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 [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥

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MessageSujet: [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥   Mer 6 Avr - 11:55


 
Mary & Remus
Un secret vaut ce que valent les personnes qui doivent le garder.

 

Citation :
Marynette,
Tu peux me retrouver à 18heures près du Saule Cogneur ? Seule ? J’ai à te parler
Ton Remus.

Le secret de Remus était en danger, et il savait. De plus en plus de personnes étaient sur lui, de plus en plus de personnes se doutaient que quelque chose clochait avec lui. Des personnes de Poudlard, mais aussi des russes et des français. Le garçon avait l’impression que le château entier le regardait comme s’il était une bête de foire, et il ne le supportait plus. Bientôt, c’était décidé, il annoncerait au château entier qu’il était un Loup-Garou, mais en attendant, il fallait qu’il l’annonce aux personnes qui l’importaient le plus. Parmi ces personnes, il y avait Mary MacDonald. Dans ses amis de Gryffondor, elle et Marlène étaient les seules à ne pas savoir, et pourtant elles le méritaient. Ceux qui savaient étaient bien sûr les Maraudeurs, parce que leur cacher quoi que ce soit était impossible, et puis Lily Evans, pour la même raison. Remus avait songé plusieurs fois à le dire à Mary, mais la réputation de la demoiselle l’en avait empêché. En effet, elle adorait les rumeurs, vraiment, lui dire quelque chose revenait bien souvent à la dire à tout le château, et Remus n’avait certainement pas assez confiance en elle pour lui avouer qu’il était un Loup-Garou. En réalité, plus les années avançaient, plus il hésitait à lui dire : en effet, après le lui avoir caché si longtemps et ce malgré leur grande amitié … comment réagirait-elle ? Serait-elle déçue ? Elle aurait toutes les raisons de l’être, bien sûr que Remus aurait dû lui faire confiance dès le départ, comme il avait fait confiance à James, Sirius, Peter et Lily. Mais le préfet était sûr d’une chose : si Mary l’apprenait en même temps que tout le château l’apprenait … Merlin, là il pouvait dire adieu à leur amitié, et ne pourrait se blâmer lui-même. Et mine de rien, sa Mary, il ne voulait pas la perdre. Elle faisait partie de ce petit cercle de Gryffondor à qui Remus tenait particulièrement. Vous savez, ces fameux amis qui se comptent sur les doigts d’une main ? Mary faisait partie de ceux-là. Concrètement, qu’est-ce que ça signifiait ? Que si elle avait le moindre problème, il serait là pour l’aider, envers et contre tout. Et l’inverse était certainement vrai aussi, jusqu’à maintenant en tous cas, Mary devait considérer le préfet des Gryffondors comme un ami très proche. A voir jusque quand ça allait durer …

Il était presque dix-huit heures. Les Gryffondors avaient terminé les cours à dix-sept heures par une leçon de potions avec Slughorn. Lily et lui s’étaient mis en équipe, et comme d’habitude, ils avaient parfaitement maîtrisé leur mixture. Pas aussi bien que Servilius, certes, qui était toujours le premier de la classe en potions, mais il pouvait être fiers d’eux. Dire que ce Servilius était au courant et pas Mary … Merlin, il fallait définitivement qu’il lui dise. Remus n’avait pas été dans son assiette de tout le cours ; en effet, c’était au début de celui-ci qu’il avait glissé sur la table de son ami ce petit mot qui l’invitait à le rejoindre au Saule Cogneur, ça faisait quelques semaines maintenant qu’il tournait autour du pot, et il s’était décidé la veille à le faire. Sirius lui avait proposé de l’accompagner, mais il avait refusé : il devait le faire seul. Pourquoi le Saule ? Parce que c’était un endroit éloigné du château où personne ne pourrait les voir. Si elle voulait gueuler, lui foutre une claque, hurler qu’elle le détestait, au moins, personne ne les verrait ou ne les entendrait. Après le cours, Remus avait filé à la grande salle pour prendre de quoi goûté, avait effectué une ronde de préfet dans le château parce qu’il n’avait absolument pas la tête à travailler, et vers dix-sept heures quarante-cinq il sortait dans le parc, en direction de l’Arbre. Son insigne de préfet brillait sur son torse, juste au-dessus du blason des Gryffondors. Merlin, mais qu’est-ce qu’il avait pris à Dumbledore et MacGonagall quand ils avaient décidé de le nommer préfet, hein ? Un Loup-Garou, autrement dit un danger public, en préfet. Ils devaient vraiment avoir confiance en lui pour lui donner un poste comme ça. Il ne devait pas les décevoir, maintenant, même si tout semblait à croire qu’il allait le faire.

Remus n’avait pas de plan précis. Mary allait arriver, et il allait l’entraîner dans la cabane, voilà ce qu’il savait. Qu’est-ce qu’il allait lui dire, comment il allait présenter cela ? Son instinct de Gryffondor prendrait le dessus, certainement, il ferait ce que son cœur lui dicterait, même si ça fait un peu gnangnan de dire cela. D’expérience, il avait compris que suivre parfaitement un plan était impossible, et pourtant, il était le planificateur de la bande, les Maraudeurs comptaient toujours sur lui pour le moment des opérations où il fallait planifier un peu le tout. Mais prévoir exactement comment tout allait se passer était impossible, le futur ne se contrôlait pas, pas à leur niveau de magie en tous cas. Remus sorti la Carte du Maraudeur de la poche intérieure de sa cape, et prononça les mots qu’il fallait pour la faire apparaître : Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises ; c’était faut, en l’occurrence ses intentions étaient parfaitement bonnes, à ce moment-là en tous cas. Il était cinquante-cinq, et Remus vit les petits pas de Mary vers l’immense porte d’entrée du château. Elle allait être à l’heure. Il garda la cape sous le nez jusqu’à ce qu’il puisse la voir au loin quand il levait les yeux. Il murmura alors Méfaits Accomplis, et la carte disparu. Il la plia et la glissa à nouveau dans sa cape. Le jour commençait déjà à feindre. On était fin mars, les vacances de printemps arrivaient à grand pas, et la prochaine pleine Lune aussi : il passerait le premier week-end des vacances dans la cave de ses parents, ou peut-être dans la cabane Hurlante, les Maraudeurs et lui n’avaient pas encore décidé s’ils rentraient chez eux ou non. En tous cas, dans les deux cas, il aurait pour l’accompagner dans cet enfer un Cerf, un Chien et un Rat, et c’est tout ce qu’il demandait. Il ne méritait pas des amis tels qu’eux, vraiment pas, il le savait. Toute sa vie, il la passerait à leur être redevable, et c’était tout ce qu’il demandait.  

Mary s’approchait dangereusement de lui. Il essaya de faire naître un sourire sur ses lèvres mais n’y parvint pas. Quand elle arriva près de lui , il fit, d’une voix qu’il essaya de rendre la plus naturelle possible :

« Content que tu sois venue »

Il s’approcha ensuite d’elle, et la serra dans ses bras. C’était peut-être hors contexte, c’était peut-être stupide ou pathétique, mais il le fit quand même. Qui sait, il ne pourrait plus le faire avant longtemps, alors il préférait le faire maintenant. Quelques instants plus tard il se sépara d’elle. Derrière eux, le Saule Cogneur faisait des siennes, explosant tous les oiseaux qui s’approchaient de lui. Ne voulant pas subir le même sort, Remus pris sa baguette qui était accrochée à sa ceinture et la pointa vers l’arbre. D’un sortilège informulé, il l’arrêta. L’énorme Saule ne bougeait plus, mais ce n’était pas le plus important. Ses racines qui sortaient de terre se mirent à bouger un peu jusqu’à laisser apparaître une fente dans laquelle un homme pouvait facilement se glisser. Il détourna alors le regard vers la demoiselle, et fit :

« J’espère que tu n’as pas peur de te salir un peu, parce que j’ai quelque chose à te montrer … »

Remus se lança alors vers la fente, indiquant à Mary de le suivre. Il s’y glissa, la baguette toujours au poing. Ils atterrirent dans un long couloir fait de terre. Un Lumos plus tard et Remus partait dans les tréfonds de ce couloir qu’il connaissait par cœur, Mary sur ses talons. Ils marchèrent en silences quelques minutes, jusqu’à ce que Remus, ses yeux gris fixés devant lui, fasse :

« Mary, tu ne dois répéter ça à personne. Ni que le Saule n’est pas juste un Saule, ni là où il mène, ni ce que je vais te raconter après. Rien, vraiment, c’est important. »

Il était obligé. De lui dire. Il ne fallait pas qu’elle répète, vraiment pas, surtout pas. Un indice pouvait mener vers un autre, et bientôt il était foutu, complètement foutu. Quelques minutes plus tard, une porte se présentait à eux. Enfin, un reste de porte ; en effet, des énormes traces de griffes avaient carrément créé des trous dedans. Remus ouvrit la porte, et il rentra dans pièce unique qui ressemblait plus à une chambre qu’à autre chose. Le papier peint était dans le même état que la porte, avec d’énormes traces de sang en plus ; les fenêtres étaient barrées de planches de bois qui avaient été clouées là grâce à la magie. Un énorme lit à baldaquins était placé dans un coin de la pièce, incongru dans ce décor de film d’horreur. De la poussière recouvrait tous les meubles et le sol, si bien que quand ils marchaient, on pouvait voir leurs traces de pas. Il y avait des toiles d’araignées, mais si on regardait bien, les arachnées n’étaient pas là. Elles n’étaient jamais là quand Remus l’était ; elles le fuyaient, parce qu’il avait tendance à tout vouloir détruire, y compris leurs pauvres toiles. Remus soupira bruyamment avant de se retourner vers la jeune fille et fit :

« Bienvenue Mary dans la Cabane Hurlante »

 
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MessageSujet: Re: [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥   Mer 6 Avr - 14:17

« faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. »


Remus & Mary
Mary n’avait jamais été particulièrement fan du cours de potions, elle l’aimait bien mais ce n’était pas le grand amour entre elle et cette matière. Non pas qu’elle n’y trouvait pas d’intérêt mais sitôt qu’il était question de théorie et d’histoire de l’invention de tel ou tel autre filtre elle décrochait. Là elle n’en voyait plus l’intérêt. Parfois une anecdote comique attirait son attention, mais la majeure partie du temps lorsque la séance était consacrée à de la culture ou à la réalisation de schémas, elle entamait une séance de bavardage avec son binôme qui bien souvent n’était autre que sa meilleure amie, Betty.  Les deux demoiselles avaient décidé de poursuivre ce cours entre autre pour continuer à se voir et continuer leurs bavardages après le repas. Par chance, celui du jour comportait la réalisation d’une potion ! Potion de croissance végétale. Ce n’était pas une potion exceptionnelle mais cela restait de la pratique, et puis les potions réussies rapporteraient des points aux maisons concernées et seraient ensuite utilisées en botanique. Au moins leur travail ne serait pas inutile comme ces croquis de choux qu’ils avaient dû faire la semaine précédente … Qu’est-ce qu’elle avait pu détester ce chou en le dessinant. Si elle l’avait pu elle l’aurait fait exploser au milieu du cachot. Mais l’idée de passer son prochain samedi matin à faire du nettoyage ou du rangement ne la tentait que très moyennement. Elle avait déjà donné au début de l’année.

