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 I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)

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MessageSujet: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)   Ven 25 Mar - 2:54

Augusta, agenouillée dans le dortoir des garçons de 6e année, fouinait. Elle n’avait pas eu de difficulté à monter, prétendant qu’elle allait chercher un truc à son frère. Elle avait lancé un sort sur la porte pour s’assurer d’être seule. Les garçons penseraient surement qu’un couple voulant être seul s’y trouvait. D’ailleurs, elle ne fouillait même pas le dortoir au complet, seulement un coin en particulier, celui qui l’intéressait. Celui de Regulus Black. Elle regardait partout, en dessous de l’oreiller, du lit, du matelas… En ce moment elle regardait dans sa malle. Ce qu’elle cherchait ? N’importe quoi qu’elle n’était pas censée voir. Il devait bien y avoir quelque chose non ? Tout le monde cachait quelque chose, encore plus à Serpentard et Regulus n’était certainement pas le petit garçon parfait que tout le monde s’imaginait. En regardant cette fois-ci dans sa malle, Augusta se dit qu’elle devait bien y arriver si elle ne voulait pas se retrouver en position de faiblesse. Elle détestait la faiblesse. En effet, quelques jours plus tôt le jeune homme l’avait vu alors qu’elle était en plein entrainement secret de Quidditch. Or, sa mère le lui avait interdit. Bien sûr, celle-ci avait dû le répéter encore et encore aux réunions de sang-pur, radotant que ce n’était pas un sport adéquat pour les jeunes filles. Elle était même allée jusqu'à brûler son balai ! Son magnifique balai de frêne blanc ! Ce soir-là elle avait pleuré de rage dans son lit. Sa mère avait dû se sentir inutile cette journée-là ou manquer d’action et avait voulu pourrir la vie de sa fille pour compenser. Au moins il lui restait ses chaussons de danse… Du coup, n’importe qui ayant un minimum d’importance savait qu’elle aurait de sérieux problèmes si jamais elle jouait au Quidditch. Seules une ou deux personnes savaient néanmoins qu’elle s’entrainait encore parce que sérieusement, elle ne pourrait s’en passer. Le sentiment qu’elle ressentait était incroyable et elle ne voudrait jamais l’abandonner. Il était donc primordial qu’elle trouve quelque chose pour retenir Regulus de parler. Elle savait comment les choses marchaient, il pourrait lui faire du chantage avec ça. Elle le savait parce qu’elle avait souvent fait pareil. Du coup, alors qu’elle jetait un coup d’œil au fin fond de sa malle, elle tomba sur un médaillon. Étant naturellement attirée par les jolies choses, elle le sortit afin de l’inspecter. Il était magnifique. La pierre vert foncé ainsi que le contour argenté rappelaient les couleurs de Serpentard et un ‘’Toujours Pur’’ ornait le devant. Ce n’était toutefois rien d’intéressant pour sa quête. Elle le retourna avant de le ranger et là, Augusta eut un sourire qui élargit son visage. Une constellation ornait le derrière du médaillon, mais pas n’importe laquelle. Si elle se rappelait bien ses cours d’Astronomie il s’agissait de celle du Chien, Sirius. La chaine n’appartenait donc clairement pas à Regulus et il la gardait pour elle ne savait quelle raison. Or si elle avait appartenu à Sirius qui avait été déshériter et que c’était Regulus qui l’avait, l'histoire n’était pas nette. Les parents auraient forcément voulu s'en emparer pour que le traitre n'y touche plus, non ? En tout cas c'est ce que ses parents auraient fait. Elle attacha le médaillon à son cou, le rentra à l’intérieur de son chandail, puis fila vers le terrain de Quidditch. Elle savait que les Serpentards s’entrainaient, c’était d’ailleurs précisément pourquoi elle avait choisi ce moment pour fouiller le dortoir.

Une fois arrivée au terrain, elle alla s’asseoir sur les estrades, prétendant être là simplement pour l’entrainement. Après tout, c’était très possible. Beaucoup le faisaient et quelques groupes de filles étaient dispersés ici et là. Il était vrai que certains joueurs étaient mignons, mais elle n’était pas là pour ça. Elle était là pour vérifier si elle avait une piste pour Regulus, ce qui était fort probable et ça la faisait sauter de joie intérieurement. Elle avait toujours su que ce garçon était louche. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi il avait gardé le médaillon de son frère alors qu’il était censé le haïr. C’est vrai quoi, il avait fait honte à leur nom ainsi qu’à leur sang. Augusta ne comprendrait jamais certaines personnes. Elle sentit l’excitation monter un peu plus en elle lorsque le capitaine annonça la fin de l’entrainement. Pourvu qu’il se dépêche, pensa-t-elle. Elle ne voulait plus être vulnérable, elle voulait qu’ils soient à égalité, avoir un secret à lui elle aussi. Elle ne lui faisait pas assez confiance et sa réputation était trop importante. Elle vit finalement sa tête brune sortir des vestiaires. Parfait. Elle descendit des gradins, puis s’en alla à sa rencontre.

« Salut Regulus ! Et puis cet entrainement, ce n’était pas trop mal ? J’espère que vous êtes prêts pour le match contre les Serdaigles, vous devez les battre. » Elle n’allait tout de même pas révéler son jeu tout de suite. « Je te raccompagne au château ? » Dit-elle tout sourire. Elle était peut-être légèrement louche. Après tout, ils avaient beau faire parti du même groupe et se connaitre depuis qu’ils étaient petits, ils n’étaient pas réellement proches. Elle était louche et le savait, mais c’était ce qui lui faisait plaisir. La peur qu’il avait de ne pas savoir ce qui s’en venait lui faisait plaisir. Sadique ? Peut-être un peu, mais elle avait surtout hâte de pouvoir montrer qu’elle ne se laissait pas faire, qu’il ne connaitrait pas un de ses secrets sans qu’elle n’agisse. Alors qu’ils avaient déjà effectué quelques pas, elle dit d’une voix bien mielleuse : « Regarde ce que j’ai trouvé, il est beau n’est-ce pas ? » Dit-elle tout en sortant le médaillon de sous son chandail. Ne manquait plus qu'à voir sa réaction, si elle le tenait ou si elle devrait encore chercher.

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MessageSujet: Re: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)   Sam 26 Mar - 1:36




