Et ça te ronge, n'est-ce pas ? Ca te brûle, et si ça te touche autant c'est bien parce que, toi aussi, tu fais partie de ce simulacre que tu abhorres. Tu es l'Ouroboros : rien d'autre qu'un dragon qui persiste à se mordre la queue, qui hait ces crocs qui le font souffrir sans réaliser qu'ils sont siens." Tu repousses méthodiquement une mèche de devant son visage, et puis tu la lâches. Tes mains la quittent comme tes bras, et tu recules, tu l'abandonnes avec un de ces sourires suffisant bouffé de cruauté. Et tandis que tu te laisses porter par le mouvement de la foule jusqu'à une table couverte de verres juste quelques mètres plus loin, tu la considères un instant avant de proposer, l'air si clairement plein de feinte sollicitude qu'il en devient insultant : "Désirerais-tu un remontant ? Tu as l'air d'en avoir besoin."


©️ charney


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MessageSujet: Re: ✘ And they lived happily ever after ✦ Svetael   Mar 1 Nov - 22:41

And they lived happily ever after
Il te toise. De toute sa hauteur de toute sa défiance. Tes yeux ombres glissent sur lui avec audace, s’ancrent dans son regard avec méfiance. Il ne s’agit que d’un jeu. Une partie commencée il y a bien longtemps. A une époque dont les souvenirs fugaces s’étiolent dans ta mémoire. Vagues et troublantes réminiscences d’un passé où cette haine ne te dévorait pas encore. Rage irascible parcourant ta carcasse sans vergogne, qui ondule en toi. Elle s’est enroulée, lentement, odieusement. Pour ne plus jamais te quitter. Un esprit de contradiction. Un plaisir salvateur dans l’obstination. Tu savoures son amertume. Te délectes de son épice. Oui, c’est un jeu. Un jeu où il n’y a pas de règles. Seules celles que vous avez fixées il y a bien longtemps. Et elles sont loin d’être immuables. Versatiles. Se muant aux grès de vos humeurs tranchantes et acidulées. Avez-vous réellement une limite dans ces provocations mutuelles ? Où s’arrêtent la raison quand sa soeur ennemie, la folie, se glisse subrepticement en vous ? Elle vous habille sans nuance. Tout en ressemblance. Et pourquoi pas la souffrance ?

Votre couple attise les curieux. Fait enfler les rumeurs qui sillonnent les convives. Peut-être même ont-ils déjà ouvert les paris. Lequel va élever la voix en premier ? Lequel quittera les lieux sans l’autre ? Et une question court de lippes en lippes tandis que ton assassine s’évertue à se crisper sur le bras tendu d’Azraël : Quand viendrons-nous à leur mariage ? D’une oeillade meurtrière tu fustiges une femme arborant un chapeau ridicule. « Si le monde gravitait dans la paume de ta main, tu ne serais pas ici avec moi. » Pause doucereuse entre ses propos alors que tu libères son bras y laissant certainement l’empreinte de tes phalanges. « Tu fais comme tous les autres, tu plies l’échines sous le poids que nous impose une société archaïque. » Et tu ne fais pas mieux en cet instant maudit. Ta liberté, tu la dois à quelques concessions. Et si pour l’instant, les préparatifs de votre mariage s’éloignent alors que tu n’as qu’à faire bonne figure, tu cèdes toi aussi du terrain. Dans l’espoir vain de te défaire de cet engagement.

Tes mains se perdent sur le tissu de sa chemise, de sa cravate. Elles frôlent. Suggèrent à peine, réveillant un autre tourbillon de souvenirs. Tu l’exècres d’être celui à qui on t’a vendu pour un nom, pour une alliance odieuse. Tu l’abhorres d’être ce qui l’est car dans le fond, tu aurais voulu l’apprécier. Et lorsqu’il penche son visage et te susurres quelques paroles, tu sens le brasier dont il l’instigateur s’éveiller. Des images s’instillent dans ton esprit, des flashs de ses doigts parcourant ta chair. Le bruit de vos respirations hachées. Le tissu qui se froisse, les marques sur vos peaux. Animosité bestiale ployant sous le péché de la luxure. L’art de jouer avec les mots. Prince des paroles à double tranchant. Ton visage se redresse. Tes lippes frôlant presque les siennes. Un susurre : « Ton ego se satisfait alors de gens dont l’art de la simulation est aiguisé ? » Simuler. Une chose que tu n’avais pas besoin de feindre alors que tu te trouvais au creux de ses bras. La convenance t’éloigne de lui et tu regardes au loin, ces personnes qui gravitent autour de vous tels de pantins malléables.

