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  Haziel + "When brothers agree, no fortress is so strong as their common life."

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MessageSujet: Haziel + "When brothers agree, no fortress is so strong as their common life."   Jeu 24 Mar - 3:06


Hazrael


Paresseusement, la fumée s'élève du bout incandescent de la cigarette, s'élevant dans les airs et y planant. La danse indolente des fins volutes, arabesques mystiques à l'élégance presque aristocratique. Simple mouvement de ta main pour porter le bout à tes lèvres. L'ongle du pouce accroché pensivement à tes dents se désiste pour que la clope s'y substitue. Bouffée que tu prends, inspirant la fumée qui empli tes poumons et ta bouche de son âcreté légère. Le goût, l'odeur et la chaleur qui restent presque inconscientes, à peine captés par tes sens. Trop habitué. Trop captivé. Les prunelles vaironnes qui étudient avec attention les murs de ton bureau d'un air intéressé. Couvert de runes gravées au fil des siècles et des années. Un entrelacs d'une complexité fascinante, l'ancien qui se mêle au récent, les origines mêlées et les alphabets emmêlés, des ajouts réalisés au fil du temps. Rien laissé au hasard, tout ce qui s'étale sous ton regard a été soigneusement pensé avant d'être gravé. Sans même parler des propriétés, l'oeuvre créée est d'une étrange beauté. Véritable tableau organique sculpté à même la pierre, créant des formes mirifiques, un résultat magnifique. L'art abstrait et pourtant parfaitement significatif que l'ont se tait pour observer. Même pour ceux qui ne comprennent pas, il y a quelque chose de particulier dans les runes tracées. La mémoire d'une forme de magie presque oubliée, dans la puissance est trop souvent négligée. Particulièrement ici où les cours de magie runique ne sont qu'optionnels et presque que théoriques.

Bien évidemment, tu avais déjà eu le temps d'observer ces runes durant les quelques jours passés depuis ton arrivée à Poudlard. Ça n'empêche en rien ta fascination. Phrases et formules trop intriquées pour qu'elles t'aient déjà livré tous leurs secrets. Et tu n'avais pas encore eu le temps de tout décrypter, de tout étudier dans leur entière subtilité. Pas alors que tu avais dû t'installer, participer aux préparatifs autres réunion pour la rentrée qui avait maintenant eu lieu deux jours plus tôt, et préparer tes cours lancés la veille. Tout ça en plus d'affaires et de préoccupations plus… personnelles. Le clair des yeux qui s'assombrit malgré la lumière qui s'engouffre dans la pièce alors que tu songes à cette rencontre avec Berlioz, quelques jours plus tôt. L'anonymat utilisé bien que vous connaissiez tous deux votre identité. La raison pour laquelle tu l'as payé. Ceux que tu l'as chargé de retrouver, de suivre et d'espionner n'ont pas la moindre idée de la sienne. Un parfait inconnu alors que si tu t'étais occupé personnellement de remonter la piste découverte tu aurais bien trop vite été reconnu. Et il n'est pas question qu'ils t'échappent. Bientôt, ils seront en train de danser au creux de ta main dans le fol espoir d'en appeler à ta commisération. Celle que tu t'amuseras à leur faire miroiter avant de la fracasser entre deux vaines supplications.

Machinalement, les doigts de ta main libre montent effleurer la chevalière qui repose contre ton torse, lovée contre ton coeur. Le métal tiède à travers le tissu de ta chemise, comme s'il l'avait porté alors qu'il n'est réchauffé que par ta propre chaleur. Les extrémités s'enroulent doucement autour pour la presser dans ta paume, encore hanté par son fantôme. Celui que toi seul voir, éternellement recréé par tes souvenirs, brûlure au fer blanc de cet instant où tu as vu le feu s'en nourrir et que l'as senti mourir. Non, ils ne t'échapperont pas. Tu les tueras. Tu le vengeras, peu importe le temps que ça prendra. Tirant une dernière fois sur ta clope, tu profites de la dernière bouffée pour te calmer avant d'expirer la fumée. Cigarette écrasée dans le cendrier, mouvement de baguette pour en faire disparaître tous les restes. Suivi d'un autre qui active les runes sur le mur pour ouvrir l'accès à tes appartements. Le repas de midi auquel tu n'as pas daigné te montrer est bientôt fini et Haziel ne va probablement pas tarder à arriver. Puisque tu étais en dehors du château, tu en avais tout naturellement profité pour manger dans le calme du manoir familial ici en Angleterre, ce qui avait été bien plus agréable que d'être entouré d'un océan de rumeurs et d'une tempête de bruits. Un instant de réflexion, presque d'hésitation. Puis ce sont de nouvelles runes que tu actives d'un simple geste de ta baguette, activant cette fois celles gravées sur ta malle pour la protéger. Un épais carnet que tu en sors, la couverture de cuir noir refermée par un loquet d'un métal argenté. Tu attrapes une plume munie d'un sortilège auto-encreur et t'installe dans le fauteuil d'un cuir semblable placé devant l'âtre de la cheminée éteinte. Des choses que tu as à raconter à Ezra. Même s'il ne les lira jamais.

Lorsque tu relèves les yeux de la page maintenant noircie par ton écriture élégante, tu te rends compte qu'il s'est écoulé plus de temps que tu ne le prévoyais. Quatorze heures passées, l'heure à laquelle Haziel aurait dû arriver. Une main que tu passes dans tes cheveux tandis que les prunelles vaironnes scannent encore une fois les mots que tu lui as adressés. Les doigts qui errent sur le parchemin coûteux, si lisse qu'il en est presque soyeux. Puis tu le refermes, t'assurant que le loquet est bien fermé, ta baguette glissant sur le cuir puis le métal pour réactiver les protections dont le journal est lui aussi couvert, estampées et gravées avec un soin tout particulier qui leur donne plus l'air d'ornements décoratifs que d'autre chose. Tu le ranges sans hâte, avec toutes les précautions du monde. On pourrait te dire paranoïaque, mais tu n'as que faire de ce que les autres pourraient penser. Mieux vaut être discret, prudent avec ses secrets que d'avoir de stupides regrets. Ne rien laisser au hasard, garder ce qui t'est précieux à l'abri des regards. De toute manière, ça ne te prend pas bien longtemps. Une, deux minutes tout au plus, et voilà que tu fait se rouvrir le mur pour retourner dans ton bureau où, immanquablement, ton frère se trouve déjà. Ton éternel sourire en coin qui vient courber tes lèvres, narquois, comme si tu venais de le surprendre à être arrivé en avance et à faire preuve d'impatience.''Haziel.'' Son nom en guise de salut, les intonations de la voix plus veloutées que s'il avait été une quelconque autre personne vaguement connue, trahissant un peu de ton affection. Le russe qui coule d'entre tes lèvres, naturel. ''Je t'attendais, j'espère que tu ne t'es pas perdu en cherchant la salle.'' Situation que tu ne t'amuses pas du tout à retourner, même s'il le sait pour avoir patienter. Mais ce ne sont pas quelques minutes qui l'auront tué et tu étais occupé. Paré de cette indolence qui chez toi transpire l'élégance, c'est nonchalamment que tu viens t'appuyer contre le bord de ton bureau pendant que tu observes ton frère, curieux de savoir comment les derniers jours se sont passés. ''Alors, que penses-tu de Poudlard pour l'instant ? Je suppose que toi aussi, tu dois être satisfait d'avoir été réparti à Serpentard.'' Presque une évidence. Si la maison dans laquelle il aurait atterrit n'aurait rien changé pour toi -après tout, la décision ne repose que sur quelques traits principaux et ne sont pas gages de toute la valeur d'une personne, en évolution perpétuelle au fil des années-, tu es néanmoins fier qu'il ait fini chez les Serpents et leurs convictions si semblables aux valeurs que porte votre nom.

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Dernière édition par Azrael Z. Silaïev le Jeu 18 Aoû - 1:13, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Haziel + "When brothers agree, no fortress is so strong as their common life."   Lun 28 Mar - 2:36



   
When brothers agree, no fortress is so strong as their common life.
Azrael & Haziel

   

Visiter. Découvrir. Repérer. Établir ton propre plan de l’endroit. Faire de l’inconnu quelque chose de connue. Apprendre à connaitre le château comme tu apprenais à le faire de chacun de tes…amis. Léger éclat de rire du fond de ta gorge, étouffé par tes lèvres closes. Tu n’avais pas d’amis. Rien que de vague alliés…rien que des…pions. Les amis étaient inutiles, ça ne servait à rien sinon à créer des points faibles. S’attacher était dangereux. S’attacher….faisait mal. Heureusement, tu ne t’attachais pas…plus…si rarement. Ton frère mise à part. Votre père, aussi. Bien que tu restais persuadé que sa disparition te toucherait bien moins que celle d’Azrael. Pas la même relation, moins de choses partagées. Du moins, c’est ce que tu crois.