I'll keep your secret if you keep mine
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Tu songeais très sérieusement à t'asseoir dans l'herbe pendant que le Capitaine de ton équipe donnait mille instructions à suivre. Ayant décidé qu'il ne laisserait pas la première place convoitée par les quatre Maisons lui échapper pour sa dernière année au sein du vieux château, vous vous retrouviez à être la première Maison à essayer le terrain cette année, les sélections étant à peine terminées ; la politique Serpentard était effectivement de ne pas se contenter de celles-ci mais de continuer les tests une fois les entraînements commencés. Il s'agissait de prendre les meilleurs, et cet esprit se ressentait tout particulièrement cette année, avec cette toute nouvelle pression s'ajoutant aux autres. L'heure était visiblement au changement, surtout au niveau de la stratégie employée sur le terrain, d'après ce qui était dit. Vous vous révéliez malgré tout être une bonne équipe, mais le besoin de laisser une trace dans l'école avait finalement dû vaincre le donneur d'ordre. Une dizaine de conseils étaient donnés à chaque personne sans qu'elle ne sache encore qu'en faire. Levant très subtilement les yeux au ciel, tu ne pouvais t'empêcher de penser que ces stratégies pré-établies n'auraient aucune valeur une fois sur vos balais, dans la mesure où le jeu comprenait beaucoup d'improvisation. Dans ton cas, le Vif d'Or ne suivrait pas un schéma enregistré d'avance, malgré tes tentatives de comprendre sa trajectoire, et tu doutais fortement qu'une stratégie élaborée alors que vos pieds touchaient la terre se révèle infaillible pour prévoir le comportement d'adversaires que vous n'étiez encore même pas sûrs d'avoir.
Lorsque ce fut le moment de dévoiler les nouveaux balais prévus depuis dorénavant quelques années, sensés assurer la victoire, c'en fut trop. Chacun avait été formé sur son ancien balai et les joueurs prendraient un temps monstre pour s'adapter à ces nouveaux achats. Lorsqu'un te fut présenté, tu dus décliner l'offre.
- Non, c'est gentil, mais je me suis trop habitué à mon ancien balai, je pense qu'il sera mieux. Face à son regard sceptique, tu développas. Je suis désolé, mais c'est juste que les plus anciens sont justement plus légers, et avec la sophistication de la nouvelle génération ils feront automatiquement perdre de la vitesse à n'importe quel Attrapeur. La dernière chose dont tu avais besoin après toutes les nouvelles stratégies que vous deviez appliquer était un balai impraticable et t'appartenant à peine. Tu joignis le geste à la parole, prenant le Nimbus 1500 qui reposait à tes pieds, en faisant attention à ne pas quitter le regard du Capitaine de Serpentard, vérifiant qu'il ne prenait pas mal ton refus ; tu avais les confrontations, même les moins importantes, en horreur.
Le balai n'avait effectivement de vieux que le nom, et avait le mérite de ne concentrer que ce qui était essentiel pour le vol ; tu doutais fortement que quelque chose de potentiellement plus lourd que toi puisse t'emmener vers le Vif d'Or sans la moindre encombre. Voyant que le Serpentard prenait bien l'information, tu te risquas même à la compléter, chose qui était, selon toi, un grand pas vers l'avant.
- Peut-être qu'ils pourraient continuer avec les balais qu'ils ont en ce moment, s'ils veulent? Ils ont été recrutés dans l'équipe avec, après tout? Tu te mis à parler plus vite et à éviter les regards durant ton court temps de parole, te rappelant que non, tu n'étais pas Capitaine, et que tu ne savais pas comment les autres joueurs occupant d'autres fonctions étaient sensés fonctionner. Tu te sentais désolé que ces balais ne soient peut-être pas destinés à être utilisés, mais la décision de garder ce qui étaient en bon état et adaptés aux besoins et aux attentes des élèves s'imposait si l'équipe ne voulait pas perdre trop de temps à prendre ses marques ; et personne ne supporterait de se mettre en position de danger ou même de perdre. De toute façon, ils seraient de toute manière utilisés par ceux qui ne possédaient pas de balais et qui en souhaiteraient, laissés à la disposition de tous- et toutes, pensas-tu en te souvenant d'Augusta sur un balai. Tu retins un sourire. La situation avait été pour le moins surprenante ; l'enfant chéri de ses parents, au comportement réputé pour être irréprochable et s'attirant la fierté de tous les hommes et les femmes de votre rang pour ces raisons, qui avait tout l'air de rentrer d'une ballade en balai, dès l'aube. Tu avais tout de suite su que tu ne devais pas être ici, mais tu ne pus t'empêcher d'avoir eu un véritable blocage. La jeune Verte et Argent avait pourtant été défendue de s'entraîner à ce genre d'activités par ses parents, discours qu'ils tenaient face à chaque personne auxquelles ils conversaient sur l'éducation de leur progéniture, et qui se voulait sur ce point définitif.
Tu fus tiré de tes pensées par l'appel à monter sur les balais, tout le monde ayant enfin terminé de délibérer, alors qu'il vous restait seulement une heure avant de devoir libérer le terrain. Une dynamique s'installa très vite entre les joueurs, et l'équipe avait été efficace ; il n'était pas question de le souligner, et chacun avait eu affaire une masse de défauts à corriger, toi y compris, mais pour votre bien. Il n'était pas question d'essuyer une défaite dès le premier match pour la Maison des déterminés.

Tu fus étonné de te rendre compte qu'Augusta était présente pour te parler ; vous faisiez partie du même groupe, mais vos relations se voulaient le plus souvent intéressées, bien que tu appréciais la jeune fille avec qui tu avais grandi. Et Augusta semblait bien trop énervée et réjouie pour que le reste de la conversation qui s'annonçait soit normale. Tu levas les yeux, plus attentif à son langage corporel qu'à ce qu'elle disait. Cependant lorsqu'elle pointa du doigt le match à venir et votre besoin de le gagner, tu réprimas l'envie de l'inviter à se joindre à vous pour s'en assurer, étant donné qu'elle se débrouillait si bien sur un balai. Cependant, plutôt que de débuter une guerre, tu eus la sage décision de la suivre silencieusement. Elle se sentait bien entendu concernée par le prestige que pouvait renvoyer Serpentard, mais tu ne pensais pas qu'elle soit venue pour vous encourager.
Une fois bien éloignés des regards des autres, elle se révéla enfin prête à dire ce qu'elle attendait. Tu fronças les sourcils, redoutant le pire.
Et le pire n'était effectivement rien face à ce qui se présenta sous tes yeux, en possession de la vipère aux anges. Tu ne pus te retenir d'ouvrir grand la bouche, choqué, et de tenter de récupérer l'objet, avant de reprendre le contrôle de toi-même. Tu étais de toute façon trop petit en taille pour espérer saisir le médaillon, que tu avais parfaitement reconnu, même si tu n'avais aucune idée de la façon dont elle avait pu s'en emparer. N'importe qui pouvait donc sérieusement entrer dans les dortoirs? Il s'agissait d'un véritable problème, bien que pas le premier de Poudlard. Tu laissas ton esprit traiter toutes les informations, sous l'emprise d'un stress qui n'avait pas fini d'augmenter.

- Mais, pourquoi tu as fait ça? T'exclamas-tu, avant de te rendre compte de l'erreur de ton propos ; tu ne t'étais pas rendu compte que tu avais un tel argument contre elle avant qu'elle n'en ait un contre toi. Tu devais admettre un certain coup d'avance de sa part. Tu optas ensuite pour une réflexion plus menée pour la prochaine fois que tu prendrais la parole, et avec tout le mal du monde tu affichas un air tout à fait dégagé et fier, presque moqueur ; un regard qui, tu en étais sûr, seuls ceux de ton rang étaient capables de réaliser, pour continuer sur un ton plus posé
- C'est joli en effet, mais je pense que tu en as déjà vu dans ta vie, et que tu peux t'en offrir. Tu n'es pas obligée de voler tes camarades pour en avoir, c'est très mal vu, surtout que tu es Préfète. Tu eus un pincement de la lèvre imperceptible. Cette fois, tu aurais beaucoup de mal à rattraper ta première réaction, d'autant plus que la Septième Année était loin d'être dupe.
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MessageSujet: Re: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)   Sam 26 Mar - 18:39