"Et toi, Zane ?" Tes pupilles se dilatent au rythme de cette sourde colère qui t’assaille. Brusquement, tu cèdes à la pulsion qui guide ta main. Te fichant des regards qui vous assaillent. Tu le saisis avec véhémence par le colle de sa chemise, brûle ton regard dans le sien. Ta respiration est saccadée et le rythme de ton palpitant abrasif. « Zane est morte il y a des années Silaïev. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Je joues avec les règles de notre monde, mais au moins je l’assume. Tout le monde ne peut pas en dire autant. » D’un mouvement presque dégouté, tu le repousses, préférant instaurer une certaine distance. Une distance de sécurité. Pour toi. A contre-sens, comme toujours, tu t’éloignes. Et tu l’attises. Souffles l’air brulant et le vent glacial. Pourtant, il ne t’a fallut qu’une seconde d’inattention pour sentir son assassine s’emparer de ta main. Un souffle rageur s’échappe d’entre tes lippes alors que tu n’as pas eu le temps de réagir. Coincée par sa poigne, calée à moitié collée contre torse. Prestance qui te domine de toute sa hauteur. Carrure qui t’imposerait presque la soumission. Pourtant tu restes immobile. Te débattre en vain pour t’échapper serait une trop belle satisfaction à lui offrir. Chaque pores de ta chair ressent la chaleur de son corps. Son odeur boisée s’infiltre dans ton être, t’étouffe de ses notes épicées rehaussée par la clope toxique qui le consume. Ses lèvres charnues te provoquent, glissent de façon calculée sur ta mâchoire. Elles ponctuent ses paroles. Et lorsque sa main libre te force à le confronter, ton regard déjà sombre parait à présent presque noir. Mépris, haine, désir rageur incontrôlé. Ta main libre glisse alors sur son entrejambe. Sans détour, caresse ambiguë à l’abri des regards alors que vos lèvres se provoquent encore. Que son souffle teinté de l’ambre pétillante qu’il a bu il y a peu, enivre ton odorat. Tes phalanges exercent une douce pression lancinante, enivrante. « Tu m’as déjà eu pourtant Azraël. Et pourtant ta ‘lassitude’ semble encore vigoureuse. » Ces propos en demi-teintes, tu choisis de les interpréter comme cela t’enchante. Que cela parle de sexe, d’union, de mariage. Tout s’adapte à ses paroles qui insufflent en toi du mépris. Tu sais ce qu’il sous-entend. Comme si ta vie était à sa merci. Comme s’il n’avait qu’à claquer des doigts pour te faire sienne dans tous les sens que cela pouvait avoir. Et si ta main arrête son jeu, lui poursuit le sien. Lancé dans un tirade digne des plus grands psychomage. Tu as envie de mordre son pouce inquisiteur. De le marquer à sang. Tu voudrais l’accumuler contre un mur. Frapper son torse, son visage de tes mains. Griffer sa chair pour évacuer toute cette haine qu’il éveille en toi. Il a raison Ton regard le fusille alors qu’il s’éloigne. Tu voudrais lui jeter un doloris lent et intense pour effacer ce rictus suffisant qui habille à présent ses lippes. Tu le hais tant ses propos sont justes, tant tu voudrais les lui faire ravaler. Tu te sens sombrer. Laconique torpeur avant ces explosions qui te sont si propre. Aigre sensation qui t’enlace de ses bras avec hypocrisie. Tu te laisses un instant bercer par cette insidieuse intrigante qui se faufile en toi, qui s’empare de ton être. Tes paupières se ferment un instant. Cherches-tu réellement à contrôler cette vague puissante qui t’embrase ? Veux-tu réellement freiner ce besoin vengeur  ? Tes lippes viennent s’ourler d’un sourire. Et alors qu’il feint de s’inquiéter, tes yeux s’ouvrent, une étincelle de folie les habitant.