Tu remontes les marches en pierres de ses escaliers de malheur qui n’en font qu’à leur tête. Ça….t’agaces, te fait perdre un temps précieux. S’il n’y avait pas autant d’élèves allant et venant, tu te transformerais en corbeau dès que l’un de ces stupides colimaçons changerait de trajectoire….seulement, tu ne tiens pas à ce que chacun sache que tu es capable d’un tel tour.  Tu visites chaque étage, te glisses dans chaque pièce que tu peux, t’introduis en catimini aux endroits réputés…interdits ou déconseillés. Tu fais fi des portraits qui t’observes, des mises en garde que certains lancent à ton intention. Tu es trop occupé à enregistrer l’emplacement de chaque pièce, ce à quoi correspond chaque étage. Au deuxième, tu fais la rencontre imprévu d’un stupide fantôme à lunettes en ayant le malheur d’ouvrir par mégarde la porte des toilettes pour fille. Note pour la prochaine fois : Penser à regarder ce qui est indiqué sur la porte. Les morts devraient rester morts. Au cinquième, tu repères la salle de classe d’étude des Runes, où tu as rendez-vous avec Azrael en début d’après-midi. Ça sera également utile pour les jours à venir, puisque ton école obligeait à suivre ces cours. Il faut redescendre au bout d’un moment. Tu le fais, descendant les marches quatre à quatre, commençant à t’habituer aux caprices des escaliers.

La visite s’étend jusqu’à midi et trente minutes. Tu en découvres des endroits, fais une escale dans la volière pour t’occuper un peu de M’rak. L’oiseau te jette l’un de ses regards renfrognés dont il a le secret. Sans doute est-il fâché que tu n’aies pas eu le temps de passer le voir avant. Tu n’as pas eu le temps de visiter les jardins, il te manque encore un tas de salles à repérer…mais déjà, tu as parcouru pas mal de chemin. Une pause déjeuner s’impose. Les repas, en plus de ceux de l’heure de pointe de ta salle commune, sont les meilleurs moments pour sociabiliser. Tu aimes être seul, tu t’es toujours trouvé mieux seul. Mais tu connais l’avantage d’être bien entouré. Tu sais qu’il faut être au sommet et pour cela….ce n’est pas en t’isolant que tu y arriveras. De plus, tu as faim. Visiter Poudlard n’est pas une mince affaire et…ça ouvre l’appétit. Un coup d’œil vers la table réservée aux professeurs t’indique que ton frère a dû rester dans ses appartements…ou ailleurs.

Quatorze heures arrive vite. Sachant être à l’heure, tu commences l’ascension des marches en avance. Prévoyant. Pour arriver à l’heure pile dans le bureau d’Azrael. Tu plisses les yeux, te passes la main dans les cheveux. Il n’est pas là. Tu regardes autour de toi, arrêtes quelques instants ton regard sur le mur couvert de runes. Tu soupires avant de t’en détourner pour venir t’emparer d’un objet sur le bureau pour le regarder de plus près. Où est-il ? Il est en retard. Tu patientes, prenant place sans aucune gêne dans le siège qui appartient à ton frère. Faisant tournoyer ta baguette entre tes doigts, patientant. Soudain, le mur face à toi s’ouvre pour en laisser sortir ton frère. Oh. Ça alors. Son arrivée ne change rien à ta position, tu restes avachi au même endroit. Tu arques un sourcil au ton employé par ton frère avant qu’un rictus ne se dessine sur ton propre visage… « Azrael » …le ton avoisinant le même que celui employé par l’ainé. Tu laisses ta baguette retomber, sans la lâcher néanmoins, contre ta cuisse de ta jambe gauche que tu as à moitié repliée sur la chaise. Vraiment, tu as pris tes aises.

Un léger rire s’élève dans la pièce, suite à la remarque… « Non. Je l’ai repéré ce matin en visitant le château…une partie de celui-ci du moins. » Sans t’attarder sur le fait qu’il tente de retourner la situation. Ce n’était pas comme-ci tu n’avais pas déjà l’habitude, ça t’amuse plus qu’autre chose. Et à son instar, les mots s’écoulent en russe. Quand à ce que tu penses de Poudlard…Hm. Ça demande un brin de réflexion. La réflexion sur Serpentard t’en donnes un peu plus le temps….

_ Très. Bien que je n’avais aucun doute sur ce point, c’est la maison qui semble le mieux s’apparenter à la caste des Wasser – Il s’était tant et plus renseigné sur Poudlard avant de venir - Tu l’as toi-même confirmé dans ton mot. Serdaigle ne m’aurait pas déplu néanmoins.

Tu ranges finalement ta baguette dans la poche intérieure de ta robe de sorcier. « Quant à l’école…elle ne me semble pas trop mal. J’ai remarqué quelques un de mes camarades avec lesquels je ferai mieux de…sympathiser. Tu savais que les toilettes du second étage étaient hantées par un fantôme absolument insupportable ? »

Cela ne t’étonnerait pas qu’il sache déjà. Et…comme tu restes un être curieux et parfois….impatient…. « Je suppose que tu ne m’as pas demandé de venir pour parler de mon intégration ? » …Tout en se redressant légèrement, reposant le pied jusque-là perché sur l’assise sur le sol.

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Dernière édition par Haziel Z. Silaïev le Mer 17 Aoû - 2:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Haziel + "When brothers agree, no fortress is so strong as their common life."   Sam 2 Avr - 20:34


Hazrael


Les mots s'écoulent de la plume pour se déposer sur le papier comme l'encre coule de la pointe pour s'y distiller. Nul besoin de réfléchir, à lui tu peux tout dire. Ou presque. Tu évites tout de même d'inscrire trop de détails quant à certains sujets, tu restes volontairement flou concernant l'avancée d'une affaire, la plus particulière. La vengeance en chemin, empruntant des sentiers qui serpentent, sournois et souvent délaissés. La vengeance que lentement tu perpètres, peu importe les actes que tu dois commettre. Pour votre famille, pour vous deux aussi, mais surtout pour lui. La prudence presque accessoire cependant. Personne ne parviendra jamais à accéder à ce journal et aux parchemins qu'il dissimule. Personne ne parviendra à lire ce qui ce trouve sur ces pages, à percer et décrypter ses secrets, peu importe le mal qu'on se donne. Pas même lui. Pas même Ezra, à qui la plupart de ces mots, de ces lettres, sont pourtant destinées lorsque tu n'as pas utilisé un moyen symbolique pour les lui faire parvenir. Jamais il n'y posera ses prunelles, disparition éternelle qui te laisse un manque toujours aussi vif et cruel. Des doigts qui s'enfonce dans la poitrine, les ongles qui creusent la chair et écartent les os pour venir presser ton coeur jusqu'à l'étrangler, jusqu'à l'étrangler dans une douleur assassine.  Lancinante, constante. Incessante. Occupé à lui conter les derniers événements importants, tu perds un instant le fil du temps. Si bien que lorsque tu relèves les yeux, l'heure du rendez-vous est tout juste dépassée, Haziel doit déjà être arrivé. Tu finis néanmoins de tout ranger sans te presser, de remettre en place les protections et de relever les sortilèges jetés avant de quitter tes appartements pour ton bureau.