Le cours passa étonnement vite aux yeux de la demoiselle qui s’empressa une fois la séance terminée d’entrainer ses compagnes de commérage jusqu’à la bibliothèque. En effet, l’une d’elle avait entendu parler d’une histoire de liaisons dangereuses entre l’un des batteurs de Poufsouffle et une élève de Serpentard dont le frère était en fait.. bref une histoire assez compliquée mais qui promettait de sacrés rebondissements dans les jours à venir si jamais les conversations dans les vestiaires des garçons venaient à sortir de ces murs. Oh, les filles ne comptaient pas y participer mais si jamais quelque chose venait à sortir elles ne seraient pas loin pour en grossir les détails. Il devait être dix-sept heures cinquante lorsque Mary jeta un coup d’œil à sa montre. Merde. Jamais elle n’aurait le temps de repasser dans la salle commune pour ensuite retrouver Remus comme il le lui avait demandé au début du cours de potions. Dix-sept heures et cinquante et une minutes. Bon tant pis. Elle confia son sac à l'une de ses camarades, lui demandant de le lui garder jusqu’à l’heure du repas elle le récupèrerait à ce moment-là. Lorsque cette dernière lui demanda pourquoi, Mary justifia son départ soudain par un rendez-vous important avec McGonagall à propos de son orientation et tout le monde savait à quel point la ponctualité importait à la directrice de maison ; aussi la Poufsouffle ne la retint-elle pas plus longtemps et l’encouragea même à courir pour être à l’heure. Pourquoi mentir ? Tout simplement car la façon dont Remus avait demandé à la voir lui avait laissé à penser qu’il ne souhaitait pas que la moitié du château soit au courant. S’il avait voulu que d’autres personnes soient au courant, il lui aurait demandé à voix haute de le retrouver plus tard à l’endroit qu’il souhaitait. Enfin, c’est ce qu’elle supposait.

Dix-huit heures et une minute. Mary était juste à l’heure lorsqu’elle arriva auprès du Gryffondor. Cela faisait bien longtemps qu’ils ne s’étaient pas retrouvés seuls tous les deux dans un même endroit. Habituellement il y avait au moins un autre Maraudeur à côté ou un groupe d’élèves. C’était assez étrange quand elle y repensait. Eux. Seuls. A côté d’un arbre qui pouvait tuer presque n’importe quoi d’un coup de branches si l’envie l’en prenait. Et puis, Remus paraissait nerveux, mais elle n’insista pas mettant ça sur la proximité d’un arbre tueur à leurs côtés. Elle lui sourit lorsqu’il lui dit être content qu’elle soit venue. Que faire d’autre ?

« Tu sais bien que je ne refuse jamais rien à mon préfet préféré. »  

Il la serra dans ses bras. Ok, quelque chose clochait. Depuis quand Remus était-il à la recherche d’affection ? Habituellement c’était elle qui distribuait des câlins à qui semblait en avoir besoin autour d’elle, ce n’était pas lui, lui se débrouillait plus avec les paroles réconfortantes. Elle lui rendit son étreinte avant qu’il ne se détache d’elle.

« Tu es sûr que tu vas bien ? Tu m’inquiètes un peu.. »

Que se passait-il ? Et pourquoi est-ce qu’il s’approchait du Saule Cogneur ? Avait-il envie d’en finir ? Il n’avait pas l’air pourtant si mal dans sa peau ces derniers temps. Quand même .. Elle l’autre bien remarqué si quelque chose n’allait pas chez lui. Non ? Elle l’aurait bien entendu de la bouche de l’un des Maraudeurs ? Hm .. Peut-être pas. Elle s’apprêtait à le tirer en arrière mais retint son geste en le voyant tirer sa baguette et la pointer sur l’arbre. Soupire de soulagement. Il ne cherchait pas à se faire broyer les os par un arbre fou. Arbre qui s’arrêta de bouger instantanément.

« Remus Lupin tu as le don d’attiser ma curiosité aujourd’hui, tu le sais ça ? » lança-t-elle en guise de réponse à sa remarque. Tant pis, s’il fallait qu’elle se salisse un peu les mains pour découvrir ce qu’il tenait tant à lui montrer elle le ferait et irait prendre une bonne douche plus tard. Il se glissa dans l’ouverture entre les racines de l’arbre, ouverture dont Mary était persuadée que personne n’avait jamais remarqué.  Elle n’hésita pas bien longtemps avant de le suivre. Curieuse qu’elle était, elle n’aurait jamais pu résister. Lorsque ses pieds entrèrent en contact avec le sol, et que ses yeux furent habitués à l’éclairage produit par le Lumos de Remus, elle réalisa où elle se trouvait. Un couloir. Il y avait un couloir sous le Saule Cogneur. Un couloir dans lequel Remus s’enfonçait sans vraiment l’attendre ! Elle sorti sa baguette de sa veste et utilisa le même sort d’éclairage que son camarade avant d’accélérer le rythme pour ne pas le perdre de vue. Plongée dans une série d’hypothèses silencieuses, elle releva brusquement la tête lorsque Remus reprit la parole.

Une promesse. Il exigeait d’elle d’obtenir son silence. Une chose bien précieuse. Une chose que Mary avait parfois bien du mal à garder selon qui le lui réclamait. Mary était connue de ses amis et des amis de ses amis et de .. enfin vous avez compris ! Elle était connue pour être une grande bavarde, une grande diseuse de secrets et une grande amatrice de rumeurs en tout genre. Mais Mary McDonald connaissait également la valeur du silence. Son poids. Elle le connaissait un peu par expérience mais aussi par procuration à travers quelques romans qu’elle avait pu lire. Alors lorsque Remus lui demanda de taire ce qu’elle apprendrait elle hésita un peu avant de répondre. Que pouvait-il y avoir de si important pour que Remus Lupin, Maraudeur et préfet exige d’elle qu’elle ne dise rien de ce qu’elle apprendrait ? Elle l’ignorait, mais s’il le demandait elle ne pouvait le lui refuser. Elle ne refusait que très rarement ce que ses amis pouvaient lui demander de faire.

« Je te promets que je ne dirais rien à personne. Jamais. »

Et c’est ce qu’il voulait, elle le sentait. Ce n’était pas le genre de choses qu’elle pourrait se permettre de répéter à n’importe qui après, elle ne savait pas de quoi il s’agissait mais elle devinait que son silence comptait énormément dans l’affaire.

Assuré qu’elle tiendrait sa langue, il continua d’avancer et elle à le suivre. Remus s’arrêta un peu plus loin. Elle fit de même sans comprendre immédiatement pourquoi. Un frisson la saisit alors que son regard se posait sur les larges griffures qui marquaient la porte, ou plutôt qui marquaient ce qui un jour avait été une porte. Qu’est ce qui avait pu faire ça … Remus poussa le reste de porte et entra dans la pièce qu’elle protégeait. Mary ne mit pas longtemps à l’y rejoindre. Ce couloir ne lui inspirait pas confiance, pas plus que l’état de la planche de bois en lambeaux.  Mais lorsqu’elle vit le reste de la pièce elle se demanda sérieusement où faisait-il meilleur. A côté du saule cogneur ? Dans le couloir devant cette porte ? ou ici, dans cette salle qui ne ressemblait pas à grand-chose.  Un papier peint éventré. Des fenêtres barricadées. Des tâches de sang un peu partout … Mais où étaient-ils ?!

« Bienvenue Mary dans la Cabane Hurlante »

Le courage de la Gryffondor en prenait un coup. De cette cabane en sortaient beaucoup d’histoires, toutes plus horribles les unes que les autres. Le genre d’histoire que l’on aime se raconter les soirs d’orage au coin du feu avec un bol de sucreries. Vous savez, ce genre d’histoire qui puise ses origines dans un ou deux faits réels et qui, au fil du temps voit à sa trame se rajouter des branches étoffant un peu plus le côté effrayant de la chose. Celle de la cabane hurlante en était à un tel niveau qu’il était devenu quasiment impossible de démêler le mythe de la réalité. Tout ce qu’elle pouvait assurer c’était qu’une bête ou un esprit frappeur particulièrement violent s’installait ici de manière plus ou moins régulière, et en profitait pour hurler et faire un bruit abominable à chaque fois qu’il était présent.

«  Je .. Merlin, Remus mais qu’est-ce qu’on fiche ici ?! Si ce qui vit ici nous tombe dessus, je ne donne pas cher de notre peau. »

Non en fait la véritable question aurait dû être " Mais comment tu connais cet endroit, Remus ?!" Mais elle était loin d’être rassurée, même avec une baguette et un bagage de connaissances en sortilèges divers et toutes les histoires à propos de cette cabane qui lui revenaient en mémoire ne l'aidaient en rien.
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MessageSujet: Re: [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥   Mer 6 Avr - 14:40


 
Mary & Remus
Un secret vaut ce que valent les personnes qui doivent le garder.

 


Cela faisait quelque temps maintenant que Remus songeait tout avouer à Mary, peut-être depuis le début de l’année, même. Néanmoins, il n’avait bien souvent fait que repousser l’échéance, prenant bien souvent pour excuse ce fameux secret : « non, je suis trop fatigué par ma dernière pleine Lune » ; « non, la pleine Lune arrive, je dois être en forme ». Notre pauvre Gryffondor manquerait-il de courage, alors ? Certainement. A force d’avoir joué au lâche trop souvent, peut-être s’était-il pris au jeu. Il avait vécu entouré de cette espèce d’aura de mystère pendant six longues années, ça faisait partie de lui, maintenant. Il était Remus Lupin le ténébreux, le mystérieux. Devenir Remus Lupin le Loup-Garou était une idée qui ne lui plaisait que très peu. Il ne voulait pas être vu comme ça, il ne voulait pas qu’on l’associe à cette partie de lui ; il n’était pas cette chose en laquelle il se transformait tous les vingt-huit jours, il n’était pas un monstre sanguinaire. Songer que Mary pouvait oublier qui il était en apprenant l’existence de cet « autre » était une idée insupportable aux yeux de Remus. Il aimait cette image lisse de préfet de Gryffondor, de membre des Maraudeurs, de roi des Rouge et Or. Image que Mary participait à véhiculer, et seule image qu’elle connaissait. Ses faiblesses, le garçon ne les montrait que peu. S’il était triste, seuls ses camarades de chambre qui étaient aussi ses meilleurs amis pouvaient le voir, et encore, bien souvent il fermait les rideaux de son baldaquin, car il préférait dans ces moments se retrouver seul face à lui-même. Mais maintenant, il fallait qu’il ouvre cette partie de lui-même à Mary. Après y avoir bien réfléchi, après avoir tourné le problème cent cinquante fois dans sa tête, il s’était décidé ; il lui avouerait tout, une bonne fois pour toute.