S'éloignant du regard des gens, Augusta avait attendu d'être un peu plus loin pour attaquer. La dernière chose qu'elle voulait c'était de faire une scène devant tout le monde, ça paraitrait mal et ce n'était pas de leurs affaires. Au moins ce qui était bien, c'était que de les voir ensemble ne semblait pas suspicieux. Après tout, comme la plupart des sang-purs ils se connaissaient depuis le berceau. Ils s'étaient certe éloignés, mais ils ne paraissaient pas louche pour autant. Augusta fut plus que satisfaite de la réaction de Regulus. Il avait la bouche grande ouverte et sa main se leva pour récupérer l'objet avant de la rebaisser, essayant de se contrôler un minimum. Son impulsivité l'avait trahi, c'était bien assez pour savoir qu'elle avait touché juste avec ce médaillon. Elle était aux anges, elle avait sa réponse. Il lui demanda pourquoi elle avait fait ça, on aurait vraiment dit qu'il paniquait. Ce garçon doit apprendre à gérer ses émotions. Se dit Augusta. C'était plus facile à dire qu'à faire, mais elle n'était pas à sa place et tant mieux. Elle avait eu sa dose lorsqu'il avait découvert son secret. Avant d'élaborer son plan, elle aussi avait paniqué. Personne ne devait savoir que Augusta n'était en fait pas la petite fille parfaite dont tout parent pouvait rêver ou qu'elle n'approuvait pas les décisions de ceux-ci. Des Gryffondors eux se vanteraient de désobéir aux ordres, mais Augusta étant loin d'en être une et préférait faire profil bas. Elle rit intérieurement en voyant Regulus tenter de se rattraper. Il avait remis son masque qui était tombé durant un court moment, semblant maintenant complètement détaché de la situation. Elle savait toutefois qu'intérieurement il devait avoir des pensées bien différente. Elle pinça des lèvres d'un air crispé lorsqu'il évoqua qu'elle avait pris le médaillon parce qu'elle voulait le voler. Après tout comme il avait si bien dit, une Greengrass n'avait pas besoin de voler les affaires des autres. C'était une insulte de prétendre le contraire. Lorsqu'elle enviait un produit ou un objet, elle s'assurait d'en avoir un meilleur plutôt que de le prendre. Elle savait toutefois qu'il le disait uniquement pour faire bonne figure, pour la faire oublier sa première réaction. Et bien ça ne marcherait pas.

« Tu penses vraiment avoir à me dire ce qui est mal vu ou pas ? » Dit-elle en s'esclaffant. Ce qui serait mal vu en effet, serait que les Black apprenent que Regulus gardait le médaillon de son frère. De plus, Augusta était une experte au petit jeu de garder les apparences et elle avait un maintient irréprochable, elle savait ce qui était correcte et ce qui ne l'était pas. C'était une caractéristique de son éducation, sinon de toute famille de sang-pur qui se respecte. Elle dit ensuite : « Voyons Regulus, qui a dit que je voulais le voler ? Comme tu l'as si bien dit je n'en ai pas besoin, des bijoux j'en ai déjà par milliiers, merci. » Une autre caractéristique d'Augusta était son côté vantard. Qu'elle était le problème de toute façon si elle avait effectivement de quoi se vanter ? Ce n'était pas comme si elle était une miss-tout-le-monde issue d'une petite famille de sang-mêlé de classe ouvrière. Non, elle était une Greengrass et ils avaient du pouvoir et de l'argent. Elle fit quelques pas de plus avant de dire d'un faux air songeur : « Ce qui m'intéresse c'est plutôt ce que ce médaillon fait au château. Je devrais peut-être envoyé un hibou à tes parents pour leur redonner ce qui leur appartient. Je ne voudrais pas avoir l'air de m'approprier ce qui n'est pas à moi. Tu penses que c'est une bonne idée ? »  

Augusta s'amusait comme une petite folle de voir ainsi sa proie prise au piège. Comme à chaque fois où elle participait à ce genre de manège elle se sentait forte, puissante. C'était encore mieux sur des élèves d'une autre maison ou plus jeunes qui avaient peur d'elle. Il était par contre moins fréquent pour elle d'utiliser de telles manœuvres sur les élèves de Serpentard. La plupart du temps ce n'était pas nécessaire. Néanmoins comme le prouvait la situation, si elle en avait besoin elle n'hésiterait pas.

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MessageSujet: Re: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)   Mer 30 Mar - 16:43




I'll keep your secret if you keep mine
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« No-one around here's good at keeping their eyes closed »
Tu penchas la tête plusieurs fois, faisant passer ta nervosité pour de crainte d'être repéré par d'autres élèves qui se demanderaient ce que tu faisais avec la Septième Année, alors que vous vous fréquentiez si peu. Il faut dire que les plus jeunes élèves allaient dorénavant arriver d'un instant à l'autre pour suivre leur cours de Vol, et que tu n'avais pas envie qu'ils puissent entendre votre conversation. Tu finis par concentrer à nouveau ton attention sur Augusta, qui avait l'air de s'amuser beaucoup trop ; tu n'avais jamais expérimenté le fait d'être de l'autre côté du miroir, mais tu laissais volontiers ta place aux Poufsouffle habituels qui l'occupait malgré eux, regrettant de savoir qu'elle ne te lâcherait pas – pourquoi le ferait-elle ? Tu penchas ta tête, lassé d'avance de la conversation qui se dessinait. Tu t'attendais à une série de remontrances et une liste des attentes que tes aînés avaient envers toi, mais certainement pas à ça. Tu soufflas pour feindre ton désintérêt total, sachant parfaitement qu'il n'y avait rien de plus difficile à affronter pour un Serpentard, puisque tu y étais tout aussi sensible.

« Tu peux le jeter ou en faire ce que tu veux, je m'en fiche. »
La tâche aurait été bien plus aisée si tu n'avais pas eu la stupidité d'agir avant de réfléchir, mais tu fis tout de même le choix de t'y atteler. Il n'y avait pas grand chose d'autre à faire, de toute façon.
Tu observas le pincement de lèvres de la Verte et Argent lorsque tu évoquas son comportement déplacé ; il n'y avait rien de plus efficace pour une personne de votre caste que de remettre en cause sa famille, de quelque façon que ce soit, bien que vous soyez parfaitement au fait de l'importance de chacune d'entre elles. Ce sujet pouvait facilement devenir votre sujet de disputes le plus important, par ailleurs. Elle reprit cependant rapidement son petit manège, effaçant son léger malaise en faisant apparaître un regard carnassier. Tu commençais à prendre peur de perdre le contrôle de la situation, qui semblait déjà bien mal engagée. Le reste de ses paroles continua de t'inquiéter encore plus, et il te fallut redoubler d'imagination pour savoir qu'y répondre ; tu avais pris pour habitude de diriger ce qui pourrait devenir une confrontation vers un sujet de discussion plus neutre, et t'étais révélé doué à l'exercice. Cependant avec Augusta, il aurait littéralement fallu une invasion de dragons pour détourner son attention, et tu le savais ; elle était parmi les plus tenaces. Tu fis très attention au choix de tes mots et à la moindre de tes expressions, sachant qu'elles seraient déterminantes. Il ne fallait-il vraiment pas que tes parents l'apprennent, car tu ne savais vraiment pas comment ils allaient réagir ; certainement détruire le médaillon, mais tu n'avais aucune idée de ce qu'ils pourraient te dire.