Le mur s'ouvre et se désiste pour te laisser passer avant de se refermer à ta suite. Et comme tu l'avais pressenti, ton frère est déjà là, avachi dans le fauteuil derrière le large bureau en bois massif, à t'attendre plus ou moins patiemment. Te faisant arquer un sourcil légèrement amusé, nullement inquiété par la baguette qui tournoie entre ses doigts. Après tout, il est l'une des très rares personnes à avoir ta confiance, si ce n'est le seul à l'avoir entière. Pas aveugle cependant. Jamais aveugle. Vous êtes tous deux particulièrement bien placés pour savoir que même les plus proches personnes, même ceux que l'on ne soupçonnerait pas sont capable de trahir. Même au sein de sa propre famille. Et plus proches sont les traîtres, plus il leur est facile de détruire. Leçon de vie apprise trop tôt à travers les pires des maux. Primordiale dans ce monde loin d'être idéal, cruciale pour comprendre qu'aucun des personnages peints sur sa toile n'est indéfiniment loyal. Puisque si “l’arête est la vengeance du poisson et la gueule de bois, la colère des raisins.” comme quelqu'un l'a un jour énoncé, l’égoïsme et l'égocentrisme sont la condition même de l'être humain. Ses intérêts d'abord. Ce que l'on pense, ce qui fait se sentir bien, peut importe ce dont il peut s'agir. Toi-même, tu ne le nies pas. Tu embrasses même totalement cette réalité. Tes intérêts et ceux de ta famille passent avant tous le reste, et tu n'en as jamais fait un secret. Prêt à tout pour parvenir à tes fins. Manipulant, trompant, détruisant. Et si tu dois provoquer la mort, lorsque tu le fais, c'est sans remord. Parce que c'est ainsi que le monde va. Il n'empêche que tu ne laisses personne ne serait-ce que tenter de s'en prendre à vous, sans en faire subir les conséquences. Les pires souffrances.

Vos prénoms échangés en guise de salut, les pointes d'affections qui percent sans rien qui ne les déguisent. Pas besoin de masques entre vous, vous savez pertinemment ce que vous représentez l'un pour l'autre, la place que chacun de vous détient dans la vie de l'autre. Vague pointe d'humour, lorsque tu entames la discussion en faisant mine de retourner la situation. L'éclat de rire léger qui s'écoule des lèvres de ton frère et traîne dans l'air à la suite de ta réplique. Il ne relève pas -il n'y en a pas besoin après tout, vous savez aussi bien l'un que l'autre qu'il est celui qui a attendu- préférant répondre et t'informer du fait qu'il a repéré la salle durant la matinée. ''Tu as bien fait. Les escaliers peuvent parfois s'avérer capricieux si ce n'est particulièrement ennuyeux.'' Tu te contentes de commenter avec un de ces hochement de tête si infime qu'il en est à peine perceptible comme pour marquer ton approbation. Si certains nouveaux élèves font peut-être l'erreur de ne pas prendre le temps de visiter Poudlard et ses milles secrets ce week-end, au moins afin de repérer leur salle de cours, ça n'est évidemment pas là une bêtise que ferait ton frère. Se mettre seul dans une situation défavorable pour quelque chose d'aussi futile est le genre de bavure à éviter lorsque l'on se trouve à votre rang. Et plus encore lorsque l'on veut se faire sa place dans ces dangereux sommets qui exigent d'être parfait.

Tout dans l'indolence, sans te départir de ton élégance naturelle, tu viens t'appuyer sur un coin de ton bureau de manière à faire face à Haziel. Tu décides de tout de même lui poser quelques questions avant d'en venir au réel sujet de votre conversation. Celui pour lequel tu lui as expressément demandé de venir te voir aujourd'hui. Tu y viendras un peu plus tard, lorsque tu sauras comment ce sont déroulés ses premiers jours à Poudlard et ce qu'il pense, lui aussi, de sa répartition à Serpentard. Et il te donne confirmation de ce que tu pensais, lui aussi satisfait. Les avis qui se rejoignent et se recoupent. Vous trouvez tout deux que Serpentard est, sans aucun doute possible, la maison qui s'apparentait le plus à la caste des Wasser à laquelle vous avez tous deux appartenu. Tu hoches la tête, plus clairement cette fois, pour acquiescer clairement. ''Les qualités représentatives des Serdaigles sont également intéressante, effectivement.'' Mais comme vous l'avez souligné et que le Choixpeau l'a lui aussi remarqué, c'est bien évidemment la maison de Salazar Serpentard qui lui correspond le mieux, fait qui, pour vous, saute aux yeux.

Tu le regardes ranger sa baguette qui disparaît dans les plis de sa robe de sorcier avant de poser à nouveau tes prunelles vaironnes sur le visage de ton frère, observant ses traits alors qu'il te donne son avis sur cette nouvelle école. La question qui te fait sourire d'amusement, même ricaner à mi-voix l'espace d'un instant. Oui, tu as déjà eu l'occasion d'apercevoir Mimi Geignarde lorsqu'on t'a fait visiter le château quelques jours plus tôt. Heureusement, l'arrêt n'avait été que très rapide et vous aviez presque immédiatement continué. Tu avais eu le temps, cependant, d'entrapercevoir la quasi inondation que le fantôme avait causé. A croire qu'elle voulait se retrouver à la mer et tentait donc de recréer un océan miniature dans les toilettes qu'elle s'obstine à hanter. Est-ce qu'elle espérait aussi y voir débarquer des petits poissons exotiques aux milles couleurs chatoyantes, ou même les plus grands et plus gris, habituels des côtes européennes ? Ou même d'autres créatures marines, qu'elles soient magiques ou non, à l'instar du calamar géant qui s'est retrouvé -personne ne semble savoir comment- dans le lac qui étire ses eaux sombres et froides dans le parc du château ? Si elle le souhaitait et s'ennuyait tellement, elle pourrait probablement aller rendre visite aux créatures du lac plutôt que de rester cloîtrée dans les canalisations et les WC et d'ennuyer élèves et professeurs comme elle le fait. Ca ne vaudrait certes pas la mer, et ses myriades d'animaux marins allant de l'inquiétant au plus innocent, de cette flore particulière et étrangère, mais c'est sans doute mieux que de vieux tuyaux et le font des toilettes, tous plus écœurant les uns que les autres. Et en plus, vous auriez la paix. Enfin. Ne faisant néanmoins pas part de tes réflexions à ton frère, tu te contentes de répondre avec toujours une pointe d'un amusement narquois dans ta voix. ''Effectivement, je le savais. Nul besoin de préciser que le lieu n'est que très peu fréquenté, tu dois t'en douter.'' Tu secoues légèrement la tête avec dédain, l'air un peu hautain à l'idée qu'ils autorise un tel fantôme entre les murs de l'école. Ca n'est pas à Durmstrang que l'on verrait ça. Plus sérieusement, tu continues en inclinant la tête sur le côté gauche en observant toujours Haziel, partie d'un sujet quasi essentiel. La place que chacun de vous occupe, que ce soit à Poudlard ou dans la société plus largement et donc de l'influence que vous possédez est un soucis de la première importance. Et il s'avère que sa place pourra de plus te servir. ''Poudlard ne vaut pas Durmstrang mais l'expérience sera intéressante. Surtout si elle permet de créer de nouvelles alliances. Et je suis certain que tu sauras de quelles personnes te rapprocher en priorité. Par ailleurs, tu connais la mission qui m'a été confiée. Si jamais tu remarques des détails intéressants ou des idées semblables à celles que nous avons... tu sais que tu peux m'en parler.'' Langage presque codé malgré les précautions que tu as déjà prises pour t'assurer que rien de ce qui se passe dans ton bureau ne puisse être espionné. La prudence, toujours. Le regard significatif, complice. Tu as confiance en ton frère, et en ses capacités. Doué, évidemment. Et ce qui vous lie est suffisamment fort, suffisamment unique pour que te permettre de lui demander ça sans avoir à t'inquiéter de contrepartie particulière ou inégalitaire. Sans avoir à utiliser la manipulation pour demander une faveur ni à te retrouver endetter de la sorte.