« Tu es sûr que tu vas bien ? Tu m’inquiètes un peu… Remus Lupin tu as le don d’attiser ma curiosité aujourd’hui, tu le sais ça ? »

Mary avait prononcé ces mots avant de se glisser derrière le préfet dans le Saule Cogneur. Elle avait très bien compris que son ami n’était pas dans son état normal, il n’était ni enjoué ni de bonne humeur, comme tout le monde avait l’habitude de le connaître. Son cœur battait la chamade, il mourrait de peur, derrière sa façade triste et fatiguée. Comment allait-elle réagir, hein ? Allait-elle avoir peur de lui ? C’était ce que Remus craignait le plus, en réalité. Qu’elle lui fasse la gueule, pas de problème, il l’avait mérité. Mais si elle ne voulait plus l’approcher parce qu’elle avait trop peur de lui et de ce qui pourrait lui faire, là, Remus n’était pas sûr de pouvoir le supporter. Il était un animal de société, il aimait être entouré, il aimait ses amis, et Mary était mine de rien essentielle à son quotidien. Ne plus entendre son rire de bon matin, ne plus la voir se cacher derrière un pilier pour observer un nouveau couple s’embrasser, ne plus la voir tenir un grand discours sur la nécessité de gossiper dans les bras de son meilleur ami Gabriel D’Angelo serait quelque chose d’insoutenable. En réalité, il ne pourrait pas lui en vouloir, qui sait comment il réagirait, lui ? Les Loups-Garous sont toujours décrits comme des créatures terrifiantes, sanguinaires et meurtrières, que ce soit chez les moldus ou chez les sorciers, en vouloir à Mary de le voir comme ça serait une énorme preuve d’injustice. Bref, arrête de penser Remus, et avance.

Dans cet interminable couloir, Remus avait fait promettre à Mary de ne rien dire, et elle avait promis. D’un air sérieux, en lequel le garçon ne pouvait qu’avoir confiance, elle avait dit : « Je te promets que je ne dirais rien à personne. Jamais. » . Remus lui avait répondu par un sourire soulagé. En réalité, plus les minutes avançaient, moins il appréhendait l’annonce. Au vu de son habituel caractère fataliste, il se disait que de toute façon, il fallait le faire. Il s’était assuré que Mary ne dirait rien, et c’était le principal. Bien sûr, si ça ne changeait rien entre eux, alors là il aurait pu gagner la Lune ça lui aurait fait le même effet. Mais il était fataliste, alors il n’espérait pas trop.
Bientôt, les deux Gryffons pénétraient dans la cabane hurlante. Si James ou Sirius avaient été là, ils auraient certainement voulu prendre une photo de la tête que Mary avait faite en débarquant dans la pièce. Sa mâchoire s’était presque décrochée du reste de son visage tant elle était étonnée. Ses yeux bleus étaient écarquillés, ses sourcils relevés. Remus, en sa qualité de Maraudeur, ne put s’empêcher de sourire, fier d’avoir réussi à l’impression. Les Lions, téméraires comme ils étaient, n’aimaient pas se la jouer étonnés face à ce qu’ils avaient sous les yeux, et voir Mary, qui avait tout à fait sa place parmi les rouges et ors, dans cet état-là, ne pouvait qu’être, quelque part, jouissif. Ses yeux valsaient sur tous les coins de la cabane, sur les murs ensanglantés, les fenêtres recouvertes de planches de bois, les énormes traces de griffes sur les murs. Remus, lui, était évidemment comme chez lui. Ses yeux fixaient la demoiselle, oubliant qu’il était dans ladite « maison la plus hantée de Grande-Bretagne ». Hantée tu parles, ce n’était ni un fantôme ni même un esprit frappeur qui venait déranger les habitants de Pré-Au-Lard tous les jours de Pleine Lune, mais un Loup-Garou. Bah voyons, rien à voir ! Cet endroit, en même temps, avait été créé pour lui, alors évidemment qu’il ne craignait rien. De quoi pouvait-il avoir peur, à part de lui-même, hein ?

« Je .. Merlin, Remus mais qu’est-ce qu’on fiche ici ?! Si ce qui vit ici nous tombe dessus, je ne donne pas cher de notre peau. »

Cette fois, Remus sourit franchement, ses yeux gris et tristes toujours portés sur la demoiselle. Bah voyons. A la James, il passa sa main sur l’arrière de son crâne et ébouriffa ses cheveux pourtant bien peignés. Il fallait qu’il parle, maintenant, qu’il s’explique. Sa baguette toujours empoignée, il la pointa sur le lit, et s’employa à dépoussiérer un peu le tout, et lui donner une apparence un peu plus accueillante. Les draps étaient jaunis par le temps, et la couverture rosâtre était rongée par les mythes. Les baldaquins étaient taillés en lambeaux par les mêmes griffes qui avaient troué la porte, mais la magie leur redonna une apparence plus ou moins agréable. Tandis qu’il travaillait à redonner un peu de vie au lieu, il fit :

« T’en fait pas Mary, il viendra pas, pas avant une petite semaine du moins. »

Remus avait parlé de son habituel ton doux, tranquille ; il n’était manifestement pas le moins du monde inquiété par la possible présence du monstre autour d’eux, évidemment me direz-vous. Mary trouverait peut-être cela étonnant sur le coup, peut-être mettrait-elle cela sur le compte de son état de Maraudeur, m’enfin de toutes façons, d’ici une dizaine de minutes, peut-être même moins, elle aurait la vérité entre ses mains, et pourrait donc comprendre ce ton paisible face à cette situation potentiellement dangereuse. Après avoir terminé de rajeunir le lit, il tourna à nouveau son visage vers la jeune fille, et fit :

« Je t’en prie, fait comme chez toi, assied-toi. Pour ce que je vais te raconter, vaut mieux que tu sois assise, de toute façons. »

Remus, lui, comptait rester debout. De toutes façons, il se connaissait, il allait commencer à marcher dans tous les sens, à faire les cent pas la tête prise entre ses mains, sa voix allait aller des graves aux aigus en l’espace d’une demi-seconde, bref, ça n’allait pas être beau à voir. Et Mary pouvait faire comme elle voulait, rester debout, Remus n’avait pas non plus peur qu’elle s’évanouisse, ce n’était pas pour ça qu’il la voulait sur le lit, c’était juste plus … confortable.

« Ce que je vais te raconter, Mary, très peu de personnes sont au courant, mais ils le sont depuis longtemps. Les Maraudeurs l’ont deviné par eux même quand on était en deuxième année, peut-être même avant. Lily, elle, le sait depuis, je crois, la quatrième année, peut-être la cinquième. De même, elle l’a deviné toute seule. Et puis Severus Rogue l’a aussi appris cette année, pareil, en fourrant son gros nez là où il n’aurait jamais dû. C’est tout. Mais Mary … Je le sais, je le sens, ce secret, mon secret, il va exploser, sous peu. De plus en plus de personnes se posent des questions, et je voulais que tu sois au courant avant. Je voulais que tu l’apprennes par ma bouche, parce que tu es mon amie et que tu mérites mieux que d’apprendre qui je suis vraiment par des rumeurs lancées par quelqu’un d’autre. J’espère que tu ne m’en voudras pas de te l’avoir caché si longtemps … »

RRemus avait, tandis qu’il prononçait ces mots, fourrés ses mains dans ses poches, et baissé ses yeux vers ses pieds, pour ne les relever qu’à la fin de sa tirade. Il attendait une réponse de Mary, qu’elle soit vocale ou juste … visuelle, et il continuerait. Par où il allait commencer ? Il n’en savait rien, par le début, certainement. Mais il fallait qu’elle soit prête à l’entendre, qu’elle se fasse à l’idée que le Remus qu’elle connaissait n’était peut-être pas le vrai Remus. Comment être sûr qu’elle aurait compris ? Là encore, il n’en savait rien, et puis de toute façon, la machine était lancée, il n’y avait plus rien pour l’arrêter…

 
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MessageSujet: Re: [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥   Mer 6 Avr - 14:47

« faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. »


Remus & Mary


Les paroles de Remus se voulaient rassurantes, mais Mary n’était pas plus rassurée qu’en découvrant la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Il disait que l’occupant des lieux ne reviendrait pas avant une bonne semaine. Comment pouvait-il bien le savoir ? Connaissait-il la créature qui vivait dans ce nid à poussière ? C’était ce qu’il semblait en tous les cas. Etait-ce alors une bonne chose ou une mauvaise ? Elle l’ignorait, et y’avait-il quelque chose de pire que l’ignorance ? Sûrement, oui. C’était même certain, mais à cet instant c’était bel et bien la pire chose qui existait pour elle. Elle qui était au courant de tout ou aimait prétendre que tel était le cas, détestait être la dernière mise au parfum. Il s’agissait de son seul pouvoir. Les uns avaient les mots, les autres le physique, les autres la stature et elle ? Elle n’avait que ses notes sur tout ce monde. Peu de choses et beaucoup à la fois. Or de Remus elle ne savait de lui que ce qu’il avait bien voulu laisser montrer, même les Maraudeurs en savaient plus qu’elle.  Et pourtant, même en parlant avec eux elle n'en avait pas appris plus. James lui avait dit quelques mois plus tôt d'apprendre à être patiente, un jour qu'ils n'étaient que tous les deux. Il lui avait dit que la patience ne pourrait que lui être bénéfique si elle voulait apprendre à connaître quelqu'un, surtout quelqu'un comme Remus, et parfois même il lui faudrait attendre que l'autre personne s'ouvre à elle pour mieux la découvrir, la comprendre. C'était de cette manière qu'il avait fait avec Sirius, puis avec Remus. Ce fut long avant qu'il ne les connaisse par coeur, mais il y parvint. Et le résultat était là, tous les quatre avaient une confiance aveugle les uns envers les autres.

Depuis qu’elle l'avait rencontré jamais Remus ne lui était apparu ainsi. Elle l’avait vu rêveur, souriant, taquin, de mauvaise humeur mais rarement sujet à une telle agitation. Il balançait entre différents états, entre agitation et sérénité ? Non. Pas sérénité. Mais il lui paraissait plus calme que lorsqu'elle était arrivée devant lui tout à l'heure. Etait-ce là un bon point ? Elle n'en savait absolument rien, et le fait de se trouver dans la Cabane Hurlante ne l'aidait en rien à se concentrer sur ce genre de détails.

« Ah oui, vraiment ? » manqua-t-elle de lui lancer presque sarcastique, avant de se reprendre. Il l'emmenait dans l'un des coins les plus inquiétants de la région, lui annonçant tout sourire que la bestiole qui vivait là avait pris des vacances qui s'achèveraient dans une semaine et elle, que devait-elle faire ? Lui sourire, rassurée ? Non, non, non. Et si cette bestiole revenait dans l'heure, hein ? Ils auraient l'air bien fins tous deux, à tenter de justifier leur présence à un gros monstre poilu ! Et voilà qu'en plus, Remus prenait la peine de faire un brin de ménage dans la tanière de la bestiole.

Devait-elle courir au château ou bien rester ici et attendre que la petite crise de son ami lui passe ?

Elle prit la seconde option. Pure bêtise, se dit-elle, mais elle la prit quand même. S'il fallait passer par là pour que Remus reprenne ses esprits et qu'elle en sache plus sur ce qu'il tenait tant à lui dire, alors d'accord elle resterait ici et irait même s'asseoir sur ce lit. Eh voilà, elle était installée dessus. Toujours pas très à l'aise ni rassurée, mais elle était assise.