« Tu peux toujours essayer, ils s'interrogeront surtout comme moi sur ce qui t'as poussé à fouiller dans mes affaires, et en déduiront, comme moi, que tu devais vraiment être désespérée. Ils ne sont loin d'être dupes. Mais si ça te fait plaisir, et que tu n'as que ça à faire, parce que je ne vois que ça,  alors fais-le. Tu risqueras surtout de mettre fin à plusieurs générations d'alliances entre les Maisons Black et Greengrass en remettant en cause le comportement de leur héritier. Et pour ce qui est des remontrances que j'aurais, sache que Walburga et Orion Black ont dorénavant des projets pour moi. Ils passeront vite sur ce que j'ai pu faire quand je devais avoir quatorze ans, ou quelque chose dans le genre. »
Tu marquas une courte pause, le temps d'observer si ton discours avait au moins le mérite d'être convaincant, avant de te permettre d'ajouter
« Mais je suis sincèrement désolé si tes parents, eux, n'ont toujours pas d'ambition pour toi, et se contentent encore de veiller à ce que tu fais. Quoiqu'ils ont peut-être raison. »
Le ton était rapide sous l'effet du stress, presque mécanique, mais compréhensible, et tu te surpris toi-même en te rendant compte des mots qui pouvaient sortir de ta bouche. Tu ne croyais pas un mot à ce que tu venais de dire, et détestait d'avoir à te vanter de la sorte – pourtant, il n'y avait que l'usage de l'héritage dû qui semblait avoir d'effet entre vous, bien que vous soyez encore jeunes. Il était tout à fait possible pour un habitué de voir que tu étais encore loin d'être rompu à l'exercice, mais tu espérais seulement qu'Augusta te laisse, bien que la chose semblait très mal partie pour. La tirade enfin prononcée, tu soufflas lentement afin d'évacuer la tension qui s'était emparée de toi, et tu la regardas enfin dans les yeux, chose que tu n'avais pas réellement fait tout le temps où tu avais pris la parole.
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MessageSujet: Re: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)   Sam 9 Avr - 19:01

La confrontation, ça connaissait Augusta. Elle n'en avait pas peur, contrairement à certains qui préféraient se taire. Ça lui valait des regards désapprobateurs de son frère, mais ça la divertissait bien trop pour arrêter. Elle se faisait ainsi respecter des autres élèves, leur démontrait qui elle était, ce qu'elle pouvait faire. Elle démontrait qu'ils étaient mieux de se tenir tranquilles s'ils ne voulaient pas qu'elle s'en prenne à eux. Elle se devait de rester sur ses gardes et c'était exactement ce qu'elle faisait avec Regulus. Après tout, pas question qu'il sache des informations personnelles sur elle sans qu'elle ne puisse également lui faire du chantage. D'ailleurs elle croirait presque avoir eu tort sur ce foutu médaillon. Presque parce qu'elle était consciente de son petit jeu d'acteur qui se voulait décontracté. Il aurait été crédible sans sa première réaction. Elle trouvait d'ailleurs que le jeune homme ressemblait présentement à un poisson avec ses grands yeux globuleux cherchant quelle tactique adopter, comment agir. Il ressemblait à un poisson qui s’était fait prendre dans un filet et qui essayait maintenant tant bien que mal de se débattre. Un poisson ayant mordu à l’hameçon trop vite. Alors qu'Augusta évoqua de parler aux parents du jeune homme, celui-ci l'étonna avec son sens de la répartie. Elle ne savait pas que le jeune Black habituellement timide et discret était capable d'en dire autant. C'était peut-être même la première fois qu'il alignait autant de mots devant elle. Dans sa tirade, il évoqua entre autres que les Black s'interrogeraient sur ce qui l’avait pousser à fouiller dans ses affaires, pensant qu'elle était désespérée. Désespérée ? Augusta aurait plutôt utilisé le terme déterminé. Le culot dont faisait preuve Regulus l'étonnait et l'agaçait à la fois. Elle n'avait pas l'habitude qu'on lui réponde de la sorte et se demandait même s'il n'avait pas oublié à qui il parlait. Il faudrait remédier à la situation. Elle s'était montrée correcte jusqu'à présent, le Serpentard n'étant pas un ennemi en soi, mais s'il pensait qu'il pouvait lui parler ainsi sans qu'elle ne réagisse il se trompait sur toute la ligne. Elle s’arrêta brusquement de marcher et lui fit face. Elle rencontra enfin son regard qu'il avait tant semblé éviter. Tant mieux. Elle n’avait pas peur de le regarder dans les yeux.

« Mes parents, pas d'ambitions pour moi ? On verra ça dans quelques années, quand tu travailleras pour mon mari. »

Elle ne savait même pas qui serait son fiancé et n'avait aucune idée de ce que Regulus voulait être, mais elle s'en contrefichait. Peu importe le choix de ses parents, ce serait un homme riche et puissant dont la famille avait un grand prestige. Il était donc probable que certains de ses camarades de classe finissent sous ses ordres. Toutefois, Regulus n'avait pas tort en disant que ses parents pensaient juste à la marier, mais au final, quelle importance ? Une fois marié elle pourrait faire tout ce qu'elle voulait, donc partir sa propre entreprise et se concentrer sur la danse. Elle enchaîna rapidement d'un ton méprisant :

« D'ailleurs, tu es certain que tu ne parles pas de toi ? Comment tu te nommes déjà ? "L'héritier" ? » Elle eut un rire moqueur. « Regarde les choses en face, tes parents n'ont aucun projet pour toi. S’il y a bien quelque chose dont tu as hérité, c’est des restes de ton imbécile de frère. »

C'était bien connu, dans les grandes familles l'ainé héritait souvent des meilleurs biens. Ce n’était pas pour rien que ses parents avaient pensé fiancé Sirius et Augusta. Les Greengrass avaient voulu choisir un aîné pour être certain que leur fille ait le meilleur avenir possible. Elle avait ajouté que Sirius était un imbécile en guise de provocation, pour jouer un peu avec Regulus qui tenait encore clairement à son frère. Augusta aussi l’avait un jour réellement apprécié. Ce temps était toutefois résolu. Il avait tout gâché en quittant sa famille. Elle lui en voulait, elle aurait pu avoir le double de son prestige grâce au nom des Black. Elle répondit ensuite à un point que Regulus avait évoqué dans sa tirade, la réaction d’Orion Black et Walburga. Il avait beau prétendre qu’ils n’en auraient rien à faire, Augusta n’en était pas convaincu. Bien sûr, ils n’en voudraient pas longtemps à leur fils. Toutefois, il y avait fort à parier que celui-ci regretterait amèrement ce qu’ils feraient au médaillon.

« Pour ma part, je pense au contraire que tes parents me sauront reconnaissants de leur avoir redonné ce qui leur appartient. Après tout, il n'est pas à toi non plus ce médaillon. J'ai peut-être simplement vu ton frère en sa possession. »

Quel parent de sang-pur ne serait pas reconnaissant qu’on enlève un héritage à un traitre à son sang ? Il y avait toutefois une question qui repassait en boucle dans l’esprit de la blonde. Pourquoi diable Regulus y tenait tant ? Son frère l’avait abandonné et bien qu’il devait regretter celui qu’il était, pourquoi regretter celui qu’il était maintenant ? Elle ne comprenait pas et n’essayait pas.  Elle ne se mettait même pas à sa place en s’imaginant qu’Aurelius était Sirius parce que ça n’arriverait jamais. Jamais.