Tes pas s’imposent une lenteur délibérée avant de le rejoindre. Tu t’arrêtes alors devant lui, alors que ton index et ton majeur avancent sur la table emplie de verre. Premier verre qui tombe sous ton impulsion. Tes doigts continuent leur progression. Deuxième verre. Ils avancent. Troisième verre. Eclats qui s’explosent au sol, mouillant vos pieds de champagne. Tu attires les regards qui trainent encore. Qui n’ont pas encore accès au lieu de sacre pour le mariage. « C’est vrai que c’est bien plus distrayant de mordre ta queue. » Une personne non loin de vous laisse échapper un son offusqué avant de disparaitre. Tu attrapes finalement deux coupes, dont une que tu lui tends lascivement. Tu arraches alors la nappe sur laquelle sont posés tous les verres qui s’entrechoquent en une hécatombe écrasante. Tu te hisses sur la table et du bout des jambes, tu l’attires entre tes cuisses. Tu te cambres pour aller à son encontre, ta main s’agrippe à sa nuque tandis que tu te tends allant mordre sa lèvre inférieure. A peine une fine plaie se dessine alors qu’un léger goût métallique imbibe ta langue. Tu fais mine de t’en délecter un sourire aux lèvres. « Alors je t’ai trouvé Azraël ? Dois-je déjà fuir pour t’exciter davantage ? » Ton autre main, accompagnée de ta coupe glisse le long de son torse. S’arrête à la boucle de la ceinture retenant son pantalon. « Je ne voudrais pas déjà éveiller ta … lassitude. » Et tandis que tu prononces ces mots, ton verre se renverse lentement sur son entrejambe. A mesure que le liquide coule, ton sourire s’étire. « Oops… Quelle maladroite je fais. » Tu lâches le verre qui s’en va rejoindre les autres et tire sur la boucle de sa ceinture d’un coup sec resserrant votre étreinte. « Je ne suis pas une de tes poupées manipulables. Je te jure que je te ferais souffrir. Physiquement… » Ta main se pose volontairement sur sa chevalière cachée sous le tissus de sa chemise. « …Moralement. Je n’ai pas de scrupule. Pas de conscience. L’immoralité me berce depuis ma plus tendre enfance. » Tu appuies sur le pendentif pour l’enfoncer dans la chair de son torse. Tu murmures alors, parlant presque à toi même, plus qu'à lui.« J’ai juste envie de le jeter dans ce tas de verres et me délecter de voir le sang perler sur sa peau. »
crackle bones

ω



ET POURTANT
Nous sommes de ceux qui cherchent à désarmer la mort à coup d’grenades lacrymo pour l’effrayer et la maintenir à distance. Nous sommes de ceux qui espèrent croiser la vie un soir, au détour d’une avenue, pour la séduire, la ramener et lui faire l’amour de façon brûlante.
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MessageSujet: Re: ✘ And they lived happily ever after ✦ Svetael   Ven 18 Nov - 1:21




"Tu es bien sûre de toi, est-ce que m'attribuer le même avis que toi te rassure ? Ca te réconforte de penser que moi non plus je ne veux pas être là ? Dans ce cas : vas-y. Imagines à ton gré. Je ne voudrais pas te priver de la sensation de légitimité." Tu lui accordes un sourire qui aurait pu être plein de sollicitude s'il avait été sur d'autres lèvres que les tiennes. Mais c'est toi, et la courbe s'imprègne d'une condescendance retorse. Tu la prends de haut alors même qu'il y a quelques secondes encore, elle était à ton bras. Tourné vers elle, c'est dans un simulacre de connivence que tu l'observes. Pourtant tu restes cordial, les intonations de ta voix frôlent une chaleur qui oscille vers des nuances caressantes, presque séductrices - drôle de mélange que tu crées là, plutôt éclectique et singulier. A votre image ; il vous correspond. "Mais tu sais..." Le phrase traîne, les mots musardent à l'orée de ta bouche. Cette fois, tu lui coules un regard, tu te penches même un peu vers elle, l'inclination prédit le secret que l'on glisse à mi-voix - même le ton y est. "Toi aussi, tu fais partie de ce monde." Nul besoin pour toi de préciser que c'est de celui que tu dis danser dans le creux de ta main dont tu parles - déjà, tu te redresses, moqueur. Il n'est plus juste question d'assurance. Tu respires l'impertinence. Ce n'est pas vous qui courbez l'échine : ce sont les nuques de tout le reste de la société qui ploie dans leur révérence, de ces grands que vous avez déjà dépassé. Et si certains feignent parfois de s'offusquer de vos attitudes qui frôlent l'inconvenance, surtout lorsque vous paraissez ensemble, sous les apparences perce pourtant l'admiration. Alors bien sûr qu'ils s'interrogent, se demandent quand sera votre tour. Comme un murmure unanime qui court de bouche en bouche, touche toutes les oreilles. Certains se pensent malins, à croire deviner que vous repoussez volontairement la date fatidique de l'union, à songer que vous vous rebellez, que vous ne voulez pas de ce mariage imposé - mais s'il y a une part de vérité dans tout ça, surtout de son côté, ils ignorent tout du pourquoi. Des raisons et du passé qui vous ont mené là, de tout ce qui explique votre attitude quasi subversive. A vrai dire, personne ne sait, ils ne peuvent faire que de vagues suppositions, prêtes à s'évaporer au moindre coup de vent. Seuls vous savez ce qu'il en est, comprenez chaque nuance. Et c'est normal, c'est même tant mieux : après tout, ça ne concerne que vous.