C'est là que la conversation commença. Elle commença vraiment. Sans la regarder, Remus vida son sac ou du moins il l'ouvrit à peine, laissant se déverser une  maigre quantité d'informations, elle le devina lorsqu'il s'arrêta. Il évoqua un secret, son secret. Un secret dont semblait-il tous leurs amis étaient au courant. Tous sauf elle apparemment. Tout le monde semblait avoir connaissance d'un élément de l'histoire dont elle ignorait tout. A cet instant c'était à son tour de balancer entre plusieurs états. Frustration, curiosité, soulagement, …  

« je voulais que tu sois au courant avant. Je voulais que tu l’apprennes par ma bouche, parce que tu es mon amie et que tu mérites mieux que d’apprendre qui je suis vraiment par des rumeurs lancées par quelqu’un d’autre. »

D'accord. Là les choses commençaient réellement à se bousculer dans sa tête. Il voulait qu'elle soit au courant avant que quelqu'un d'autre ne lui apprenne ce secret. C'était adorable sa part, finalement il méritait bien un sourire pour cette attention. Il voulait lui apprendre qui il était réellement. D'accord, là ça devenait bizarre. Il voulait le lui dire avant que des rumeurs ne courent à son sujet. Raté pour ça, des rumeurs sur le beau et mystérieux Maraudeurs, il y en avait un certain nombre qui couraient déjà les couloirs. Mais elle appréciait qu'il veuille rattraper son manque de confiance envers elle.

« Alors dis moi, vas y je t'écoute. » commença-t-elle.  « Dis moi ce qui peut bien te ronger depuis ce matin pour que tu me fasses un tel discours et exige le secret le plus total à propos de cette conversation. Je vois bien qu'il s'agit d'un truc important pour toi, ça se sent. Et même si tu m'annonces que ce qui vit ici est en fait un membre de ta famille recherché pour je ne sais quel crime dont tu t'es rendu complice, je ne t'en voudrais pas …. sauf si on risque notre peau ! Et si c'est le cas tu n'as pas finit de m'avoir sur le dos, mon gars. »

Elle sortit ça sur un ton mi-sérieux, mi-léger, ne sachant trop à quoi s'attendre. Mal installée, elle choisit de s'asseoir en tailleur, position qui lui paraissait la plus adaptée pour écouter ce qu'il avait à dire pour justifier leur présence ici et la raison de toutes ses promesses.

« Qu'est ce que j'ai bien pu manquer que les autres ont su deviner, hein ? Tu es l'une des personnes les plus douées que je connaisse dans la dissimulation de secret Remus, tu bats même Sirius à ce jeu là. Si ce que tu as à me dire est si important j'aimerais que tu m'expliques comment j'ai fait pour ne pas comprendre alors que les autres l'ont fait. Comme je te l'ai promis, je ne dirais rien, mais maintenant que tu as en parlé j'ai besoin de savoir. J'en ai envie depuis que tu as commencé à vouloir m'en parler y'a moins de dix minutes. »

L'angoisse de tomber sur un monstre s'était dissipée, en partie, la Mary qu'il croisait tous les jours venait de reprendre le dessus. Elle était prête à l'écouter. Elle était prête à tout entendre. Enfin presque.



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MessageSujet: Re: [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥   Mer 6 Avr - 15:06


 
Mary & Remus
Un secret vaut ce que valent les personnes qui doivent le garder.

 


Mary s’était réinstallée sur le lit, elle était assise en tailleur maintenant, prête à écouter Remus avouer son secret. Enfin, prête, pas encore. Elle parlait, mais Remus avait du mal à l’écouter. Il faisait les cent pas dans la pièce, incapable lui de s’assoir, et tentait de formuler en avance ce qu’il allait lui dire, mais tout sonnait mal, terriblement mal. Avec les autres, les Maraudeurs, Lily ou encore Rogue, ça avait été plus simple, ils avaient deviné, il n’avait donc rien eu à dire. Là, il devait tout raconter, de A à Z, sans rien omettre, mais sans la traumatiser. Ça ne serait pas une tâche facile, mais c’était Mary. Il devait lui dire. C’était une de ses amies les plus proches, elle méritait de savoir, il s’en voulait de ne pas lui en avoir parlé avant. « Je vois bien qu'il s'agit d'un truc important pour toi, ça se sent. » Rien que par cette phrase, on voyait qu’elle et lui devaient être proches. Elle le connaissait, elle le comprenait. Elle voyait son angoisse actuelle et changeait de comportement face à ça. Mary qui était rarement sérieuse, toujours à rigoler et balancer ses rumeurs étaient maintenant sérieuse et à l’écoute. Il lui en était reconnaissant, il n’aurait pas pu le faire si elle n’avait pas pris ça au sérieux. Bien sûr, elle était toujours Mary McDonald la Gryffondor, elle tentait de détendre l’atmosphère, mais c’était peine perdue. Plus les secondes avançaient plus Remus stressaient. Ses mains étaient tellement moites que sa baguette pouvait à tout moment glisser de sa main. Le parquet faisait un bruit épouvantable parce qu’il le torturait en marchant dans tous les sens, et ses chaussures devaient se sentir vexées d’être à tel point regardées tant il n’osait plus relever le crâne.

« Comme je te l'ai promis, je ne dirais rien, mais maintenant que tu as en parlé j'ai besoin de savoir. J'en ai envie depuis que tu as commencé à vouloir m'en parler y'a moins de dix minutes. »

Evidemment, ça la rendait curieuse, elle n’était pas Mary MacDonald pour rien. Mais elle avait raison, pour le coup, d’être curieuse, elle avait réellement besoin de savoir. Sans ça, elle ne connaîtrait jamais réellement son ami Remus. Il cachait qu’il se transformait une fois par mois en loup garou sanguinaire, alors que c’était tout de même une partie très importante de la personne qu’il était. Si elle voulait le connaître, alors en effet, elle avait besoin de savoir. Maintenant qu’elle s’était tue, Remus savait que c’était son tour. Elle devait parler. Mais il laissa passer encore quelque secondes. Quelques secondes où le regard de Mary serait encore amical et pas rempli de peur. Quelques secondes où elle le verrait encore comme le préfet modèle et le Maraudeur, pas comme le loup-garou menteur. Quelques secondes où il serait encore Remus Lupin, et pas Remus Garou. Puis finalement, il se décida. Relevant les yeux, arrêtant ses pas, il planta son regard gris dans celui, bleu, de Mary. Il ne pouvait plus reculer, mais il avait beaucoup à perdre. Si Mary ne voulait plus lui parler après ça … par Merlin, il préférait ne pas y penser. Bien sûr, il comprendrait et ne regretterait jamais de lui avoir dit, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne perdrait rien. Il perdrait une amie.

« Bon, je vais tout commencer par le début, d’accord. Je vais parler, et puis quand j’aurai terminé, tu pourras parler, d’accord. Ou alors, t’enfuir en courant »

Il avait dit ça d’un tout mi-sérieux mi-rigolard. En fait, il avait certainement tenté de détendre l’atmosphère, m’enfin, stressé comme il était, ça n’avait certainement pas fonctionné. Bref, il continua, reprenant sa marche dans tous les sens, ses yeux la plupart du temps plongés dans ceux de Mary. Il espérait juste n’y lire aucun dégout. Peur, étonnement, soulagement, ce qu’elle voulait, mais pas dégout.

« Mon père s’appelle Lyall Lupin et ma mère Hope Howell. Ils n’ont eu qu’un enfant, moi, et on a toujours vécu reclus, ou tout du moins, depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. Pas qu’ils soient des ermites ou qu’ils n’aient voulu qu’un enfant, non, loin de là. C’était ma faute, si on a toujours été trois et seuls au monde. Mon père est un expert en créatures magiques, et disons qu’un jour, il a eu le malheur d’insulter quelqu’un qu’il n’aurait pas dû insulter. Peu avant mon cinquième anniversaire, cet homme a voulu se venger, et m’a attaqué, en pleine nuit. Mon père m’a sauvé à coup de sortilèges puissants. Mais c’est là que ça se complique, Mary … il n’était pas un simple homme, et ce n’était pas une simple nuit. C’était un soir de pleine Lune, et c’était un Loup-Garou. Il m’a mordu sur l’épaule, et a aussi eu le temps de me laisser ces quatre cicatrices sur le visage que je peine à cacher. Mary, depuis que j’ai quatre ans, je suis un Loup-Garou. »

C’était sorti tout seul. Il avait parlé d’un ton calme, peut-être un peu trop rapidement, enchaînant les phrases comme s’il était pressé d’en finir. Néanmoins, il n’avait pas encore fini, et la partie suivante serait certainement la plus compliquée.

« Evidemment, mes parents ne l’ont dit à personne. Au début, c’était maîtrisable, je n’étais pas si fort. Mais avec les années, c’est devenu de pire en pire pour eux, pour me contenir. Je détruisais des maisons à la chaîne parce que j’arrivais à passer leurs sortilèges. Petit à petit, ils ont abandonné l’idée qu’un jour, j’aille à Poudlard. Mais le professeur Dumbledore en a décidé autrement. C’est un grand homme, bon et dépourvu de préjugés, tu sais. Je ne lui en serai jamais assez reconnaissant pour tout ce qu’il a fait pour moi. Il m’a proposé de venir tout de même étudier dans son école, à condition que je ne dise à personne qui je suis réellement. Un Loup-Garou sanguinaire, quoi. Il a fait construire cette cabane, l’a recouverte de sortilèges bien dignes de lui, presque impénétrables. Depuis, tous les 28 jours, je viens ici une nuit, je me saute dessus, et je ressors, prétendant pour excuser mon teint pâle et mes cernes une maladie ou une fatigue extrême. Je suis devenu un expert en mensonges, mais je suppose que ça n’a pas suffi puisque Sirius, Peter et James m’ont très rapidement démasqué, puis Lily, et puis Rogue, il y a quelques mois. Voilà. Je pourrais continuer des heures à te parler de ça, je ne t’ai pas dit tout ce que les Maraudeurs ont fait pour moi, parce que ce n’est pas pour rien que je dis qu’ils sont les meilleurs amis qu’on puisse rêver d’avoir, ou tout ce que ça implique d’être un damné comme moi, mais j’ai déjà beaucoup parlé. Alors vas-y, à ton tour. Part en courant, si tu veux, je ne t’en voudrais pas. Mais je préfèrerais que tu ne le fasses pas. Tu ne le sais pas, je ne te le dis pas assez, et mon mensonge pourrait le contredire, mais je tiens à toi, Mary, énormément. »

Une voix dans la tête de Remus lui dit que maintenant, il fallait qu’il s’arrête de parler. Qu’il la laisse elle, réagir, sans la prendre par les sentiments. Remus n’avait pas pour habitude de s’apitoyer sur son sort de toute façon. Il arrêta donc sa marche, ses yeux toujours plongés dans ceux de Mary, espérant qu’elle ne détournerait pas le regard pour repartir au château. Il mourrait de peur qu’elle ait peur de lui. Il mourrait de peur de la perdre à tout jamais, parce qu’elle était Mary, et qu’il n’imaginait pas son quotidien sans elle. Elle faisait partie des siens à Poudlard, et personne n’a envie de perdre un membre de sa famille.

 
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MessageSujet: Re: [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥   Mer 6 Avr - 15:18

« faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. »


Remus & Mary



« Bon, je vais tout commencer par le début, d’accord. Je vais parler, et puis quand j’aurai terminé, tu pourras parler, d’accord. Ou alors, t’enfuir en courant »

Elle eut un petit sourire en entendant ses derniers mots. Ce qu'il avait à lui dire était-il si effrayante que cela pour qu'il pense un instant parvenir à la faire fuir ? Certes le cadre n'était pas des plus rassurants et le ton que commençait à prendre la conversation ne promettait pas un gros fou-rire à la fin, mais Mary n'en était pas encore au point où elle partirait en courant aussi vite qu'elle le pourrait.