« Y'a quand même un truc qui m'échappe. Pourquoi tenir encore à ton frère alors qu'il vous a lâchement abandonner ? Tu ne penses tout de même pas suivre ses traces ? »

Voilà ce qu’elle soupçonnait de Regulus. Elle le soupçonnait de ne pas réellement croire en leurs idées et ce, depuis longtemps. Le médaillon n’était qu’une preuve supplémentaire. La question n’avait qu’une seule réponse possible, peu importe la vérité. Elle savait que Regulus répondrait que non, peu importe la vérité. Tant pis, elle avait des milliers d’autres occasions de le mettre à l’épreuve. Une place dans sa cour devait se mériter et il n’y avait aucun siège possible pour les traitres ou ceux qui doutaient de leurs idées. Pauvres Black... Malgré leur prestige, la famille connaissait de nombreux traitres.

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MessageSujet: Re: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)   Ven 15 Avr - 23:08




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« You can't wake up, this is not a dream, you're part of a machine, you're not a human being »


La jeune Serpentard avait claqué ses talons avant de s’arrêter brusquement afin de te faire face, mais tu n’avais pas perçu ce geste comme une menace. Tu connaissais la propension de tes pairs à user de ce genre de manières presque théâtrales pour accompagner leurs mots lorsqu’ils se voulaient acide. Celle-ci était par ailleurs très efficace, mais pour ta part tu étais préparé à ce genre d’interventions. Quoiqu’on puisse dire sur la froideur de l’élite de ta Maison, ils restaient encore très loin d’être ternes pour autant, et tout le monde se souvenait de leur passage. Alors lorsqu’elle t’adressa son regard, tu fis tout ton possible pour ne pas paraître impressionné, parce que c’était tout simplement l’effet recherché. Soutenir son regard restant tout de même impossible à réaliser, tu orientas le tien vers le château de Poudlard. Au moins elle pourrait penser que tu te concentrais seulement sur autre chose, bien que tu y croyais peu. Tu osas une certaine remarque sur son futur époux lorsque tu l’entendis en parler. Augusta était encore loin d’être mariée, bien que ta famille y soit peut-être pour quelque chose, malgré elle.
« - Oh, et bien dans ces cas-là je ne peux pas attendre de pouvoir rencontrer l’heureux élu. » Te mis-tu à sourire face à l’irrationalité de la situation. Tu ne savais pas si Augusta avait un ressentiment assez fort pour en venir à s’emparer du médaillon de ton frère juste pour te faire payer de le posséder, mais il faudrait clairement se reprendre à un certain moment, parce que la conversation, et tu y étais assurément pour quelque chose, devenait absurde. ,
Et puis, finalement, tu pris conscience que la conversation n’allait pas s’arrêter à des enfantillages. Tu ne répondis plus, ne prenant pas le risque d’aggraver les choses une fois de plus ; tu l’avais peut-être assez fait. Tu savais que croiser le regard d’Augusta serait toujours aussi inutile, le connaissant par cœur pour être celui qui appartenait à votre caste. Il n’y avait aucun moyen qu’une personne apprenne, même après plusieurs années d’apprentissage, à avoir l’air aussi peu impressionné, menaçant et moqueur. Même pas avec toute une vie. Néanmoins le commentaire sur son frère aurait pu être évité, selon toi, et qui te fit tiquer. Ton frère pouvait être qualifié de bien des défauts, mais Augusta savait pertinemment que l’imbécilité n’en faisait pas partie.  Mais dévoiler en ce moment que tu ne supportais pas ce genre de propos rendrait ta situation encore pire. Tu savais de toute façon que non, ton frère n’était pas complètement dénué d’intelligence, et que oui, tes parents croyaient assez en toi pour t’offrir un avenir sous leur nom ; tu faisais de ton mieux pour, dans tous les cas, bien que ta nouvelle position rende les choses plus compliquées.  Il s’agissait seulement d’éviter un drame familial considérable et de ramener de mauvais souvenirs en laissant ce vestige d’une époque passée tomber dans leurs mains. De la même façon que les personnes qui s’amusaient à décrier la personnalité de ton frère aîné, tu n’en avais pas du tout besoin, et tu devais trouver une solution. Tu savais pertinemment qu’ils seraient tous les deux très loin de cacher leur déception, surtout désormais qu’ils t’avaient accordé un peu de confiance, et que le sujet de Sirius serait à nouveau remis sur le tapis – si tu avais cherché à ce qu’on l’aborde enfin pendant tout l’été qui avait suivi sa fugue, tu avais par la suite compris que cela n’apporterait rien de bon auprès des réactions des autres Serpentard à l’égard de ce geste.
« - Je te l’ai dit, prends-le, je t’en prie, jette-le, tu peux le faire ! Ne te méprends pas, je n’en ai pas besoin, j’ai le mien. C’est une passion plutôt bizarre que d’explorer les affaires des autres pour essayer de les confronter avec, mais ce n’est pas la première fois pour toi après tout. »
Ta réplique fut ignorée lorsqu’Augusta se lança dans une analyse certainement plus approfondie de la chose, et qui avait en tout cas le mérite d’être logique. Tu n’avais évidemment pas gardé le médaillon pas simple défiance, mais pas non plus sans y réfléchir une seconde – tu n’avais simplement pas voulu que Walburga Black efface quelque chose de plus. La scène avait été émotionnellement assez violente pour que tu te mettes à penser qu’on ne pouvait pas te blâmer sur ta possession, fait qui s’avérait apparemment faux.
Cependant la dernière remarque de la Prétendante à la Cour te fit pincer tes lèvres ; tu ne t’attendais réellement pas à de tels propos, et surtout pas après un an avec un comportement le plus irréprochable possible. Tu ne voyais pas comment tes pairs pouvaient encore penser que tu pourrais ne pas être des leurs, et si la situation avait été plutôt douloureuse lors de ta première année dans l’école de magie, elle l’était devenue encore plus lorsque la comparaison s’établit avec un Traître, et non un frère. Dans le cas précédent, tes camarades de Maison savaient que votre ressemblance – aussi physique qu’émotionnelle – était naturelle, et qu’ils ne pouvaient pas blâmer ce certain attachement affectif. Or ce n’était désormais plus le cas, et il fallait être en tous points différent, irréprochable, et tu pensais que tes efforts avaient été remarqués, même de la Septième Année. Cette dernière était d’ailleurs en possession d’un frère et tu te demandais combien elle était peu attachée à lui pour te poser ce genre de question. La notion de vie privée étant tout à fait étrangère aux individus vivant dans le château, tu avais appris que ceux-ci avaient de nombreux points de discordances, mais qu’ils ne s’étaient jamais tourné le dos pour autant ; et que personne ne semblait forcer leur rupture.
« Je te défends de dire ça! Nous n'avons absolument rien à voir. » tentas-tu, excédé, avant de te compléter, sachant qu'elle n'en n'avait que faire « Augusta, je ne sais pas exactement ce que tu es en train de penser, et crois-moi, je n’en ai aucune envie, mais sache que si ton soucis est de finalement accéder à la place que tu convoites, ce ne sera pas en étant méfiante de toutes les personnes qui pourraient t’aider à t’y mettre que tu y arriveras mieux. »
Tu avais volontairement évité le sujet de ton frère pour ne pas lui donner encore plus d’idées ; elle était déjà visiblement assez inspirée pour que tu te mettes à l’encourager dans ce domaine épineux. Tu trouvais, en toute honnêteté, la politique autour de l’établissement d’une hiérarchie tournée autour des Reines t’intéressait peu depuis qu’il ne s’agissait plus de ta cousine, Narcissa, qu’aucune à tes yeux ne savait encore égaler. Cependant il s’agissait d’un point sensible sur lequel tu pouvais encore jouer, alors que n'importe lequel aurait su faire l'affaire
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MessageSujet: Re: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)   Mar 17 Mai - 2:27