Nouvelle bataille dans la fournaise de votre guerre, nouveaux élans brûlants sur l'autel de vos désirs inassumés ; de l'huile que vous jetez volontairement sur un feu incontrôlable, comme s'il n'était pas assez grand. Elle te touche, frôle ta peau parfois ; ses mains s'égarent à la lisière de ton cou, s'aventurent sur ton torse avec pour seule barrière le tissu de ta chemise. L'apparence d'une affection trahie lorsqu'elle lisse les plis, la réalité d'une provocation, de souvenirs qu'elle rappelle sans se perdre à user de la parole - comme dans ces cas où elle est secondaire, loin d'être nécessaire. Les gestes et les regards se tiennent une discussion exclusive, s'accaparent un silence qu'ils rendent électrique ; les paroles persistent dans leur art, leur double tranchant si aiguisé qu'il lacérerait même l'air : elles sous-entendent plus qu'elle ne disent, forcent à deviner entre des lignes incertaines, rendues floues par les vrilles de cette invisible vapeur qui monte autour de vous. Et dans ce brouillard vous dansez sur un fil si tendu qu'en chaque instant il menace de se rompre, si fin que chaque mouvement est un risque létal : pas de filet pour vous rattraper ; le sol est si loin qu'une chute de vos hauteurs serait fatale. Vertigineuses, comme la distance atrophiée entre vos lèvres. Elles se confrontent, elles se défient ; les souffles se mêlent, prémisses du frôlement qui menace, du frisson qui rode dans le bas des dos. Tu inspires son air et son odeur t'intoxique - elle fait tourner la tête, précipite tes envies vers une mort certaine, celle qui frapperait lorsque tes lèvres s'écraseraient sur les falaises effilées que sont les siennes, sur ce baiser qui seraient comme de ces rochers où ses vagues s'écrasent et où tes tes vents s'éventreraient, ceux qui résistent et pourfendent les ouragans. Un baiser qui, s'il est pressé, hâté, serait signe de votre perte ; déjà ses images t'assaillent - d'elle comme de toi, elles se mêlent dans cet espace entre vos regards irrévérencieux, sous tes yeux qui voient par de-là l'orée de son esprit. Pourtant vous défiez même le danger : elle susurre, vipérine, et tu te rapproches plus encore avec, dans la voix, l'influence de cette courbe assassine - les lippes s'effleurent, furieuses de cette légèreté odieuse. "Mon ego se satisfait de voir les masques de ces gens glisser sous mes yeux. De les sentir se briser juste sous mes doigts. Détruire leur art pour mieux les asservir." Si le murmure est insolent, le sourire, lui, est indécent.