L'histoire commença. Il n'y eut pas d'il était une fois, il n'y eut pas de château ou encore de princesse en détresse. Il y avait juste un petit garçon dont la vie avait basculé une certaine nuit il y a de cela quelques années. Remus parlait, il parlait et elle écoutait. Il faisait les cent pas, elle cherchait à ne pas perdre le fil. Il parlait vite, presque aussi vite qu'elle lorsqu'elle venait d'apprendre un détail important sur tel ou tel autre élève de Poudlard.

Plus Remus avançait dans son récit, plus Mary tombait de haut. Cependant certains mots ne passaient pas. Elle ne les comprenaient pas ou plutôt refusait de les comprendre, cette réalité ne lui plaisait pas. A aucun moment elle s'était attendue à avoir droit à la biographie quasi-complète de Remus. Jamais elle n'aurait pu soupçonné que de telles choses lui étaient arrivées alors qu'il n'était encore qu'un petit garçon. Elle aurait pu s'en imaginer des histoires, mais jamais cette version ne lui serait venue à l'esprit. Dans sa tête, elle s'était toujours imaginée que Remus avait juste une famille normale, et que sa mère était atteinte d'une grave maladie qui l'inquiétait vraiment pour qu'il soit dans un tel état. Elle s'était toujours figurée que les cicatrices qu'il arborait étaient le fruit d'un malheureux accident qui datait d'avant son entrée à Poudlard. En un sens elle n'avait pas faux, il avait bien reçu ces marques avant d'être envoyé à Gryffondor, mais cela n'avait rien à voir avec un malheureux accident. Ce n'était pas un accident du tout … La réalité était bien pire que tout ce qu'elle avait pu croire toutes ces années.

« Je .. tu .. non.»

Elle cherchait ses mots. Mots qui semblaient vouloir lui échapper. Que dire ? Que dire après ça ? Que dire après avoir reculé suite aux révélations qu'il venait de lui faire ? Son simple mouvement de recul avait du le blesser, elle ne voulait pas, c'était involontaire, un genre de réflexe. Un flot d'idées lui traversait l'esprit, mais elle ne parvenait à se saisir d'aucun. Elle restait là, sur ce vieux matelas osant à peine regarder son ami. Tout se mélangeait à l'intérieur. Comment devait-elle réagir face à cela ? Remus, Son Remus, l'un des garçons les plus adorables qu'elle ait pu rencontré était en fait un loup-garou, une créature redoutable capable de tuer plus d'un homme en une nuit. Une pensée lui vint, avait-il déjà … Non. Il n'avait pas l'âme d'un tueur .. en même temps elle ne pouvait pas en être certaine. Le meilleur ami de son grand-oncle – un parent apparamment charmant dont elle ne connaissait presque rien – n'avait a priori d'après les dires rien de dangereux non plus, et pourtant il avait tué ce cher Rufus une nuit qu'il aurait dû se trouver au chaud sous ses couvertures plutôt qu'à vouloir partager sa dernière trouvaille avec son meilleur ami. Oh Merlin ! Etait-elle en train d'insinuer que Remus pourrait aller la tuer elle un jour qu'elle aurait cette idée ? Non, c'était idiot. Chaque année des centaines de personnes décèdaient pour des raisons stupides ou à cause de créatures dangereuses. Cela ne lui arriverait pas, jusqu'à preuve du contraire, elle n'était pas du genre à aller plonger dans un étang pour voir si les Kelpy pouvaient se montrer dociles et amicaux. Tout le monde savait ce que ces chevaux des eaux faisaient à ceux qui osaient s'aventurer sur leur territoire … Rien qu'imaginer ce qui pouvait se produire dans une telle situation, suffit à la faire frissonner.

A présent elle se trouvait tout contre la tête du lit, le dos appuyé au mur. Inconsciemment elle s'était reculée aussi loin qu'elle l'avait pu et s'était calée contre le mur. Ses genoux ramenés contre sa poitrine, ses ongles subissant les effets de sa nervosité. Il y avait longtemps qu'elle ne se les était pas rongées, une sale manie qu'elle tentait de supprimer chez elle mais qui ne semblait pas décidé à l'abandonner de sitôt. « Je … Merci.» finit-elle par dire dans un murmure. Ce n'était pas le mot qu'elle cherchait, si elle avait pu dire autre chose, elle l'aurait dit, mais merci n'était pas celui qu'elle aurait choisi instinctivement pour répondre à son aveu. Elle ignorait pourquoi elle le remerciait, elle était encore moins rassurée que lorsqu'elle avait mis les pieds ici. Et ce, malgré la petite voix étouffée qui lui soufflait qu'elle n'avait rien à craindre. Le remerciait-elle pour ce qu'il venait de lui avouer ? Ou bien était-ce pour les gentilles paroles qu'il avait dites à la fin ? Ou pour ne pas l'avoir tuée ? Non, il fallait qu'elle se sorte cette dernière idée de la tête. C'était Remus qu'elle avait en face de lui. Remus Lupin, un Maraudeur, un très bon ami, pas une créature sanguinaire. Elle l'imaginait sous cette autre forme. Elle le voyait poursuivre une silhouette dans les bois, au beau milieu de la nuit, éclairé par les rayons d'une pleine Lune. Il parvenait à rattraper sa proie et .. Non, non il fallait qu'elle arrête d'y penser. Remus n'était pas comme ça. Elle ne voulait pas le croire. Il était même l'exact opposé d'un tueur.

Tendue et pas franchement rassurée. Voilà comment Mary aurait pu être décrite à cet instant. Ses yeux fixaient tantôt un point imaginaire, tantôt les chaussures de Remus. Pas son visage, pas pour l'instant. Pas maintenant. Elle avait déjà eu la bêtise de se reculer, inutile d'en faire une autre en disant ou en le regardant bizarrement. Elle aurait peut-être dû le prendre dans ses bras, comme lui l'avait fait tout à l'heure ? Non … Ou alors lui dire que … Non plus. Tout ce qu'elle savait c'est que quelque part en elle, elle savait qu'elle ne devait ni partir en courant ni faire une croix sur Remus. Mais là encore c'était une petite voix qui peinait à se faire entendre au milieu du brouhaha qui régnait dans sa tête.

Elle aurait dû dire quelque chose. Quoi ? Elle n'en savait rien ou si, elle le savait mais là encore les mots refusaient de franchir ses lèvres. Elle balançait entre deux idées, l'une bonne, l'autre justifiée mais blessante pour lui, elle le devinait. Aucun d'eux ne parlait. Un genre de silence angoissant, uniquement parasité par le bruit de ses ongles qui craquaient et celui du parquet grinçant, ce même genre de silence que l'on retrouvait dans certains romans ou films.

Elle attendait, incapable de trouver quoi dire, quoi faire.


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MessageSujet: Re: [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥   Mer 6 Avr - 15:39


 
Mary & Remus
Un secret vaut ce que valent les personnes qui doivent le garder.

 


Mary ne le regardait plus, c’était certainement ce qu’il y avait de pire. Elle s’était recroquevillée sur elle-même, reculée jusqu’au fond du lit à baldaquins, effrayée. Ça, Remus s’y attendait. La peur était une réaction normale, une relation qui passerait. Mais qu’elle ne puisse plus croiser son regard, ça, c’était horrible. Plus les minutes avançait, plus elle s’éloignait, plus il se rendait compte à quel point il tenait à elle. Mary McDonald faisait partie de son quotidien, que ce soit en cours mais aussi en vacances. Tous les jours, toute l’année, ou presque, il la voyait. Son grand sourire, ses yeux toujours pétillants, ses cheveux qui sentaient toujours bon, ses airs de princesse sous son comportement décontracté, tout ce qui faisait Mary, il l’adorait. Elle avait des dizaines de défaut, bien sûr, mais c’était aussi comme ça qu’il tenait à elle. Une Mary qui n’était pas curieuse ou gaffeuse, ce n’était pas une Mary. Mary qui arrivait à vor en Gabriel D’Angelo un meilleur ami digne de ce nom, Mary qui arrivait à vouloir tuer comme embrasser Sirius, Mary qui faisait tourner en bourrique tous ses professeurs, Mary qui préparait les vacances d’été alors qu’on n’était qu’en septembre, voilà une fille qu’il ne voulait pas perdre. Elle était terriblement importante à sa vie, alors Remus priait Merlin, Morgane et tous ces autres dieux en lesquels il était prêt à croire si ça lui ramenait son amie, pour qu’elle le regarde. Comme avant, avec ses iris bleus et généreux, son air toujours heureux voguant sur son visage. Il avait besoin d’une amie comme elle, elle était irremplaçable, c’était Mary.

Elle avait fini par laisser lui échapper un mot : « merci ». De quoi ? Il n’en savait trop rien. Mais elle l’avait dit d’un ton qui ressemblait à de la sincérité. Elle le remerciait peut-être pour avoir, enfin, été justement sincère avec elle. N’était-ce pas trop tard, alors ? Y’avait-il une possibilité qu’un jour, tout soit comme avant ? Que leurs rapports ne changent pas, ou que tout du moins, ils ne soient pas influencés par la grande nouvelle ? C’était différent des Maraudeurs ou de Lily, ou encore de Rogue. Eux avaient deviné, ils n’étaient pas surpris, Remus n’avait presque rien eut à leur apprendre, leur regard ne changea pas. Les Maraudeurs et Lily restèrent ses amis, Rogue un ennemi. Du pareil au même, mais bercé d’honnêteté. Ça devait être pareil avec Mary. Il devait se battre pour ça, il devait se battre pour elle, pour leur amitié. Est-ce qu’il la méritait seulement ? Remus prenait le pari que oui. C’était un Gryffondor, il n’avait pas l’habitude de se dénigrer trop longtemps. Peut-être qu’un jour, il parviendrait même à être fier de qui il était, peut-être qu’il finirait par le crier sur tous les toits. Mais il lui faudrait avoir ses amis autour de lui. James, Sirius, Peter, Lily, mais aussi Mary. Il avait besoin d’eux, et une amitié mérite qu’on se batte pour elle, surtout cette amitié qu’il entretenait avec la gryffone. Elle mourrait certainement de peur pour le moment, mais Remus devait lui montrer qu’elle ne risquait rien. Jamais il ne lui ferait de mal, pas physiquement, du moins. Il ne l’avait jamais fait avant, il ne le ferait jamais maintenant. Ça ne changeait rien, il était le même Remus qu’il y avait dix minutes, elle le connaissait juste un petit peu mieux.

Remus était quelqu’un de courageux, quelqu’un qui était prêt à se battre pour ce qu’il croyait être bon et vrai. Alors il arrêta de tourner en rond dans la pièce comme un fauve en cage (même si cette image lui ressemblait plutôt, surtout les soirs de pleine Lune), et il s’assit à l’autre bout du lit, laissant pendre une jambe sur le côté. Il avait ses deux mains posées devant lui, sur le matelas, et il cherchait son regard. Elle ne voulait pas le regarder ? Très bien. Il regarderait pour elle. Il la fixait, attendant qu’enfin, elle ose relever les yeux. Elle n’était pas partie en courant, ça signifiait qu’il avait encore une chance, n’est-ce pas ? Il devait tout faire pour qu’elle ne le rejette pas, qu’elle ne court pas, jamais.