La conversation dérivait largement, Augusta s’en rendait compte. Ça ne la dérangeait pas tellement, en autant qu’elle ne tombe pas dans le rôle de la victime. Il aurait été par contre difficile que la situation tourne ainsi. Elle n’était jamais la victime, sauf lorsque ça l’arrangeait et qu’elle jouait le rôle pour attirer la sympathie des autres et ainsi se faire des alliées. Lorsqu’elle se retrouvait en position de défaite, elle s’arrangeait pour tourner les évènements à son avantage de toute façon. De plus, elle se faisait toujours un plaisir de dénigrer les autres. Du coup si la conversation partait dans un autre sens pour quelques instants, ça ne la dérangeait pas. Elle ne laisserait toutefois pas Regulus définitivement distraire son attention vers un autre sujet, oh que non. La blonde était bien décidée à le confronter à propos de ce fichu médaillon jusqu’au bout. Il ne pouvait pas vouloir ne rien dire comme il essayait si pitoyablement de la convaincre. Elle n’y croyait pas une seconde, pas après l’avoir trouvé dans sa malle, au fin fond de ses effets personnels. Tout le monde savait que les objets top-secret s’y trouvaient, pour les dissimuler entre des paquets entamés de chocogrenouilles. S’il s’agissait d’un objet quelconque elle y aurait peut-être cru. Sauf qu’elle était loin d’être dupe et qu’il s’agissait d’une relique familiale, appartenant à un traître. Elle n’avait aucune idée de pourquoi le Serpentard conservait le bijou, mais l’histoire était assez louche pour qu’elle s’acharne dessus. Regulus affirma de nouveau qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait du médaillon et qu’elle avait une passion bizarre si c’était de fouiner dans les affaires des gens pour ensuite les confronter avec. Elle ne prit même pas la peine de répondre à sa remarque. C’était peut-être bizarre, mais au moins ça lui permettait de pouvoir faire du chantage. Trouver la faiblesse des autres pour ensuite mieux les détruire, c’était toujours efficace. Lorsqu’elle posa sa fameuse question piège, à savoir si Regulus ne pensait pas suivre les traces de son frère, celui-ci réagit automatiquement. Il affirma qu’ils n’avaient rien en commun, la seule réponse à laquelle Augusta s’attendait. Il ajouta qu’il ne savait pas ce qu’elle avait en tête, mais que si elle voulait accéder au trône ce n’était pas en se méfiant de ses possibles alliés qu’elle y arriverait. Elle haussa les sourcils et eut un rire moqueur. Accéder au trône ? Elle y était déjà. Sa bataille était plutôt d’y être la seule ou encore d’y demeurer. Puis pensait-il réellement être bien placé pour lui donner des conseils en hiérarchie sociale ? Certes, sa cousine avait été une des plus grandes reines de Poudlard, mais elle en connaissait également un rayon sur le sujet.

« Je le sais très bien mon cher, j’essaie seulement de m’assurer que mon entourage est de qualité. Il est normal que je m’inquiète, je ne voudrais pas de traître à leur sang comme amis.  Tu peux donc comprendre le motif de mes questions. »

Dit-elle d’un ton mielleux. Elle en aurait presque rit à l’utilisation du mot ami tellement il était futile, sarcastique presque. Dans la situation, elle ne traitait en rien Regulus comme un ami. De plus ses questions ne servaient pas du tout à s’assurer de sa loyauté. Augusta voulait surtout une menace pour lui faire comprendre que s’il révélait son secret, elle révélerait également le sien. Elle commençait toutefois à s’impatienter, voyant que la discussion ne menait nulle part. Augusta voulait des réponses et elle en aurait, elle en était convaincue.

« Je sais bien que tu te fiches de ce bijou, tu me l’as assez répété, merci. Mais alors pourquoi esquiver ma question ? Que faisais-tu avec le médaillon de ton frère dans ta malle ? »

S’en était fini de tourner autour du pot, l’introduction avait assez duré.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)   Lun 27 Juin - 0:01




I'll keep your secret if you keep mine
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Le jeu des échecs a une apparence simpliste, d’un premier abord ; seulement un adversaire, un unique Roi à protéger à l’aide de seize pièces aux diverses capacités et pouvant s’adapter à de nombreux besoins, et une zone tampon semblant séparer les deux camps de quatre colonnes, permettant ainsi une certaine marge de manœuvre. Le jeu des échecs à une apparence simpliste, certes, mais le jeu dépend principalement de l’expérience et de l’adversaire, mais aussi et surtout de l’enjeu, principal facteur de la détermination des opposants. Celui-là était par conséquent l’un des pires, et tu ne pouvais pas te permettre de trouver du confort dans cette pensée après un éventuel échec. L’enjeu avait des conséquences que tu pouvais difficilement mesurer, et que tu ne tenterais pas de provoquer pour vérifier leur portée. Les chances que quelque chose intervienne relevant dorénavant de l’ordre du miracle, tu cherchas une façon de clore le débat sans y laisser trop de plumes, tout en sachant que tes espérances avaient raison de continuer à s’amenuiser, surtout tant que tu continuais à échouer de la sorte à amener cette conversation à un sujet beaucoup plus neutre. Mais tu avais bel et bien appris à tes dépends que les sujets mêlant la famille et la politique étaient de véritables bombes à retardement, et source de tous les problèmes que tu étais en mesure de citer – et tu aurais juré que ne pas pouvoir blâmer que ton frère aîné d’avoir choisi la facilité plutôt que la terre entière était physiquement douloureux.

- Il va alors falloir redéfinir le concept autour du mot ‘amis’ parce que je suis convaincu que fouiller dans les affaires des autres n’est pas une chose véritablement attendue de leur part, dans une société normale comme dans la nôtre. Quant à mes allégeances, j’estime les prouver tous les jours, et que par conséquent tu pourrais arrêter de penser que je compte te filer entre les doigts. Sinon je serais tout simplement parti, et ce n’est pas toi qui m’en empêche, ce sont mes convictions. Maintenant que tu en es rassurée, est-ce que tu peux me laisser continuer mon chemin, et faire comme si rien de tout cela n’était arrivé, pour nous écourter à tous les deux la conversation la plus longue, inutile et embarrassante que je n’aie jamais eue.