Tu piques au coeur du vif. Sa main jaillit, fuse, meurtrière, te choppe au col. Si proche que tu peux discerner la frontière fragile entre l'iris et le dilaté de ses pupilles, ces ténèbres qui dévorent même l'obscurité. Que tu sens les saccades de son souffle heurter ta peau à chaque expiration. Tes lèvres s'ourlent d'un rictus dément, plein de crocs effilés qui n'attendent que de la bouffer, de ronger sa chaire jusqu'à la moelle ; tes yeux s'animent, triomphantes lueurs emportées dans une valse folle, si semblable à celle des flammes. Une bataille que tu l'emportes alors qu'elle réagit et se laisse aller aux élans furieux. Et pourquoi ? La douce caresse de son prénom, le simple renvoi d'une question qu'elle t'a elle-même posée. Rien que ça. La provoquer est facile, la voir s'énerver l'une de tes distractions préférées : une euphorie sauvage qui t'envahi, exaltation violente qui frôle la folie. Parce qu'il n'y a que ça, vous catalysez votre démence, amplifiez la déraison - effet mutuel qui vous magnifie autant qu'il vous ravi. L'inclinaison de la tête se marque sur le côté, les prunelles jaugent, s'attardent au point de dénuder, pleines d'une sournoiserie comme vivifiée. "Pourtant elle est toujours là. Juste devant moi." Tu laisses le reste de ses paroles filer, couler sans te toucher : elles se perdent dans l'air, parviennent peut-être à des oreilles plus concernées. Elle, t'a repoussé, renvoyé en arrière pour faire naître une distance qu'elle espère peut-être salutaire. Déjà elle t'attise, elle t'attire. Jeu d'aimants incessant, de magnétisme contant - vous êtes maîtres de ses polarités, sujets des incidences irrésistibles qui vous aliènent. Ton regard l'accroche et la poursuit, puis c'est tout entier que tu la suis. Quelques instants plus tard, elle est lovée entre tes bras, victime de cette fraction délétère d'inattention - celle de trop, qui vient toujours si on sait ce qu'on attend, qu'il n'y a jamais qu'à saisir. Si tu la domines, coincée ainsi contre toi, elle est prisonnière digne, qui ne se débat pas. Ca te déçoit presque, autant que tu t'en enorgueillis - elle est comme ça, ta Svetlana. Fière et insoumise, indocile bien trop maligne. Les gestes provoquent, entre lascivité et rudesse ; les mots frappent, frôlent l'insulte. Ses yeux sont un maelstrom, bataille de vents contraires où le désir s'oppose à la haine dans des élans qui hésitent entre méprit et furie. Sa contre-attaque s'avère être une caresse presque innocente, pourtant indécente : sa main se perd entre vos corps, dans ce non-espace quasi intime et, de sa cachette, glisse sur ton entrejambe. Une ambiguïté qui se dissipe sous l'évidence ; elle provoque, cherche à te faire réagir ou peut-être fuir. Alors tu fais le contraire - le rictus persiste sur les lippes, sa cruauté se rehaussée d'une touche lascivité, et tu te presses légèrement, doucement, contre la chaleur de sa main. Défiant aussi, surtout. "Je n'ai pas dit me contenter d'une fois. Et à ce moment, tu ne fuyais pas - ne t'étonnes pas de te trouver traquée par les carnassiers, c'est toi la première qui a bougé." Et lorsque sa main interrompt son jeu, tu reprends le tien. Plus spécifiquement, tu passes à l'étape supérieur, à celle où la frontière se floute et où les mots deviennent des vérités clairement énoncées, les phrases tournées comme des armes aiguisées. Vous passez un cap. Son regard te fusille de la haine qui l'envahi, et tu la vois sombrer dans cet océan de fiel. Cruel, tu continues de la darder de ces poignards aux lames trop affûtées, de frapper comme un serpent : impitoyable, inlassable. Puis tu la relâches, tu abandonnes son corps aux flots de sinistres augures, portée par le courant d'une ultime insulte railleuse.