« Je n’ai pas changé, Mary. Je suis toujours le même Remus que tu connaissais il y a cinq minutes. Je n’ai jamais tué personne, et jamais, au grand jamais, je ne te blesserai. Pas physiquement, du moins. James appelle ça un petit problème mensuel, j’ai mis des années à y arriver, mais je crois qu’il faut le voir comme ça. Je ne veux pas te dire quoi faire, je ne veux pas te pousser à me croire, et je ne veux pas non plus minimiser, mais je m’enferme dans cette cabane, et huit heures plus tard c’est fini, comme s’il ne s’était rien passé. Entre toi et moi, ma lycanthropie ne change rien. Le fait que je t’ai menti pendant aussi longtemps, peut-être que ça, oui. »

Il ne l’avait pas lâchée du regard. Il voyait son petit corps recroquevillé sur lui-même, et malgré ça, elle paraissait toujours aussi énorme. L’aura imposante qui se baladait toujours avec elle, Remus parvenait toujours à la voir. Même comme ça, apeurée et presque meutrie, Mary McDonald restait Mary McDonald la Lionne, la Courageuse. Elle restait celle qu’il avait toujours connu. Remus, lui, avait complètement changé pour elle. Il n’était plus le Maraudeur, le Lion ou le Préfet. Il était le Loup-Garou. Il fallait qu’elle arrive à ajouter ça à la liste de ce qu’il était sans changer le comportement qu’elle avait envers lui. Remus se disait à ce moment-là, assis sur le lit, la fixant, qu’il était peut-être égoïste, qu’il lui en demandait trop, trop vite. Mais il ne voulait pas partir, il ne voulait pas tourner le dos à leur amitié, pas tant qu’elle, elle le faisait. Peut-être la poussait-il trop, peut-être aurait-il dû la laisser seule, là, dans la cabane, et repartir dans son dortoir, mais il n’y arrivait pas, il ne pouvait s’y résoudre. Il restait là à la fixer, attendant qu’elle fasse quelque chose. Qu’elle le frappe, qu’elle l’enlace, qu’elle lui crache à la figure ou qu’elle s’enfuie en courant, il voulait qu’elle fasse quelque chose.

« Je suis désolé Mary, vraiment. S’il te plaît, dit quelque chose … »[/size]

 
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MessageSujet: Re: [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥   Mer 6 Avr - 15:48

« faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. »


Remus & Mary




Mary ne connaissait pas les parents de Remus, elle ne les avait jamais rencontrés personnellement et pourtant une immense sympathie à leur égard lui vint. En une dizaine d'années il s'en passe des choses, en dix ans un couple peut traverser un certain nombres de crises et cela peut avoir des conséquences désastreuses, mais malgré tout, jamais eux n'avaient rien fait qui nuirait à leur fils et son secret. Jamais. Ils avaient tout mis en oeuvre pour le protéger des autres et de lui-même. Elle osait à peine imaginer le poids que cela représentait pour eux que de garder cela dissimulé aux yeux du monde. L'amour poussait à faire énormément, elle le savait assez pour l'avoir entendu ou lu dans ses romans, et ce même amour que portaient les Lupin à leur fils méritait toute l'admiration de la Gryffondor. Mais voilà derrière cette admiration, ce respect, se trouvait toujours le mensonge de Remus. Pendant bientôt six ans, un peu moins en réalité si l'on considérait que leur amitié était plus récente, il avait gardé ça pour lui préférant mentir en inventant de multiples mensonges. Elle était même surprise qu'il s'en soit sorti malgré tous ses mensonges sans finir par s'emmêler les pinceaux. Oh, elle en comprenait les raisons qui n'aurait pas gardé une telle chose pour soit ? Les loup-garous étaient très mal vus par la société, Remus aurait été rejeté qu'importe son âge. Mais elle lui en voulait tout de même. Ils étaient amis quand même ! Elle était très certainement l'une des plus grandes bavardes de leur promotion, mais elle n'en restait pas moins son amie et savait garder les secrets contrairement à ce que tout le monde semblait croire.

Les secrets, ces cachotteries que les gens s'évertuaient à faire pour x raisons, avaient le don de la rendre follement curieuse. C'était à cause de secrets dans ce genre là, ceux que l'on prend grands soins de garder pour soit, qu'elle avait mis plusieurs années avant de pouvoir rencontrer sa cousine, tout cela parce que son oncle avait gardé pour lui l'existence de cette autre branche de la famille à sa fille. Depuis ce fameux soir où Georgia était apparue  dans leur salon par la cheminée alors qu'elles n'étaient que deux gamines, elle avait mis un point d'honneur à tout savoir sur tout le monde, tout cela pour éviter de se retrouver un jour à la place de celle à qui l'on cache un fait. Alors oui, elle en divulguait certains mais c'était toujours innocent, sauf peut-être lorsqu'il s'agissait de prendre sa revanche sur quelques personnes l'ayant personnellement blessée. Là elle pouvait chercher une forme de vengeance en utilisant ce qu'elle savait.

Cependant, ils étaient amis et elle ne se voyait pas perdre celle qui la liait à lui. Au cours de sa vie, un être humain se crée des contacts, parmi eux il se trouve un noyau solide plus ou moins gros. Remus faisait parti de ce noyau et elle savait que si elle l'en faisait sortir, elle finirait tôt ou tard par le regretter. Lorsque Remus vint s'installer sur le lit, elle eut un mouvement de sursaut. Non pas de peur mais  de surprise, elle continuait à chercher quoi dire et elle ne s'était pas attendue à ce mouvement qui lui paraissait bien trop proche de ses pieds. C'était à peine si elle l'avait entendu arrêté de tourner en rond dans la pièce, son regard avait peut-être capté l'arrêt de mouvement de ses pieds mais l'image avait été mise de côté par son cerveau. De même, c'est à peine si elle saisit le sens des premiers mots qu'il prononça une fois assis sur le lit. I lui fallu quelques secondes pour donner du sens à ses mots et comprendre qu'il cherchait à s'excuser pour ne rien lui avoir dit et obtenir une réaction de sa part.

Sa tête alla trouver appui sur son genou droit, son autre jambe étant repliée, tandis que ses mains jouaient nerveusement l'une avec l'autre. Elle était ridicule, il était son ami et elle s'était et se comportait encore comme un petit animal effrayé. Elle ne voulait pas être cette petite chose terrifiée, surtout pas en présence de Remus, son ami. Et pourtant, elle n'avait pas encore trouvé la force de lever les yeux vers lui, pour l'instant elle se contentait de petits coups d'oeil furtifs vers les mains du Gryffondor. Elle ne voulait pas le heurter, mais quelque chose lui disait qu'il était déjà trop tard pour ça. Apprendre de sa bouche qu'il n'avait jamais tué qui que ce soit, la soulagea. Elle ignorait pourquoi, puisque si cela avait été le cas c'était Remus qui aurait porté ce poids et pas elle, mais elle l'était. La confession à propos de la façon dont James qualifiait sa lycanthropie lui arracha un demi-sourire. Elle l'imaginait parfaitement, fier de lui, balancer cette phrase dans le dortoir des Maraudeurs au détour d'une conversation.

« Je suis désolé Mary, vraiment. S’il te plaît, dit quelque chose … »

Depuis son « merci » aucun autre mot n'était sorti de sa bouche. Une pression énorme pesait sur ses épaules. Elle sentait encore son regard plein d'attente sur elle et il insistait pour l'entendre dire quelque chose.  

Est ce que .. Est ce que tu .. ça te fait mal quand tu te .. enfin tu vois ?

Par les chaussettes en laine dépareillées de Merlin, non ! N'importe quelle personne ordinaire aurait répondu autre chose face à la demande d'excuses de Remus. N'importe qui aurait pu accepter les excuses ou les rejeter. C'était ce qu'il attendait d'elle, très certainement. Or, l'idée s'était imposée instantanément et les mots étaient sortis. Elle ne savait pas où elle était aller chercher sa question et encore moins pourquoi elle avait osé la lui poser, c'était stupide. Absolument stupide et mal venu. Elle releva les yeux vers lui pour la première fois depuis quelques minutes.

« Non, non,  oublie ça, je n'aurais jamais dû te le demander. Je suis désolée. Ça ne me regarde pas. »

Il était le fautif dans toute cette histoire et c'était elle qui s'excusait.Il avait voulu qu'elle parle, elle ne l'avait pas fait ou plutôt si, mais pas assez. Elle aurait souhaité trouver autre chose à dire, elle n'avait pas pu. Rien ne semblait se faire comme ils auraient aimé.

« Rassure moi, il n'y a rien d'autre dans ce genre que je devrais savoir ? Pas d'autres personnes susceptibles de faire de moi leur repas ou une potentielle victime  dans les environs ? »

Cette seconde question lui paru mille fois plus correcte que la précédente, elle aurait même préféré la lui avoir posé avant.


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MessageSujet: Re: [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥   Dim 17 Avr - 13:51


 
Mary & Remus
Un secret vaut ce que valent les personnes qui doivent le garder.

 


Deux lions discutant lycanthropie sur un lit – ou ce qu'il en restait. On aurait pu s'imaginer des tas de situations dans lesquelles ceci aurait pu avoir lieu, mais certainement pas celle qui se déroulait entre Mary et Remus. Et si on pouvait s'imaginer les deux Gryffondors parler de ce thème, jamais on aurait imaginé qu'ils le fassent de cette manière. Les deux adolescents peinaient à se regarder dans les yeux, étaient assis loin l'un de l'autre, un écart gêné les séparant, alors que d'ordinaire, ils adoptaient un comportement complètement différent. Normalement, Remus était assis dans la salle commune en train de lire un livre, et Mary venait lui masquer la vue de ses petites mains qu'il reconnaissait maintenant, après qu'elle lui ait fait deviner mille et une fois son identité. Normalement, il l'attendait les jours de match alors qu'elle était la dernière à sortir du dortoir – comme toujours, et ils finissaient par s'installer côte à côte dans les tribunes pour supporter leur équipe préférée. Normalement, elle venait toquer à la porte de son dortoir pour lui demander s'il lui restait du chocolat, et ils finissaient par partager la tablette, riant sur son lit. Normalement, ils étaient amis. Remus espéraient qu'ils le seraient toujours en sortant de la Cabane Hurlante.