Et si tu regrettais dans un premier temps certains mots de la dernière phrase que tu avais prononcée, la coupant court en redoutant qu’ils ne soient utilisés contre toi, – et Augusta avait déjà maintes et maintes fois prouvé qu’elle était en mesure de retourner chaque mot et de l’utiliser à sa guise jusqu’à le retourner contre son interlocuteur, forte d’une grande motivation à cette idée comme de ses très nombreuses expériences – tu t’étais cependant rendu compte que tu n’étais pas le seul dans ce cas de figure ; tu pouvais toi aussi certifier avoir rencontré la Préfète dans une position malencontreuse plutôt dans la semaine, bien que tu n’avais pas voulu en faire une affaire d’Etat. Néanmoins sa courte escapade en balai avait été formellement défendue par sa mère, pour l’avoir assené à plusieurs reprises, et tu savais pertinemment combien il lui coûterait d’avoir désobéi. Bien que tu étais toujours contre le fait de lui dire, pour des raisons qui te semblaient évidentes mais qui ne l’étaient certainement pas pour Augusta, au vu des menaces impatientes qu’elles continuait de proférer pour obtenir Merlin savait quoi, certaines situations urgentes invitaient à reconsidérer les principes acquis.

- Je te dirais les raisons pour lesquelles je le garde, bien qu’elles paraissent tout aussi évidentes que puériles, si tu m’expliques ce que tu comptais faire sur un balai alors que j’étais sûr que tu n’avais plus le droit de t’en approcher d’un centimètre. Dois-je en déduire que la sentence eût été levée ? Je pourrais peut-être tenter de le vérifier par moi-même, par conscience amicale, en appuyant fort maladroitement sur mille et une choses qui pourraient t’arriver une fois lancée dans le ciel. Dire à ta mère qu’avec le manque d’expérience qui est le tien, tu aurais autant pu t’égratigner le genou que te rompre le cou ? Avec un peu de chance je réussirais à t’obtenir une surveillance rapprochée de Silaïev, chose qui, même si pour ce genre de raisons est assez honteuse, ne devrait pas tant te décevoir d’après ce que j’en ai entendu? Tu comprends, ta famille et ton comportement me concernent tellement.

L’esquive était plus flagrante que toutes celles que tu avais pu tenter jusque-là, mais tu comptais sur l’effet réalisé pour qu’abasourdie, elle décide de te laisser tranquille. La manœuvre s’avérait certainement beaucoup trop optimiste, surtout contre Augusta, qui avait dû en rencontrer d’autres dans ce genre et qui avait déjà préparé plus d’une réponse, mais aux grands maux les grands remèdes, et il te fallait désormais poser tes cartes. Tu savais que de toute façon, partir était la pire chose à faire à ses yeux, et que rester silencieux était considéré comme la même tactique, et par conséquent il te fallait bien tenter quelque chose.

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MessageSujet: Re: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)   Mer 13 Juil - 4:42

En arrivant au terrain de Quidditch, Augusta avait une idée de ce qui l’attendrait. Elle confronterait Regulus face au médaillon de son frère qu’il gardait, puis lorsqu’elle aurait eu sa réponse du pourquoi il se trouvait dans sa malle, retournerait au château. Elle savait que Regulus connaissait son secret, elle voulait donc lui démontrer qu’elle tenait quelque chose contre lui elle aussi pour qu’il se tienne tranquille. Elle savait que Regulus n’était pas le plus menaçant du groupe, mais elle ne prenait aucune chance, avec personne d’ailleurs. Cela faisait déjà un bon moment qu’ils débâtaient, mais ça ne la dérangeait pas. Pour l’instant. Bien qu’elle aurait préféré arrêter de tourner autour du pot, elle savait que les tactiques de ruse et de manipulation nécessitaient de la patience. Aller trop vite risquerait de brusquer l’interlocuteur ou bien de le faire se renfermer sur lui-même. Aller trop lentement en revanche risquerait de le faire s’impatienter, ce qui semblait être le cas de Regulus, qui ne semblait pas encore avoir compris où elle voulait en venir. Elle prétendit qu’elle s’en faisait pour son ami, voulant un entourage de qualité. Cela était assez hypocrite en soi. Bien que Regulus fasse parti de son groupe, ils n’étaient pas spécialement proches. Puis comme il le spécifiait, un ami ne fouille pas dans les affaires de l'autre. Il continua en disant qu’il prouvait ses allégeances tous les jours en se tenant avec eux et que de toute façon il serait parti s’il en avait eu envie. Il termina en disant qu’elle pouvait maintenant partir. Augusta se sentit profondément choquée et offensée par ce que Regulus venait de lui dire. Ayant l’habitude de se faire traiter comme une reine, elle n’était pas accoutumée à se faire parler sur ce ton. Elle était encore moins habituée d’entendre Regulus, l’introverti de la bande, le faire. Si cette conversation ne dérivait pas comme elle l’avait prévu, il le payerait très cher. En arrivant au château, elle trouverait un moyen de se venger, peut-être bien de retourner quelques membres du groupe contre lui. S’impatientant de plus en plus, sachant que cela pourrait être dangereux pour la suite, elle sauta immédiatement à la principale raison de sa présence. À ce qui avait fait débuter cette conversation. Elle demanda d’une voix claire ce qu’il faisait avec le médaillon. Il répondit qu’il le lui dirait, si elle lui disait ce qu’elle faisait sur un balai. Voilà pourquoi Augusta s’était méfiée de lui, parce qu’il connaissait un détail sur elle, aussi puérile soit-il, que personne ne devait savoir sauf peut-être Aurelius. Regulus en rajouta en lui rappelant les paroles de sa chère mère, ayant jugé le Quidditch trop dangereux et trop masculin. C’était ridicule. D’un, elle était toujours autant féminine qu’avant. De deux, le danger était justement un des plaisirs de ce sport avec sa dose d’adrénaline qu’il procurait. Il alla même jusqu’à dire qu’elle manquait d’expérience sur un balai ce qui attaqua dangereusement son égo. Il ajouta qu’il lui obtiendrait peut-être une garde de Silaïev, ce qui ne devait pas la déplaire. Non mais pour qui il se prenait celui-là ? De quel droit pensait-il pouvoir lui parler ainsi ? Augusta, bien qu’elle bouillonnât de l’intérieur, garda son masque de froideur avant de dire d’un ton glacial :

« Écoute, si tu penses m’avoir en faisant du chantage, c’est raté. Tu peux toujours aller le dire à ma mère si ça te fait plaisir, je doute qu’elle ne te croit face à ma parole. » Jouer la carte de l’indifférence était toujours gagnant. Elle aurait pu sortir les menaces, mais il était encore trop tôt et cela aurait démontré qu’il avait touché pile au bon endroit. « Maintenant, tu as raison. Une surveillance rapprochée de Silaiev me ferait plaisir. Haziel est toujours de bonne compagnie, tu me rendrais service. » Elle était certaine que le Serpent avait voulu parler de Azrael et elle n’avait aucune idée de comment il avait su. Néanmoins, elle camoufla le tout à l’aide d’Haziel. Tout le monde voyait qu’ils étaient sur le point de sortir ensemble. Elle n’avait que faire du garçon, mais les atouts qu’il pouvait lui amener n’étaient pas négligeables. Reprenant ensuite ses mots, elle ajouta : « Je te dirais les raisons pour lesquelles j’étais sur un balais, bien qu’elles me paraissent tout aussi évidentes que puériles, si tu m’expliques d’abord ce que tu faisais avec le médaillon. Je l’ai demandé en premier. » Dit-elle sans ciller. C’était enfantin, mais vrai. « Tu ne me l’as toujours pas dit et ça en devient louche. Tu t’enfonces. »