L'atmosphère change, la polarité se modifie. Même l'air semble affecté par l'arrivée de l'invisible orage qui rodait loin au-dessus des cimes. Une lenteur dans son pas qui captive, subjugue les attentions. Elle incarne cette fois Némésis, fille de cette nuit ancestrale qui vibre en ses prunelles, déesse de l'Ire divine, de cette Vengeance qui, avec elle, se met en marche. "Némésis, fléau des hommes mortels", disait Hésiode et à raison. Tu ne doutes pas qu'elle les mènera à leur perte selon son bon vouloir, mais toi ? Tu es tellement plus qu'eux, tu contemples leur massacre, un verre de vin à la main : olympien, tu te fais Arès, dieu de Guerre et de Violence. Alors qu'elle essaye de t'atteindre si elle ne le craint. Là non plus, tu ne bouges pas. Tu attends – tu l'attends. L'expectative de l'instant où le tonnerre grondera, où la foudre tombera et anéantira tout. Tu resteras debout. Elle aussi, assurément. Vous êtes des géants, des dieux dans ce monde qui n'est que votre terrain de jeu, votre champ de bataille personnel. Les autres ne sont que fourmis, le reste, accessoire. Et lorsqu'elle arrivera à toi, ce sera le choc des corps, le chaos ; le séisme apocalyptique. La fin d'un monde qui ne connaîtra que vous comme survivants. Les corps brûlent, meurtris. Souillés de mille plaies et de cents autres offenses. Enfin beaux. Enfin vrais. Les coupes tombent sous l'impulsion de son doigt vindicatif ; ils chutent, se brisent sur le sol de leur démise. Avalanche de verre qui s'abat et emporte les regards comme des victimes dans l'éboulement. Si la menace, à peine voilée par la formulation légère, amène un sourire amusé sur tes lèvres, les prunelles, elles, la surveillent, la contemplent dans son impériale prestance, la délectable folie qui a envahi ses yeux. Tu sais que c'est mauvais, tu as déjà été témoin de cette démence qui l'enlace, prête à tous les élans violent. Et tu sens ton myocarde agité d'une fièvre étrange, la peau toute prête à trahir ses tremblements imperceptibles - si l'appréhension devrait menacer, tu n'es sujet que d'une insidieuse excitation. Celle qui tord les entrailles et grise les sens, anticipation exaltante. Tes doigts se referment sur la coupe qu'elle te tend, effleure ses doigts sans que tu ne la lâches du regard - tu l'en rives et l'en dévores, dénudes mentalement chaque surface de cette peau de porcelaine que tu crèves de marquer de couleurs plus violentes. Elle arrache la nappe, la jette à terre avec les verres, qui se fracassent en un millier d'éclairs cristallins avec la brutalité d'un coup de tonnerre. Hissée sur la table, elle t'attire entre ses cuisses - trois doigts qui s'attardent et glissent le long de sa ligne, dérangeant le vaporeux tissu vermeil qui couvre sa jambe. La cambrure la rapproche, la presse contre toi et c'est dans le creux de ses reins que tes extrémités finissent leur chemin. Lascivité exacerbée qui donne à l'air l'odeur irrésistible de la luxure ; autour de vous les quelques regards esseulés s'attardent sans pouvoir se détacher tandis que les cris scandalisés se meurent en une symphonie de murmures dissonants. Sa main accroche ta nuque, la fait ployer - vos visages se rapprochent et sa bouche attaque, l'émail perce et le carmin s'éveille. Il se perd sur les lèvres, se partage et les colore d'un vague goût métallique. Tu grimaces à peine, frisonnes plutôt de cette doucereuse violence charnelle. Elle sourit, et ta langue se glisse sur ta lippe qui disparaît une fraction sous le couvert de la supérieur. Tu l'écoutes, suis le cheminement de sa coupe qui sillonne ton torse. Mauvais pressentiment qui tarde à te trouver dans l'air trouble qui vous entoure - déjà le verre se renverse, le champagne imbibe le noir de ton pantalon. La fraîcheur traverse les tissus, atteint la peau ; tu te contentes pourtant d'arquer un sourcil peu impressionné, qui frôle le blasé et frappe de cette touche de méprit. Essaye-t-elle de provoquer ta colère par cette humiliation ratée ? Le ridicule d'un acte qui n'affecte que les enfants et les faibles d'esprit et, si tu n'en dis mot, la laissant à sa feinte comédie qui elle-même n'est que fausseté, la manière dont tu lèves les yeux vers ce ciel trop bleu est criante de tes pensées.