Mary avait glissé sa tête sur son genoux alors que Remus tentait d'expliquer un peu mieux sa condition, et lorsqu'il eut finit, ce fut son tour de s'installer un peu plus confortablement sur le lit : il retira sa cape de sorcier qu'il laissa traîner derrière lui, ce qui lui donnait une opportunité en plus d'éviter le regard de Mary dont il attendait la réponse. Il ne savait pas vraiment ce qu'il attendait, un peu de tout, mais les mots qui sortirent en premier de la bouche de la gryffone ne purent que faire sourire le garçon. Elle lui demandait si la Pleine Lune était douloureuse – c'était sa première réaction. C'était aussi tendre qu'indiscret, et ça aurait été n'importe qui d'autre, il se serait certainement braqué. Mais ce n'était pas n'importe qui d'autre, c'était Mary, et si elle jugea nécessaire de s'excuser de son indiscrétion, Remus la considérait déjà pardonnée. Elle enchaîna sur une seconde question aux allures de plaisanteries, aux allures plus gryffones, et si elle était, d'une certaine manière, un peu provocatrice, il n'y a pas de choses avec lesquelles on ne plaisante pas, il n'y a que des gens qui ne comprennent pas la plaisanterie. Et puis il lui devait bien ça, n'est-ce pas ? Après six ans à lui mentir, elle pouvait lui dire ce qu'elle voulait.
De soulagement, Remus soupira plutôt bruyamment. Il récupéra la cape de sorcier qu'il avait laissée derrière lui et en fouilla la poche intérieure pour en sortir du chocolat – tout en faisant bien attention de ne pas sortir la carte du Maraudeur, elle aussi rangée dans cette poche. Pour le coup, c'était encore un secret, mais ce n'était pas qu'à lui de le lui partager. En réponse à sa question, il aurait d'ailleurs pu lui expliquer que les Maraudeurs étaient des animagus, mais là non plus, ce n'était pas à lui de lui avouer ça.

Remus coupa quelques carrés de chocolat de la plaquette et les tendit à la jeune fille. Il fit : « Tu en veux ? » avant de, enfin, la regarder dans les yeux. Ça ne s'était pas passé de manière si terrible, n'est-ce pas ? Elle avait l'air de vouloir le pardonner, sincèrement, et le préfet n'aurait pu en être plus content. Il se coupa quelques carrés de chocolat pour lui, et croqua dedans avant de lui répondre :

 « Tout ce que je peux te dire, c'est que je suis le seul Loup-Garou à Poudlard ! Mais qui sait, connaissant Dumbledore, on n'est pas à l'abri d'un ou deux vampires ! »

A son tour de plaisanter, comme en sorte de réponse, à qui ira le plus loin : La plaisanterie est une sorte de duel où il n'y a pas de sang versé. Par ailleurs, Remus préférait s'imaginer, pour son ego, qu'il était la seule créature que Dumbledore avait accepté de faire venir à Poudlard, mais en réalité, il n'en savait rien ; Dumbledore et sa générosité légendaire aurait pu installer d'autres damnés à Poudlard et il n'en aurait jamais rien su. Le Directeur était bien plus capable de garder des secrets que lui ne l'avait été, alors que ça le concernait quand même plus directement. Si on faisait le compte, ça faisait huit personnes au courant pour sa condition. Il ne faudrait pas tarder à rajouter Marlène à cette liste, surtout maintenant que Mary savait, et puis si ça relation avec Pandora continuait à aller aussi bien, il lui avouerait aussi. A ce rythme, il finirait Poudlard avec tout le Château au courant … En soit, c'était ce qu'il aurait préféré, si le monde avait été différent. Tout aurait été tellement plus simple si les sorciers avaient un peu plus de connaissances sur les Loups-Garous, s'ils n'étaient pas aussi mal vus que la peste, si on arrêtait de raconter des histoires à ne pas en dormir la nuit sur eux. Certes, ce n'était pas une pathologie à prendre à la légère. Mais de là à les exclure de la société, à considérer qu'ils n'avaient pas droit ne serait-ce qu'à une éducation … Remus remerciait Merlin tous les jours de l'existence de personnes comme Dumbledore. C'était d'ailleurs certainement pour cette raison qu'il voulu répondre à la première question que lui avait posée Mary : il fallait que les gens soient plus informés, et si c'était à lui de le faire, au moins, il ne raconterait pas de conneries.

 « Tu sais, tu peux me demander ce que tu veux, je crois qu'il n'y a pas une seule question que les Maraudeurs ne m'ont pas déjà posée. Du coup, je vais te répondre : la transformation fait très mal, mais ce n'est pas le plus pénible. Ce sont les quelques jours qui la précèdent et ceux qui la suivent qui sont les plus atroces. Tu es déjà venue plusieurs fois m'apporter mes devoirs à l'infirmerie, et ce n'était pas parce que j'enchaînais les scrofulites, mais parce que je ressortais d'une pleine Lune. Et toutes les fois où j'ai prétendu avoir passé trois jours chez ma mère très malade, j'étais en fait caché derrière un rideau de l'infirmerie. La fièvre, les nausées et les os cassés prennent quelques jours à se calmer, mais heureusement, ma mère est en pleine forme. »

Remus sortit ensuite sa baguette de la même poche intérieure de sa cape et, à coup de quelques sortilèges informulés, il rangea un peu la pièce dans laquelle il avait emmené Mary ; les vitres des fenêtres se réparèrent, la poussière disparu, le papier peint lacéré se reconstitua et les tâches de sang sur le plafond disparurent. Le lit émit même quelques craquements sous les deux Gryffondors alors qu'il semblait revenir à sa forme originelle – quoi qu'il ne semblait tout de même pas très frais.

 « J'aurais peut-être dû faire ça avant de t’emmener ici ... »

 
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MessageSujet: Re: [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥   Lun 4 Juil - 2:18

« faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. »


Remus & Mary


Lorsque Remus lui avait fait passer le petit morceau de parchemin dans la matinée, elle ne s’était à aucun moment imaginée qu’elle se retrouverait installée plus ou moins confortablement sur un lit, dans la Cabane Hurlante, en sa compagnie à la fin de la journée à se livrer à une séance de confession – bien qu’elle n’ait pas grand-chose à confier ce soir. Elle ne s’était pas plus vue d’ailleurs en train d’apprendre que derrière ses passages à l’infirmerie, ses petites mines, ses voyages au chevet de sa mère et les discussions maraudesques se trouvaient un secret pareil. Tout à coup, elle découvrait un nouveau Remus – ou plutôt elle découvrait Remus sous un nouveau jour, sous une nouvelle Lune peut-être ? Non. Mauvaise plaisanterie. Très mauvaise. D’un goût très douteux. Elle secoua la tête. Un loup-garou. Elle, Mary MacDonald, était amie avec un loup-garou. Wa-hou. Impensable. L’idée faisait petit à petit son chemin à travers son esprit encore chamboulé, il lui faudrait encore plusieurs heures pour digérer l’affaire, mais elle réalisait peu à peu. Etait-ce seulement une chose acceptable ? Légale ? Merlin, elle avait dépassé le seuil de la légalité en devenant amie avec les Maraudeurs, alors elle pouvait bien être amie avec un loup-garou. Qu’est-ce qu’elle risquait de plus ? Pas grand-chose, la pleine Lune n’était pas pour tout de suite. Remus n’était donc pas plus dangereux que .. que Remus finalement. Cette pensée la réconforta. Tout allait bien. Elle allait bien. Il allait .. bien pour autant qu’elle sache.

A vrai dire, installés ainsi, elle aurait presque pu croire qu’ils se trouvaient dans le dortoir de la Tour de Gryffondor comme ils en avaient l’habitude et Mary sembla se détendre un peu plus. Elle retrouvait doucement son côté naturel et une position moins recroquevillée. « Merci. » fit-elle en récupérant un morceau de chocolat, un petit sourire aux lèvres. Le chocolat, la signature du Gryffondor. Où qu’il aille, elle était prête à parier qu’il en avait toujours un morceau sur lui.

« Merde, Remus ! » Les mots étaient sortis spontanément, comme souvent avec elle, alors qu’il terminait de répondre à sa question. « Je ne vais pas arrêter de penser à toi maintenant ! » La belle affaire ! « … enfin non c’est pas ça, c’est pas comme ça que je voulais le dire. Mais à ça tu vois, à tout ce que tu viens de me dire là ! Tu te rends compte un peu ? »

Vrai. Comment voulait-on qu’elle se concentre un minimum sur ses études si on venait lui glisser ce genre d’information au coin de l’oreille. Hein ? Comment ? Elle se voyait déjà s’inquiéter pour lui toutes les deux minutes ou presque et lui jeter des coups d’œil en cours. Elle se voyait aussi, interrogée par un professeur sur ce qu’il venait de dire, incapable de lui répondre parce qu’elle n’écoutait pas – quoi que cela ne changerait pas beaucoup de l’ordinaire.

« C’est horrible ! Je ne vais jamais réussir à me sortir ça de la tête et à terminer la dissertation qu’on doit rendre. Impossible. Pas que je le veuille hein, je suis contente que tu m’aies tout raconté. Mais voilà maintenant je vais m’inquiéter pour toi à chaque fois ! Je vais être infernale avec les gars. Et après on s’étonne que j’ai la tête ailleurs, hein ? Mais avec des amis pareils c’est plus que justifié ! ».

Si elle avait eu un oreiller sous la main, elle lui aurait probablement jeté à la figure. Mais n’ayant rien d’autre que du chocolat, elle attrapa un nouveau morceau qu’elle croqua tandis que le lit craqua sous eux.

« J'aurais peut-être dû faire ça avant de t’emmener ici ... »

Le ménage. Remus Lupin venait de lui déballer ce qui devait probablement être son plus gros secret et il se préoccupait maintenant de l’avoir entrainée dans une cabane où il n’avait pas pris la peine de faire le ménage avant. Incroyable.  Ok. Elle reconnaissait que la pièce était légèrement plus accueillante une fois le sort lancé, mais elle trouvait cela tellement insignifiant en comparaison de ce qu’elle avait appris ce soir. Tellement ridicule.

« Alors tu t’inquiètes de ce que je peux penser de la propreté de cet endroit, mais quand on vient dans votre dortoir là par contre, c’est pas grave, c’est comme à la maison, en famille, entre amis, on partage tout  et on fait une exposition de vos garde-robe respectives ? » plaisanta-t-elle. « Remarque, non. Quand on n’débarque pas à l’improviste, je dois bien admettre qu’il y a des efforts dans le rangement, mais sinooon je ne crois pas que l’ordre compte parmi vos qualités premières. J’me trompe ? »

Possible mais pas impossible. De tous les profils qu’elle avait pu observer et les remarques qu’elle avait entendues ici et là de la part d’enfants comme de parents, le constat était le même. Le désordre faisait partie intégrante de la vie des enfants – et ce à peu près à tout âge de leur existence.

« Remus. Pourquoi est-ce que tu ne nous – pourquoi est-ce que tu ne pas m’as rien dit plus tôt ? »  C’est ça, pourquoi, hein ? « Je veux dire, je comprends qu’en première année, l’idée de lâcher ça au milieu d’une conversation était relativement délicat, mais après ? Bon on était loin d’être les meilleurs amis du monde les premières années, ok. Mais, pourquoi est-ce qu’il t’a fallu autant de temps pour lâcher le morceau ? T’avais pas confiance ?  Oh, d’ailleurs à part les gars, Lily, Rogue et Dumbledore est-ce  qu’il y  a d’autres personnes au courant de tout ça ? » Sentant qu’il pouvait prendre cette avalanche de questions pour des reproches – n’en n’était-ce pas en fin de compte ? – elle choisit d’enrober le tout avec un commentaire ou deux. « Je suis pas certaine que ça aurait changé grand-chose, si ce n’est qu’au lieu de m’inquiéter pour ta pauvre maman et l’inquiétude qui devait te ronger, je me serais inquiétée pour toi. Ouais, enfin remarque, y a cinq ans j’étais pas la championne pour garder les secrets non plus … ça se comprend. »

Eh voilà. Une Mary qui s’emballe dans ses réflexions après avoir sauté à pieds joints dans un plat. Une Mary dans cette situation ça cause, ça cause et ça cause à n’en plus finir. Ca répond même toute seule à ses propres questions. Magique !