Le changement d'attitude d'Haziel, le corps et le dos qui se redressent, le pied qui retrouve le sol. Son attention entière qui se porte sur toi de façon claire. La curiosité dans la voix, l'impatience qui précipite la question. Le pourquoi qui explique sa présence là, gardé caché depuis la veille et qui donne aux embruns la senteur singulière du mystère. Les ombres qui semblent se resserrer autour de vous, se draper autour de tes épaules et se distiller dans l'éther des prunelles vaironnes. L'atmosphère qui change et se charge comme ces soirs d'été où l'orage gronde et tonne. Non pas contre lui, c'est l'éveil de cette colère quasi ancestrale qui exige le fatal, prêt à détruire et à faire mal, à l'encontre de ceux qui ont osé. Les délices et les vices du parfum aussi exaltant qu'accablant, surpuissant, de cette vengeance qui te transcende. ''Effectivement.'' Tu te contentes de dire, le russe roulant sur ta langue en un accent particulier. Tu te lèves du coin du bureau sur lequel tu étais toujours appuyé, sortant ta baguette d'un mouvement élégant. Des motifs que tu traces dans l'air avec une fluidité naturelle, telle qu'elle rappelle immanquablement la pureté parfaite et la noblesse de votre sang. Des protections supplémentaires que tu élèves, des runes que tu as prit soin de tracer auparavant que tu actives pour être parfaitement certain que ce qui se dira restera dans ce bureau et que rien ne filtrera. Tu te retournes vers Haziel, une certaine dureté dans le regard qui ne trahit qu'une détermination sans fond. Qui camoufle malgré tout un peu de cette douleur et de cette fureur que tu ressens dès que tu penses à la vengeance et à l'attaque. A Ezra. Aux responsables et à la traîtresse. ''Comme tu peux t'en douter, les derniers mois passés ici ne m'ont pas uniquement servis à me rapprocher du Lord et de ses partisans. J'ai évidemment continué à suivre les indices pour retrouver ceux qui ont osé nous attaquer. Et il s'avère que j'ai trouvé une piste ici, en Angleterre. Elle est certaine. D'autres de ces traîtres se trouvent au bout, à se terrer dans leurs maisons en toute impunité.'' La rage et la haine qui se distillent dans la moindre des intonations de sa voix, te faisant cracher leur titre, prononcer les syllabes comme si elles étaient des armes et des rasoirs. Toute l'animosité, la cruauté. Il ne fait nul doute que leur sort sera la plus affreuse des morts. Tu croises le regard de ton frère, la voix si basse et posée qu'elle en devient venimeuse, semble encore plus dangereuse. ''J'ai lancé quelqu'un sur leur trace. Si j'y étais allé moi-même, ils nous auraient trop vite repéré. Il sera plus discret, plus efficace. Et lorsqu'il les aura déniché, lorsque l'on saura tout d'eux et de leurs habitudes...' Tu te rapproches jusqu'à te retrouver pile devant le fauteuil, te penchant pour mettre ton visage face au sien et faire coincider vos yeux, les tiens en proie à un ouragan furieux. ''Je veux que tu viennes avec moi les anéantir. Leur faire comprendre qu'ils n'auraient jamais dû s'en prendre aux Silaïev. Les faire souffrir.''

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Dernière édition par Azrael Z. Silaïev le Jeu 18 Aoû - 1:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Haziel + "When brothers agree, no fortress is so strong as their common life."   Mar 3 Mai - 0:21



   
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Un rapide haussement de sourcils anime un instant ton visage à l’évocation des escaliers capricieux, expression accompagnant à merveille un « J’ai remarqué » un tantinet exaspéré. Cette connerie t’avait fait perdre un temps précieux avant que tu ne commences à comprendre comment t’adapter à ces…sautes d’humeurs de ces marches de pierres. Plusieurs fois, l’idée de te rendre d’un étage à l’autre sous ta forme de corbeau t’avais traversé l’esprit mais…cela aurait été trop risqué, on aurait pu te voir et…tu ne souhaites pas que tout le monde le sache, tu n’es même pas dans la légalité, animagus non déclaré. Aussi, si ces imbéciles de britanniques étaient capables de vivre leur entière scolarité sans trop de soucis avec de tels escaliers, tu es parfaitement en mesure de faire de même…quitte à devoir leur jeter un sort à chaque fois pour être certain de ne plus te faire avoir, tu détestes perdre ton temps.

Quelques mots sont échangés quant à ta répartition, ton avis sur la maison Serpentard où tu as été réparti. Vous vous accordez tout deux sur le fait qu’elle est celle qui s’apparente le plus à la caste des Wasser où vous avez passé votre entière scolarité à Durmstrang, bien que…tu l’avoues, Serdaigle ne t’aurais pas déplus. En soi, cette maison te fait quelque peu penser à la caste des Erden où tu avais manqué échouer lors de ton arrivée en première année. Tu ne réponds que par un mouvement de tête à la réflexion de ton frère, bien que glissant un « Et puis, Salazar Serpentard partageait notre avis quant aux sang-de-bourbes et sang-mêlé. » Inutile d’en dire plus, le ton utilisé…l’aversion avec laquelle tu viens de prononcer le terme de sang-de-bourbes suffissent à déterminer comme tu es fier d’être tombé dans la maison d’un homme ayant eu l’esprit si avisé, répugnant à cette stupide tolérance que prônait les trois autres. Cette haine tu la caches souvent à tes petits camarades, si tu n’as aucune considération pour ces…moldus ratés, tu sais reconnaitre qu’ils peuvent…s’avérer parfois utile et…tout le monde sait que le bétail avance mieux avec une carotte qu’aux coups de bâtons.

Ta baguette disparait dans les plis de ta robe, celle-ci devenant plus encombrante qu’autre chose. Tu donnes ton avis sur l’école, pour le moment…elle ne te semble pas trop mal mais tu viens à peine d’arriver. Néanmoins, et tu le précises…tu as déjà repérer quelques camarades avec qui tu ferais mieux de sympathiser au plus vite. Deux proverbes s’entrecroisent en ton esprit…Toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui et…Si la vie est un jardin, les amis sont des fleurs …bien, amis est un bien grand mot pour toi, qui préfère les termes…d’alliés pour certains et de sous-fifre s’ignorants pour les autres mais…bien, tu vas dès maintenant l’entretenir, ensemencer les lieux pour fleurir ce jardin qu’était la vie selon un crétin de chinois…et au besoin, lorsque tu n’auras plus besoin de certain spécimens…tu y mettras le feu. Pour l’heure, curieux, tu demandes également si Azrael était au courant pour cet horrible fantôme dans les toilettes des filles. La réaction de ton frère ne trompe pas, le sourire…le ricanement à demi-voix qui ne dure qu’un instant, l’espace d’un battement de cœur démontre qu’effectivement…il l’est. Pourtant, il le précise de vive voix, précisant que…bien que tu dois t’en douter, que les lieux n’étaient pas très fréquenté… « Effectivement. » prononcé avec un soupire, encore quelques peu irrité par ta courte altercation avec le fantôme. Heureusement que tu avais été assez rapide pour refermer la porte avant de te prendre un véritable raz-de-marée dessus. Tu te demandes encore ce que cet esprit fiche ici au lieu d’être chassé une bonne fois pour toute. Poudlard ne vaut pas Durmstrang, ça non. Ils n’autorisent même pas les cours de magie noir, sauf pour vous bien sûr…ridicule. Pourtant oui, l’expérience risquait d’être intéressante…surtout si elle permettait de créer de nouvelles alliances, oui. Un léger sourire se dessine au coin de tes lèvres… « Bien sûr » que tu sauras de qui te rapprocher en priorité. Quant en ce qui concerne la mission confié à Azrael…oui, tu sais que tu peux lui en parler si jamais tu repères quoique ce soit…. « Je n’y manquerai pas. » …mais pour le moment….

Impatient, changeant ton attitude pour en venir au fait…tu avais posé la question, demandé à quel sujet ton frère voulait s’entretenir avec toi. Curieux et surtout…tu n’aimes pas que l’on tourne autour du pot, que l’on prenne des chemins détourné pour en venir à ce qui t’intéresse. Ce qui ne t’empêche pas de le faire, bien sûr. Tu n’aimes pas subir mais…faire subir ? Tu n’as aucun problème avec ça. Tu es sensible au changement d’atmosphère, conscient de la colère qui anime ton frère. Ce qui attise un peu plus ta curiosité. Tu sais, oui. Tu sais que cette rancœur ne s’adresse pas à ton égard. Tout comme tu sais, qu’il n’y a qu’une chose qui allume une telle lueur dans les yeux d’Azrael…Ce qui fait te redresser, retenir ton souffle, attendre le reste avec une légère appréhension et hâte lorsque ce Effectivement s’écoule d’entre ses lèvres. Tu suis son mouvement du regard, tout comme les motifs qu’il dessine de sa baguette. Tu attends, sans un mot. Lorsqu’il se retourne, tu soutiens son regard…nullement intimidé par cette dureté qui brille dans les yeux vairons de ton ainé. Tout tes sens sont en alertes et plus particulièrement ton ouïe. Tu écoutes, ne rate pas un mot des paroles de ton frère. Tu ne dis rien, te contentes d’un mouvement affirmatif de la tête à certain moment. Oui, tu te doutes que ces derniers passés ici n’ont pas uniquement servi à se rapprocher du Lord. Lui, vous devriez le détruire…laisser votre famille prendre l’ascendant sur l’univers sorcier…moldu, tout contrôler. Mais chaque chose en son temps. Pour l’heure, il y a plus important. La Vengeance, avec un grand V. Tu sens ton thorax se soulever alors que silencieusement, presque au ralenti…comme-ci tu avais un instant manqué d’air, tu inspires. Il a une piste. Une piste certaine pour les retrouver, leur faire payer. Ils se terrent ? Ce n’est pas un problème, il suffit d’enfumer le terrier pour faire sortir ces conneries de lapins. Sauf qu’à l’inverse de ces pauvres rongeurs, ceux-ci ne seront pas abattu rapidement pour être dévoré. Oh non, non…non. Eux, ils vont souffrir…regretter de s’être un jour trouvé sur leur chemin, d’avoir osé…s’en prendre à leur famille….à Ezra.