Les griffes se referment sur ta ceinture et elle t'attire, harpie impie et impérieuse. Les corps se collent, se pressent sans amour ni tendresse, les yeux se confrontent dans un duel maculé de rudesses. Et si sa litanie menace, c'est à cause du geste que la façade trépasse : sa paume qui se pose sur le sacré et se presse au-dessus de ton coeur ; l'hérésie d'une autre peau qui le touche et se croit assez grand pour risquer l'outrage suprême. Elle ignore ce à quoi elle s'attaque, elle touche à des forces qui la dépassent. Et le masque se craquelle, se fend de fissures qui fusent sur la surface - déjà béantes, déjà géantes. Et ça le brise par le dessous, non pas sous la force de ces coups : l'ire s'éveille, déroule ses vrilles assassines, délasse son immensité sans fond ; la furie t'enlace, t'enveloppe, éclate. Tu n'es plus Arès, tu es le primordial Erèbe, incarnation des Ténèbres terribles, né des tréfonds d'un Chaos immémorial. Tu n'es plus non plus Azrael Zakharovich, plus seulement tout du moins. Tu es l'arme. Tu es le monstre et la tempête - plus de feinte humanité dans le corps déchiré, ce costume qui couvre à peine la tumulte déchaînée. Les paupières se plissent, voilent à peine la démence enragée qui enflamme les vaironnes comme des joyaux infernaux ; les lèvres forment une moue méprisante, s'ourlent sur des crochets qui suintent leur mortel venin. Et puis tu ris. "Toi, pas de conscience ?" L'éclat se poursuit, ravageur, mais ce qui coule de tes lèvres n'a rien d'amusé. Il est froid comme l'hivernal blizzard sibérien, celui qui glace les os et transi la moelle. Vide comme le néant. Des nuances d'outre-tombe, venues d'un autre monde - sous-terrain royaume, plus profond que les Enfers. Est-il seulement vivant, ce rire ? Il troque sa chaleur vitale pour un cynisme archaïque - le concept devenu tangible d'un être déjà mort. Elle voulait trouver Azrael ? Te voilà. Dans ta plus grande vérité. Et soudainement c'est le silence - terrible, dévorant. Ta main jaillit, s'empare de son poignet ; tes doigts s'enroulent, tes ongles se pressent contre la peau fragile au coeur de l'étaux. Ils l'arrachent à l'offense, la repousse avec une brusquerie irréfrénée. Tu ne la laisses pas aller bien loin. Ton autre main s'est déjà glissée dans ses cheveux relevés, la rapproche sans se soucier de la secouer. Elle tire, oriente, attire - ce sont tes lèvres qui s'emparent des siennes. Un baiser qui n'a rien de sage, rien de doux. Il n'est que violence, qu'avidité. Qu'impétuosité. Et pendant que tu l'embrasses, ta main quitte ses cheveux pour sa mâchoire - ils la soulignent, se perdent vers le bas. Plus haut ça mord, et ça dévore - les lèvres se consument, les langues se font vipérines, sournoises entre les sanglantes attaques des dents. Les doigts entourent le cou fragile, la parent de leur collier précieux. Ils enlacent doucement, lui offrent une touche infime de tendresse... et puis ils serrent. Et il n'y a rien de doux, rien de lascif - ce n'est pas un de ces ersatz qui camoufle à peine la caresse d'un amant. Ils étreignent, ils enserrent. Se font étaux. La paume écrase sa trachée, la prive de son air - qu'elle en recrache les restes dans ta bouche qui la sent peiner à respirer. Commencer à suffoquer. Tu continues un instant à l'embrasser. Je baiserai ton cadavre si ça me plait susurrent les lèvres sadiques. Et puis tu romps le baiser, tu éloignes ton visage - juste assez pour pouvoir la regarder. Tu prends le temps de replacer une mèche de ses cheveux défaits, de la glisser derrière son oreille pendant que tu la contemples patiemment, comme si elle n'était qu'un enfant désobéissant. Ta poigne l'enserre toujours, douloureusement, mais tu lui laisses néanmoins la finesse d'un filet d'air. "Pour qui te prends-tu ? Tu te crois forte et sans scrupules, image de l'indécence, de la défiance. Mais tu n'es rien, Zane. Rien d'autre qu'une poupée de chaire. Qu'une distraction. Pour moi. Pour eux aussi - ne vois-tu pas les regards ? n'entends-tu pas les rires derrières les masques ? Tu es d'une immoralité factice, d'une indocilité plaisante, mais tu ignores tout des véritables vices." Enfin tes doigts se desserrent, ils se déroulent pour se glisser sous son menton et relever vers toi son visage. Tu t'approches, un rictus sur les lèvres lorsque tu murmures à son oreille "Ne me cherche pas trop, Zane. Tu pourrais ne pas aimer ce que tu risques de trouver - ça te dépasse. J'ai fais des choses qui terrifieraient même quelqu'un comme toi pour moins que ça." Et c'est vrai. Artiste des carnages, maître des massacres - tu t'exaltes dans le déchaînement de la violence, frôles la jouissance quand ce sont des morts affreuses que tu donnes. Et si elles étaient toujours motivées par ta vengeance, combien d'innocents ont-ils aussi péris, dommages collatéraux sous les torsions retorses dessinées par baguette ? Presque doux, tu la lâches, tes doigts dégringolent le long de son bras, et tu t'éloignes à reculons vers le manoir, sans presque la lâcher du regard. "Viens." Qu'elle se venge ou qu'elle te suive.


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ω



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