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MessageSujet: Re: I'll keep your secret if you keep mine (Regulus)   Ven 9 Sep - 21:26




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Il fallait que tu admettes que tu aurais du le voir venir, et tous les signes l'avaient indiqué. Augusta, ses multiples tentatives pour s'emparer définitivement du trône des Serpents, et d'évincer une fois pour toutes toute concurrence, les nouvelles attentes que tu ne pouvais t'empêcher d'occulter sans cesse mais, entraînant néanmoins un contrôle constant, et tout dernièrement le fait que tu l'aies surprise dans une activité qui lui était tout à fait défendue, ne pouvaient conduire qu'à cette conversation, bien que tu aies été une fois de plus assez naïf pour penser que la Préfète miserait sur ton silence quant à tout ce dont tu étais témoin pour qu'elle t'accorde une sorte de confiance tacite et que vous n'ayez plus qu'à ne jamais en parler. Après tout, ce n'était pas comme si cela t'intéressait, et pire encore, tu irais espionner et rapporter tout ce dont tu avais la connaissance, et beaucoup en étaient visiblement convaincus. Cependant tu reconnaissais que la période était hautement angoissante pour la verte et argent si proche de réaliser ce à quoi elle avait voué sa scolarité entière et pourtant si peu ancrée n'avançait plus dans cette position depuis trop longtemps. A tes yeux, ses objectifs n'avaient aucune importance si elle perdait son amitié avec Nevea Yaxley, ou si les personnes de qui elle exigeait trop finissaient par partir, comme l'avait présagé Anatoli plus tôt dans l'année, surtout que tu n'étais même pas sûr que "tout ça" ait la moindre importance à la sortie de Poudlard.
Autant de choses que tu ne lui dirais naturellement jamais.

Aussi, au lieu de tenter d’améliorer les choses comme tu avais l’habitude de le faire à chaque fois, tu laissas ta colère de te retrouver dans une telle situation après tous les efforts que tu avais pu faire pour rattraper ce que certains avaient qualifié de retard à corriger au plus vite. Tu refusais de te laisser avoir par une faute aussi stupide que celle qui t’était reprochée actuellement, pas après une moitié d’année d’efforts quotidiens pour gommer de toi chaque chose qui constituait un défaut.

« - Tiens, vraiment? Pourtant l'expression que tu avais le jour où on a confisqué ton balai montrait assez clairement que tu tenais à ce sport, c'est dommage que tu aies a priori une si petite estime de ta mère pour que tu penses qu'elle soit passé à côté, mais on peut aller vérifier ça ensemble si tu le souhaites, Augusta Greengrass. »

En vérité, tu n'avais pas la moindre envie de le faire, et tu espérais seulement qu'elle pense de même de son côté, sachant pertinemment que dans vos deux cas de figure, tout ce qui était attendu, c'était que vous dépassiez l'ultimatum donné, et qu'ils l'apprennent, pour recevoir une sanction exemplaire et vous passer l'envie de recommencer un jour, et tu n’avais jamais pensé le dire avant, comme la menacer tout court. La dernière année que tu avais passé t’avait peut-être un peu changé, tu le concédais.

« - Oh, et en plus de tout ça, indiquas-tu d’un geste vague, qui ne manqua pas de trahir ta frustration de ne pouvoir te défaire de cette situation comme tu l’avais espéré lorsque tu avais appris la teneur de la conversation, ce serait moi le maître chanteur? J’en apprends tous les jours, décidément. L’hypocrite, entre nous deux, Augusta, c’est toi. C’est même la réputation que tu tiens le mieux, même les Poufsouffle doivent tous le savoir. Epargne moi tes mensonges et tes manipulations, je les connais, moi, tentas-tu, la tête maintenue haute et fière, puisque de toute façon toute fuite relevait du domaine de l’impossible.

Tu savais pertinemment évoquer le sujet de la réputation auprès d’un Serpentard pour en être toi-même un ; chose qui se révélait, malgré tes difficultés à garder un contrôle sur ce qui était dit, même le plus relatif possible, être un atout majeur pour argumenter contre l’un d’entre eux. Plus encore lorsque vous aviez reçu le même type d’éducation, si bien que vous n’étiez complètement pas amenés à joindre les autres, voire à les comprendre ou vous faire comprendre d’eux, tout en parlant visiblement la même langue. Mais les choses étaient telles qu’elles étaient et il ne servait à rien de refaire un monde qui était debout et se tenait de la sorte depuis des millénaires si tu en croyais la tapisserie face à laquelle tu avais grandi.

Et pourtant, tu savais que tu n’échapperais pas au reste de la conversation à venir, et que tes multiples et inventives tentatives pour y échapper ne menaient à rien, la jeune femme restant parfaitement ancrée sur les raisons de sa présence, et prouvant par son parcours oratoire qu’elle ferait de la politique aussi aisément que de respirer dans le futur. Tu lâchas un immense soupir, exprimant, tu le souhaitais, tout le mépris que tu pouvais trouver en toi, et ta lassitude de te trouver dans une situation aussi puérile.

« - Alors aussi étonnant que cela puisse paraître, Sirius et moi étions frères, nous partagions des choses matérielles de temps en temps à l’occasion. J’espère au moins que cette révélation ô combien inédite et sensationnelle, cours d’ailleurs à la Gazette du sorcier dès que tu le peux ! aura au moins eu le don de te choquer assez pour que tu en restes pantoise durant quelques longues secondes et que je puisse enfin partir, mais tu m’as appris à ne rien attendre de positif de tes propos. Maintenant, que veux-tu, enquêter sur l’endroit où je cache la nourriture de mon chat? Ma dernière note en Astronomie? Qu’est-ce que tu comptes en tirer? Oh, et je pense que je n’aurais pas besoin de t’harceler pour présumer que si tu montes encore sur un balai, c’est parce que tu aimes ça, mais je tiens tout de même à te rappeler que tu joues gros. »

Tu avais eu une chance extraordinaire de ne réaliser ce que tu aurais pu dire avant que les mots ne sortent définitivement de tes dents, et eus un petit sourire de contentement en te rendus compte que tu n’avais pas prononcé le fameux « toi aussi » à la fin de ta dernière phrase, qui t’aurait tout à fait précipité vers l’ultime fin de toutes tes options. Tu devenais meilleur, tu devais te permettre de le reconnaître, mais tu avais peur que ton ironie et ta décision de tourner au ridicule chacun de ses propos finissent par la mettre assez en colère pour qu’elle décide de faire une bêtise, telle qu’en parler à d’autres, ou de convoquer sa petite assemblée pour organiser un tribunal sauvage sur ce lieu même – et tu savais qu’elle en était tout à fait capable. Il fallait être honnête, si Greengrass jouait gros, tu avais bien plus en mise, et elle avait tout le loisir de le savoir. Rien ne serait désormais suffisant excepté la vérité. Et quelle vérité, encore, tu n’avais rien à dire sur ce qu’elle tenait encore entre tes mains, te donnant la féroce envie de lui arracher des mains une bonne fois pour toutes, chose que tu fis par le regard en fixant malgré toi et le regard sévère le petit objet coincé entre ses doigts fins.

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