La rage et la haine sont communicatives, tu te fais statue alors que tout tes poils s’hérissent d’une excitation certaines, d’une colère sans limite, d’un besoin de violence. Le venin dans les mots d’Azrael glisse un frisson le long de ta colonne vertébrale, nulle crainte ici…rien que de l’impatience. Il a lancé quelqu’un sur leur trace. Nouveau mouvement de tête, en accord avec le fait que d’y aller lui-même n’aurait pas été la meilleure des idées. et de leurs habitudes…, la phrase laissée en suspens attise ta curiosité. Tu te redresses un peu plus lorsqu’il s’approche de ton fauteuil…ton regard se synchronisant dans le sien. Il parle, tes paupières s’écarquillent, ton cœur s’emballe et….un léger sourire en coin se dessine sur tes lèvres, malsain. Une lueur mauvaise brille dans ton regard alors même que tu te recules pour prendre appuies sur le dossier, laissant ta main s’aventurer à l’intérieur des manches de ta robe de sorcier

_ Et dis-moi, ce jour-là…avant qu’ils ne soient plus capable de prononcer le moindre mot…penses-tu que l’on devrait utiliser ceci ?

Tu en extirpes, d’un geste presque gracieux….assuré une petite fiole que tu fais passer habilement entre tes doigts…laissant danser le véritasérum devant les yeux de ton frangin. Tu es quasiment certain de sa réponse, quelle opportunité en or que ce sera pour les faire parler et être sûrs et certains qu’ils ne mentent pas. Soudain, une autre fiole se retrouve à côté de la seconde….le contenu violet tourbillonnant encore… « Et peut-être même que l’on pourrait le coupler à ceci ? » et sur ce, ton sourire s’élargit…découvrant tes dents en un rictus presque carnassier, réellement impatient…enivré à l’idée de les voir souffrir.


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MessageSujet: Re: Haziel + "When brothers agree, no fortress is so strong as their common life."   Jeu 11 Aoû - 19:22


Hazrael


C'est une ire ancestrale qui s'éveille et se défait de ses chaînes, t'entraîne dans sa danse destructrice. Les éclairs fendent les prunelles et, dans ta poitrine, ton coeur gronde tel un impérieux tonnerre. L'épiderme se craquelle, fissures qui s'étendent pour se faire béantes, dévoilant la tempête monstrueuse qui t'habite, l'ouragan qui t'agite et sans cesse croît sous le couvert des masques froids. Fureur prodigieuse dont les vents violents élèvent des vagues immenses qui ravagent ses victimes de leur valse meurtrière, ne laissant de leur vie que de mornes vestiges. C'est un châtiment divin qu'impérieux tu exiges, sanction suprême qui ne souffrira d'aucune once de pitié lorsque, intransigeant, tu l'infligeras de tes propres mains. Et tandis que la Colère t'élèvera au rang de Némésis ou de Vidar, tandis que la rage, dans ses élans impétueux, te fera image même de Chernobog, leurs supplications resteront vaines. Sourdes à ces oreilles qui n'en perçoivent que les hurlements de douleur, invisibles à ces yeux avides qui dévorent le vermeil. Sournoise, elle grimpe les vertèbres et s'insinue dans les coeurs, envahi les corps et se déverse dans les esprits blessés pour charmer les âmes mutilées, sensuelle tentatrice qui ne demande qu'à s'exalter dans une vengeance transcendante. Spectateurs naïfs qui ignorent tout des cataclysmes que tu provoques en coulisses, si certains suspectent les pulsions démentes, tous ignorent qu'elles ne sont pas restées au stade d'idées irréalisées si l'on excepte quelques rares individus. Ton père et ton frère seuls savent jusqu'au moindre détail de ton impitoyable vendetta, mais ont-ils remarqué à quel point elle est devenue ton Arianne ? Fil que tu suis avec une frénésie si passionnée, une persévérance effrayante, que c'est à tout ton être qu'il fini intrinsèquement mêlé ? A chaque inspiration que tu prends sans Ezra, c'est une expiration vengeresse que tu exhales. Tu vis à travers elle, comme elle ne peut exister sans toi. Elle accompagne le moindre de tes agissements, chacune des pulsations de ton muscle cardiaque esseulé, dont il ne te reste qu'une moitié. Elle donne un but à ton âme mutilée, une manière de survivre à ton être déchiré, plaie à vif dont les bords déchiquetés sont incapables de se refermer pour cicatriser ; et en échange, tu lui accordes toutes tes pensées. Tu exauces ses rêves pour en faire réalité à travers les massacres que tu perpètres, offrant esprit et magie, équilibre d'intelligence et de puissance pour faire des œuvres de vos saccages. En ces moments, lorsque ta magie se libère et que ta rage les lacère, tu es l'incarnation parfaite de cet ange dont tu portes le prénom comme un présage funeste. Et durant quelques instants, tu te sens enfin vivant. Une violence dans l'énergie qui te parcourt, comme s'il était à nouveau un peu là, avec toi. Que ce n'était pas ta seule magie qui s'abattait mais la vôtre. Les prunelles s'animent d'un millier de lueurs vives, et c'est tout ton être qui s'exalte. Tout ton être qui chante et qui exulte lorsqu'enfin tu existes. L'équilibre même de la justice qui se rétabli sur cette terre que tu habites, un lien qui se créé entre les mondes pour permettre à ton âme de retrouver son autre moitié. C'est un art impitoyable dont la beauté sauvage réside dans le vermeil du carnage que tu lui laisses en offrande. Autel jalousement gardé, que tu veux vénérer seul dans le plus grand des secrets.

Et ta rage rugit et brûle, explosant dans l'atmosphère. Géante immense, elle empli le moindre centimètre de la pièce dans sa démesure, jusqu'à électriser même l'air. Il n'a pas fallu plus qu'une question de ton frère qui te demandait ce pourquoi tu l'avais ainsi invité à te rejoindre, pour mettre le feu aux poudres hautement inflammables. Surtout en cet instant, où tu pensais déjà à Ezra quelques minutes plus tôt. Surtout dans cette situation, où tu sais que certains des coupables dont tu as retrouvé la trace se terrent tout près. Si près, n'attendant que d'être débusqués par Zéphyr, que tu as envoyé remonté la piste et récupérer toutes les informations nécessaires pour réaliser ta prochaine œuvre. N'attendant que d'être écrasés, exterminés par ton ire et ta puissance. Et il ne s'agit plus que de patience, insupportable dans ses milles errances, paralysie forcée dans l'attente atroce de ce moment où tu prendras vie à mesure que la leur sera anéantie. Sacrifice fait de ton plein gré, dans un plaisir infini, pour quelques instants où vous serez enfin réunis. Et tandis que tu élèves des protections supplémentaires, que tu réveilles les runes dormantes que tu as toi même inscrites dans ton bureau pour en faire une nouvelle barrière et garantir le secret parfait de votre conversation. Même les murs resteront muets, assourdis, aveugles des événements qui se déroulent dans la pièce. Le russe s'écoule de ta bouche en un flot dangereux, les nuances tranchantes, roulantes comme les grondements sourds d'un orage dément. L'explication se pare de graves dangereux, murmure si bas qu'il fout le frisson à l'âme tant il est chargé de rage, distille un venin qui glace jusqu'à la moelle des os. Et si ta peau parfois tremble, agitée de tressaillement qui trahissent ton incommensurable furie, la voix reste imperturbable à ces trémolos courroucés. Tes prunelles chargées d'éclairs châtieurs ne quittent pas ton frère durant ton avancée, à mesure que se déploie ton discours, captant chacune de ses réactions jusqu'à la plus infime. Et tu vois, oh tu vois et mieux tu sens, comme ta rage vient éveiller la sienne, communicatrice dans ses élans violents, dans cette électricité ou ce brasero qui se diffuse dans chaque particule d'air, alourdissant l'atmosphère comme si la tempête confinée menaçait réellement d'éclater entre ces quatre murs de pierres anciennes. Plus que les mouvement affirmatifs de tête dont il parsème ta diatribe, ce sont ses inspirations profondes, son immobilité statuesque que ne perturbe qu'un unique frisson que tu perçois à peine qui te susurrent son excitation vengeresse. Des signes infimes que tant d'autres manqueraient, mais qui parlent plus clairement que des cris. Vous vous connaissez trop bien, trop parfaitement pour ne pas vous comprendre sans même avoir besoin de mots. Pour ne pas déceler le moindre changement dans l'atmosphère, la plus infime perturbation de vos attitudes. Parce que plus que frères, vous êtes complices. Toi aussi, tu l'as élevé, tu lui apprends tout ce que tu sais. Et tu peux être fier de ce qu'il est devenu, tu le sais.