Oh ! Un morceau de chocolat !
Tiens Mary, mange le morceau et tais-toi. Tu diras moins de bêtises.


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MessageSujet: Re: [FLASCHBACK] « Faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu. » || Mary & Remus ♥   Mar 9 Aoû - 1:40


 
Mary & Remus
Un secret vaut ce que valent les personnes qui doivent le garder.

 


Ça faisait un petit moment que Remus n’avait pas vu la cabane dans son état premier, c’est-à-dire propre et ordonnée. Usuellement, il s’appliquait à la remettre en ordre avant chaque vacances d’été mais il n’avait pas pensé à le faire cette fois-ci, s’étaient donc accumulées multiples tâches ensanglantés et autres meubles détruits ainsi que des mois de poussière. Il devait donc s’appliquer tout particulièrement dans ses sortilèges enseignés par Flitwick pour tout remettre en ordre, pour effacer la moindre griffure gravée dans le sol, pour recoller le papier peint, pour replacer la cheminée défoncée. Au début, ses premières années à Poudlard et ses premières Pleines Lunes, il avait fait en sorte de tout remettre en ordre après chaque passage, comme s’il ne voulait pas abîmer ce que Dumbledore avait mis en place pour lui. Puis, avec l’influence des Maraudeurs particulièrement, il n’avait plus autant fait attention à l’état de sa terre d’exil, si bien que peu à peu, les habitants de Pré-Au-Lard avaient commencé à appeler cet endroit la Cabane Hurlante. Evidemment, ça avait fait hurler de rire Sirius, alors que Remus leur racontait l’anecdote avec un air horrifié affiché au visage. Mais petit à petit, toujours grâce à ses trois amis, cet endroit lui était devenu pour lui plus familier. Il n’avait plus eu besoin de le remettre en ordre comme si quelqu’un allait repasser derrière-lui pour vérifier que tout n’était pas détruit. Il avait fini par se faire à l’idée que plutôt que terre d’exil, cette cabane pouvait être un sanctuaire. Il se félicitait d’y avoir amené Mary. Elle méritait de le connaître. Mais quand même, il aurait pu faire un effort, et ranger un peu … C’est ce que sa mère lui aurait dit, en tout cas.
Remus ne put s’empêcher de rire, ratant au passage un de ses sortilèges, en entendant la première véritable réaction digne de Mary MacDonald. Il la reconnaissait dans ce cafouillage et lui fit face en lui offrant un haussement d’épaules faussement désolé. Evidemment, il comprenait ce qu’elle voulait dire ; ce n’est pas le genre de chose qu’on oublie facilement une fois qu’on l’a appris. Il avait fallu des mois aux Maraudeurs pour qu’ils arrêtent d’aborder à chaque conversation sa lycanthropie, et de même, des semaines pour que Lily ne le regarde plus avec un air inquiet greffé au visage. Mais si Remus avait un jour été inquiet que ce soit précisément le problème avec Mary, qu’elle ne parvienne pas à s’enlever ça de la tête, que Remus John Lupin était un loup-garou, il ne craignait en tout cas plus qu’elle le répète. Elle lui avait suffisamment prouvé qu’elle était son amie, et surtout, il savait ce qu’elle valait, en tant qu’amie. De l’or.

« C’est horrible ! Je ne vais jamais réussir à me sortir ça de la tête et à terminer la dissertation qu’on doit rendre. Impossible. Pas que je le veuille hein, je suis contente que tu m’aies tout raconté. Mais voilà maintenant je vais m’inquiéter pour toi à chaque fois ! Je vais être infernale avec les gars. Et après on s’étonne que j’ai la tête ailleurs, hein ? Mais avec des amis pareils c’est plus que justifié ! ».

Il rit un peu plus, lâchant sa baguette un moment, sachant qu’il n’y arriverait plus si Mary le déconcentrait comme ça. Mine de rien, en lui disant tout cela, même sur le ton de la rigolade, elle le rassurait : il avait bien fait, de lui dire. Sa réaction n’était ni remplie de pitié, ni de peur, ni de dégoût. Elle sonnait juste, elle était raisonnée, même si elle était extrêmement … Mary.  

« Tu viens de trouver l’excuse que me servent les Maraudeurs pour que je leur fasse leur devoir … "Oh, mais Remus, j’ai passé la NUIT à élaborer un plan d’excuses pour toi pour la prochaine pleine Lune, en échange, tu peux bien me faire 10 centimètres sur le régime alimentaire de l’hippogriffe, non ?" Si Mary faisait attention, elle reconnaîtrait sous cette vague imitation les accents nobles de Sirius Black qui transpiraient toujours de son discours autant qu’il essayait de les cacher, et que Remus se félicitait de très bien reproduire. File moi du chocolat, et promet moi que tu ne penseras quand même pas trop à moi … »

Il disait ça à moitié sérieusement. D’abord parce qu’il n’avait pas pu s’empêcher de reprendre le sous-entendu qu’il avait malencontreusement pu retrouver dans le discours de Mary tout à l’heure, et qui était trop beau pour ne pas être repris, mais aussi parce qu’il lui demandait véritablement de ne pas trop se monter la tête pour lui. Ça ne servirait à rien, de toute façon. Il avait les trois Maraudeurs pour lui tenir compagnie – bon, ça, elle ne le savait pas encore, puisque ce n’était pas à lui de partager ce secret – et puis … c’était devenu routinier, maintenant. A la limite, si elle voulait s’inquiéter, c’était pour l’heure où Remus sortirait de Poudlard, l’heure où il ne pourrait plus se cacher dans la cabane une nuit par mois et en ressortir comme si rien ne s’était passé. Elle pourrait s’inquiéter pour le jour où il devrait trouver une excuse pour expliquer ses absences répétées au travail alors qu’il n’était pas enregistré au registre des loups-garou. Mais tout cela était bien lointain, surtout pour un Gryffondor qui n’arrivait même pas à penser au mois prochain. Tenir jusqu’à la prochaine Pleine Lune, tel était le principal objectif de Remus. Tenir jusque la prochaine Pleine Lune. Il espérait que Mary pourrait voir plus loin. Comprendre que pour le moment, Remus vivait la vie rêvée, pour un Loup-Garou tout du moins. C’était à sa sortie de Poudlard que les choses commenceraient véritablement à se corser.

Il avait repris sa résolution de faire le ménage, et Mary se moquait de lui, ne comprenant pas pourquoi il avait décidé de faire ça, surtout à ce moment-là. Lui non plus, à vrai dire, ne savait pas vraiment. Il voulait s’occuper, certainement, pour faire redescendre son stress de lui avoir annoncé quelque chose, tout de même, d’aussi énorme. Il sentait la véritable question arriver, néanmoins. La remarque sur le ménage était aussi efficace que la classique conversation sur la météo pour délayer le moment où la véritable question arriverait. Et Remus voulait être assis, pour ça, et surtout, il voulait avoir du chocolat dans la bouche pour se donner une excuse pour retarder la réponse.

« Remus. Pourquoi est-ce que tu ne nous – pourquoi est-ce que tu ne pas m’as rien dit plus tôt ? »

Mary avait continué, mais il s’était arrêté là. C’était ça, qui importait véritablement, dans l’interrogation de la jeune fille, n’est-ce pas ? Il s’était préparé à cette question, mais son légendaire courage gryffondorien l’abandonnait quand il songeait au moins où il devrait y répondre, et voilà qu’il se retrouvait justement face à cette interrogation.
Mary aussi semblait trouver que l’idée de chocolat était la meilleure que Remus ait eue depuis le début de cette interrogation, puisqu’elle enfourna quelques carreaux dans sa bouche alors qu’il terminait les siens. Il se redressa finalement pour regarder la blonde dans les yeux, autant que possible, du moins.

« Je n’ai rien dit à personne n’abord parce que Dumbledore m’a demandé de ne pas le faire. Les Maraudeurs ont deviné en deuxième année, et Lily en cinquième, ce n’était donc pas véritablement de ma faute. J’étais bien, avec seulement ces personnes au courant. James, Peter et Sirius sont ma garde rapprochée, et Lily trouve les meilleures excuses pour justifier mes absences. Je ne me posais même pas véritablement la question pour les autres, et pour toi en particulier, j’ai dû dire une ou deux fois que jamais je ne te l’avouerais à cause de ton penchant pour les ragots. Remus déglutit difficilement, honteux d’avouer ça. Son regard se posa sur le lit, sur le mur, sur le cadre vide qui trônait au-dessus de la cheminée, bref sur tout sauf sur Mary MacDonald, avant qu’il ne reprenne le fil de ses paroles. Mais ce n’était pas ça, la véritable raison, Mary. Je sais que jamais tu n’iras balancer ça. La vérité c’est que je … je meurs de peur de … Il ne parvint pas à terminer sa phrase, il choisit donc de prendre un autre carré de chocolat sur sa tablette, tout en s’autorisant un regard sur la jeune femme. Tu sais, en cinquième année, quand je suis sorti pendant quelques mois avec Jules ? Elle était la première personne à qui je l’ai véritablement dit. Elle a hurlé, elle a pleuré, et elle m’a quitté. J’ai mis des semaines à m’en remettre, pas à cause d’elle, mais à cause de ce que ça m’a rappelé : je vivais dans une bulle Mary, une bulle où James appelle ma lycanthropie "mon petit problème mensuel", où Sirius me surnomme Furry, et où Lily et James se battent pour que je décide qui des deux a trouvé la meilleure excuse pour mon absence de ce mois-ci. Mais ce n’est pas ça, la réalité de ma maladie. La réalité ce sont des cris et des pleurs et surtout, surtout, la solitude. Je ne suis pas référencé dans le registre des Loups-Garous parce que je ne veux pas qu’on me voie différemment. Je ne te l’ai pas dit parce que je ne voulais pas te perdre. Ce n’est pas un problème qui vient de toi, Mary. C’est moi. De toute façon, d’ailleurs, c’est un problème qui vient de moi, puisque c’est quand même moi le Loup-Garou de l’histoire ! »

Remus rit à cette dernière observation, regardant cette fois Mary plutôt franchement dans les yeux. Il en avait fini de sa réplique, et espérait qu’elle comprendrait au moins un peu ce qu’il avait essayé d’exprimer. Plus qu’à le dire à Marlène et Eve, maintenant …  

 
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» Blblbl. Oui ceci est du remplissage de titre. Et grâce à ça je vais vous faire perdre trentes secondes de lecture et vous faire sourire légèrement même si certains diront "c'est pas vrai j'ai pas sourit". Ceux là je les zute. C'est clair ? Bref.
» AUSTIN ▼ il faut de tout pour faire un monde, il me faut toi pour faire le mien.
» CALYPSO ☂ tous les hommes craignent de se faire posséder par une sirène.
» Venez nous faire découvrir de nouveau groupe (ou chanteur ;p)
» Pages d'histoire des hommes et des femmes d'Haiti et leurs épisodes

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