Phrase que tu laisses en suspend, jouant dans le théâtral que vous savez tous si bien utiliser parmi vos cercles hauts placés, et c'est une approche mesurée que tu fais pour mettre vos yeux aux même niveau tandis que les tiens le vrillent et le transpercent. Ca n'est que là, que tu lui annonces cette opportunité que tu as choisi de lui offrir. Ca n'est que là, que tu lui dis que tu veux que, cette fois, la première, tu veux qu'il t'accompagne lorsque le moment sera venu de les punir. De les détruire. De les anéantir, eux et tout ce qu'ils ont jamais pu aimer et posséder, jusqu'à ne rien laisser que des cendres. Comme cette offense qu'ils ont osé commettre ; un signe que tu laisses aux prochains, que seuls eux pourront prétendre à comprendre : tu viens pour eux. Tous, sans exception, périront sous le courroux infini qu'ils ont éveillé. Et sur les lèvres de ton frère, c'est une courbure qui s'installe, rictus malsain qui fait danser en ses prunelles des lueurs mauvaises. Image de cette indolence qui vous caractérise si bien, démontre cette assurance que vous avez quant à votre puissance, il se laisse aller contre le dossier de ton fauteuil. Un mouvement de sa main attire ton attention lorsqu'elle s'aventure dans la manche de sa robe de sorcier. Et le myocarde palpite dans l'attente de l'exaltation. Tu sais cette poche qui s'y cache, pour l'avoir aidé à trouver l'ensemble de runes qu'il y a brodé. Il l'en extirpe et, devant tes yeux, c'est avec une fiole dont le liquide semble plus translucide encore que le cristal qui la contient que ses doigts dansent avec habileté. Tes lèvres s'ourlent à la vue du Véritasérum, en des torsions d'une joie si malsaine qu'elles semblent presque inhumaines dans leurs plis infernaux. Et dans les yeux, brillent toujours les éclats de haine, braises incandescentes dans les joyaux des prunelles. "Assurément." ronronne le fauve qui habite ta voix, susurrement sibilant qui respire la sournoiserie. "C'est même une excellente idée, Haziel... Qui sait ce que leurs cerveaux atrophiés tenteraient follement de nous cacher. Mais ne cédons pas non plus à la facilité : il serait malheureux que le goût de l'impuissance, que la réalisation de ne rien pouvoir nous dissimuler ne brise leur esprit avant que nous n'ayons pu nous amuser. Aussi, il faudra le leur donner au bon moment." Juste quelques précisions que tu ajoutes. A vrai dire, tu aurais parfaitement les capacités de fouiller leur esprit, de violer leur intimité mentale, presser pour retirer le jus de leurs souvenirs les plus honteux et de ceux les plus utiles jusqu'à ce qu'ils s'en retrouvent desséché, causant des dommages irréversibles avant de les écraser. Mais pourquoi se priver de l'usage d'une telle potion ? Elle ne te prive pas du plaisir pervers de briser leurs esprits. Au contraire même, elle te facilite la tâche puisque tu n'auras pas à perdre ton temps et ton énergie à fouiller les moindres méandres de leur cerveaux à la recherches de ce qu'ils tenteront désespérément de te cacher : les piétiner ne sera que plus simple, plus violent et agressif. Plus jouissif.

Et déjà, c'est une autre fiole qui apparaît entre ses doigts, rejoignant la première. Et si ton attention s'était retrouvée attirée par le véritasérum, elle est cette fois capturée par un liquide dont le violet profond tourbillonne toujours dans le récipient tandis que ses hypnotisantes vrilles t'aspirent dans l'inconnu de la potion. Comme fasciné, presque envoûté, tes doigts s'étirent pour venir effleurer le cristal qui la garde jalousement, et tu la récupères pour l'étudier de plus près. Tu dois bien l'avouer : tu ignores tout des capacités qu'elle recèle, et tu es presque certain que la mixture est une des inventions de ton frère, doué comme il est dans l'art mystique des potions. Tu n'as pas besoin de le voir pour entendre le rictus carnassier qui se déploie comme un fauve dans sa voix, tandis qu'il t'annonce que vous pourriez la coupler au sérum de vérité. Et sa question en amène une autre, unique, murmure qui révère son mysticisme. Elle accepte sans éprouver le besoin de le préciser outre mesure, seule réponse qui convienne à la sienne. "Que fait-elle ?"


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MessageSujet: Re: Haziel + "When brothers agree, no fortress is so strong as their common life."   Mar 27 Sep - 18:17



   
When brothers agree, no fortress is so strong as their common life.
Azrael & Haziel

   

La haine qui émane de ton frère est hypnotisante, exaltante...euphorisante. Si beaucoup s’en retrouverait paralysé de terreur jusqu’à ne plus pouvoir inspiré la moindre particule d’air, toi…elle t’encourage, te motive et te requinque. C’est d’autant plus vrai lorsqu’il affirme, enfin, qu’il souhaite te voir l’accompagner lors du prochain acte de sa Vengeance…votre Vengeance. Bien qu’il ait toujours été clair pour toi, sans la moindre ombre pour te faire douter, que ton ainé est celui à qui elle revient en priorité. Si votre père a perdu un fils, si toi tu as perdu un frère, Azrael a perdu bien plus que ça. C’est une partie de lui-même qui lui a été arraché, c’est son âme que l’on a déchiré. Et si tu es honoré à l’idée qu’il souhaite ta présence pour parfaire celle-ci…tu n’hésiterais pas un seul instant à t’écarter pour lui en laisser le monopole, si tel était son désir. Tu saurais, tu le sais, te satisfaire de n’être qu’un simple spectateur…tu pourrais même te contenter jusqu’à la fin, des détails qu’il te rapporte parfois sur ses actions. Tu pourrais. Néanmoins, loin de toi l’idée de laisser filer une pareille occasion de devenir acteur, dans l’un des meilleurs rôles, dans toute cette petite mise en scène orchestré par ton frère.  

Et déjà, c’est en tirant une fiole presque pleine d’un liquide translucide que tu partages, proposes, ta première idée. Azrael pense-t-il qu’il serait judicieux d’utiliser cela, le jour venu, avant que vos victimes ne soient plus en état de prononcer le moindre mot ? Et le assurément qui s’échappe tel un ronronnement hors de la gorge de l’intéressé te fait te redresser quelque peu tandis que tes sombres prunelles, animé d’une lueur mauvaise, viennent à nouveau rencontrer celles vaironnes du fauve qui se tient tout près de toi. C’est un sentiment de fierté qui éclos en toi et vient caresser ton orgueil lorsqu’il assure que c’est une excellente idée. Tu connais suffisamment Azrael pour savoir que celui-ci n’utilise pas ce genre de mot en vain. Surtout dans l’état courroucé dans lequel il se trouve présentement. Quant à ses conseils, ses mises en gardes même de préserver la potion pour l’utiliser au bon moment, c’est un presque imperceptible mouvement de tête que tu lui donnes raison en plus d’un « Certainement. Il serait stupide de l’utiliser avec impatience… » Ou même trop tard, bien entendu.

L’instant suivant, c’est une autre fiole que tu tires de ta manche, laissant celle-ci venir danser en compagnie de la première entre tes doigts agile. Le temps de laisser à  ton frère le loisir de venir effleurer de ses propres doigts le cristal qui enferme la potion dont il ignore encore tout. Tu ne perds pas une seconde, dès l’instant suivant, avant de faire part d’une autre suggestion, de ton idée, s’il pense cela avisé, de la coupler au Veritaserum. Et là, c’est un sourire carnassier, presque aussi terrifiant que celui du plus âgé, qui s’étire sur ton visage.

Que fait-elle ? Cet intérêt, cette curiosité de ton frère à l'égard de la potion...de ta potion t'enivre d'une sorte d'excitation....encore différente de celle qui t'habitait jusqu'à présent. Parce que tu sais que vint le meilleur moment, celui où tu expliques la moindre fonction de ton invention. La dernière, que tu as mis des mois à parfaire, afin de la rendre...parfaite, ou presque…persuadé qu’elle pourrait encore être peaufinée. Une véritable fierté. D'autant plus que tu as su lui donner la même teinte de violet profond qui figure sur vos armoiries. Presque un hasard, certes. Et pourtant, c'est un petit plus, comme une signature, qui t'amuse et te ravie...assurément. Presque aussi vite qu'elle n'est apparue, la fiole de Veritaserum disparait dans ta manche pour retourner à l'abri de la poche protégée de runes anciennes. Ne laissant alors plus que l'inconnue, que tu tiens à bout de doigts pour l'agiter d'un petit mouvement sec et faire à nouveau tournoyer le contenu...et tu observes celui-ci comme un parent peut admirer son petit prêt à faire ses premiers pas...

«Ce qu'elle fait... » Tu laisses les mots planer, le temps d'un battement de cils ou deux... «Disons qu’il s’agit là d’une sorte de…Doloris en bouteille » ton regard vient un instant rencontrer celui de ton ainé, avant de retrouver le mouvement  ensorcelant du liquide presque sirupeux...« En plus amusant, cela va sans dire.» ...Tu cherches les mots, les meilleurs pour décrire exactement ce qu'elle fait...« Contrairement à ce que l'on pourrait croire, elle ne s'attaque pas au corps à proprement dit, elle file endommager directement le cerveau pour le persuader d'une terrible...insupportable douleur. Apparemment, d’après l’élève à qui j’ai…malencontreusement…glissé une goûte avant l’été, elle donnerait l’impression que ses os tout entier sont en train de se dissoudre…c’est du moins, ce qu’il ne cessait de hurler à l’infirmerie… » Si tu as le moindre scrupule de te servir de tes camarades comme cobayes, à leur insu, lorsque l'occasion s'en présente ? Aucunement. De plus que tu le fais uniquement et seulement lorsque tu es persuadé, assuré, qu'il n'y aura aucun risque mortel. Qu'est-ce qu'un peu de douleur ou une brève maladie pour l'avancer de la magie ? Rien. «De plus qu'il semblerait également qu'elle trompe les sens, cet imbécile ne cessait de se fixer les mains d'un air terrifié en assurant à l'infirmière qu'elles étaient en train de...fondre. » C’est sous ta forme de volatile, perché sur l’un des rebords des nombreuses fenêtres de l’infirmerie que tu avais observé tout cela «Le dosage est à manier avec précaution, une simple demi-goûte à suffit à persister durant un quart d’heure…» Un peu trop et vos victimes sombreraient bien trop vite vers la folie… « J’aurai aimé l’améliorer encore durant l’été, mais…sans personne sur qui observer les résultats… » Tu hausses les épaules en pinçant quelque peu les lèvres, l’idée d’utiliser l’un de vos serviteurs te traversant l’esprit…il doit bien y en avoir un assez mauvais pour être relégué à cela…non ? Combien de temps survivrait-il ? Tu te perds un instant à estimer, parier, sur la durée de vie de l’innocent qui pourrait te servir de testeur avant de revenir à a réalité… « Au moins, elle n’a ni saveur…ni parfum… » …ce qui la rendait encore plus redoutable…

Et encore que, Azrael n’avait pas encore demandé comment elle pouvait…s’administrer…

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MessageSujet: Re: Haziel + "When brothers agree, no fortress is so strong as their common life."   Mer 5 Oct - 20:22


Hazrael


Dans tes yeux, c'est un éclat de fierté à l'égard de ton frère qui éclot et se propage et se répand jusqu'à lui, jusqu'à son coeur. Tu le sais : ton approbation a toujours été ce qu'il cherche chez toi. Tu es sa figure fraternelle mais aussi presque paternelle puisque, toi aussi, tu l'as élevé et éduqué lorsque votre père, handicapé, n'en avait pas la possibilité ; plus encore, tu es un peu son modèle, celui qu'il veut impressionner et surpasser. Ca te convient, c'est là un rôle que tu assumes pleinement, avec même parfois un semblant de joie. Plus que les autres, Haziel garde une place spéciale en ton myocarde, comme ton père -qui d'autre, d'ailleurs, comprend que tu es incomplet depuis l'attaque, qui d'autre peut, inconsciemment, se douter que tu n'es plus vraiment toi, plus vraiment vivant non plus, depuis que l'autre moitié de ton être est passée à trépas ?- , et tu tiens à eux, tu les estimes et les aimes autant que peut le faire le gouffre béant en ta poitrine. Un néant empli d'une rage tourbillonnante, suintante comme un poison qui, déjà, envahi tout le système. Une glace si froide qu'elle t'en brûle les veines et chacun des organes qu'elle traverse, persistant à te transpercer de souffrance de ses milles lances sanguinaires, de ses cents glaives barbares. De ces poignards cruels, qui s'abattent sans répit, sans éprouver de pitié, même lorsque tu te retrouves recroquevillé au sol, gisant dans une mare de ton propre sang ; océan obscur d'un incarnat féroce qui monte en flammes infernales. Sur tous les horizons, elles dévorent la surface et s'exaltent, lancées dans leur valse folle. Ca n'est qu'alors que tu réalises que l'océan n'est pas de sang mais de feu, de ces mêmes flammes qui te hantent et rient de ta douleur. Ces mêmes flammes cause de ta déchéance, de ta démence - celles qui l'ont dévoré lorsque sa main t'a échappé, lorsque tes doigts n'ont pu le rattraper. Et lorsque tu pries les dieux pour enfin le rejoindre et qu'elles se penchent sur toi, prêtes à te bouffer de leurs gueules cauchemardesques et que tu crois exploser de terreur, elles s'envolent soudainement dans l'éclat d'un rire sadique. Déjà leurs étincelles sont remplacées par du rien, et tu te retrouves seul, haletant dans le néant.

Mais ta fierté n'est-elle pas toute justifiée lorsque l'on sait les hauteurs que ton frère a atteint dans la maîtrise des potions ? Plus encore lorsqu'on en voit la preuve, lorsque l'on peut déjà imaginer la situation, le moment précis où ses potions seront utilisées ? Lorsque l'on sait déjà toute l'étendue de leurs effets, de ce qu'elles vous apporteront sur l'instant ? Et quel septième année, quel autre garçon de même pas encore 19 ans se balade avec, dans sa poche, une précieuse fiole de Véritaserum de sa propre confection ? Si tu ne manques alors pas de le féliciter pour sa proposition et son idée, tu l'agrémente néanmoins de quelques conseils et mises en garde, de quelques précautions d'usage qu'il vous faudra prendre sur le moment : pas question de l'utiliser trop tôt, ni même trop tard ; il vous faudra trouver le bon moment, le meilleur pour leur arracher leurs secrets et anéantir leurs espoirs, sans encore les transformer en rien - et il n'est pas question de priver ton âme insatiable, assoiffée de vengeance des délices de leurs souffrances effroyables. Haziel acquiesce d'ailleurs, te donne raison par le geste et la parole, et l'ire brûle en ton sein comme une flamme que rien n'éteint, ronronne comme un fauve satisfait de la proie encore toute palpitante lovée entre ses griffes. Un "Exactement..." s'échappe alors de tes lèvres dans un silence plein de promesses, et les nuances menacent comme le monstre qui patiente, tapi dans le noir. Comme l'impitoyable Damoclès qui plane au-dessus de leur tête, un sourire plein de crocs effilés imbriqué dans sa garde.

Déjà, c'est une autre fiole qui apparaît entre ses doigts. Son enveloppe transparente laisse tout voir de la robe, d'un violet si sombre qu'il aspire chaque rai de lumière qui s'en approche à la manière d'un trou noir, du liquide inconnu qui tourbillonne mystérieusement en son sein. La fascinante, danse habilement entre ses doigts, elle t'envoûte et t'ensorcelle, t'hypnotise de ses vrilles délicates. Tu effleures le cristal comme s'il était précieux et, pour toute réponse à la suggestion carnassière de ton frère, tu lui demandes ce qu'elle est capable de faire. Une curiosité sincère et dévorante, celle qui t'anime dès que l'on place devant tes yeux, ou à portée de tes oreilles, une nouvelle parcelle de magie, quelque soit sa forme ou même son type - tu n'en as cure, tu as simplement besoin de savoir, et tu la révères pour ce qu'elle est : un cadeau offert par Zirnitra dans des temps immémoriaux, lorsqu'elle n'était pas encore souillée, entachée par l'impureté des sang-de-bourbe. Haziel reprend les termes exact de ta question, les laisse planer, alourdir l'air jusqu'à le rendre prêt à craquer, à se fendre de foudre, et tes yeux quittent enfin la fiole pour dévier jusqu'à son visage. Ce sont les questions simples qui ouvrent la porte à des explications longues et compliquées dit-on parfois, et si les siennes ne sont guère ardues, les trois mots de ta questions exigent une réponse bien plus étendue. Alors, enfin, il t'explique et te raconte ces effets, résume pour rentrer ensuite dans les détails les plus précis, cherchant ses mot parfois. Tu l'écoutes attentivement, pas le moins du monde choqué par le fait qu'il ait expérimenté son poison sur un autre élève. Au contraire, tu es impressionné, fasciné par le pouvoir immense que recèlent ces quelques centilitres, par la capacité de souffrance de la moindre de ces gouttes. Et si tes pulsions vengeresses sont en fête, exultant, explosant, dansant follement dans le creux de tes entrailles, le masque ton visage reste celui de la sobriété, de l'intérêt purement scientifique. Seuls tes yeux te trahissent, leurs prunelles luisantes d'un mélange de braises et de glace qui jamais ne se nuisent. La voix se pare de nuances d'un tel velours qu'elle fait frémir dans l'expectative d'un danger que l'on veut pourtant voir, les intonations ondulent dans des graves qui envoûtent et forcent l'écoute ; c'est la confusion des sens, qui ne savent plus dire s'il faut fuir ou se laisser charmer. "Je suis impressionné, Haziel... La création d'une telle potion t'élève dans les hauteurs de ton art - tu peux être fier de toi, même si je suis certain que tu l'es déjà. Je suis curieux, néanmoins ; quel est son mode d'administration ?" Le sourire qui vient ensuite fendre le calme apparent comme la lame d'une vague la surface de l'océan suinte pourtant d'un tel sadisme, d'une telle hauteur carnassière, violence à peine refrénée, qu'elle provoque dans le dos des frissons comme des cascades d'eau glacée, évocateur de carnages d'un autre temps, des démons dont la peur est restée gravée dans l'adn et jusque dans la moelle. Si l'ire fait luire les reflets métalliques d'une couronne dans la noirceur de tes cheveux, les pulsions vindicatives t'élèvent au rang de dieux de la vengeance ; et il y a dans ta manière de bouger une impériosité indélébile qui tend à faire courber les échines. Pas ton frère, cependant, prince de ce royaume que tu conquiers davantage à chacun de tes pas. "Il va sans dire que ta création mérite une place toute spéciale dans l'exécution de notre vengeance - d'honneur, même. Nous l'utiliserons ; j'ai même hâte de la voir à l'oeuvre. Perfectionne-la s'il le faut encore, nous nous débrouillerons pour disposer de cobaye si tu en as besoin." L'agressivité sournoise de ton expression s'atténue après quelques secondes supplémentaires, le calme commence à se faire malgré la rage qui t'agite toujours, et c'est une lueur presque plus affective mais d'un complet sérieux qui s'ajoute au mélange. Tu te recules, t'assois sur le coin de ton bureau juste devant Haziel, de manière à lui faire face. "En attendant... L'occlumensie te sera plus qu'utile dans les temps que nous traversons et avec les événements à venir. Reprenons où nous en étions. Quand tu es prêt." A la vérité, tu n'attendra pas qu'il acquiesce. Qu'il ouvre la bouche et déjà tu seras lancé à l'assaut de son esprit qui apprend tout juste à se défendre. Doucement, certes, pour ne pas précipiter les choses ; mais personne ne le préviendra lorsque l'on tentera d'entrer de force dans sa tête.


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MessageSujet: Re: Haziel + "When brothers agree, no fortress is so strong as their common life."   Mar 18 Oct - 1:09



   
When brothers agree, no fortress is so strong as their common life.
Azrael & Haziel

   

C’est une étincelle, un petit rien du tout provoqué par quelques paroles et un regard, qui vient embraser ton cœur et le gonfler d’égo dans un séisme à bouleverser, le temps d’une seconde à peine, tout ton être. Pas plus longtemps, toutefois. Parce que tu sais, tu sais que l’approbation et les félicitations de ton frère, s’ils ne sont pas à prendre à la légère, ne sont pas à prendre comme acquis, qu’en aucun cas tu ne dois te reposer sur tes lauriers. Tu sais à présent, que tu devras travailler encore plus dur pour l’impressionner avant d’espérer, comme tu le souhaites depuis presque toujours, le surpasser. Et ces quelques mots, ce regard dans lequel brille un éclat de fierté, t’encourage à faire de ton mieux, pire que ça…à viser la perfection et plus loin encore. Et si tu es fier de toi, déjà ? « Assez, mais pas suffisamment » Parce que tu le sais, elle pourrait être mieux. Et si tu sais être dur avec toi-même, tu l’es d’autant plus lorsqu’il s’agit de la création d’une potion. Là, rien en doit être laissé au hasard. Même si encore une fois, tu déplores le manque de cobaye officiel.

Quel est son mode d’administration ?, cette question amène un sourire, si c’est possible, encore plus dangereux que tout autres auparavant. Et si pour celle précédente, l’interrogation de ton frère avait provoqué tout un flot de paroles et d’explications, parce que Ce sont les questions simples qui ouvrent la porte à des explications longues et compliquées, cette fois-ci…ça va être bien plus concis, pas véritablement plus simple néanmoins…puisqu’il n’y avait rien de vraiment difficiles dans celles d’avant.

« C’est là, exactement, qu’elle devient véritablement intéressante. La potion, à laquelle il faut encore trouver un nom, s’administre de deux manières…soit en l’avalant, elle se dilue très bien dans un autre liquide…soit par voie cutané. Il semblerait qu’elle traverse très bien la peau pour se propager dans le sang et se diriger tout droit là où elle doit frapper, ce qui la rend encore plus dangereuse. Des gants, par précaution, ne seront pas de trop. » …Ce serait tout de même malheureux d’être victime de son propre poison.

Une lueur d’intérêt, malsaine, passe alors dans le regard lorsqu’il affirme que vous vous débrouillerez pour trouver des cobayes si cela se révélait nécessaire au perfectionnement de ta potion, très vite succédée par un presqu’imperceptible mouvement de tête pour approuver la moindre des paroles tandis qu’une idée se rajoute à ton esprit sadique « Peut-être devrais-je la décliner en onguent, leur faire croire à un peu de répit, un peu de miséricorde de notre part, ou de ma part. » Avoir l’air plus gentil, plus apte à la pitié que ton ainé, tous les tromper… « Leur donner une once d’espoir de peut-être s’en tirer avant de leur arracher brutalement ? » …Et tes pupilles s’animent, dansent sous l’excitation de l’idée et de l’incertitude, l’appréhension, que ton frère la trouve saugrenue, inutile. A cet instant même, l’impatience se forme et se développe, tu as hâte…tellement hâte. Ce qu'il y a parfois de beau avec l'automne, c'est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l'espace, brutalement, semble se gorger de soleil. Et c’est là, exactement, la sensation que te procurera ce petit instant de vengeance, tu en es persuadé…assuré.

Tu suis le mouvement, ton frère qui s’éloigne pour s’asseoir sur le bureau, son expression qui change, et enfin la curiosité n’a pas le temps de pointer son nez que déjà le sujet est lancé…l’occlumencie à laquelle tu t’entraines depuis juillet dernier, à laquelle tu dois t’entrainer et te perfectionner. Parce qu’il est ridicule de se rassurer, de se bercer d’illusion en se disant que Nos pensées sont comme des feuilles, au moindre coup de vent elles s'envolent, non. Elles sont là, toujours, enfuies au fond de nous et n’attendant que d’être débusquées. Alors, à tout prix, il faut les protéger. Et tu sais, tu sais que dès lors qu’il a posé sa question, il est déjà probablement à l’assaut de ton esprit, tu ne le connais que trop bien. Et c’est en te concentrant déjà, en lui claquant toutes les portes que tu peux, que tu glisses un « Oui ».

Reste à savoir, maintenant, si en plus de les fermer…tu peux les verrouiller.

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TERMINÉ

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Haziel + "When brothers agree, no fortress is so strong as their common life."
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